LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
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LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
Pour eux, la primaire n'a rien changé, ou presque. L'élection de François Hollande comme candidat du Parti socialiste n'est pas un bon signe pour la gauche radicale. Fustigeant depuis des mois une gauche recentrée, néolibérale, Jean-Luc Mélenchon du Front de gauche, Nathalie Arthaud de Lutte ouvrière, et Philippe Poutou du NPA n'ont pas attendu pour critiquer le député de Corrèze. Chacun dans son style, les trois candidats à la présidentielle pourfendent son programme et la politique qu'il annonce.
Jean-Luc Mélenchon a ainsi expliqué lundi 17 octobre sur France info qu'il "crain[t] que le programme de François Hollande soit assez court", car "proposer comme horizon 60 000 postes dans l'éducation nationale et des contrats générations, c'est vraiment le tarif super minimum de la gauche". Le président du Parti de gauche a estimé que François Hollande était un "eurobéat" "persuadé que le centre de gravité de la société est au centre gauche, mais il se trompe totalement". Sur son blog, le député européen est encore plus raide: "L'orientation majoritaire du Parti socialiste est confirmée sans aucune surprise dans la personne de l'homme qui l'a incarnée sans discontinuer depuis 1997."
"CE QU'IL FAUT AFFRONTER NE SE RÈGLERA PAS ENTRE BISOUNOURS"
Cherchant cependant à ne pas insulter l'avenir, M. Mélenchon a toutefois salué les "bonnes intentions" de M. Hollande. Et renouvelé son "offre publique de débat" avec le candidat du PS car la primaire a "montré l'intérêt des Français pour les discussions sur le fond plutôt que les petites phrases et les apparences".
Ajoutant aussitôt : "Ce qu'il faut affronter ne se règlera pas entre bisounours", il faut "le partage" des richesses et "faire partager de force les banquiers, les puissants, les importants qui créent dans ce pays un chaos indescriptible".
Philippe Poutou a tenu lui aussi à saluer le succès d'affluence du second tour de la primaire en estimant qu'elle était "sans doute révélateur de l'espoir des gens de voir Sarkozy se fairevirer lors des prochaines présidentielles". "Pour nous, qui luttons contre la politique de Sarkozy et qui souhaitons la défaite de la droite, quel plaisir de voir la tête déconfite de ses partisans sur les plateaux télé. Ils ont raison de s'inquiéter pour l'avenir de leur camp", ajoute-t-il dans un communiqué lundi.
"LA GAUCHE DURE ENVERS LES TRAVAILLEURS"
Mais pour le candidat ouvrier, la désignation de François Hollande n'augure rien de bon pour la gauche : "Cette candidature ne représente qu'une alternance sociale-libérale qui ne changera rien à nos vies quotidiennes, qui mènera les mêmes politiques d'austérité que cette 'gauche-là' conduit en Grèce ou en Espagne", assure M. Poutou.
Même ton fataliste du côté de LO. Nathalie arthaud moque le qualificatif de "gauche molle" acollé au nom de Hollande: "Envers les capitalistes, assurément ; mais gauche dure envers les travailleurs", lance-t-elle dans un communiqué. La successeure d'Arlette laguiller prédit ainsi "des sacrifices pour rembourser la dette que les classes riches ont creusée dans les caisses de l'Etat, pour payer une crise dont les capitalistes sont responsables". Pour elle, Hollande est le "candidat du non changement".
Le Monde.fr avec AFP
Le Monde 17/10/2011

Vals- Messages: 1557
Date d'inscription: 10/07/2010
Re: LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
Personnellement, je pourrait signaler l'excellence des propos de Poutou. Mais je ne vois pas trop la différence d'avec ceux de nathalie Arthaud, ett de leurs divergences maintenues (par la seule volonté politique de LO) De même du repli sectaire du front de gauche.... L'unité aurait été bien plus efficace et payante pour notre classe...

gérard menvussa- Messages: 3298
Date d'inscription: 06/09/2010
Age: 55
Localisation: La terre
Hollande, le candidat anti-finance qui...
François Hollande, le candidat anti-finance qui aime les financiers
Romain Lamel
Source: Courant Communiste Révolutionnaire du NPA
Le candidat socialiste prétend que son adversaire est « le monde de la finance ». Un regard attentif sur le parcours de ses plus proches conseillers et sur le contenu de ses 60 propositions démontre que, dépassé le stade des envolées rhétoriques, le favori des sondages s’inscrit dans la continuité des politiques d’austérité développées dans la plupart des pays européens.
Dimanche 22 janvier, dans son premier grand discours de campagne, au Bourget, François Hollande a déclaré : « Dans cette bataille qui s’engage, mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Cet adversaire c’est le monde de la finance. ». Il a accusé cet ennemi d’avoir « pris le contrôle de l’économie ». En tant que militants révolutionnaires nous pourrions nous prendre au jeu et nous réjouir d’une telle prise de conscience de la part du candidat du premier parti d’opposition en ces temps incertains de crise économique. Il réveille toutefois des souvenirs douloureux chez les camarades un peu plus âgés : difficile d’oublier les diatribes de François Mitterrand contre « les forces de l’argent » qu’il entendait « défier le regard clair », contre « l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ». Au regard des trahisons passées, le nouveau candidat socialiste présente-t-il plus de garanties que son prédécesseur ?
Les amitiés douteuses de Hollande
Une analyse simple du parcours des membres de l’équipe de campagne du président de la région Corrèze laisse présager le pire. Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat socialiste, est vice-président du Cercle de l’Industrie, un lobby patronal français auprès des institutions européennes qui a coutume d’avoir un vice-président de « gauche » mais aussi, pour faire bonne figure… un vice-président de droite. Parmi les conseillers économiques proches du candidat on peut remarquer des personnalités comme Elie Cohen, administrateur des firmes EDF, Energies Nouvelles, Steria et Pages Jaunes ; Jean-Hervé Lorenzi, administrateur de BNP Paribas Assurances et de la Compagnie financière Edmond de Rothschild ; Jean-Paul Fitoussi, administrateur du trust financier italien Intesa Sanpaolo, de Telecom Italia et de Banca Sella Holding ; Emmanuel Macron, actuel associé-gérant de Rothschild & Cie Banque ou encore Stéphane Boujnah, patron de la branche française du groupe financier espagnol Santander. Depuis des décennies, depuis sa scolarité à HEC et Sciences Po, François Hollande fréquente les plus hauts dirigeants économiques tels que Henri de Castries, actuel PDG d’Axa ; Jean-Marc Janaillac, directeur général développement du groupe RATP ou encore André Martinez, responsable mondial hôtellerie de Morgan Stanley Real Estate. Les diatribes anti-finances du favori des sondages semblent étranges pour un candidat doté d’un tel entourage.
Rapide retour sur les 60 propositions : sympa avec les patrons…
Si l’on se penche sur les 60 propositions, celles-ci révèlent que, dépassé le stade des envolées rhétoriques, le programme économique du candidat socialiste s’inscrit davantage dans la continuité des politiques d’austérité développées dans la plupart des pays européens qu’en rupture avec « le monde de la finance ». Les aides aux entreprises, sous forme d’exonérations d’impôts ou de subventions directes, fil rouge de la politique de tous les gouvernements, de gauche comme de droite, depuis trente ans, se poursuivraient en cas d’élection de François Hollande à l’Elysée. L’objectif déclaré est de favoriser l’emploi en offrant des cadeaux toujours plus importants aux entreprises. Inutile de constater que la courbe ascendante du chômage et de la précarité depuis trois décennies prouve la pertinence de telles initiatives…
En implorant le patronat de maintenir les emplois, les différents gouvernements grèvent le budget de l’Etat sans parvenir à leur objectif déclaré initial mais en revanche renfloue ses caisses de largesses publiques en tout genre. Ainsi, au nom de son « contrat de génération », le favori des sondages souhaite offrir 2,3 milliards d’euros aux entreprises par le biais d’exonérations d’impôts en échange d’un CDI pour un jeune et du maintien de l’emploi pour un senior. Pour « aider l’industrie et la relocalisation de la production » le candidat socialiste propose un nouveau cadeau de 2,5 milliards d’euros. Les entreprises de moins de 5 000 salariés (nous sommes loin de l’image de la-petite-entreprise-dont-le-patron-travaille-beaucoup-et-n’arrive-pas-à-payer-ses-charges-à-la-fin-du-mois) recevraient quant à elles 2,3 milliards d’euros par le biais d’une réforme du taux d’imposition sur les sociétés. Un dernier petit cadeau supplémentaire sera réservé aux seules PME par le biais d’un crédit impôt recherche de 200 millions d’euros. Au total, ces trois mesures rapporteraient aux entreprises 7,3 milliards d’euros ; un total bien supérieur au milliard d’euros supposé de la fameuse taxe Tobin autour de laquelle médias et hommes politiques s’agitent depuis plusieurs semaines.
… plus vache avec le service public
Si François Hollande s’avère généreux envers le secteur privé, les services publics n’auront pas droit aux mêmes égards. La création de 60 000 postes dans l’Education Nationale, un temps envisagée, puis conditionnée à la courbe de la croissance refait maintenant surface, mais à condition que « le nombre de fonctionnaires n’augmentera pas » durant son mandat. Ainsi l’argent que donnera le gouvernement de la main gauche à l’Education Nationale sera repris de la main droite aux hôpitaux, aux transports et aux services sociaux. 2,1 milliards devront être économisés par des réductions de postes dans des services publics déjà mis à genoux par la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux de Nicolas Sarkozy.
Si on ajoute à cela l’affirmation du maintien du service minimum contre les travailleurs des transports publics, l’absence totale de proposition de revalorisation du SMIC, des bas salaires et des pensions, on en conclut assez clairement que ce n’est pas « le monde de la finance » mais « le monde du travail », le véritable adversaire de François Hollande. L’inverse est de mise également… François Hollande est un des adversaires du monde du travail. Le changement, c’est maintenant, à condition que nous nous organisions toutes et tous contre les politiques d’austérité du prochain gouvernement, qu’il s’assume de droite ou qu’il se prétende de gauche.
03/02/12
Romain Lamel
Source: Courant Communiste Révolutionnaire du NPA
Le candidat socialiste prétend que son adversaire est « le monde de la finance ». Un regard attentif sur le parcours de ses plus proches conseillers et sur le contenu de ses 60 propositions démontre que, dépassé le stade des envolées rhétoriques, le favori des sondages s’inscrit dans la continuité des politiques d’austérité développées dans la plupart des pays européens.
Dimanche 22 janvier, dans son premier grand discours de campagne, au Bourget, François Hollande a déclaré : « Dans cette bataille qui s’engage, mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Cet adversaire c’est le monde de la finance. ». Il a accusé cet ennemi d’avoir « pris le contrôle de l’économie ». En tant que militants révolutionnaires nous pourrions nous prendre au jeu et nous réjouir d’une telle prise de conscience de la part du candidat du premier parti d’opposition en ces temps incertains de crise économique. Il réveille toutefois des souvenirs douloureux chez les camarades un peu plus âgés : difficile d’oublier les diatribes de François Mitterrand contre « les forces de l’argent » qu’il entendait « défier le regard clair », contre « l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ». Au regard des trahisons passées, le nouveau candidat socialiste présente-t-il plus de garanties que son prédécesseur ?
Les amitiés douteuses de Hollande
Une analyse simple du parcours des membres de l’équipe de campagne du président de la région Corrèze laisse présager le pire. Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat socialiste, est vice-président du Cercle de l’Industrie, un lobby patronal français auprès des institutions européennes qui a coutume d’avoir un vice-président de « gauche » mais aussi, pour faire bonne figure… un vice-président de droite. Parmi les conseillers économiques proches du candidat on peut remarquer des personnalités comme Elie Cohen, administrateur des firmes EDF, Energies Nouvelles, Steria et Pages Jaunes ; Jean-Hervé Lorenzi, administrateur de BNP Paribas Assurances et de la Compagnie financière Edmond de Rothschild ; Jean-Paul Fitoussi, administrateur du trust financier italien Intesa Sanpaolo, de Telecom Italia et de Banca Sella Holding ; Emmanuel Macron, actuel associé-gérant de Rothschild & Cie Banque ou encore Stéphane Boujnah, patron de la branche française du groupe financier espagnol Santander. Depuis des décennies, depuis sa scolarité à HEC et Sciences Po, François Hollande fréquente les plus hauts dirigeants économiques tels que Henri de Castries, actuel PDG d’Axa ; Jean-Marc Janaillac, directeur général développement du groupe RATP ou encore André Martinez, responsable mondial hôtellerie de Morgan Stanley Real Estate. Les diatribes anti-finances du favori des sondages semblent étranges pour un candidat doté d’un tel entourage.
Rapide retour sur les 60 propositions : sympa avec les patrons…
Si l’on se penche sur les 60 propositions, celles-ci révèlent que, dépassé le stade des envolées rhétoriques, le programme économique du candidat socialiste s’inscrit davantage dans la continuité des politiques d’austérité développées dans la plupart des pays européens qu’en rupture avec « le monde de la finance ». Les aides aux entreprises, sous forme d’exonérations d’impôts ou de subventions directes, fil rouge de la politique de tous les gouvernements, de gauche comme de droite, depuis trente ans, se poursuivraient en cas d’élection de François Hollande à l’Elysée. L’objectif déclaré est de favoriser l’emploi en offrant des cadeaux toujours plus importants aux entreprises. Inutile de constater que la courbe ascendante du chômage et de la précarité depuis trois décennies prouve la pertinence de telles initiatives…
En implorant le patronat de maintenir les emplois, les différents gouvernements grèvent le budget de l’Etat sans parvenir à leur objectif déclaré initial mais en revanche renfloue ses caisses de largesses publiques en tout genre. Ainsi, au nom de son « contrat de génération », le favori des sondages souhaite offrir 2,3 milliards d’euros aux entreprises par le biais d’exonérations d’impôts en échange d’un CDI pour un jeune et du maintien de l’emploi pour un senior. Pour « aider l’industrie et la relocalisation de la production » le candidat socialiste propose un nouveau cadeau de 2,5 milliards d’euros. Les entreprises de moins de 5 000 salariés (nous sommes loin de l’image de la-petite-entreprise-dont-le-patron-travaille-beaucoup-et-n’arrive-pas-à-payer-ses-charges-à-la-fin-du-mois) recevraient quant à elles 2,3 milliards d’euros par le biais d’une réforme du taux d’imposition sur les sociétés. Un dernier petit cadeau supplémentaire sera réservé aux seules PME par le biais d’un crédit impôt recherche de 200 millions d’euros. Au total, ces trois mesures rapporteraient aux entreprises 7,3 milliards d’euros ; un total bien supérieur au milliard d’euros supposé de la fameuse taxe Tobin autour de laquelle médias et hommes politiques s’agitent depuis plusieurs semaines.
… plus vache avec le service public
Si François Hollande s’avère généreux envers le secteur privé, les services publics n’auront pas droit aux mêmes égards. La création de 60 000 postes dans l’Education Nationale, un temps envisagée, puis conditionnée à la courbe de la croissance refait maintenant surface, mais à condition que « le nombre de fonctionnaires n’augmentera pas » durant son mandat. Ainsi l’argent que donnera le gouvernement de la main gauche à l’Education Nationale sera repris de la main droite aux hôpitaux, aux transports et aux services sociaux. 2,1 milliards devront être économisés par des réductions de postes dans des services publics déjà mis à genoux par la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux de Nicolas Sarkozy.
Si on ajoute à cela l’affirmation du maintien du service minimum contre les travailleurs des transports publics, l’absence totale de proposition de revalorisation du SMIC, des bas salaires et des pensions, on en conclut assez clairement que ce n’est pas « le monde de la finance » mais « le monde du travail », le véritable adversaire de François Hollande. L’inverse est de mise également… François Hollande est un des adversaires du monde du travail. Le changement, c’est maintenant, à condition que nous nous organisions toutes et tous contre les politiques d’austérité du prochain gouvernement, qu’il s’assume de droite ou qu’il se prétende de gauche.
03/02/12
CCR- Messages: 60
Date d'inscription: 12/05/2011
Fiction, mais savoureux
Le 7 mai, la France sera attaquée !
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120206trib000682103/marc-fiorentino-le-7-mai-la-france-sera-attaquee-.html
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120206trib000682103/marc-fiorentino-le-7-mai-la-france-sera-attaquee-.html

Roseau- Messages: 4757
Date d'inscription: 14/07/2010
Re: LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
Taxation des ultra-riches à 75% : Hollande est-il un gros menteur ?
http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=1616
http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=1616
Gaston Lefranc- Messages: 382
Date d'inscription: 26/06/2010
Re: LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
Un petit coup de gueule contre ces gros cons de footballeurs qui hurlent à la mort suite à la proposition de Hollande: http://lacolonnedefer.wordpress.com/2012/03/01/les-footballeurs-en-colere-contre-hollande-quand-lindecence-na-plus-de-limite/
Albert- Messages: 13
Date d'inscription: 12/06/2011
La petite forme du soldat Hollande
Par Phlippe Leymarie
http://blog.mondediplo.net/2012-03-13-La-petite-forme-du-soldat-Hollande
http://blog.mondediplo.net/2012-03-13-La-petite-forme-du-soldat-Hollande

Roseau- Messages: 4757
Date d'inscription: 14/07/2010
Le 6 chassons Sarko, le 7 le combat continue !
Hollande se dit « confiant » ? Nous on n’a pas confiance !
Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 147 (03/05/12)
Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 147 (03/05/12)
La fin de campagne de Hollande ne surprend pas. Le candidat PS se garde bien de faire la moindre promesse pour son possible quinquennat.
Au moment où Sarkozy dérive et délire à l’extrême droite, Hollande se dit « confiant » et « cohérent ». Autrement dit, il se prépare tranquillement à gagner au centre et gouverner à droite.
Encore un procès d’intention envers « le candidat de toute la gauche », comme il se présente lui-même ? Lisons plutôt ce qu’il dit dans le Parisien du samedi 29 avril. C’est à l’image de toute sa campagne.Finance
Sur d’éventuelles réactions de la finance à son élection : « Il faudra simplement être clair, comme je le suis, vigilant, sérieux sur nos engagements. Pour être transparent, j’ai annoncé que je demanderai à la Cour des comptes un audit des finances publiques réelles et déterminerai si des corrections sont nécessaires. » Chirac avait fait cela en 1995 pour expliquer que la « fracture sociale » devrait attendre pour être réduite… Hollande insiste : « Je veux connaître la situation dont nous hériterons pour que les Français soient éclairés. Les derniers mois de campagne coûtent généralement cher aux comptes publics compte tenu des promesses qui aboutissent parfois à des distributions dispendieuses. » Après nous avoir promis de ne rien nous promettre, il dit maintenant qu’il effacera dès le 7 mai les promesses qu’il ne fait pas !
Sur « la règle d’or budgétaire inscrite dans la Constitution » : « Je n’y suis pas favorable. Une telle règle ne doit pas figurer dans la Constitution, mais dans une loi organique qui pourrait être votée dès juillet. »
Sur le Smic : « Un coup de pouce est nécessaire, il est attendu. » Mais : « Son ampleur doit être limitée compte tenu de la situation économique, notamment celle de beaucoup de petites entreprises. »
À la question : « Pour créer 60 000 postes dans l’Éducation nationale, où baisserez-vous les effectifs ? » Il répond : « Il y aura effectivement une stabilité globale des effectifs de la fonction publique. La règle aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux sera terminée. » Et à la question : « Dans quels ministères les effectifs baisseront-ils ? » : « Nous avons trois priorités : l’éducation, la justice, la police et la gendarmerie. Les autres ne sont pas prioritaires. » Comme le disait le socialiste Hamon pendant les primaires, les créations de postes de profs et de policiers seraient bien financées par des suppressions de postes d’infirmières.
Cas par cas
Que les électeurs de Bayrou se rassurent donc : Hollande n’est pas plus à gauche que le Monsieur Plus de la rigueur budgétaire ! Mais que les électeurs du FN se rassurent aussi : sur la sécurité et l’immigration, il est désormais presque plus à droite que le Béarnais !
« Aujourd’hui il existe déjà des régularisations au cas par cas : 30 000 par an. Je ne dis pas pour autant que ce sont des régularisations massives ! Prétendre que le cas par cas appliqué partout selon les mêmes critères dans toutes les préfectures serait un changement de nature, c’est faux. Ce changement apportera plus de transparence, plus de justice mais n’entraînera pas plus de régularisations qu’aujourd’hui. Ce sera le même ordre de grandeur. Simplement les critères seront appliqués partout de la même manière. Ces critères seront : la durée de séjour qui ne sera pas abaissée, la situation de famille, le travail. »
Même ordre de grandeur ? Hollande refuse ici de donner un nouveau coup de hache dans le droit d’asile ou le regroupement familial, au contraire de Sarkozy. Mais il ressert en même temps la cuvée Sarkozy… 2007 de « l’immigration choisie ». Sur RTL : « en période de crise la limitation de l’immigration économique est nécessaire ». Il propose que le Parlement fixe chaque année des quotas d’immigration de travail, et précise qu’on devrait sans doute passer de 30 000 (aujourd’hui) à 20 000 visas de ce type.
Austérité
Reconnaissons-lui une vertu : il est encore plus clair que ses prédécesseurs impétrants socialistes à la présidence. Il mènera une politique d’austérité, fera payer la crise aux classes populaires, maintiendra la chasse à l’immigré, ne fera rien contre les licenciements et les bas salaires.
Le 6 mai, chassons Sarkozy. Mais de toute façon, le 7 mai, le combat continue.
Yann Cezard

Roseau- Messages: 4757
Date d'inscription: 14/07/2010
Re: LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
A propos du débat Hollande-Sarko
Je n'ai pas vu intégralement le débat - 2 H 30, c'est long ! -, mais Hollande m'a semblé bien meilleur que Sarko... sur la forme. Il jouait très bien le Président digne et ferme, alors que Sarko jouait l'agité comme d'habitude.
Mais, sur le fond, il y a vraiment une feuille de cigarette entre les deux candidats de la bourgeoisie :
-Surenchère de dégrèvements fiscaux offerts aux patrons sous prétexte de favoriser l'emploi. Formule qui, on l'a constaté, ne marche pas.
-Nouveau recul de Hollande sur la question de l'immigration. Plus question d'appliquer le programme du PS, à savoir le droit de vote des immigrés aux municipales, il faudra 3/5ème des députés et Hollande envisage même un référendum... Et Hollande s'est défendu de vouloir réduire le nombre des centres de détention administrative.
-Le "coup de pouce au SMIC" de Hollande ne sera qu'une indexation sur la croissance. Vu la croissance actuelle, iles smicards ne risquent pas de voir leurs revenus exploser...
Seules différences notables : la TVA sociale et un retour à une fiscalisation un peu plus stricte d'une poignée de super riches, qui trouveront bien les moyens juridiques de passer au travers.
Bref, bla-bla + bla-bla = bla-bla.
Si vous voyez quelque chose d'important que j'aurais zappé...
__
A noter dans l'édito de LO de cette semaine : "Que Sarkozy ne le veuille pas (s'en prendre au grand patronat -NdV), c'est une évidence puisqu'il est l'homme du grand patronat. Hollande ne le veut pas plus, et il n'en aurait pas le courage. Non, les travailleurs n'ont rien à espérer du côté de l'Élysée ! ". Ce n'est pas une question de courage, de personnalité, camarades ! Hollande trouvera le "courage" de réprimer les travailleurs, si nécessaire. Hollande n'est pas un dirigeant pleutre du mouvement ouvrier, mais un candidat à la gestion des affaires de la bourgeoisie tout à fait conscient de la tâche qui attend.
Je n'ai pas vu intégralement le débat - 2 H 30, c'est long ! -, mais Hollande m'a semblé bien meilleur que Sarko... sur la forme. Il jouait très bien le Président digne et ferme, alors que Sarko jouait l'agité comme d'habitude.
Mais, sur le fond, il y a vraiment une feuille de cigarette entre les deux candidats de la bourgeoisie :
-Surenchère de dégrèvements fiscaux offerts aux patrons sous prétexte de favoriser l'emploi. Formule qui, on l'a constaté, ne marche pas.
-Nouveau recul de Hollande sur la question de l'immigration. Plus question d'appliquer le programme du PS, à savoir le droit de vote des immigrés aux municipales, il faudra 3/5ème des députés et Hollande envisage même un référendum... Et Hollande s'est défendu de vouloir réduire le nombre des centres de détention administrative.
-Le "coup de pouce au SMIC" de Hollande ne sera qu'une indexation sur la croissance. Vu la croissance actuelle, iles smicards ne risquent pas de voir leurs revenus exploser...
Seules différences notables : la TVA sociale et un retour à une fiscalisation un peu plus stricte d'une poignée de super riches, qui trouveront bien les moyens juridiques de passer au travers.
Bref, bla-bla + bla-bla = bla-bla.
Si vous voyez quelque chose d'important que j'aurais zappé...
__
A noter dans l'édito de LO de cette semaine : "Que Sarkozy ne le veuille pas (s'en prendre au grand patronat -NdV), c'est une évidence puisqu'il est l'homme du grand patronat. Hollande ne le veut pas plus, et il n'en aurait pas le courage. Non, les travailleurs n'ont rien à espérer du côté de l'Élysée ! ". Ce n'est pas une question de courage, de personnalité, camarades ! Hollande trouvera le "courage" de réprimer les travailleurs, si nécessaire. Hollande n'est pas un dirigeant pleutre du mouvement ouvrier, mais un candidat à la gestion des affaires de la bourgeoisie tout à fait conscient de la tâche qui attend.
verié2- Messages: 3012
Date d'inscription: 11/07/2010
Re: LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
verié2 a écrit:
A noter dans l'édito de LO de cette semaine : "Que Sarkozy ne le veuille pas (s'en prendre au grand patronat -NdV), c'est une évidence puisqu'il est l'homme du grand patronat. Hollande ne le veut pas plus, et il n'en aurait pas le courage. Non, les travailleurs n'ont rien à espérer du côté de l'Élysée ! ". Ce n'est pas une question de courage, de personnalité, camarades ! Hollande trouvera le "courage" de réprimer les travailleurs, si nécessaire. Hollande n'est pas un dirigeant pleutre du mouvement ouvrier, mais un candidat à la gestion des affaires de la bourgeoisie tout à fait conscient de la tâche qui attend.
C'est un moment d'émotion, avec caractérisation psychologique, qui n'aide pas à comprendre.
Mais sur le fond, tous les militants de LO sont conscients et d'accord:
un politicien professionnel, donc déterminé et courageux, mais dans la lutte des places dans le système.
Rien, mais rien à voir avec le socialisme, la seule alternative, dans la crise, à la barbarie qui envahit le continent.
Par ailleurs, un témoignage sur le vote Hollande, avec les tripes, comme vont le faire beaucoup de MR,
par A.C. sur le site de BC
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article127515#forum478819
Le mérite de Hollande hier aura été-c’est le seul truc qui ne rend pas "nul" notre utilisation du bulletin , devenu la layette de chiotte pour évacuer la merde fétide qui empeste la France..,- de pousser le nain à rollex et chanteuse aphone à afficher son islamophobie , de pure stigmatisation antiarabe.
Même pour des gens pas très habitués aux "nuances" , cela aura été au moins la démonstration que la pitoyable mendicité des voix les plus "beaufs" et fafs" de MLP restait la petite bouée de sauvetage dégonflée du Titanic des Fouquétiens..
..Un dernier mot : je ne pourrai exprimer -et je suis sincère-aucun plaisir jouissif à 20h d’avoir été contraint d’accompagner le mouvement d’exclusion d’un salaud qui crache sur"Ma france"(celle que chante FERRAT et rapelle L.L.) laissant sa place au chargé de Mission d’austérité du K.
La comédie des pseudos mines déconfites des "amis " de Sarko qui cacheront leur jubilation de voir la succession de recomposition des Droites ouverte, la bandaison générale des harkis roses du K, les "on a gagné" qui va envahir quelques rues,...ce triomphe de l’imitateur de Tonton la francisque,ex recordman des guillotineurs de résistants algériens, je ne pourrais pas supporter !
Je me verserai deux doigts de whisky pour un toast silencieux, qui signifiera" A nous !"
« A nous, maintenant d’essayer de passer à l’"autre chose" qui s’appelle la construction du rapport de forces. »

Roseau- Messages: 4757
Date d'inscription: 14/07/2010
Re: LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
A noter dans l'édito de LO de cette semaine : "Que Sarkozy ne le veuille pas (s'en prendre au grand patronat -NdV), c'est une évidence puisqu'il est l'homme du grand patronat. Hollande ne le veut pas plus, et il n'en aurait pas le courage. Non, les travailleurs n'ont rien à espérer du côté de l'Élysée ! ". Ce n'est pas une question de courage, de personnalité, camarades ! Hollande trouvera le "courage" de réprimer les travailleurs, si nécessaire. Hollande n'est pas un dirigeant pleutre du mouvement ouvrier, mais un candidat à la gestion des affaires de la bourgeoisie tout à fait conscient de la tâche qui attend.
Pas d'accord.
Oui, fondamentalement, Hollande est comme Sarkozy un serviteur de la bourgeoisie.
Mais pour les électeurs qui voteront Hollande, il est un homme politique de gauche qui a, entre autre proclamé que son ennemi, c'est la finance et qui prétend contester le bilan de la politique sarkoziste de cadeaux aux riches...
Et certains politiciens boiurgeois de gauche ont parfois pris des mesurettes qui pouvaient gêner, au moins temporairement et aux marges, la bourgeoisie ou certains de ses secteurs.
Ce que dit l'Edito de LO, c'est ça "Hollande ne le veut pas et n'en aurait pas le courage".....et c'est vrai, car la "gauche" a parfois, en d'autres circonstances imposé quelques concessions au patronnat pour amadouer les travailkleurs avec quelques miettes et mieux les endormir sur l'essentiel.
Il est donc important de dire qu'avec hollande, RIEN à attendre....
Quant au fait que Hollande et ses pareils sachent trouver le "courage" de s'attaquer aux travailleurs et de les réprimer, pas de doute, leurs ancêtres récents ou anciens nous l'ont montré.

Vals- Messages: 1557
Date d'inscription: 10/07/2010
Re: LE PS, HOLLANDE, et leur campagne pour les présidentielles de 2012
Vals
Ce que dit l'Edito de LO, c'est ça "Hollande ne le veut pas et n'en aurait pas le courage".....et c'est vrai, car la "gauche" a parfois, en d'autres circonstances imposé quelques concessions au patronnat pour amadouer les travailkleurs avec quelques miettes et mieux les endormir sur l'essentiel.
Il est donc important de dire qu'avec hollande, RIEN à attendre....
Bien sûr, nous sommes d'accord sur le principal : rien à attendre de Hollande; il ne faut compter que sur les luttes.
Mais pourquoi mettre en avant des caractéristiques psychologiques prêtées à un personnage, le "courage" ?
Si des gouvernements de gauche, mais aussi de droite ! ont parfois imposé des concessions au patronat, ce n'est pas parce que les chefs de ces gouvernements étaient plus courageux que ne le serait Hollande, selon LO ! C'est soit en raison d'un rapport de forces, comme en 36 ou dans la foulée de Mai 68, soit parce que les intérêts bien compris de la bourgeoisie l'exigeaient, par exemple au lendemain de la seconde guerre mondiale... sous le pouvoir de De Gaulle, pas spécialement progressiste même s'il avait pris des ministres PCF. Le courage ne fait rien à l'affaire, même si De Gaulle n'en manquait sans doute pas.
Alors, les qualités individuelles des dirigeants politiques bourgeois, tout comme celles des dirigeants du mouvement ouvrier, peuvent jouer un rôle, bien entendu, mais seulement dans certaines circonstances particulières. Et leur courage, les dirigeants bourgeois, quand ils en ont, l'utilisent pour défendre les intérêts de leur classe, parfois d'ailleurs en calmant un peu certains capitalistes qui ne voient pas plus loin que leurs dividendes de fin d'année. Ce qui peut donner l'impression, discours aidant, qu'ils servent les travailleurs.
L'inconvénient de mettre en avant les caractéristiques psychologiques supposées d'un personnage comme Hollande, c'est de laisser croire qu'un autre politicien, plus courageux,
Mélenchon par exemple, pourrait davantage s'en prendre au grand patronat...
verié2- Messages: 3012
Date d'inscription: 11/07/2010
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