Annulation de la dette !

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Re: Annulation de la dette !

Message  Roseau le Sam 11 Fév - 18:00

Répudier ou non la dette grecque ?
Comme en France, le débat sépare anticapitalistes et altercapitalistes

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24198

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A quoi s'attendre en 2012 ?

Message  Roseau le Mar 14 Fév - 15:34


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Re: Annulation de la dette !

Message  Roseau le Mer 15 Fév - 16:32

Belgique.
Sauvetage des banques : non négocié ;
Naufrage du peuple : négociation en cours
http://www.cadtm.org/Belgique-Sauvetage-des-banques-non

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Lettre audit citoyen no 2

Message  Roseau le Mer 15 Fév - 16:34


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UE: pourquoi refuser le FESF et le MES ?

Message  Roseau le Mer 29 Fév - 3:52


MILLET Damien, TOUSSAINT Eric, SANA François
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24403

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Re: Annulation de la dette !

Message  ramiro le Mer 29 Fév - 13:55

Les deux traités de l’austérité

Mercredi 29 février, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée de mobilisation des syndicats européens pour dénoncer le nouveau traité européen – le Pacte fiscal – qui devrait être signé à l’occasion du Sommet européen des 1er et 2 mars. Dans de nombreux pays européens, les syndicats européens manifesteront de manière conjointe contre un texte qui ne propose rien d’autre que d’enfoncer d’un cran l’Europe dans l’austérité généralisée.
26 février
Les deux traités de l'austérité

Avec le Pacte budgétaire, c’est une véritable camisole de force néolibérale qui est imposée à l’Europe. Ce nouveau traité impose en effet des dispositifs de contrôle technocratiques des budgets nationaux, ainsi que des sanctions pour les « mauvais élèves » de l’austérité. Il prévoit la mise en place de « règles d’équilibre budgétaire » dans les législations nationales.

Les gouvernements seront donc amenés, de gré ou de force, à procéder à des coupes drastiques dans la fonction publique, à financiariser les régimes de retraites, à flexibiliser leur marché du travail et remettre en cause les droits sociaux et syndicaux pour mieux « modérer » les salaires.

De telles politiques d’austérité ont pourtant déjà prouvé leur inanité en Grèce, plongeant le pays dans un chaos économique et social sans précédent, après deux années de soi-disant « plans de sauvetages ». La Grèce sera donc le laboratoire du pire.

Le Pacte budgétaire s’articule avec le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui succède au Fonds européen des stabilité financière (FESF). Ce mécanisme institutionnalise les politiques destructrices menées par la Troïka dans les pays surendettés, avec les conséquences que l’on sait...

Par ailleurs, pour financer cette prétendue « solidarité », le MES devra emprunter sur les marchés financiers : pour lui permettre de conserver sa note, les membres du MES devront ainsi redoubler de rigueur... Un bricolage absurde, qui permet d’éviter une intervention directe, pourtant nécessaire, de la Banque centrale européenne.

Le Pacte budgétaire participe, avec le MES, d’une dérive autoritaire et technocratique des institutions européennes. Il organise le transfert de pans entiers des politiques économiques des gouvernements européens vers des instances non élues… dont la principale prérogative consiste à « rassurer les marchés ».

Les peuples européens doivent se mobiliser au plan national et européen, pour exprimer le rejet de cette dérive technocratique et autoritaire. Les journées d’action syndicales, fussent-elles européennes comme celle du 29 février, ne suffiront pas.

Un enjeu de ces mobilisations serait l’émergence d’une véritable solidarité européenne et internationale avec les peuples victimes des plans d’ajustement de la Troïka. Après l’accord sur le nouveau plan de sauvetage en Grèce, des initiatives se sont tenues dans de nombreux pays, en Europe et ailleurs.

Au-delà des seuls rassemblements de solidarité, c’est un mouvement social profond qui doit émerger pour remettre en cause les dogmes de l’austérité partagés par les conservateurs et libéraux-démocrates, et dénoncer ses ravages dans les pays frappés par la « solidarité » de la Troïka. La tenue d’un référendum sur ces traités, en France comme en Europe, pourrait en être l’une des revendications.
Marc Scavennec

http://ellynn.fr/dessousdebruxelles/spip.php?article174



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Re: Annulation de la dette !

Message  ramiro le Mer 29 Fév - 13:56


Plusieurs traités européens ont déjà dépossédé les citoyens de la possibilité de choisir les orientations de l’Union européenne.

Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l'Irlande et l'Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence, ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l'Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.


Le sommet européen a adopté le 9 décembre, le projet du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination, et la gouvernance dans l’Union), dit traité Merkozy. Il cherche à donner une base légale à la répression, la régression sociale et aux dénis de démocratie, durcissant les règles qui figuraient déjà dans le Traité de Maastricht puis dans celui de Lisbonne, imposant de lourdes sanctions «immédiates» et «automatiques» aux pays contrevenants. Cet accord a vocation à engager l’ensemble des pays de l’Union et l'ensemble des décisions politiques.
Les gouvernants qui entendent limiter aux parlements la ratification du traité manifestent leur mépris des exigences démocratiques.

Ils se font les complices de la remise en cause du principe démocratique fondamental: la souveraineté du peuple.

Nous refusons de renoncer à nos droits !!

http://www.referendum-europe.org/

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Bombes à retardement

Message  Roseau le Dim 4 Mar - 15:32


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Réponse Phiiippe

Message  Roseau le Lun 5 Mar - 23:48

Newsring a invité les candidats à la présidentielle à venir débattre

Notre cinquième invité est Philippe Poutou, candidat à la présidentielle du NPA. Voici sa contribution:

« En 2012, les sommes programmées pour le seul paiement des intérêts de la dette de l'État seront plus de six fois plus élevés que les crédits consacrés à la politique de la ville et au logement, dépasseront les recettes de l’impôt sur les sociétés et absorberont au moins 84 % des recettes de l’impôt sur le revenu.

Or les dettes publiques sont illégitimes ! Rien ne justifie le remboursement de dettes dues à une politique fiscale aboutissant à des recettes moindres, à des dépenses élevées ayant le caractère de cadeau fait au capital.

Sans les mesures de baisse des impôts, notamment pour les plus riches , la dette serait bien moindre. Sans les cadeaux fiscaux, le budget aurait connu un léger excédent en 2006, 2007 et 2008 et, du fait de la crise, le déficit n’aurait été que de 3,3 % du PIB au lieu de 7,5 % en 2009.

Des milliards ont été offerts aux plus riches et aux banques ces dernières années : le taux le plus élevé de l’impôt sur le revenu est passé de 65 % en 1982 à 41 % en 2011, l’impôt sur les sociétés a vu son taux de droit commun passer de 50 % à 33,3 %, et le taux effectif d’imposition des entreprises est de 8 % pour les entreprises du CAC 40, de 22 % pour les PME et de 28 % pour les très petites entreprises, les exonérations de cotisations patronales de Sécurité sociale pèsent sur les finances de la Sécurité sociale et de l'État . Il faut y ajouter diverses niches fiscales qui bénéficient avant tout aux plus riches comme les mesures en faveur des personnes qui investissent dans les DOM-TOM.

La quasi-totalité de la dette publique a donc vocation à être annulée. Ce serait une des premières tâches d’un gouvernement des travailleurs afin de pouvoir mettre en œuvre une politique au service de la population sans avoir à subir le coût de l’héritage du passé.

Les banques devraient être saisies et socialisées, devenir propriété publique, et placées sous le contrôle de la population. Les intérêts des petits déposants seraient bien sûr intégralement garantis, tout comme les économies, en produits d’assurance-vie par exemple, des simples salariés, des travailleurs indépendants et des retraités.

Il faudrait constituer un service public financier, qui serait un monopole, et assurerait les fonctions de crédit et de collecte de l’épargne, les investissements, pour développer l’économie et améliorer la vie sociale. Il faut donc soumettre la dette publique à un « audit », un examen populaire, pour porter un jugement sur son origine et dans le même temps, se battre pour que soit décrétée une suspension immédiate des paiements de la dette existante ».

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Recours contre garanties à Dexia

Message  Roseau le Mer 14 Mar - 1:57


Après avoir sauvé les banques de la faillite, les États ont vu leur dette publique exploser. Les pouvoirs publics sont maintenant sous pression des marchés financiers et des autorités européennes (et, dans certains cas, du FMI) pour imposer des plans d’austérité afin de trouver les ressources financières nécessaires au remboursement de cette dette.

Même si sa situation est moins dramatique que celle de la Grèce, la Belgique ne fait pas exception. Sa situation pourrait même encore se dégrader si la garantie d’Etat de 54,45 milliards d’euros octroyée en octobre 2011 à certains créanciers de Dexia était activée. C’est pourquoi trois associations (CADTM, ATTAC Bruxelles 2 et ATTAC Liège), représentées par les avocats Pierre Robert et Olivier Stein, ont introduit le 23 décembre dernier un recours devant le Conseil d’État afin d’annuler l’arrêté royal octroyant ces garanties.

Ce combat juridique s’inscrit plus largement dans une lutte politique pour l’annulation de la dette publique illégitime, notamment celle issue du sauvetage des banques.
http://www.sauvetage-dexia.be/

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Dette publique ? ON NE PAIE PAS !

Message  Lascar Kapak le Mer 14 Mar - 10:12

Je me permets de donner la parole au réseau Anarkismo-Europe qui exige, à raison, le non paiement de la dette. Pas besoin de cette connerie d'audit !

Appel du réseau Anarkismo-Europe

Ne payons pas leur dette, sortons du capitalisme !


La fin de l’année 2011 a marqué un approfondissement de l’offensive des capitalistes et de leurs alliés, les gouvernements, contre les classes populaires. Une entente tacite de la droite et de la gauche de gouvernement s’est faite dans toute l’Europe autour de la rigueur budgétaire, de l’austérité et du principe de faire payer les classes populaires. La Grèce, où s’est formé un gouvernement d’union nationale incluant des ministres d’extrême-droite, en est la quintessence, et le signe que les capitalistes n’hésiteront pas à recourir à l’autoritarisme pour faire payer la crise aux travailleurs et aux travailleuses.

L’entente entre la gauche et la droite est redoublée par leur collusion avec les marchés financiers, les banques et les entreprises. Les conflits entre gouvernements et agences de notation autour des notes des dettes souveraines ne sont que des faux semblants : les gouvernements et les institutions financières et commerciales marchent main dans la main pour imposer des coupes sombres dans les budgets sociaux, dans les salaires, pour prolonger le temps de travail jusqu’à la retraite, pour brader ou détruire les services publics, pour accentuer la précarité et le chômage au plus grand bénéfice des capitalistes, qui souhaiteraient, paradoxe extrême, augmenter encore un peu plus leur taux de profit à la faveur de cette crise qu’ils ont eux-mêmes créée. Face à cette entente cordiale entre politiciens et capitalistes, les travailleurs et les travailleuses ne peuvent compter que sur eux et elles-mêmes pour résister et imposer une autre sortie de crise.

Cette sortie de crise, la seule possible, c’est la sortie du capitalisme. Ce système ne pourra jamais rien produire d’autre qu’une société inégalitaire, où l’argent et le pouvoir se trouvent de plus en plus concentrés entre les mains d’une minorité parasite de capitalistes et de bureaucrates, et une économie productiviste qui gaspille les ressources sans pour autant répondre aux besoins des populations. C’est en montrant la nécessité d’une autre société, où la richesse et le pouvoir sont égalitairement répartis entre toutes et tous, et où l’économie est orientée vers la satisfaction des besoins, la société communiste libertaire, que nous pourrons donner un débouché politique aux luttes qui tendent à éclore ici ou là, mais qui ne parviennent à s’étendre.

C’est en affirmant le refus des classes populaires de payer la dette des capitalistes, en luttant pied à pied contre les effets des politiques d’austérité, en organisant la solidarité concrète parmi les classes populaires et en construisant des structures de combat au sein des mouvements sociaux que les travailleurs et les travailleuses retrouveront espoir. Communistes libertaires, nous entendons jouer un rôle dans ces luttes à la base en y favorisant la radicalisation et l’auto-organisation.

Pour aller plus loin, et pour construire une solidarité internationale, une convergence des mouvements à l’échelle européenne est également nécessaire. Les capitalistes savent s’organiser à cette échelle et adopter des traités qui prétendent sceller le destin des peuples. Nous, travailleuses et travailleurs européens, n’y parvenons pas encore, même si des convergences existent dans le syndicalisme alternatif. Il est nécessaire de poursuivre cet effort et d’organiser une riposte internationale.

C’est dans toute l’Europe que nous devons affirmer notre refus de payer la dette, notre refus d’engraisser plus encore les capitalistes, en demandant des fortes augmentations salariales, la réduction du temps de travail, le salaire social pour les chômeurs, la restauration de l’âge de retraite, le rejet de la privatisation des dépenses sociales. C’est dans toute l’Europe que nous devons imposer la redistribution intégrale des richesses, c’est-à-dire l’expropriation des capitalistes e des moyens de la production pour aller vers une société socialiste autogestionnaire.

- Federazione dei Comunisti Anarchici - Italie
- Alternative Libertaire - France
- Organisation Socialiste Libertaire - Suisse
- Libertære Socialister - Danemark
- Liberty & Solidarity - Grande-Bretagne
- Libertäre Aktion Winterthur - Suisse


Le 23 Février 2012


Lascar Kapak

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Annulation des dettes

Message  Roseau le Sam 17 Mar - 3:05

et expropriation des banques
par Eric Toussaint
http://www.cadtm.org/IMG/pdf/00_Fallait_il_sauver_les_Banques.pdf

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Re: Annulation de la dette !

Message  irving le Mer 21 Mar - 1:57

Une partie non négligeable de la dette publique des Etats est détenue par... les ménages. Sans même qu'ils le sachent car les institutions bancaires utilisent leur épargne sur les marchés obligataires.
Ceci est d'autant plus compliqué que les titulaires d'encours de dette voient leur identité changer régulièrement, jusqu'à plusieurs fois par jour.

Donc annuler purement et simplement la dette sans assurer la garantie aux ménages qu'ils conservent l'intégralité de leur épargne est une hérésie. Pour ce faire, un audit est nécessaire. L'effondrement du système bancaire est à souhaiter afin de pouvoir le nationaliser sans frais, néanmoins il est nécessaire de mener un audit et de restructurer la dette pour sauvegarder l'épargne des ménages. L'annulation de la dette ne peut être que partielle pour moi.

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Re: Annulation de la dette !

Message  Roseau le Mer 21 Mar - 3:04

L'annulation de la dette, c'est arrêter d'engraisser la classe capitaliste
par nos impôts, soit près de 50 milliards par an en France.
Comme par hasard, ceux qui déclarent "les investisseurs n'ont rien à craindre"
ne veulent pas l'annuler, mais la rembourser !

Quand à notre petite épargne dans les banques, il faut les exproprier
pour faire un service bancaire public.
Seuls les sbires de Sarko et les bisounours pensent qu'un gouvernement des travailleurs
volerait notre épargne.
Au contraire, c'est la seule façon de garantir cette épargne,
dans la crise financière qui a déjà ruiné des dizaines de millions de salariés,
dans plusieurs pays.
Comme par hasard, les réformistes de toujours, centre ou Flan de Gauche
ne veulent pas de cette expropriation!

Donc Annulation de la dette, après audit pédagogique, montrant
qu'elle est du vol.
Donc Expropriation des banques, pour protéger notre épargne,
et avec l'expropriation des autres secteurs du capital,
commencer enfin a construire une démocratie réelle, le socialisme.

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Re: Annulation de la dette !

Message  chejuanito le Mer 21 Mar - 11:56

irving a écrit:Une partie non négligeable de la dette publique des Etats est détenue par... les ménages. Sans même qu'ils le sachent car les institutions bancaires utilisent leur épargne sur les marchés obligataires.
Ceci est d'autant plus compliqué que les titulaires d'encours de dette voient leur identité changer régulièrement, jusqu'à plusieurs fois par jour.

Donc annuler purement et simplement la dette sans assurer la garantie aux ménages qu'ils conservent l'intégralité de leur épargne est une hérésie. Pour ce faire, un audit est nécessaire. L'effondrement du système bancaire est à souhaiter afin de pouvoir le nationaliser sans frais, néanmoins il est nécessaire de mener un audit et de restructurer la dette pour sauvegarder l'épargne des ménages. L'annulation de la dette ne peut être que partielle pour moi.

Voilà qui est bien a côté de la plaque.l'argent des particuliers représente environ 6% des moyens d'une banque en moyenne, soit peanuts. De plus, il n'y a pas besoin que le système bancaire s'effondre pour nationaliser les banques sans indemnités, il y a besoin du rapport de force nécessaire, point. Si tu as le rapport de force, tu réquisitionnes les banques sans indemnités même si elles tournent bien.
Quant à la dette, pas besoin de la restructurer, tu l'annules intégralement y compris la part détenue par les ménages et les fonds de pension. A charge ensuite une fois les banques nationalisées au gouvernement des travailleurs d'indemniser les ménages qui y ont perdu, d'assurer une bonne retraite pour toutes et tous... Le remboursement partiel est injustifiable, sauf à penser que tu fais tout ça dans le cadre actuel, sans intervention des masses...

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Re: Annulation de la dette !

Message  irving le Mer 21 Mar - 14:27

chejuanito a écrit:
Voilà qui est bien a côté de la plaque.l'argent des particuliers représente environ 6% des moyens d'une banque en moyenne, soit peanuts. De plus, il n'y a pas besoin que le système bancaire s'effondre pour nationaliser les banques sans indemnités, il y a besoin du rapport de force nécessaire, point. Si tu as le rapport de force, tu réquisitionnes les banques sans indemnités même si elles tournent bien.
Quant à la dette, pas besoin de la restructurer, tu l'annules intégralement y compris la part détenue par les ménages et les fonds de pension. A charge ensuite une fois les banques nationalisées au gouvernement des travailleurs d'indemniser les ménages qui y ont perdu, d'assurer une bonne retraite pour toutes et tous... Le remboursement partiel est injustifiable, sauf à penser que tu fais tout ça dans le cadre actuel, sans intervention des masses...

Je n'aurais pas la prétention de dire que tu es à côté de la plaque. Certes, le passif d'une banque est constitué de leurs dépôts bancaires, leur portefeuille de titres, des emprunts interbancaires qu'elles ont effectués et de leurs fonds propres. Les dépôts bancaires provenant des ménages représentent peut-être 6% de ce passif (encore que je ne sais pas d'où tu sors ce chiffre, mais je suis prêt à l'accepter). Ceci n'équivaut pas au fait que l'épargne ne représente que 6% de leur moyen de paiement. Car pour une banque ce sont les crédits qui font les dépôts et non l'inverse : l'épargne des ménages est une dette bancaire, pas un moyen de paiement. Cette épargne est allouée sous forme de créances sur les marchés financiers, de la même manière qu'un emprunteur fait fructifier le capital qu'il a emprunté en vue de le valoriser. L'épargne des ménages est un emprunt pour les banques, pas un moyen de paiement. Elle ne devient moyen de paiement qu'une fois transformée en créances. Leurs moyens de paiements ce sont les titres qu'elles détiennent, les crédits qu'elles accordent, les prêts interbancaires qu'elles octroient ou encore leurs immobilisations, mais pas l'épargne des ménages.

Les banques, les sociétés d'assurance et les institutions financières utilisent donc l'épargne des ménages sur les marchés pour les besoins de financement des acteurs économiques, y compris les Etats. Les ménages qui épargnent sont les détenteurs finaux de la dette publique au niveau national et international. Ainsi, si les ménages qui détiennent directement des titres de dette publique sont-ils résiduels (moins de 2% de l'ensemble de la dette pour les Etats-Unis par exemple). En revanche, ceux qui en détiennent indirectement sont beaucoup plus nombreux. 85% de l'épargne collectée via les assurance vie a par exemple était investie en obligations publiques. Ceci concerne des millions de personnes, et c'est loin d'être résiduels pour le coup. Sans le savoir, des millions de travailleurs possédant une assurance vie possèdent des titres de dettes publiques.

De plus, il n'y a pas besoin que le système bancaire s'effondre pour nationaliser les banques sans indemnités, il y a besoin du rapport de force nécessaire, point. Si tu as le rapport de force, tu réquisitionnes les banques sans indemnités même si elles tournent bien.

Je suis d'accord avec cela.

En revanche :
Quant à la dette, pas besoin de la restructurer, tu l'annules intégralement y compris la part détenue par les ménages et les fonds de pension. A charge ensuite une fois les banques nationalisées au gouvernement des travailleurs d'indemniser les ménages qui y ont perdu, d'assurer une bonne retraite pour toutes et tous...
C'est tout simplement de la mauvaise foi. Dire : "on annule tout puis on rembourse une partie aux ménages" revient à dire qu'on annule seulement partiellement la dette en préservant la partie qui correspond à l'épargne des ménages utilisée par le secteur financier dans l'achat de titres publics. Enfin bon...

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Re: Annulation de la dette !

Message  Roseau le Mer 21 Mar - 16:38

Encore une fois, le programme des révolutionnaires, c'est annuler la dette, et exproprier les banques.
Que Irving ne s'inquiète pas la Banque publique ne lui prendra pas ses emplettes,
au même, puisque la Banque publique les sauvera de l'effondrement à venir.

Bien entendu, le mitterandien JLM, ne veut pas annuler la dette, ni exproprier les banques.
Comme écriit Irving sur fil "Flan(c) de Gauche",
Les investisseurs n'ont rien à craindre pour tout réformiste qui prône la croissance dans un cadre capitaliste. Pas de croissance sans investissement.
Comme disait l'autre, pour paraphraser JLM "les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain" Laughing

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Re: Annulation de la dette !

Message  irving le Mer 21 Mar - 18:17

Roseau, je me demande parfois si tu sais lire.

Je suis POUR la socialisation du crédit et la nationalisation de l'intégralité du secteur bancaire.
Je suis loin de m'inquiéter pour des emplettes qu'au demeurant je ne possède pas.

Je ne pense en revanche pas que la dette puisse être annulée intégralement, encore plus sans avoir fait un audit auparavant.
Je suis pour une annulation partielle qui ne pénalise pas ceux dont l'épargne a été utilisée à leur insu dans l'achat d'obligations publiques.
Cette part n'est pas aussi négligeable que vous semblez le penser.




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Re: Annulation de la dette !

Message  chejuanito le Jeu 22 Mar - 16:35

irving a écrit:
chejuanito a écrit:
Voilà qui est bien a côté de la plaque.l'argent des particuliers représente environ 6% des moyens d'une banque en moyenne, soit peanuts. De plus, il n'y a pas besoin que le système bancaire s'effondre pour nationaliser les banques sans indemnités, il y a besoin du rapport de force nécessaire, point. Si tu as le rapport de force, tu réquisitionnes les banques sans indemnités même si elles tournent bien.
Quant à la dette, pas besoin de la restructurer, tu l'annules intégralement y compris la part détenue par les ménages et les fonds de pension. A charge ensuite une fois les banques nationalisées au gouvernement des travailleurs d'indemniser les ménages qui y ont perdu, d'assurer une bonne retraite pour toutes et tous... Le remboursement partiel est injustifiable, sauf à penser que tu fais tout ça dans le cadre actuel, sans intervention des masses...

Je n'aurais pas la prétention de dire que tu es à côté de la plaque. Certes, le passif d'une banque est constitué de leurs dépôts bancaires, leur portefeuille de titres, des emprunts interbancaires qu'elles ont effectués et de leurs fonds propres. Les dépôts bancaires provenant des ménages représentent peut-être 6% de ce passif (encore que je ne sais pas d'où tu sors ce chiffre, mais je suis prêt à l'accepter). Ceci n'équivaut pas au fait que l'épargne ne représente que 6% de leur moyen de paiement. Car pour une banque ce sont les crédits qui font les dépôts et non l'inverse : l'épargne des ménages est une dette bancaire, pas un moyen de paiement. Cette épargne est allouée sous forme de créances sur les marchés financiers, de la même manière qu'un emprunteur fait fructifier le capital qu'il a emprunté en vue de le valoriser. L'épargne des ménages est un emprunt pour les banques, pas un moyen de paiement. Elle ne devient moyen de paiement qu'une fois transformée en créances. Leurs moyens de paiements ce sont les titres qu'elles détiennent, les crédits qu'elles accordent, les prêts interbancaires qu'elles octroient ou encore leurs immobilisations, mais pas l'épargne des ménages.

Les banques, les sociétés d'assurance et les institutions financières utilisent donc l'épargne des ménages sur les marchés pour les besoins de financement des acteurs économiques, y compris les Etats. Les ménages qui épargnent sont les détenteurs finaux de la dette publique au niveau national et international. Ainsi, si les ménages qui détiennent directement des titres de dette publique sont-ils résiduels (moins de 2% de l'ensemble de la dette pour les Etats-Unis par exemple). En revanche, ceux qui en détiennent indirectement sont beaucoup plus nombreux. 85% de l'épargne collectée via les assurance vie a par exemple était investie en obligations publiques. Ceci concerne des millions de personnes, et c'est loin d'être résiduels pour le coup. Sans le savoir, des millions de travailleurs possédant une assurance vie possèdent des titres de dettes publiques.

De plus, il n'y a pas besoin que le système bancaire s'effondre pour nationaliser les banques sans indemnités, il y a besoin du rapport de force nécessaire, point. Si tu as le rapport de force, tu réquisitionnes les banques sans indemnités même si elles tournent bien.

Je suis d'accord avec cela.

En revanche :
Quant à la dette, pas besoin de la restructurer, tu l'annules intégralement y compris la part détenue par les ménages et les fonds de pension. A charge ensuite une fois les banques nationalisées au gouvernement des travailleurs d'indemniser les ménages qui y ont perdu, d'assurer une bonne retraite pour toutes et tous...
C'est tout simplement de la mauvaise foi. Dire : "on annule tout puis on rembourse une partie aux ménages" revient à dire qu'on annule seulement partiellement la dette en préservant la partie qui correspond à l'épargne des ménages utilisée par le secteur financier dans l'achat de titres publics. Enfin bon...
Je suis désolé de ne pas avoir le temps de répondre à l'ensemble de ce que tu dis. Rapidement, le chiffre de 6% m'a été donné par Louis ADAM, membre du collectif national pour un audit citoyen de la dette, "économiste atterré", membre du NPA. Je n'ai pas de source écrite, j'ai eu tendance à lui faire confiance.
Sur la question des particuliers porteurs indirects de la dette, il ne s'agit pas de mauvaise foi et je ne comprends pas en quoi tu ne vois pas la différence entre dire qu'on annule partiellement la dette (ce qui signifie par ailleurs reconnaitre la légitimité d'une part de la dette comme si elle était due à des dépenses d'intérêt général), et d'une autre part, dire qu'on indemnisera au cas par cas des petits détenteurs indirects lésés par l'annulation. Annuler partiellement la dette revient à rembourser une partie aux banquiers et établissements financiers qui en sont les contractants directs, pour que les possesseurs d'assurance et autres services financiers qui les financent ne perdent pas leurs plumes, après on verra si les banques sont nationalisées, ce n'est pas grave, sinon tant pis. La solution dont je parle amène à refuser totalement de rembourser les banquiers et de les exproprier, une fois et une fois seulement les établissements bancaires, il s'agit de s'assurer que les fonds perdus par le non remboursement de la dette n'affecte globalement pas les particuliers, soit en maintenant l'existence de leur pécule quand il est d'ordre sain (un petit compte d'épargne, soit en les indemnisant quand il s'agit d'un type de titre financier qu'un gouvernement ouvrier ne peut pas maintenir).

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Re: Annulation de la dette !

Message  chejuanito le Jeu 22 Mar - 16:36

Motion pour le IIème congrès du SBNF-CGT, contre les politiques d’austérité

Le SBNF-CGT, réuni en congrès le 15 et 16 mars, fais le constat
suivant concernant la situation politique et économique :

L’évolution récente de la crise du capitalisme a notamment pris la
forme de l’explosion des dettes dites « souveraines » des états. Le
SBNF-CGT rappelle que ces dettes n’existent que parce que les états
ont du rembourser les dettes colossales de banques ruinées par leurs
activités spéculatrices liées à la crise des subprimes.

Gouvernement et patronat cherchent à faire porter le remboursement de
cette dette par les seuls travailleurs, en détruisant tous les acquis
sociaux, les systèmes de protection sociale, en licenciant à tour de
bras et en détruisant des entreprises, dont beaucoup pourtant, font
des bénéfices. Dans le même temps, rarement les profits auront été
aussi élevés, et rarement les actionnaires n’auront autant accaparé
les richesses produites.

Le SBNF-CGT l’affirme : cette dette n’est pas seulement illégitime, ce
n’est pas celle des travailleurs, ce n’est pas la nôtre, il faut
l’annuler.

Le congrès du SBNF-CGT se prononce de ce fait contre toutes les
politiques d’austérité, contre les plans Fillon 1 et 2 déjà en cours.

Le congrès du SBNF-CGT se prononce pour l’abrogation du pacte européen
de stabilité, véritable machine de guerre contre les travailleurs de
l’Union Européenne, qui doit mettre en place une politique d’austérité
sans précédent, en détruisant méthodiquement tous les acquis sociaux.

Il y a urgence à mobiliser, pour empêcher que le salariat ne tombe
dans la déchéance qu’entraîneraient ces politiques

Le congrès du SBNF-CGT déclare qu’il prendra toute sa place dans les
mouvements sociaux à construire pour casser cette politique
antisociale sans précédent depuis 1945.

Votée par 32 pour et 4 abstentions.

chejuanito

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Face aux altercapitalistes PS et FdG

Message  Roseau le Lun 2 Avr - 3:11

Dette publique : gare à la fausse critique
par Jean-Denis Gauthier
http://www.cadtm.org/Dette-publique-gare-a-la-fausse

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Pourquoi annuler la dette illégitime

Message  Roseau le Mer 4 Avr - 1:36

Aux antipodes des propositions de remboursement du capitaliste keynésien JLM
http://www.cadtm.org/Pourquoi-annuler-la-dette

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Damien Millet (CADTM): Annulation !

Message  Roseau le Jeu 5 Avr - 15:10


Roseau

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Re: Annulation de la dette !

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