Partisan (OCML-VP)

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Le journal Partisan n°268 (octobre 2013) est sorti

Message  Joe Hill le Dim 29 Sep - 16:35

Hollande s'en va t'en guerre ! Pourquoi ?



Edito :

Le Président Hollande a pris depuis bientôt deux ans le parti d’un appui militaire aux rebelles syriens. Après l’attaque aux gaz de combats dans un quartier de Damas, fort probablement imputable aux forces armées du régime, il a dit nécessaire de « punir » Assad, faisant chorus avec les USA, qui aujourd’hui s’apprêtent à négocier avec le régime syrien. Bien sûr tout ce discours guerrier est fait au nom des « droits des peuples », de la lutte contre un oppresseur. Faut-il s’étonner que des « socialistes » reprennent les arguments et les attitudes belliqueuses de Sarkozy ?

Le PS vieux défenseur de l’impérialisme français

Depuis plus d’un demi-siècle, les socialistes, ceux de la SFIO et de son successeur le Parti socialiste, n’ont jamais hésité à intervenir militairement pour défendre les intérêts de l’impérialisme français ou de ses alliés. En 1947, c’est un ministre socialiste, Jules Moch, qui organise la livraison d’armes aux sionistes. Le même qui, en 1948, mobilise l’armée pour briser la longue grève des mineurs de charbon. C’est encore un premier ministre socialiste, Guy Mollet, qui en 1956 envoie en masse les jeunes Français en Algérie, pour lutter contre les patriotes algériens. A cette occasion, il confie des pouvoirs de justice et de police à l’Armée, couvrant les actes de torture. La même année, Guy Mollet intervient, avec les Anglais et Israël, contre l’Égypte, dont le président Nasser a nationalisé le canal de Suez. Nasser que Guy Mollet compare alors à Hitler. Dans les années 1980, les gouvernements de Mitterrand soutiennent Saddam Hussein contre l’Iran, lui fournissant armes, blindés et avions. Pas d’indignation alors de l’usage de gaz contre les Kurdes. Le même Mitterrand engage la France dans la coalition qui s’attaque à Saddam Hussein en 1991, pour le chasser du Koweït et préserver les approvisionnements pétroliers de l’Occident.

Rien de nouveau, alors ? Si pourtant ! Car ces actions militaires sont d’autant plus nécessaires à l’impérialisme français qu’il est économiquement affaibli face à ses concurrents. Au Mali, en terme d’investissements et de débouchés, il recule face à la Chine et à d’autres puissances. Intervenir militairement, ça ouvre des débouchés ! Et si le gouvernement français a été contraint de réduire le budget militaire, il a par contre maintenu et développé les forces d’intervention extérieure. Enfin, quelle publicité pour la vente d’armes que de voir les matériels français engagées dans des conflits, comme les Rafales en Libye !

Pourtant la France, en dépit des déclarations fracassantes de Hollande, ne peut se risquer à intervenir si les USA ne le font pas. Hollande pouvait se prévaloir de son rôle dans la pression militaire sur Assad. Mais dès que la Russie s’est opposée fermement à toute intervention et a habilement détourné la menace vers une négociation sur le contrôle des armes chimiques, exit la France. Les USA négocient avec la Russie, sans la France. Alors Hollande dit vouloir fournir directement des armes à l’ALS, l’armée syrienne libre, dont le poids dans l’opposition à Assad décline au profit des Salafistes et des Djiadistes, soutenus par l’Arabie Saoudite et le Qatar, les mêmes qui finançaient les rebelles que la France a voulu réduire au Mali.

Et la guerre de classe

L’impérialisme, c’est la guerre. Affrontements militaires, et affrontements de classes, effets différents, mais cause identique : la crise économique du capitalisme auquel l’impérialisme français fait face avec bien plus de difficultés que ses concurrents. Guerre impérialisme pour préserver ou conquérir des positions et des intérêts. Guerre de classe en France contre les exploités qu’il faut encore plus exploiter, pour sauver les profits et être plus fort (compétitif) dans la guerre économique. Attaques sur les conditions de vie et de travail, telles que l’ANI, les contrats de compétitivité dans les entreprises, la « réforme » des retraites, la réduction de l’accès à une médecine de qualité pour les exploités, ainsi que pour l’éducation. Tout cela répond à la même nécessité que les interventions militaires : sauver les intérêts de l’impérialisme français au prix des intérêts et de la vie des peuples. Les travailleurs doivent perdre leur vie à vouloir la gagner, pour le salut de leurs exploiteurs !

L’argent mis dans les interventions militaires pourrait aller aux retraites, à la santé… Oui, tout cela est vrai et explique l’impopularité d’une intervention contre la Syrie, en France comme dans la plupart des pays en crise. Toutefois, il ne s’agit pas de simplement mieux répartir une richesse. Ce n’est pas seulement une question de dosage entre des dépenses, mais de choix sociaux dictés par les intérêts de la bourgeoisie. Remarquons que Mélenchon a soutenu l’intervention en Libye, et celle au Mali, et s’est félicité d’une possible vente de Rafales à l’Inde, montrant par là que, s’il est de « gauche », il est toujours attentif aux intérêts de l’impérialisme français.

Oui, c’est la guerre, une guerre multiforme, dans laquelle nos ennemis fourbissent leurs armes. Pas seulement celles que manient les militaires et les policiers, mais encore les réformes, les lois qui imposent au nom de prétextes divers de sacrifier nos vies. Ils nous demandent de sauver les emplois en acceptant de travailler dans des conditions de vie de plus en plus pourries, de défendre le droit théorique à la retraite, en l’acceptant au rabais, de préserver notre droit à la santé, en en rendant l’accès de plus en plus difficile pour les exploités. Bref dans quelques années, on ne pourra plus nous servir l’argument que c’est parce que l’on vit plus longtemps qui faut accepter des sacrifices, car avec les conditions de travail actuelles, et un accès aux soins dégradés, l’espérance de vie dès prolétaires baissera, comme baisse déjà leur espérance de vie en bonne santé.

Rompre avec les illusions

Ils nous font la guerre ! C’est clair ! Alors il ne suffit pas d’exprimer notre légitime colère, ni de pousser de temps en temps des coups de gueule. Dans cette guerre nous reculerons tant que nous ne nous armons pas pour le combat de classe. Comment ? D’abord en s’organisant, sans attendre que quelqu’un ait balisé le chemin. Les résistants anti-nazis du début des années 1940, les combattants du FLN algérien, les Vietnamiens et les communistes chinois dans les années 1930, se sont-ils engagés sûrs des conditions et de l’échéance de leur victoire ? Pour s’engager, il faut la révolte, la colère, la conviction de la légitimité de notre combat, de nos intérêts. Il faut aussi la volonté et la conscience que le chemin, la voie des prolétaires vers leur libération, se dégage et se trace dans la lutte, collective, organisée et consciente.
Dans la lutte contre les interventions de notre impérialisme,
Dans la lutte pour faire échec à ses « réformes ».
Pour cela, il nous faut rompre avec l’illusion d’un capitalisme à visage humain, avec l’illusion d’un impérialisme sans guerre, avec les illusions que sèment tous les partis de gauche réformistes. C’est notre ambition à Voie prolétarienne. « Il n’est pas de sauveur suprême ». C’est en organisant en Parti communiste notre colère et nos refus, que nous tracerons le chemin de la libération des exploités.

Sommaire :
- Luttes : retraites, ANI, Euromed
- Stage VP : décroissance, famille, Mali
- International : Palestine, Inde
- Et aussi : Sans Papiers, Georges Abdallah, Chili 1973, Diderot

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Joe Hill

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  verié2 le Dim 29 Sep - 18:33

Je viens de tomber sur un numéro de Partisan qui consacre une colonne au trotskysme. Franchement, c'est affligeant. C'est au niveau des pires traditions staliniennes.

Le travail des camarades de Partisans est appréciable et leur écrits, interventions, tracts, analyses sont généralement de bonne qualité et évitent de tomber dans la caricature gauchiste. Mais, sur le plan de l'histoire du mouvement ouvrier et de la théorie politique, ils ont encore de sérieux efforts à faire pour se dégager de la gangue mao-stalinienne...

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Dim 29 Sep - 19:09

Je viens de tomber sur un numéro de Partisan qui consacre une colonne au trotskysme. Franchement, c'est affligeant. C'est au niveau des pires traditions staliniennes.

Le travail des camarades de Partisans est appréciable et leur écrits, interventions, tracts, analyses sont généralement de bonne qualité et évitent de tomber dans la caricature gauchiste. Mais, sur le plan de l'histoire du mouvement ouvrier et de la théorie politique, ils ont encore de sérieux efforts à faire pour se dégager de la gangue mao-stalinienne...
Plusieurs sympathisants ont fait cette remarque au Comité de Rédaction, qui a publié dans le numéro d'octobre une auto-critique Smile 

Le débat reste ouvert....

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  verié2 le Dim 29 Sep - 19:22

Plusieurs sympathisants ont fait cette remarque au Comité de Rédaction, qui a publié dans le numéro d'octobre une auto-critique Smile a écrit:
Peux-tu nous donner lecture de cette auto-critique ?

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Dim 29 Sep - 19:23

Peux-tu nous donner lecture de cette auto-critique ?
J'ai comme envie de dire qu'il faudra acheter le journal Smile 

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Egor la combine le Dim 29 Sep - 21:09

Salut,

Le problème est que le journal est de plus en plus dur à trouver , y compris dans les librairies militantes. Mais j'achète pratiquement toujours votre journal quand je tombe dessus. Moi aussi, votre critique du trotskisme m'a surpris: ça reprend notamment la fable de la "sous estimation de la paysannerie"... Je croyais pourtant VP, en partie héritier de l'OCT, plus ouverte et critique vis à vis du stalinisme. Ce serait donc bien de ne pas en recycler ses vieux mensonges. Quant à la "confusion entre révolution démocratique et socialiste", je crois que c'est plutôt l'erreur des Maosde considérer (comme le stalinisme) que dans certains pays émergents il faut un front "démocratique" avec la bourgeoisie.
Ensuite l'article reconnaît "un rôle en partie positif" aux groupes trotskistes donc ce n'est pas complètement affligeant non plus...

Egor la combine

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Dim 29 Sep - 21:21

Le problème est que le journal est de plus en plus dur à trouver , y compris dans les librairies militantes.
Effectivement c'est un de nos problèmes, le numéro d'octobre est d'ailleurs le dernier numéro diffusé par Presstalis. Pour ce qui est des librairies militantes, voici en ligne la liste où le journal se trouve : http://www.vp-partisan.org/article829.html si tu en connais d'autres, merci de nous le dire ^^

Moi aussi, votre critique du trotskisme m'a surpris: ça reprend notamment la fable de la "sous estimation de la paysannerie"... Je croyais pourtant VP, en partie héritier de l'OCT, plus ouverte et critique vis à vis du stalinisme. Ce serait donc bien de ne pas en recycler ses vieux mensonges. Quant à la "confusion entre révolution démocratique et socialiste", je crois que c'est plutôt l'erreur des Maosde considérer (comme le stalinisme) que dans certains pays émergents il faut un front "démocratique" avec la bourgeoisie.
Ensuite l'article reconnaît "un rôle en partie positif" aux groupes trotskistes donc ce n'est pas complètement affligeant non plus...
Pour ce qui est de notre critique du trotskysme. Je rappelle déjà qu'elle est faite dans un petit article dans un journal à vocation large. L'article renvoit à des études plus approfondies, notamment la critique du programme de transition ou de la politique de Lutte Ouvrière.

Après c'est un petit peu pénible, mais malheureusement habituel, les "anathèmes" du type "vous critiquez Trotsky vous êtes staliniens" (certains "staliniens" nous font d'ailleurs le même genre de "critiques"...). Pour ce qui est de nos positions sur le sujet, elles sont développées dans notre plateforme (où nous disons par exemple que le capitalisme a été restauré en URSS dans les années 30) ou dans cet article théorique : http://www.vp-partisan.org/article136.html ou encore celui là : http://www.vp-partisan.org/article705.html

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Egor la combine le Dim 29 Sep - 21:45

Je ne dis que vous êtes staliniens. Je remarque juste que pour critiquer Trotsky, vous réutilisez des arguments de Staline ( sur la paysannerie, alors que c'est plutôt Staline qui a négligé la paysannerie). C'est une remarque pas un anathème.

Du coup tu la postes votre autocritique? ^^ Promis j'achète le numéro dès que je le trouve.

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Dim 29 Sep - 21:47

Ce n'est pas une manoeuvre de vendeur effreiné, juste je ne l'ai pas Laughing  Et elle est très courte en plus et renvoie les lecteurs aux publications que j'ai cité

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Sur le Front Démocratique

Message  Estirio Dogante le Ven 4 Oct - 19:03

Quant à la "confusion entre révolution démocratique et socialiste", je crois que c'est plutôt l'erreur des Maos de considérer (comme le stalinisme) que dans certains pays émergents il faut un front "démocratique" avec la bourgeoisie.
Les "maos" cela n'existe pas.
Il y a autant "maoistes" que des "trotskystes". De la droite (en diminution côté maoïstes, en augmentation côté trotskystes et inversement) pasant par le centre jusqu'à la gauche.
Mais pour ceux qui connaissent Mao Tse-Tung (en diminution permanente et inconnu parmi les trotskystes) et le Programme de Transition verront avec surprise que les véritables différences sont infimes.

J'ai déjà posté les conception du PCR chilien (maoïste ou M-L c'est selon le gout de chacun) sans trouver aucune objection de la part des trotskystes de ce forum. Et c'était un document fondateur programmatique.

Je pense qu'il y a beaucoup d'ignorance (surtout en ce qui concerne les maos).
Je viens de trouver un texte sur le Front Uni (le Front démocratique est une forme du Front Uni...si,si, sous la version vraiment maoïste) écrite par un trotskyste à laquelle je n’enlèverait pas une ligne.
Le problème est que les uns ne connaissent que Trotski et les autres cherchent et trouveront.

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  polo2010 le Ven 4 Oct - 20:18

Ce qui est certain Estirio Dogante c'est qu'il y a une profonde différence entre les "maoistes" des petites groupes français comme VP (qui sont assez intéressants même si au final c'est pas mon orientation) et des groupuscules comme les ex-JMCL/Futurs Rouge....Une mention particulière pour l'URCF qui peuvent avoir des orientations corrects sur certains sujet


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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  artza le Sam 5 Oct - 8:15

Il y avait dans une importante usine de la région parisienne un ouvrier de VP, brave garçon au demeurant et quelques militants de LO.
Ils cohabitaient dans le même syndicat CGT dirigé par des militants du PC.

VP et LOs étaient au final plus souvent d'accord qu'opposés...pour le plus grand malheur du copain de VP qui se tapait la tête contre les murs répétant :"j'suis d'accord avec les trotskards, j'ai du faire une connerie, j'ai du faire une connerie!".

artza

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Estirio Dogante le Sam 5 Oct - 9:40

artza a écrit:Il y avait dans une importante usine de la région parisienne un ouvrier de VP, brave garçon au demeurant et quelques militants de LO.
Ils cohabitaient dans le même syndicat CGT dirigé par des militants du PC.

VP et LOs  étaient au final plus souvent d'accord qu'opposés...pour le plus grand malheur du copain de VP qui se tapait la tête contre les murs répétant :"j'suis d'accord avec les trotskards, j'ai du faire une connerie, j'ai du faire une connerie!".
Cela montre bien que "le chemin est ardu mais la perspective est lumineuse.". Cela peut arriver aussi avec la plupart des militants anarchistes et même des révisionnistes-réformistes.
Les sources de la conscience prolétaire sont multiples, mais elles viennent d'une même tronc. et étant donné qu'il n'y a presque que des salariés aujourd'hui dans des nombreux pays, il n'est pas étrange que les analyses, sur les problèmes actuels, coïncident.

De là, à l'unité d'action, il ne se dresse pas une muraille chine.
C'est sur quand les problèmes sont plus complexes, on retrouvera des divergences, qui devraient être traitées sans faire concessions de principes mais sans sectarismes, avec un esprit d'unité de la classe et de ses différents composantes.

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Mar 29 Oct - 18:18

http://www.vp-partisan.org/article1134.html



Editorial :

Face à Hollande, Valls, Le Pen et les autres. Face aux morts de Lampedusa, à l’expulsion de Leonarda et des autres… Indignation? Ou alternative?

Election de Brignoles, nouveaux naufrages en Méditerranée, licenciements en Bretagne et ailleurs, expulsion de Leonarda …. Les motifs de colère sont nombreux, éclatés, chacun effaçant le précédent…. Traités par les médias comme des faits divers, sans aucun lien entre eux, ils sont pourtant tous la conséquence des solutions que la bourgeoisie donne à la crise du capitalisme. Elle n’a pas de solution économique à cette crise, sinon la concurrence du « produisons français » ou « en France », en demandant aux ouvriers d’en rabattre sur leurs salaires ou leurs conditions de travail. Face à la colère que la misère et les licenciements provoquent, elle a encore une solution politique et idéologique : les boucs émissaires étrangers, les immigrés, les Roms. Les Partis de droite et d’extrême-droite ciblent tous les étrangers, le PS particulièrement les Roms. Par calcul politique. Il ne peut pas attaquer bille en tête les immigrés, dont beaucoup des enfants votent PS, mais les Roms, pas de problème, tant il y a contre eux des préjugés anciens.

« Front républicain », pour la démocratie ?

Pourquoi les partis de droite et de gauche, « dits républicains », s’inquiètent-ils des succès électoraux du FN, succès très relatifs ? A cause du progrès des idées réactionnaires de ce parti ? Sûrement pas ! Sinon, ils ne pilleraient pas son programme, ne reprendraient pas ses discours sur l’immigration, sur l’insécurité…. Ils ne renforceraient pas les contrôles aux frontières de l’Europe, après avoir versé quelques larmes de crocodile sur les noyés de Lampedusa. Le Front républicain du PS, voter UMP contre le FN, apparaît pour ce qu’il est, non la défense de « valeurs démocratiques et humanistes », mais celle de postes d’élus. Car à l’évidence le FN peut rafler des sièges à la droite ou à la gauche… Les tactiques électorales, le Front républicain ou la reprise des thèmes de campagne du FN, n’entravent pas la progression des idées réactionnaires. Au contraire, elles la renforcent, en lui donnant une légitimité de « gauche », comme le dit Valls, sans être démenti par Hollande. Le Front républicain est de la diversion. L’ennemi principal n’est pas le FN, mais le PS ou l’UMP qui appliquent les politiques qui nous écrasent. Le Pen aboie, le PS mord.

Respect de la loi ?

Face à l’émotion suscitée par les conséquences de sa politique, des noyés de Lampedusa à l’expulsion de Leonarda, le PS ne trouve que la nécessité de vérifier par « une enquête » si les règles et le droit ont été respectés. Pour dégonfler l’indignation démocratique… Mais le scandale des immigrants noyés, de l’expulsion des Roms et des sans-papiers, des licenciements et du chômage, de la misère, n’est pas dans l’entorse à des règles ou des lois démocratiques. Le scandale est dans les faits, dans la politique et les lois qui les permettent ou les organisent. Les licenciés de Bretagne et de Alcatel-Lucent, comme ceux de Aulnay, ont été virés dans le respect des lois et procédures. Les expulsés sans-spapiers ou roms le sont de même, légalement, dans leur majorité. Le blocage des candidats à l’immigration en Europe a l’aval d’élus démocratiquement désignés.

Légitimité ouvrière !

Pour les exploités, les chômeurs, les travailleurs chassés de chez eux, par la misère ou la guerre, il est légitime de vouloir vivre en sécurité, avec un travail qui ne nous détruit pas, là où c’est possible, quitte à abandonner son pays. La légitimité de notre classe, des exploités, n’est pas celle de nos exploiteurs. La légitimité ouvrière, c’est de travailler, tous, moins et autrement, de circuler librement, d’être maître collectivement de notre avenir en ayant en main les moyens de travail et le pouvoir, d’échapper ainsi à l’insécurité permanente du capitalisme.

Dans la rue, les lycéens s’opposent à l’expulsion de Léonarda et de Khatchik. Ils ne font qu’exprimer cette légitimité qui est en contradiction avec le droit. Contre les gouvernements de droite et de gauche, pour qui le pouvoir n’est pas dans la rue, ils ont signifié à leur manière que la légitimité politique et sociale, c’est le peuple, les ouvriers, les exploités, qui la portent. Ils ont imposé à Hollande de faire, « par souci d’apaisement », un petit recul en acceptant le principe du retour de Leonarda en France, bien qu’il ait dit cette expulsion légale. Les exploités ne peuvent vaincre s’ils s’enferment dans la légalité bourgeoise. Il ne le peuvent qu’armés de la légitimité de leur combat en dépit de la loi. Que s’ils sont sourds au soi-disant réalisme réformiste qui est acceptation de l’état social actuel et de la concurrence qui nous divise. Les exploités doivent aussi tourner le dos aux tribuns de droite et de gauche qui disent parler pour eux. Face à une classe et à ses partis qui violent sans cesse nos dignités d’hommes et de femmes, il nous faut en revenir aux principes de la lutte révolutionnaire, qui étaient déjà ceux de la constitution révolutionnaire de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Voilà qui est encore d’actualité ! Mais le peuple, les ouvriers seraient disqualifiés. Le FN de Marine Le Pen s’en réclame, bien qu’en PACA ses élus ont été les seuls à refuser une motion de solidarité avec les travailleurs de Fralib. Ce discours sur les « ouvriers lepénistes » arrange le PS et la droite, pour qui seule un élite éclairée, petite-bourgeoise, mais au service du capital, peut garantir la démocratie et diriger le pays.

Alternative ouvrière !

Résister à contre-courant des idées dominantes qui ont un impact parmi les travailleurs les plus déstabilisés, affirmer la voie de la libération sociale, la construire collectivement, sans attendre qu’elle tombe du ciel toute prête. Résister sans s’en tenir aux luttes économiques. Faire vivre et pratiquer les valeurs authentiquement ouvrières de solidarité, d’internationalisme, d’indépendance politique, rejeter les solutions proposées par l’Etat bourgeois. C’est le sens de notre engagement à Voie prolétarienne.

Front républicain, front de nos ennemis de classe !
Travailler tous, moins, autrement !
Liberté de circulation et d’installation pour les exploités !
Solidarité et internationalisme ouvriers !


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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Jeu 5 Déc - 18:19

http://www.vp-partisan.org/article1156.html



Editorial :

Le gouvernement serait au bord du gouffre...

Une offensive d’extrême-droite, bien relayée par les médias

Depuis octobre, pas un jour sans qu’on nous annonce « la crise de régime ». A en croire les médias, le gouvernement serait au bord du gouffre, menacé par la « fronde », la « révolte ».
Ne nous emballons pas. Tout ce qui bouge n’est pas rouge ! Révolte, oui. Gouvernement déboussolé, oui. Mais aussi impuissance et interrogations des ouvriers les plus combatifs et des militants. Si la révolte est spontanée, la révolution ne l’est pas. Il nous faut construire son chemin, savoir où est notre drapeau, quelle est la politique de notre classe, et s’organiser pour la porter.

Nous ne trompons pas. Ce qui excite tant ce petit monde des éditorialistes, c’est une agitation populiste, menée par quelques artisans, commerçants ou paysans riches subventionnés, qui font feu de tout bois pour mettre en difficulté le Parti Socialiste. Tant pis pour la logique : ils arrivent à la fois à pleurer leurs subventions européennes et à demander la sortie de l’euro, à demander moins d’impôts, moins d’Etat, et plus de flics.
Ce sont les mêmes courants ultra-réactionnaires qui déversent le racisme le plus dégueulasse, sur Taubira ou sur l’équipe de France, mais d’abord sur leurs voisins prolétaires, français ou immigrés.

La défense de la « République » et l’unité nationale ?

Pour tenter de reprendre la main, le PS nous ressort les « valeurs » de la République. Mais quel sens ont ces « valeurs » dans le capitalisme ?
Comment ces politiciens peuvent-ils se prévaloir de la lutte contre le racisme quand ils expulsent des sans-papiers par milliers, qu’ils restreignent l’accueil des demandeurs d’asile ? Comment peuvent-ils prétendre lutter contre l’extrême-droite quand ils ont propulsé le FN pour gagner les élections ?
Comment peuvent-ils se draper d’universalisme quand le nucléaire français se rassasie de la destruction du Niger et des Nigériens, et maintenant de la Mongolie, pour l’extraction de l’uranium ?
Comment peuvent-ils nous baratiner de justice quand ils refusent de libérer Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné depuis 30 ans ?
Hollande célèbre le « sacrifice » des soldats de la Guerre de 1914-1918, sacrifiés pour les intérêts de l’impérialisme français, de son expansion coloniale. En en faisant un modèle, il nous propose de nous sacrifier, nous aussi, pour sortir l’impérialisme français et européen de la crise.
Les « valeurs » du PS, comme celles de l’UMP, sont les valeurs cotées en Bourse.

La bourgeoisie est bien ingrate quand elle critique Hollande, c’est son meilleur serviteur !

Hollande et le PS sont en train de voler des milliards d’euros aux travailleurs, aux retraités, aux chômeurs, par l’augmentation de la TVA, pour les offrir aux grandes entreprises, aux fleurons de l’impérialisme qui garantissent la poursuite de la domination française. Ces entreprises que Hollande emmène gagner des contrats en Israël, ces capitaux qui « rapportent » à la France des richesses arrachées à la souffrance des peuples.
Le transfert de la TVA vers le CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi), c’est un acte de plus dans la guerre de classe menée contre le Travail. Oui, il a choisi de défendre le grand capital, il va dans le sens de l’histoire !

Qu’il soit petit ou grand, nous ne sommes pas les soldats du capital !

Nous allier à nos bourreaux pour les sauver dans la concurrence internationale ? En nous mettant à la remorque de nos exploiteurs, que ce soit les petits patrons réactionnaires ou les grands groupes internationaux, nous ne pouvons obtenir qu’une aggravation de notre exploitation.
Nous ne devons pas confondre la guerre que nous devons mener contre eux et celle qu’ils se mènent entre eux.
C’est de cela que nous avons débattu à notre forum « Des résistances à la révolution », dans les différents ateliers, comme le dimanche à propos de la lutte contre l’impérialisme et la réaction. En France comme dans les pays d’Europe, du Maghreb ou d’Asie, l’expérience nous montre que, si les révoltes sont encourageantes, la révolution ne se fraie pas un chemin si les militants s’en tiennent à exalter ces luttes et leur spontanéité.
Développons la solidarité anti-impérialiste sous toutes ses formes, en défendant, par exemple, sans relâche Georges Ibrahim Abdallah. Ou en choisisant notre type de soutien aux Philippines. Contre notre bourgeoisie, dans les entreprises, dans les quartiers, par le débat et l’action, montrons et construisons le chemin ouvrier et communiste pour nous organiser !

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Dim 26 Jan - 13:28

http://www.vp-partisan.org/article1187.html

Sortons des buzz, scoops et faits divers ! Que la politique communiste unifie toutes nos luttes !



Editorial :

« Les faits divers font diversion », disait le sociologue Pierre Bourdieu. « Les prestidigitateurs ont un principe élémentaire qui consiste à attirer l’attention sur autre chose que ce qu’ils font ». La bourgeoisie, en tant que classe exploiteuse, essaie de jouer au mieux ce rôle de manipulation des masses.

Les prestidigitateurs

Les exemples ne manquent pas, et bien plus largement que dans le domaine dont parlait alors Bourdieu, les médias. Au boulot, c’est « notre entreprise », « nos clients », « la qualité de nos produits », etc, et « ce qu’ils font » en réalité, c’est du profit. La supercherie du « nous » éclate dans les conditions de travail, de salaires, et au premier plan de licenciements. En politique étrangère, nos prestidigitateurs agitent la libération des femmes (en Afghanistan), l’élimination des armes de destruction massive (en Irak, en Iran), les urgences humanitaires et le danger terroriste (en Afrique).

L’inversion de la courbe du chômage ? Faire croire que quelques milliers de chômeurs en moins sur plus de cinq millions, ça irait dans le bon sens. Le buzz des Bonnets rouges : où en est-on aujourd’hui ? Le gouvernement a reculé devant les patrons, même les petits ! L’interdiction du racisme de Dieudonné ? Comme si Valls, le PS, ou la République, avaient des « valeurs » qui primaient sur celles de la Bourse. Hollande a fait son « coming out social-democrate », tu parles d’un scoop ! Le PS a trahi les espoirs ouvriers depuis au moins 1982. L’année dernière, il a donné l’ANI au patronat et les milliards de cadeaux au patronat s’accélèrent.
Derrière leur cinéma, il y a la réalité. Derrière leur démocratie, c’est leur dictature. C’est une société qui marche sur la tête, au profit d’une classe privilégiée.

Comprendre, pour agir

Voir ce qu’il y a derrière, c’est comprendre. Et comprendre, c’est pouvoir agir. Pas si simple, pourtant. En tant que militants, on sait combien le fait divers, le buzz, la dernière nouvelle spectaculaire amuse, ou inquiète, et fait jaser. C’est d’autant plus vrai qu’avec la crise générale du capital, un « mauvais coup » bourgeois chasse l’autre, et l’instabilité est devenue générale, avec la difficulté pour tous et toutes, de construire nos vies, de se projeter dans « l’avenir ». Comprendre les conséquences de la crise mondiale, c’est voir que l’Europe et la France sont à la traîne de la « reprise » comme disent les économistes bourgeois. Dans la guerre économique, plutôt. C’est pour cela qu’Hollande « accélère » contre les travailleurs en France, et par une agressivité militaire décuplée en Afrique.
Comprendre les leçons de nos échecs, c’est par exemple saluer le sursaut de révolte - séquestration et occupation - à Goodyear-Amiens, après des années de lutte, mais être lucides sur les illusions des victoires juridiques et des contreplans. C’est « mettre un coup de pied au cul » de Montebourg qui demande aux ouvriers licenciés de « mettre de l’eau dans leur vin ». Comprendre, c’est arrêter de tout remettre aux élections où les projets politiques se font et se défont au gré des négociations clientélistes pour des places, comme le Front de Gauche en est tristement l’exemple. Comprendre, c’est dépasser la « déprime » de beaucoup de travailleurs, de sans-papiers, qui avaient mis de « l’espoir sans illusion » dans l’arrivée d’un gouvernement « de gauche ».

Pour 2014, une vraie politique ouvrière !

Qui sait ce qu’est une vraie politique ouvrière ? Nous ne voyons que de la politique qui reste dans le cadre du capitalisme et qui ressemble effectivement à tours de passe-passe : je promets la lutte contre la finance, et je fais des dizaines de milliards de cadeaux au patronat. La politique, telle qu’on la voit, c’est le changement par les élections ; la défense de la France, de ses entreprises, de ses intérêts ; la confiance dans l’Etat pour brider les excès du capitalisme, améliorer la vie des travailleurs, voire interdire les licenciements. Sur ces points essentiels, la démocratie, la nation, l’Etat, ils sont tous d’accord, gauche, droite, Front national et Front de Gauche.
Sortir de cette politique bourgeoise pour faire vivre une politique ouvrière, c’est retrouver la voie prolétarienne vers le communisme : avec l’internationalisme, le renversement de la dictature bourgeoise. La voie prolétarienne ! Ce n’est pas pour demain, c’est maintenant !
Comme beaucoup de prolos, nous savons qu’une autre vie est possible dans une autre société. Nous avons la haine de classe et la volonté que ça change vraiment. Cette année, nous militerons pour que ce soit les prolétaires qui fassent le buzz, en nous mobilisant au quotidien et dans la rue, pas pour nous « faire entendre du gouvernement », mais pour imposer notre camp ! Si on ne veut pas que les luttes ouvrières soient rangées avec les faits divers, il nous faut un lieu pour nous organiser, pour faire entendre notre voix, et notre voie politique, un vrai parti communiste ! Pour que, surtout, cette lutte globale, politique et communiste, puisse transformer toutes nos luttes défensives en une lutte offensive et victorieuse.

L’OCML-VP t’invite à rejoindre ses interventions et initiatives, pour qu’en 2014 les prolétaires "accélèrent" vers le communisme !

Sommaire :
- Antisémitisme?
- International : Mandela, Zapatistes, Maroc, Philippines
- La santé au travail
- Histoire : Eté 1914

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Ven 7 Mar - 1:12

http://www.vp-partisan.org/article1218.html

Pour faire barrage à la réaction, lutter contre notre ennemi principal, le gouvernement !



Editorial :

Les manifestations de janvier et février, « journées de colère » et autres « manifs pour tous » de droite et d’extrême-droite, sont présentes dans les têtes en ce 8 mars, et le seront aussi au 1er mai. Les attaques de ce gouvernement, dur avec les travailleurs, aux petits soins avec la bourgeoisie, dans tous les domaines, le seront pas moins. Il sert la soupe aux capitalistes autant sinon mieux que le gouvernement précédent.

Alors que PS et droite partagent les mêmes orientations en matière économique et sociale, c’est sur les réformes sociétales que le gouvernement tente de se démarquer à gauche. Il fait alors l’unanimité contre lui de tout ce que le pays compte de vieille réaction de droite et d’extrême-droite. Attaques du gouvernement, menace d’une extrême-droite de plus en plus agressive, dans la rue et contre les militants. Devons-nous lutter sur deux fronts le gouvernement et les réactionnaires ? Et si oui, quel est l’ennemi principal ? La question va être réactivée par les prochaines échéances électorales. Voter pour qui ? Pour faire barrage à qui ?

L’ennemi principal, c’est le gouvernement, qui porte et défend les intérêts de la bourgeoisie française, pas les « traditionalistes » de toute confession, les nostalgiques d’un ordre ancien naturel, condamnés par l’évolution de la société. Bien sûr, ces derniers sont une menace, plus physique que politique. Ils font preuve de leur force, de leur capacité de mobilisation, ils tiennent le pavé, alors que les exploités, les ouvriers licenciés, les travailleurs dont les conditions de vie se dégradent du fait même des politiques subies, de même que les progressistes, sont inaudibles, dispersés et sans force. Les manifestations en défense de l’IVG, le 1er février, ou la journée nationale interpro CGT du 6 février, n’ont guère marqué.

Sans doute faut-il y voir un choix des médias et du gouvernement de faire diversion. Mais si ce n’était que cela, ce ne serait au fond qu’un moindre mal. Les manifs sont révélatrices d’une situation politique dans laquelle le camp des ouvriers et travailleurs parait inorganisé et affaibli. D’autant que les exploités ont été éduqués par les réformistes à attendre rien de leur propre force et tout d’un sauveur « suprême », détenteur des « solutions magiques », et qui résoudrait tous les problèmes sociaux et économiques, sans eux, mais pour eux. Le dernier de ces « sauveurs », Mélenchon, où est-il ? Lui qui, avec le Front de Gauche, avait l’ambition d’entretenir la flamme d’une « vraie gauche », d’un Etat fort face à la « finance », et d’une « France » fière de sa République ? Il est à fond dans les municipales...

Elevés à « l’union de la gauche » et au « soutien de nos élus » pendant des décennies, les travailleurs sont plutôt écoeurés, et divisés. Beaucoup sont en colère contre les « politiciens », les « élites » en qui ils avaient mis leur confiance. Ils manifestent leur colère « contre », veulent que « ça pète ». Quitte à l’exprimer en se tournant vers le premier pitre réactionnaire. La quenelle de Dieudonné est reprise par des travailleurs, des syndicalistes même, pour manifester ce ras-le-bol. C’est un peu de salut hitlérien et de bras d’honneur, ce n’est pas le poing levé communiste...

Nous resterons faibles si nous ne voyons pas dans le gouvernement actuel notre ennemi principal. Un ennemi qui nous attaque, mais aussi nous désarme, en se prétendant le rempart contre la réaction. En baissant les armes contre lui, en pensant qu’il peut éviter le pire, nous nous paralysons. Alors qu’il ne cesse de céder devant la réaction et de l’encourager. Pour preuve ce retrait de la loi sur la famille, pourtant épurée de la PMA (procréation médicalement assistée). Et le droit de vote aux immigrés, dans la liste des promesses électorales depuis plus de 30 ans ?

Les dirigeants des confédérations syndicales, qui font plus que ménager le gouvernement, avec l’argument que la « gauche » c’est moins pire que la droite, préparent le pire et l’attendent passivement.

Dans la lutte contre ce gouvernement, nous n’opposons pas nos intérêts économiques et sociaux, l’emploi, le pouvoir d’achat, contre les impôts, pour le droit à la santé, etc, et de l’autre les discriminations, le mariage pour tous en 2013 ou l’égalité garçons-filles à l’école. Etre communiste, ce n’est pas « PSA plutôt que PMA » !

Communistes, nous combattons pour une société libérée de toutes les formes d’exploitation et de domination, une société sans classe, sans exploiteurs et exploités. Une société qui s’attachera à éliminer les inégalités et les préjugés et à développer l’égalité entre tous. Une société qui permettra le libre développement des individus, selon leurs possibilités intellectuelles et leurs aspirations, et leur prise en mains collective de la lutte pour une société sans exploitation ni domination.

Aussi nous n’opposons pas les « exigences sociétales » aux exigences économiques, qui seules concerneraient vraiment les ouvriers. C’est parce que les partis réformistes n’ont pas mené la lutte dans la classe ouvrière contre les préjugés machistes, homophobes, ou racistes, parce qu’ils y ont développé le culte de la nation et le chauvinisme impérialiste, que Dieudonné ou des réactionnaires comme Soral, peuvent faire des adeptes y compris dans les syndicats. Farida Belghoul, comme Alain Soral, sont des anciens du parti communiste, maintenant dans la nébuleuse du FN. C’est leur mouvement Egalité et Réconciliation, créé par des membres du FN en 2007, qui a lancé cette « journée de retrait de l’école » pour protester contre l’enseignement des ABCD de l’égalité. Déçus par la gauche, ils gardent de sa politique le nationalisme et le culte de l’Etat.

Depuis quelques mois, des unités d’action, essentiellement avec le NPA et Alternative Libertaire, ont été réalisées par Voie Prolétarienne, au sein de fronts ou collectifs, anti-capitalistes ou révolutionnaires anti-capitalistes. C’est un signe des temps, la nécessité minimum de faire front ensemble, pour desserrer le carcan politique bourgeois devenu trop étouffant. Contre la réaction fasciste et agressive, nous n’appelons pas au secours l’Etat, mais nous nous organisons pour défendre nos militants. Contre le gouvernement de la bourgeoise et contre la réaction, nous nous battons pour nos besoins ET pour notre dignité d’hommes et de femmes, pour l’égalité des droits, contre les discriminations de toutes natures, pour l’économique et le social ET pour l’idéologique et le sociétal. Parce que nous avons pour objectif le communisme.

Sommaire :
- Les Fralib
- Dossier : Femmes et prolétaires
- International : Madagascar, Guadeloupe
- 1914 : le chauvinisme

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Mer 2 Avr - 0:05

http://www.vp-partisan.org/article1235.html



Ukraine : révolte populaire et conflit impérialiste

La crise en Ukraine a éclaté après que le gouvernement de Ianoukovitch ait choisi de renoncer à un partenariat financier avec l’Union européenne pour se tourner vers une union douanière avec la Russie. Ce revirement a été la cause immédiate d’un soulèvement antigouvernemental, soutenu par les gouvernements occidentaux et les médias européens qui ont pris le parti de défendre la « démocratie » contre le régime despotique de Ianoukovitch, appuyé par Poutine. Ils se donnent le beau rôle de défenseurs de la démocratie, du peuple et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, comme si c’était là le véritable enjeu pour eux.

Les peuples veulent la démocratie et la justice sociale

La révolte de la place Maïdan est diverse. Les nationalistes ukrainiens anti-russes d’extrême-droite y ont été les plus actifs, mais nullement majoritaires. La révolte est un rejet de la misère et des profiteurs des privatisations des années 1990, les oligarques. Ces derniers sont dans l’entourage des politiciens corrompus, que ce soit celui du président déchu ou de ses opposants. Elle est portée par les Ukrainiens des régions de l’ouest, rurales et pauvres, depuis toujours sous l’influence des voisins européens, mais elle a suscité la méfiance, voire l’hostilité, des Ukrainiens des régions industrielles russophones de l’est.
Le soulèvement a chassé du pouvoir Ianoukovitch, instauré un gouvernement de transition réactionnaire où le parti d’extrême-droite Svoboda a quatre ministres dont celui de l’Intérieur. Le peuple ukrainien, ou du moins une partie, a gagné une bataille, mais qu’a-t-il gagné ?

La révolte dévoyée par les enjeux impérialistes

Se poursuit en Ukraine la confrontation d’impérialismes rivaux, occidentaux contre russes et chinois, qui déchire la Syrie depuis trois ans. Cette confrontation, cette guerre économique, politique, s’appuie sur des crises nationales, sur des soulèvements populaires. Ils ne les ont pas créés, mais s’emploient à les orienter selon leurs intérêts en appuyant les différents protagonistes.
Comme en Syrie, aujourd’hui en Ukraine la crise est une opportunité pour l’impérialisme occidental et européen et une menace pour l’impérialisme russe. La révolte populaire en abattant un gouvernement ukrainien soutenu par leur concurrent russe au profit d’un gouvernement réactionnaire, peut servir les intérêts des Occidentaux. D’ailleurs ce gouvernement a déposé un projet de loi envisageant l’intégration de l’Ukraine à l’OTAN, volonté exprimée par les USA dans les années 2000, mais alors rejetée par l’Union européenne. La Russie n’entend pas perdre ses bases militaires navales en Crimée, ni les intérêts économiques importants qu’elle a en Ukraine, et refuse de voir les forces de l’OTAN renforcées à ses frontières.
Les gouvernements de l’Union européenne ont soutenu la révolte en s’asseyant sur leurs « principes politiques » qui voudraient que seul soit légitime un gouvernement issu d’une élection, ce qui était le cas de Ianoukovitch, et que le « pouvoir ne soit jamais celui de la rue ». Mais voilà, démocratie, respect des droits de l’Homme, droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, ne valent que tant que leur application sert leurs intérêts. Beaucoup de peuples peuvent en témoigner, les Palestiniens en premier lieu, dont les droits nationaux et démocratiques sont depuis longtemps bafoués par les impérialistes.

Une révolte sans direction populaire

La crise ukrainienne a débuté à la suite de l’échec d’un accord économique avec l’Union européenne, imputé aux pressions de la Russie. La révolte est socialement large. Mais place Maïdan, les mouvements nationalistes fascisants tels que Svoboda, et plus à droite le Praviy Sektor, ont été particulièrement actifs. Praviy Sektor se définit comme « nationaliste, défendant les valeurs de l’Europe blanche et chrétienne contre la perte de la nation et la « déreligionisation ». Pour autant, on ne peut considérer qu’ils soient représentatifs de la majorité des insurgés. En tout cas leur présence visible et active dans la révolte suscite crainte et méfiance chez les Ukrainiens russophones. Méfiance d’autant plus justifiée qu’une des premières mesures du gouvernement de transition a été de supprimer le russe comme deuxième langue officielle.
Les opposants « démocratiques » comme Ioulia Timochenko, vedette déchue de la révolution orange de 2004, sont aussi discrédités que l’ensemble du personnel politique ukrainien qui s’est enrichi sans scrupule. Ces politiciens sont liés aux oligarques présents dans les deux camps. Ils vont prendre les commandes du pays, en saluant « les héros de Maïdan ». Cette bourgeoise qui a fait sa fortune en s’appropriant, lors des privatisations des années 90, les industries sidérurgiques, métallurgiques et minières du bassin de Donetsk russophone, ne tient nullement à la partition de l’Ukraine. Elle veut défendre une indépendance économique qui lui permet de commercer aussi bien avec la Russie qu’avec l’Europe.
Ianoukovitch a été chassé. Le peuple d’Ukraine est divisé par les nationalismes exacerbés, celui de l’extrême-droite ukrainienne, celui des russophones activé par la Russie. Il l’est aussi par l’absence d’un parti pouvant défendre ses intérêts conte ses exploiteurs et capable de combattre les chauvinismes réactionnaires.

Le peuple ukrainien dupé par l’Union européenne ?

Les Européens disent vouloir défendre l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Ils accepteront de facto la séparation de la république autonome de Crimée, que la Russie vient d’occuper, même s’ils ne la reconnaissent pas en droit. Ils ne veulent pas une partition générale de l’Ukraine qui les obligerait à soutenir les régions pauvres de l’ouest agricole, auxquelles ils imposeraient des sacrifices comme ils l’ont fait pour le peuple grec.
Enfin, ils tiennent, l’Allemagne en premier lieu, à conserver de bonnes relations commerciales avec la Russie. L’Allemagne est le premier partenaire commercial de la Russie en Europe et n’est pas prête à rompre le dialogue avec Poutine. La Russie fournit 25 % du gaz consommé par l’Europe. Plus de 30 % du gaz et du pétrole consommés en Allemagne. L’Union européenne est le premier investisseur étranger en Russie.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la défense de leurs droits politiques et sociaux, ne pèsent jamais beaucoup devant ces intérêts.
Vers la guerre ?

En occupant militairement la Crimée, le régime de Poutine fait monter les enchères acculant l’Union européenne, soit à l’impuissance, soit à des mesures qui aggraveraient la crise économique en Europe et les risques d’un affrontement militaire. Ni l’Union européenne, ni la Russie n’y ont intérêt, mais la concurrence impérialiste, la guerre économique, la guerre d’influence, alimentent les nationalismes. Poutine en profite pour menacer l’Ukraine tentée de rejoindre l’OTAN : vous restez dans mon camp sinon j’envoie mon armée. Et si la guerre n’est pas souhaitée par les uns et les autres, la nécessité pour Poutine, comme pour les USA et l’Union européenne, de se monter fermes et de répondre aux attentes qu’ils ont entretenues dans leurs peuples et en Ukraine, peuvent y conduire. L’impérialisme porte la guerre, comme l’orage la foudre.

Impérialistes, occidentaux ou russe : bas les pattes en Ukraine
Dissolution de l’OTAN
A bas les guerres impérialistes, économiques ou militaires
Contre les nationalismes réactionnaires, respect des droits nationaux des minorités, solidarité ouvrière
Pas de révolution sans parti communiste des exploités


Le 6 mars 2014.

Sommaire :
- Dossier : LA révolution au Portugal en 1974
- Luttes : NDDL, CARA à Saint Ouen
- International : Algérie, Inde
- Histoire : Cologne, 1973

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Mar 29 Avr - 15:11

http://www.vp-partisan.org/article1253.html



Editorial :

Le gouvernement de Valls est, selon lui, un gouvernement de « combat ». Pour qui et contre qui ? Beaucoup de travailleurs ne se font guère d’illusions. Depuis longtemps, gouvernement après gouvernement, les attaques se font plus rudes contre nous. Ils s’emploient toujours à satisfaire les exigences du capital et n’offrent aux exploités que la promesse d’un avenir meilleur… quand l’économie aura été remise sur les rails grâce aux sacrifices qui nous sont imposés. Depuis 40 ans, c’est toujours pour demain !

Le 12 avril, de 25 000 à 100 000 personnes ont défilé à Paris, à l’appel du Front de gauche et du NPA, pour dire « Non à l’austérité », contre le gouvernement, mais aussi pour lui imposer « une vraie politique de gauche ». Pour le pousser à faire un « autre partage des richesses ».

Une « vraie politique de gauche », c’est quoi ?

Le problème n’est pas que le gouvernement PS serait un gouvernement de gauche qui ferait une politique de droite, par impuissance ou servilité face aux « marchés financiers » ou à « l’Europe ». Le problème est que ce gouvernement, comme le précédent, est un gouvernement du capital, qui fait la politique du capital. Et en période de crise, faire la politique du capital, c’est soutenir les profits en s’attaquant aux salaires, directs ou indirects, aux prestations sociales, aux conditions d’accès aux soins, à l’éducation… Faire la politique du capital, c’est faire la politique de ceux qui ont le pouvoir, le pouvoir économique, et par là même le pouvoir politique. Et ce pouvoir ne se brise pas par une manifestation, ou en envoyant au parlement une majorité de gauche, ou « à la gauche de la gauche », mais en faisant une révolution. Les travailleurs doivent s’emparer de tous les pouvoirs politiques et économiques, et organiser la société selon d’autres règles, et pas selon la loi du profit.

Mais ceux qui ont appelé à cette manifestation, et qui nous appelleront aux prochaines élections européennes à voter « pour une autre Europe », ne peuvent le dire. Ils nous appellent donc à « une autre répartition des richesses », sous-entendu entre les capitalistes et les exploités, comme si pour répartir, il ne fallait pas avoir le pouvoir sur toute la richesse produite.

Qu’ils soient sincères ou pas dans leurs illusions de réforme du capitalisme en crise, n’a au fond guère d’importance. Ils ne peuvent pas reconnaître qu’il n’y a d’issue que dans une révolution et d’autre perspective pour les exploités que de la préparer. Le faire serait admettre que toutes leurs mobilisations électorales, toutes leurs combinaisons politiques, ne sont que des agitations sans débouché. Ils ne peuvent y gagner que quelques postes, pour eux-mêmes, et leur intégration à l’appareil d’Etat bourgeois. Ils ne peuvent pas non plus admettre que si, par miracle, ils gagnaient une majorité au parlement, ils ne pourraient faire guère mieux que le PS : appliquer la politique du capital, et trahir leurs promesses !

La campagne européenne va commencer. Les listes sont prêtes. Le Front de gauche a réussi à recoller les morceaux du PS et du PC. Le NPA aurait bien voulu en être. Mais c’était trop tard. Cette « gauche de la gauche » va faire campagne pour « une autre Europe ». « Une Europe de la solidarité », « non soumise aux marchés financiers ». Une Europe « respectueuse des Etats ». Mais ce qui est vrai pour chaque nation, l’est pour toute l’Europe. Une Europe respectueuse des travailleurs, ce ne peut être qu’une Europe « sans patrons », une Europe dirigée par les exploités. Sans cela l’Europe ne peut être que celle de la concurrence, de l’exploitation, de la fermeture des frontières aux hommes, et celle de la libre circulation des capitaux.

La France ? Non, l’impérialisme français !

Ce gouvernement de combat ne l’est pas uniquement contre nous ! Il l’est contre les peuples du monde. Partout où il défend les intérêts de l’impérialisme français, en intervenant militairement ou en soutenant les bourgeois ou régimes qui peuvent le servir. Il y a 40 ans, Mitterrand et un gouvernement de droite n’avaient pas hésité à soutenir le régime rwandais génocidaire, pour contrer le FPR, trop lié aux USA. Aujourd’hui le Président Hollande envoie des troupes au Mali et en Centrafrique, non pour le bien de leurs peuples dont la situation sécuritaire et économique ne s’est guère améliorée, mais pour les intérêts de la France, menacés par les USA ou la Chine. L’instabilité dans ces pays a été entretenue depuis leur indépendance par la France, qui n’hésitait jamais à organiser les coups d’Etat pour assurer la sauvegarde de ses intérêts.

Ce gouvernement de combat ne va pas relâcher la pression sur les pays, qui, comme la Grèce, se sont endettés auprès des banques françaises. Il n’hésitera pas plus à soutenir, dans les soulèvements populaires comme en Syrie et Ukraine, des forces nationalistes réactionnaires contre ses concurrents russe ou chinois. Les impérialistes, français ou autres, n’ont pas d’amis, que des intérêts. En Palestine, il se dit soucieux des « droits des Palestiniens », mais apporte un soutien sans faille au sionisme qui les écrase. En Syrie l’opposition armée au régime recule, et le régime de Bachar regagne du terrain. En Ukraine, la Russie fait monter les enchères. N’en doutons pas si les « peuples » que le gouvernement français dit soutenir sont écrasés, dans quelques années, si les affaires l’exigent, leurs oppresseurs redeviendront des amis de la France, comme l’était Bachar ou Poutine, il y a quelques années.

Les peuples ne peuvent compter que sur les autres peuples, les exploités sur les autres exploités. Il faut pour cela nous détourner du chauvinisme, pour mettre en avant nos intérêts communs contre l’impérialisme et le capitalisme mondial. A la sainte alliance des capitalistes, opposons l’internationalisme de combat des exploités, pour la libération nationale des peuples opprimés, pour la libération sociale de tous les exploités, pour construire la voie de la révolution mondiale.

Exploités du monde, contre les semeurs d’illusions, prenons l’avenir entre nos mains !

Sommaire :
- Luttes : Les Chapitres, Sans-papiers
- International : Tunisie, Rwanda
- Réformisme : Le Front de Gauche

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Mar 3 Juin - 0:25

http://www.vp-partisan.org/article1272.html



Editorial :

Les partis de la bourgeoisie de droite ou de gauche, et même d’extrême gauche, se mobilisent pour cette élection. Même ceux qui dénoncent cette Europe et n’attendent rien de positif de l’issue de ce vote pour les hommes et les femmes de ce pays. Ils veulent seulement « se compter » et gagner quelques postes dans un parlement européen encore plus dépourvu de pouvoir que le parlement français.
Le gouvernement s’attend à ce que s’exprime dans cette élection le même désaveu de sa politique que lors des municipales dernières. Valls veut mobiliser parce que selon lui ce serait notre intérêt et celui de la France que d’aller voter. Pour l’UMP Juppé, « l’Europe [est] une chance ». Le FN, lui, se voit déjà à cette élection « le premier parti de France », en capitalisant le discrédit du gouvernement et de l’Europe. Mais la plupart des travailleurs vont s’abstenir.
Les travailleurs ont raison de rejeter la construction de cette Europe…

Cette Europe, dont le gouvernement nous vante le caractère positif et progressiste, est celle qui organise de la concurrence entre les travailleurs européens. Elle est celle de l’attaque de tous les droits sociaux acquis par nos luttes au nom des vertus du marché, de la « responsabilité », et de la baisse du coût du travail, pour défendre la compétitivité de la France dont dépendraient nos emplois futurs.
Cette Europe est une Europe impérialiste sous la domination de l’Allemagne, de la France, de la Grande Bretagne. Des pays comme la Grèce ou d’autres se sont endettés auprès de leurs banques pour acheter du matériel et des armes allemands ou français. Pour sauver leurs banques de la faillite, les pays qui dominent l’Europe imposent aux autres pays européens endettés les plans d’austérité les plus violents, qui jettent les travailleurs dans le chômage et la misère.
Ces pays dominants manœuvrent pour gagner influence et marchés en Afrique, dans le Moyen Orient, en Ukraine, contre leurs concurrents impérialistes russes, ou chinois. Cette Europe impérialiste intervient militairement, sous prétexte de soutenir les peuples opprimés, mais en fait pour faire valoir ses intérêts. Mais elle soutient sans faillir Israël qui écrase le peuple palestinien. La France prête à la Pologne des avions de combat Rafales, pour intimider la Russie, alimentant les risques de guerre. Elle intervient au Mali en Centrafrique.
Cette Europe impérialiste fait la chasse aux travailleurs qui fuient la misère, les guerres en Afrique ou ailleurs. Pour échapper à Frontex, les immigrants risquent la mort par noyade en mer ou de soif dans le désert. Alors que les capitaux européens, leurs marchandises, peuvent librement circuler et exploiter les peuples dominés.
Cette Europe n’est en rien démocratique. Son parlement est dénué de pouvoir réel. Il ne peut présenter de loi. Le pouvoir reste dans les mains de la Commission européenne qui est désignée directement par les gouvernements des pays membres.
Tout cela est vrai, mais les travailleurs ont tort s’ils pensent que tout irait mieux si l’on en revenait à la France d’avant l’Union européenne.
Chômage, austérité, misère : la faute de l’Europe ou du capital ?

Le Front de Gauche et des partis qui se disent communistes affirment qu’il faut une autre Europe, voire qu’il faut en sortir pour redevenir « maîtres chez nous » et ne plus dépendre des diktats de la Commission européenne. Le FN tient plus ou moins le même discours que la gauche réformiste et met en avant le « patriotisme français ».
Mais un gouvernement soumis au contrôle de députés français serait-il plus démocratique que le parlement européen ? Si c’était le cas, cela voudrait dire que jamais les députés au parlement français n’ont trahi les promesses faites pour être élus ! Cela voudrait-il dire que l’Etat ne serait pas au service du capitalisme français, de ses intérêts en France contre les travailleurs, dans le monde contre les peuples dominés et ses concurrents impérialistes ! L’exploitation par le capitalisme français n’est pas plus douce pour les travailleurs et les peuples que celle des Européens ou des autres impérialistes.
Dans l’Europe ou hors de l’Europe, dans un contexte de crise, la concurrence capitaliste (la guerre économique) impose aux capitalistes et à leurs Etats de baisser les coûts salariaux, de sacrifier les droits acquis, de s’attaquer aux travailleurs...
Ceux qui, de gauche ou de droite, font de l’Europe la cause des attaques contre les travailleurs, orientent notre colère contre les pantins du capital, mais non contre lui. Ils nourrissent le repli national et le chauvinisme qui nous divisent. Ils nous entretiennent dans l’illusion que, si l’on revenait à la France de l’après guerre, tout irait mieux.
Cette « gauche » qui se veut « patriotique », compte sur les frontières et le renforcement de l’Etat pour soi-disant sauver nos intérêts de travailleurs. En fait cette « gauche » divise notre classe qui est multinationale en France, et a les mêmes intérêts que les autres travailleurs du monde.
La force de notre classe, ce n’est pas la force de l’Etat français contre ses concurrents impérialistes, c’est la solidarité entre tous les exploités et notre organisation par delà les frontières. C’est la lutte commune de tous les exploités, pour en finir avec l’exploitation et la domination capitaliste et impérialiste, qu’elle soit française, européenne, américaine... C’est la lutte commune pour briser la concurrence entre nous activée par nos exploiteurs. C’est la lutte commune pour construire, ensemble, une société libérée de l’exploitation, parce que dirigée et organisée par les travailleurs associés.
Ce n’est pas de l’Europe qu’il faut sortir, mais du capitalisme !

Déclaration de l’OCML-VP, 7 mai 2014

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Message  Joe Hill le Mer 2 Juil - 21:46

http://www.vp-partisan.org/article1303.html



Editorial :

14 juillet, le centenaire de l'impérialisme

Ce 14 juillet 2014, Hollande invite 72 chefs d’états, après « l’anniversaire » du débarquement en juin et avant le 11 novembre. Toutes ces commémorations nationales, c’est vraiment la grande messe de la gerbe, au sens propre comme au figuré !

Les anniversaires et les honneurs sont bien symboliques !

Il vaut mieux prendre une victoire anglo-américaine comme « tournant de la guerre » qu’une victoire de l’Armée Rouge. Il vaut mieux « réhabiliter » les fusillés de 1914, exécutés « pour l’exemple », dont l’armée ne rendra jamais compte. Qualifiés de « ceux qui n’ont pas tenu » (Sarkozy, 2008), ceux emportés par une « mêlée furieuse » (Hollande, 2014). Comme si la guerre était un basculement dans la folie, qui échapperait à la compréhension. Déserteurs, militants, ceux-là sont morts debout, quand la plupart des généraux sont morts dans leurs lits, loin de leurs champs de bataille. 1914 plutôt que 1917, où la désobéissance collective s’installe, sur l’air de Craonne, « Messieurs les beaux, si voulez faire la guerre, payez-là de vot’ peau », la fraternisation dans les tranchées. C’est aussi l’étincelle de la révolution russe et les 8000 soldats russes qui forment le Soviet de la Courtine dans la Creuse.

Hollande préfère glorifier la « beauté du sacrifice » des tirailleurs africains, « morts dans une guerre qui n’étaient pas la leur ». Tellement pas la leur, qu’en 39-45, 200 000 d’entre eux ont été enrôlés de force par les armées coloniales, qu’aucun tirailleur n’a été invité pour le D-Day, ni un mot dit sur l’Afrique pourtant théâtre des combats. Tellement pas la leur, que les promesses de 1914 d’accès à la citoyenneté française, la majorité ne l’aura jamais. Tellement pas la leur, qu’en 1944, près de Dakar (Thiaroye), des tirailleurs sénégalais sont abattus pour avoir séquestré leur général en réclamant le paiement de leur solde.

Le PS préfère glorifier le « mythe de Jaurès », la « paix assassinée », pour faire oublier leur trahison historique. En 1912, Les socialistes dénonçaient la guerre comme « criminelle et ultraréactionnaire ». Et pourtant, la plupart (PS-SFIO, Labour Party, SPÖ, SPD…) se rallièrent à « l’Union sacrée » en 1914, marquant la faillite de la II° internationale. Ce chauvinisme, Lénine dira qu’il est le dernier mot de l’opportunisme. Il défendra, lui, la défaite du gouvernement russe dans la guerre impérialiste, pour transformer la guerre des gouvernements réactionnaires en guerre civile révolutionnaire.

14-18, c’est l’acte politique sanglant du passage au stade impérialiste.

La concurrence économique n’explique pas mécaniquement la guerre, ni son échelle mondiale. Mais sur cette base, les Etats bourgeois ont construit le nationalisme, sous couvert de souveraineté du peuple, pour mieux ranger les prolétaires derrière leurs exploiteurs. La justification de la guerre de classe, ne pouvant se faire officiellement au nom du profit, est faite au nom de la nation, du rejet de l’étranger. Lénine écrit en 1917 « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme », expliquant un système économique, politique et financier, dont la guerre n’est qu’un des outils.

Hollande continue ce patriotisme, rappelant « l’impérieuse nécessité de faire bloc si nous voulons gagner les batailles qui, aujourd’hui, ne sont plus militaires mais économiques-11/11/2013 ». Un discours que l’ex-patron de l’UMP, Jean-François Copé avait qualifié de « celui qu’il fallait ». Il nous dit, estimez-vous heureux, les Européens, vous vivez en paix, quand la guerre –impérialiste - est partout, jusqu’aux portes de l’Europe en Ukraine.

Nous refusons ce « souverainisme » qui, hier comme aujourd’hui, conduit à la guerre, contre nos frères de classe. Nous refusons d’en appeler aux « Trente glorieuses » de la croissance retrouvée du capital sur un champ de ruines. Nous refusons le « patriotisme économique » de Montebourg, de Mélenchon ou de Le Pen qui n’a d’effet qu’à la marge dans les lois de la concurrence internationale. Il nous leurre sur la solution à la crise. Son rôle est avant tout politique, nous rallier à la bannière de la bourgeoisie.

Comme les bolcheviks il y a un siècle, ni aujourd’hui, ni demain, nous ne mourrons pour ces « patriotes » ! Gloire à nos vrais frères de batailles, les prolétaires du monde entier, qui sont notre seule Patrie !

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Re: Partisan (OCML-VP)

Message  Joe Hill le Dim 28 Sep - 17:45

http://www.vp-partisan.org/article1327.html



Editorial :

9e congrès de l’OCML VP, Faire face aux défis d’un monde en crises !

Popularités du président et du premier ministre au plus bas. Gouvernement qui affiche toujours plus sa défense des intérêts du capital et des propriétaires. Débat politique au ras de terre quand ce n’est pas au niveau du caniveau : campagnes racistes contre des ministres, révélations de l’ancienne compagne de Hollande. Zizanie au PS et à l’UMP, tous deux larbins du capital, dont les débats internes relèvent d’ambitions personnelles et pas de divergences de lignes. Marine Le Pen en embuscade se voit au deuxième tour de la présidentielle de 2017. Le Front de gauche est au fond du trou.

Les réponses impérialistes au désordre du monde capitaliste ne font que l’aggraver !

Tout cela dans un contexte économique de plus en plus dur pour les exploités et dans un monde sentant la « poudre ». Manoeuvres guerrières en Ukraine. Massacres à Gaza, avec la complicité des impérialistes, de Hollande et de son gouvernement. Mobilisation internationale contre « L’Etat Islamique en Irak et au Levant », qui gagne du terrain en Irak et met en scène ses massacres. Les puissances occidentales et leurs alliés régionaux avaient toléré l’EIIL pour les uns, et financé pour les autres, dans l’espoir que ces jihadistes feraient tomber Assad. Maintenant, les impérialistes s’inquiètent du succès de ces combattants convaincus de la légitimité de leur cause… des plus réactionnaires. Dans cette mobilisation internationale, Hollande est des plus guerriers, tente de se refaire une popularité dans la « lutte contre les égorgeurs ».

Les bourgeois dénoncent les annexions territoriales de la Russie, mais n’ont rien contre les massacres à Gaza, la poursuite de la colonisation de la Palestine, alors que l’Etat sioniste vient d’étendre de 400 hectares la colonisation en Cisjordanie. Le gouvernement français traque les Jihadistes français, mais réprime un militant lyonnais qui a dénoncé l’enrôlement de Français dans l’armée sioniste. Les médias français et le gouvernement dénoncent la barbarie d’EIIL. Mais pour eux la barbarie est dans les moyens pas, dans les résultats. Il est barbare d’égorger à l’arme blanche, mais pas de tuer avec des bombes des enfants qui jouent sur une plage de Gaza. Les hommes et femmes politiques qui s’apitoient sur les victimes des jihadistes font profil bas sur les milliers de victimes civiles de l’armée sioniste.

Les actions des impérialistes de l’Ouest, comme de l’Est, sont dictées par leurs intérêts économiques et stratégiques. La crise ukrainienne est née de pressions européennes sur l’Ukraine pour la détacher de la Russie, tentative contrariée par cette dernière. Les crises en Syrie et l’Irak ont des causes internes mais sont instrumentalisées par les impérialistes, par les USA et l’Europe. Les interventions militaires impérialistes passées, présentes et futures, loin d’instaurer la paix, la démocratie et la sécurité, aggravent les contradictions du monde, disloquent des Etats, et font naître les « monstres » qu’ils prétendent combattre.

Les campagnes contre les « ennemis extérieurs » comme diversion de la colère des exploités !

Ces crises sont, pour les pays impérialistes, des menaces réelles, mais elles sont surestimées. Les campagnes contre « l’ennemi extérieur » tentent de construire un consensus sécuritaire, pour détourner les peuples de la lutte contre leurs propres exploiteurs et leur Etat. En France la campagne sur l’accueil des Yezidi et des chrétiens d’Orient cherche à faire oublier le soutien indéfectible de Hollande à la colonisation sioniste, devenue très impopulaire. La menace terroriste permet de justifier un nouveau renforcement de l’appareil répressif de l’Etat. Mais ces tentatives ne sont pas que répressives, elles visent à pousser les travailleurs attaqués dans leurs droits sociaux, désorganisés, désorientés, à rechercher la protection de l’Etat.

Pas étonnant si un tel contexte national et mondial, ainsi que le discrédit des partis politiques, nourrissent une extrême droite prônant la fermeture des frontières, le repli national et le renforcement de l’Etat, dénonçant les aventures militaires françaises, faisant de la préférence nationale une solution à la crise, au désendettement de la France, par des sacrifices imposés aux immigrés. Pas étonnant que dans cette situation de crise de la politique, de plus en plus de personnalités en appellent à un régime « bonapartiste », qui se voudrait à la fois populaire, nationaliste et au dessus des partis. Marine Le Pen se voit dans le rôle, et sans doute Valls, mais il est entraîné par la chute du PS.

La « Gauche de la gauche » impuissante !

La « gauche de la gauche » ne capitalise en rien une situation qui par bien des aspects devrait lui être favorable. Est-ce étonnant ? Le Front de gauche n’est pas mort seulement de désaccords de tactique électorale entre le Parti de Gauche de Mélenchon et le PCF. Face à la situation actuelle, il l’a été aussi de son absence de démarcation avec certaines réponses proposées par Marine Le Pen : protectionnisme, fermeture des frontières, renforcement de l’Etat. Et défense de la paix mondiale, sans jamais renoncer aux ventes d’armes françaises.

Sur le plan idéologique Il n’y a pas équivalence entre extrême droite et Front de gauche. Sur le racisme, les sans papiers et les immigrés, sur le sionisme. Mais dans les propositions économiques et politiques, la différence est faible. Tous deux mettent en avant un homme ou une femme providentiels, flattent le « peuple », revendiquant « tout le pouvoir au peuple », en développant le culte du personnage providentiel.

En dépit des annonces fracassantes et du fait indéniable que beaucoup des ouvriers qui ont voté aux dernières élections européennes l’on fait pour le FN, la majorité des ouvriers se sont abstenus. Ils ont alors exprimé un double rejet : celui du gouvernement, celui du FN, mais rien de plus. Révoltés par leur situation, inorganisés, et désorientés, les ouvriers ne sont pas encore en condition de prendre en main leur avenir, dans leurs luttes de résistance.

Réalistes, modestes et ambitieux, voilà ce que nous sommes à VP

A VP nous ne prétendons pas être, aujourd’hui, à la hauteur des défis que nous posent les situations française et mondiale. Après ce constat, un choix est possible : renoncer par accablement, ou travailler à réunir les conditions d’une alternative révolutionnaire. Cela ne surprendra pas le lecteur, nous choisissons la deuxième option, comme notre dernier congrès en trace la voie.

Nous savons que rien ne se fera sans l’intervention des travailleurs, mais aussi que les grands appels au « tous ensemble », à la « grève générale », ne font pas avancer la classe ouvrière qui est convaincue de leur nécessité et n’attend plus rien du gouvernement. Au jour de ces grandes luttes, comptera la capacité des communistes à les orienter, à en faire un tremplin pour organiser pour la révolution. Cela dépend du développement de nos capacités organisationnelles et politiques, dans les conditions présentes. De notre lien aux masses, qui se construit dans un travail long, patient, tirant les leçons de nos échecs. D’un travail d’organisation, de débat, de lutte politique, dans les usines et dans les quartiers, là où il faut être aujourd’hui pour capitaliser demain. De la lutte politique dans les mobilisations, faisant valoir les mots d’ordres justes se démarquant des réformistes, ou, dans les manifestations en soutien à la Palestine, des islamistes.

Mais les idées justes, les orientations qui répondent à la situation présente ne tombent pas du ciel ou de la seule étude des « classiques du marxisme ». Seul le travail théorique permet de dégager, dans la confusion et la complexité des situations politiques et sociales d’aujourd’hui, les orientations qui nous permettront d’avancer dans la construction de l’unité du prolétariat de France et de l’unité internationaliste des travailleurs, contre les bourgeois et l’impérialisme.

Aussi, notre dernier congrès, tout en confirmant les orientations énoncées au 8e congrès quant à la prolétarisation de l’organisation, en tirant des enseignements de nos difficultés, a décidé de modifier notre système de propagande, à la fois pour mieux répondre aux besoins quotidiens de l’intervention politique, par un « journal » plus réactif, et aussi au besoin de réflexion théorique et à sa diffusion, par le lancement d’une revue politique.

La tâche est immense, dans les usines, dans les quartiers, pour développer la théorie révolutionnaire. Et il manque encore « beaucoup » d’ouvriers de toutes origines pour la mener. Aussi nous appelons ceux qui partagent ces nécessités, inorganisés ou organisés, à en débattre avec nous et à nous rejoindre !

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