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Automobile, luttes des travailleurs

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  Roseau le Mer 16 Juil - 13:21

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  alexi le Lun 28 Juil - 19:24

LO affirme dans son dernier LDC que leur volonté était de s'adresser à toute la classe ouvrière via cette "solution" :  "Interdiction des licenciements, aucune usine ne doit fermer".

Sur quels documents LO s'appuie -t- elle pour dire cela car ce que j'ai retenu de cette lutte c'est, à l'inverse, ce qui est revendiqué dans le journal de grève (voir ci-dessous).
Cette lutte s'est contentée d'expliquer sa propre lutte à d'autres mais n'a pas cherché à élargir ou être un point de ralliement à quiconque.

Lutte de Classe n°161 :

La solution que nous avons préférée, c’est de dire : « Interdiction des licenciements, aucune usine ne doit fermer ». Cela répondait à la fois à notre problème à nous, aucune usine ne doit fermer, mais c’était généralisable, à l’échelle du pays. Cela n’enfermait pas les travailleurs à l’échelle d’une usine, mais cela s’ouvrait pour tout le monde. Alors le camarade nous dit que c’est un échec car la grève d’Aulnay n’a pas réussi à déclencher l’offensive générale. Bon. Ok. Mea culpa. Mais je voudrais rappeler que nous avons essayé.


PSA Aulnay

Journal de grève n° 9 :

Dès le 16 janvier, nous avons fait le choix d’une grève active. Il ne s’agissait pas de rester chez nous à ne rien faire. Il fallait être présents aussi bien à l’usine pour empêcher la production de sortir, mais aussi à l’extérieur pour faire connaitre notre grève et faire pression sur le gouvernement.

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  alexi le Lun 4 Aoû - 19:49

LDC n° 161 à propos de la grève des mineurs en Afrique du Sud :

"Etait-il possible pour ces grévistes et peut-être pour d'autres secteurs de la classe ouvrière de se retrouver dans la lutte, au coude à coude avec les mineurs, sur la base d'objectifs communs ?
On ne le saura jamais, parce qu'il ne sait trouvé personne pour leur proposer une telle perspective."

On aurait été un certain nombre à apprécier que cette perspective soit appliquée par LO lorsqu'elle en a eu l'opportunité à l'occasion de la grève de PSA Aulnay.  Rolling Eyes 

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Manif le 4 10 au salon de l'auto

Message  Benoit Malon le Dim 21 Sep - 16:01

Manif au salon de l'auto le 4 octobre 2014 avec les FORD.

Appel à manifester et aux soutiens pour financer leur monter à Paris :

http://www.cgt-ford.com/1.html


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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  Roseau le Dim 28 Sep - 3:32

Un appel de la CGT Métallurgie Nord/Pas de Calais à manifester au salon de l'auto le 16 octobre au matin
http://www.npa-auto-critique.org/article-un-appel-de-la-cgt-metallurgie-nord-pas-de-calais-a-manifester-au-samlon-de-l-auto-le-14-ocobre-au-m-124644836.html
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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  Roseau le Sam 4 Oct - 20:51

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  Roseau le Mer 19 Nov - 23:20

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  Roseau le Sam 29 Nov - 0:14

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Le roman miroir de la réalité

Message  Silien Larios le Dim 15 Mar - 12:06

alexi a écrit:
Silien :
Cette phrase ne figure nulle part dans le livre. Pas plus que ces deux composantes.

Manifestement tu n'assumes pas tes écrits, ah oui mais c'est vrai, c'est un roman, tout est fictif.
Où est l'intérêt du livre ?!

Effectivement, tu n'utilises pas le mot "islamistes", j'ai certainement dû traduire à tort les mots "jansénistes" et "tartuffes barbe à papa" qui reviennent constamment dans le récit.
Pour "Les Grands", tu as raison, le terme de bureaucrate ne s'y trouve pas, pas plus je crois que celui de néo-stalinien mais toute la description que tu en fait revient à cela. L'alliance des Grands avec les jansénistes pour garder la main sur la CGT est régulièrement décriée par l'auteur.
Mais au fait Les Grands, qui est-ce ? Ce ne sont évidemment pas ceux de LO, tu ne les cites d'ailleurs jamais. Tout est fictif vous dis-je !
Je dis ce que je veux ! Je sous-entend ce que je veux ! Je calomnie qui je veux ! Le roman c'est formidable.

Ecrivez d'abord un roman, après vous pourrez causer !  En plus de l'exploitation, la fermeture d'une usine... Le naufrage du trotskisme est décrit de manière clinique. Comme vous semblez en être l'un de ses chantres les plus sectaires quoi de plus étonnant que cela vous déplaise.Ci joint la critique Médiapart de l'Usine des cadavres par Sylvain Pattieu, il est seul juge de ses impressions extras littéraires:  

Voyage au bout de l’usine, roman célinien à Aulnay

Par Sylvain Pattieu




« Je resterai homme de désordre contre toutes ces élites qui veulent manipuler à leur sauce les ouvriers », affirme Silien Larios dans son roman L’usine des cadavres, inspiré de ses nombreuses années de travail à l’usine PSA d’Aulnay, récemment sacrifiée par la direction du groupe. Le moins qu’on puisse dire est qu’il remplit littérairement ce programme de désordre dans son roman riche, touffu, foisonnant au point parfois de s’y perdre. Il y a trois angles d’attaque pour aborder ce livre : le premier est quasi documentaire, le deuxième littéraire, le troisième politique. Je serai ici très élogieux concernant les deux premiers, beaucoup plus critique concernant le troisième.


Un roman sur le travail à l’usine


Le roman de Silien Larios est d’abord un livre qui parle du travail à l’usine, qui décrit de façon extrêmement précise la chaîne, ses gestes mais aussi les relations entre collègues, ou avec les multiples chefs et sous-chefs. « Avec le chef de Carpedo, ça allait pas non plus. Il appréciait pas que j’aille souvent aux cabinets. Le plus dur encore, c’était que je travaillais en trois-huit. Le bruit des presses, jamais vu des cadences aussi infernales, il fallait prendre, ranger dans des caisses en fer tout ce que les presses compressaient, crachaient… ça n’arrêtait jamais. Si par bonheur c’était le cas, un sacré soulagement arrivait. Quand ça redémarrait, j’avais l’impression de recevoir un coup de feu à cause du bruit assourdissant. En plus l’odeur du métal imprégnait mes vêtements jusqu’à ma chair ». Ou bien encore : « En plus de prendre dans les claies des portes de 14 kilos. 450 dans la journée. Les mettre dans une maquette. Après des charnières, une machine les soude. Je dois les reprendre, les présenter au fumeur de pétards. Fermer les putains de claies. Les barres pèsent lourd. Des fois elles coincent. Le cariste doit m’aider à les fermer. Il est pas content de descendre de son car à fourche. Je me répète : ces opérations durent à l’infini d’une journée… l’infini d’une semaine… l’infini d’une vie … »


L’ouvrier Larios se décrit comme un énergumène, ultra-politisé, anticlérical en diable, rétif à toute discipline, hiérarchique ou militante, amoureux de cinéma et de littérature, prompt à se réfugier dans les salles du Quartier latin pour voir de vieux classiques. Il plaisante avec les copains, prompt à la blague, respecte néanmoins certains chefs, il décrit les inimitiés, les petits conflits et disputes qui éclatent. Il n’est pas si fréquent de lire la parole ouvrière sur le processus de travail lui-même, la chronique quotidienne de l’usine. On pense à la verve frondeuse de Grain de sable sous le capot, de Marcel Durand, aux entretiens entre Christian Corouge et Michel Pialoux (1). Plus récemment, Ghislaine Tormos a raconté elle aussi de belle manière l’usine PSA d’Aulnay (2). Loin de tout misérabilisme, loin aussi de toute vision héroïque, Silien Larios décrit les grèves, certes, mais aussi les méta-résistances de l’usine, développées par les individus ou par le collectif ouvrier. Les théories de l’historien allemand Alf Lüdtke sur la notion d’Eigensinn ouvrier, parfois traduit par « Quant à soi », mobilisé pour décrire les résistances des ouvriers à la discipline de l’usine, parfois indirectement politiques, sur le mode de la blague, par exemple (3).


Irruption de la langue populaire en littérature


Cette chronique de l’usine est aussi l’occasion pour Silien Larios d’un étonnant travail sur la langue. Son récit est foutraque, parsemé à n’en plus finir de points d’exclamation, phrases scandées, tournures orales reprises telles quelles, inventions langagières. Il y a du Céline, qu’il admire, dans sa prose. Le bon Céline, celui de l’irruption de la langue populaire dans la littérature. Il s’adresse au lecteur, à lui-même, ressasse, répète, revient en arrière, de façon complètement assumée : « Remboursez ! Il répète ! Ressasse !... Délire sans arrêt ! Tout pareil, pleine longueur de page ! Lecteur : tout se répète à longueur de temps ! Dans les journaux ! les radios ! les bistrots !... pourquoi je ferais pas pareil ? J’illustre en plein l’éternel retour qui tourne toute berzingue, roue libre ! Pas pour tous pareil qu’il tourne, je dis pas ! Je dis pas ! N’empêche que si le mécanisme est pas brisé ! Les méchancetés ! Saloperies ! Misères, reviendront ! Les déflagrations continueront ! Les chagrins ! Les malheurs ! ». Des passages entiers de ce que l’auteur appelle ses « délires » ou « névroses » constituent de véritables parenthèses du récit, bifurcations, intersections, voies parfois sans issues. L’univers décrit par Silien Larios est aussi un univers langagier, généré à force de malaxation du langage populaire mâtiné de références politiques et philosophiques. On s’y perd au début puis on trouve peu à peu quelques repères fragiles. Les différents partis trotskistes se partagent entre Grands et Petit trotskistes, mais on trouve aussi les Autres trotskistes. Le syndicat majoritaire, la Rouge, concurrencé par Ouest-Car. L’usine de Poissy, où seront envoyés une partie des anciens d’Aulnay, devient la Poisse. Telle dirigeante d’extrême-droite est La Francisque, une ancienne ministre du Travail devient la mère Pourrie, Tansancenot et Clarette Lavillier représentent l’extrême-gauche. Silien Larios a le sens de la formule, procès de Moscou dans un « dé à coudre » pour désigner les anathèmes entre militants d’extrême gauche. Anticlérical forcené, le narrateur s’inquiète de l’influence des « jansénistes » dans l’usine, qualifiés de « tartuffes barbapapa ». Son récit virevoltant et pressé a des accents de Jacques-Louis Ménétra, compagnon vitrier du 18ème siècle, influencé par les Lumières, devenu sans-culotte en 1789, qui a laissé un Journal de ma vie truculent et précieux. Cet aspect-là, littéraire, langagier, est sans doute le plus réussi du livre, car Silien Larios, autodidacte de la littérature, aux références éclectiques, s’empare des mots pour créer son propre style, parfois difficile à suivre car foisonnant mais convaincant. Il sait agencer mots des milieux populaires, mots du travail à l’usine, mots du militantisme d’extrême gauche, pour mettre en place son monde d’écriture, à la fois convaincant et d’une grande originalité.


Risques de rancœur


Il est dommage que cette belle réussite littéraire se combine à tant de rancœur politique, confinant parfois à l’aigreur. Silien Larios a milité pendant presque vingt ans dans diverses organisations d’extrême-gauche, passant des « Grands trotskistes » aux « Petits trotskistes », puis quittant ces derniers, se retrouvant ostracisé par ses anciens camarades à chaque rupture : « Ensuite, dans l’usine, je subis les violences psychologiques, ce qui est pire qu’un coup de poing dans la gueule. Les coups dans le cerveau laissent pas de traces visibles, un œil au beurre noir ça finit par partir. Les déflagrations intellectuelles, c’est plus dur, les dégâts plus grands ». Ce passé et ce passif le conduisent, au-delà de la critique légitime de modes de fonctionnement difficiles à nier, à considérer uniquement en négatif l’action menée par les « Grands trotskistes », qui ont pourtant joué un rôle fondamental dans le mouvement de lutte depuis l’annonce de la fermeture de l’usine. Aucun de ses militants ne trouve grâce à ses yeux, ce qui paraît largement injuste. Certaines affirmations frôlent le nihilisme : « Mafia englobe pour moi si mon raisonnement a pas encore été compris : tous les partis, droite, gauche, centre, extrêmes de tous bords ». D’autres sont tellement caricaturales qu’elles en deviennent outrancières : « Depuis la période industrielle, dans la vie il n’y aura eu que des malheurs plus ou moins grands ! Des catastrophes à pas finir ! Démocraties parlementaires ! Allemagne nazie ! Régimes communistes ! Républiques islamistes ! ». Autre position sans nuances, celle concernant les « tartuffes jansénistes », appellation derrière laquelle on a parfois l’impression que Silien Larios amalgame une bonne partie des Musulmans de l’usine. Une des principales raisons évoquées de sa critique des « Autres trotskistes » est leur choix de présenter une candidate voilée lors des élections régionales. Si on peut bien entendu critiquer la pertinence de cette décision, cette question fait partie des fameuses obsessions de son texte, et la légitime critique des religions tourne quand même beaucoup autour de l’islam. A force d’être traitées à la serpe, des questions compliquées, celle du fonctionnement et des stratégies des organisations d’extrême-gauche, celle de la religion dans les milieux populaires, sont abordées uniquement sous l’angle de la caricature.


Autodérision


Toutes ces critiques, Silien Larios semble les désarmer par avance en assumant une part d’autodérision : « L’ombre maléfique du docteur Destouches plane sur votre récit ! En plus de lasser le lecteur, vous démoralisez sec ! Y a rien d’objectif dans vos pages ! ». Il y répond sur le même ton : « Chez moi, c’est moi qui distribue les plats aux invités ! Ma petite musique, c’est moi qui la joue ! Dans l’ordre qui me plaît ! Chacun peut sortir sa cuisine ! Inviter qui il veut ! Si ça lui chante, qu’ils racontent posément ! Dans l’ordre ! Sur du velours pour que ses invités suivent bien ! Soient pas ébranlés ! Fassent la sieste après lecture ! Chez moi les événements sont racontés tels quels : vus… entendus… vécus ! ». A son crédit, on pourrait dire qu’il s’agit d’un roman, d’un narrateur-personnage qui ressemble peut-être à son auteur-inventeur, mais dans l’outrance et la provocation. Cela n’enlève rien à son talent littéraire.

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  verié2 le Dim 15 Mar - 13:06

Il est dommage que cette belle réussite littéraire se combine à tant de rancœur politique, confinant parfois à l’aigreur.
Pour la "réussite littéraire", chacun son avis, c'est très subjectif. En revanche l'aigreur est évidente et elle n'est pas bonne conseillère...
Silen Larios
Ecrivez d'abord un roman, après vous pourrez causer !
Ca ne marche pas comme ça. Quand on écrit un livre, quand on réalise un film, écrit un article etc, c'est une oeuvre publique que chacun a le droit d'apprécier ou non, de critiquer, même s'il n'écrit pas lui-même ou ne tourne pas de films, sinon faut le garder au fond de son tiroir.

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

Message  Silien Larios le Dim 15 Mar - 14:06

verié2 a écrit:
Il est dommage que cette belle réussite littéraire se combine à tant de rancœur politique, confinant parfois à l’aigreur.
Pour la "réussite littéraire", chacun son avis, c'est très subjectif. En revanche l'aigreur est évidente et elle n'est pas bonne conseillère...
Silen Larios
Ecrivez d'abord un roman, après vous pourrez causer !
Ca ne marche pas comme ça. Quand on écrit un livre, quand on réalise un film, écrit un article etc, c'est une oeuvre publique que chacun a le droit d'apprécier ou non, de critiquer, même s'il n'écrit pas lui-même ou ne tourne pas de films, sinon faut le garder au fond de son tiroir.

Je répondais uniquement au monsieur qui attaquait le genre roman. En aucune manière le fait de critiquer, apprécier une œuvre. La majorité des êtres humains passés par le trotskisme doivent être également conseillés par l'aigreur. La constatation peut se faire en consultant leurs écrits sortis également des fonds de tiroirs...

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Re: Automobile, luttes des travailleurs

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