Irradiation (volontaire) des aliments avec des rayons mortels gamma

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Irradiation (volontaire) des aliments avec des rayons mortels gamma

Message  BouffonVert72 le Dim 19 Juin - 0:52

http://www.irradiation-aliments.org/Campagne-contre-l-irradiation-des.html


http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5h-5kvwDIyRZ2aTOtNw6k6Obb9hOw?docId=7106593


Bactérie E. coli: plus d'aliments pourraient être irradiés au Canada


De Pat Hewitt, La Presse Canadienne – 9 juin 2011

TORONTO — L'idée d'irradier davantage d'aliments au Canada a été émise, jeudi, par des représentants fédéraux du secteur de l'agriculture réunis pendant deux jours à Ottawa pour discuter de sécurité alimentaire, alors que l'éclosion de la bactérie E. coli en Europe a déjà fait plusieurs morts.

L'Association des consommateurs du Canada ont lancé le débat sur cette question lors d'une rencontre à laquelle assistait le ministre fédéral de l'Agriculture, Gerry Ritz, et des représentants de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

La question de l'irradiation et de certains problèmes qui ont mené à la crise en Allemagne ont été abordés, a rapporté le président de l'association, Bruce Cran.

L'éclosion de la bactérie Escherichia coli entérohémorragique (ECEH), en Europe, a tué au moins 29 personnes et en a infecté plus de 2900 jusqu'à présent. Les autorités allemandes conseillent toujours aux consommateurs de ne pas manger de concombres, tomates, laitue et pousses même si elles n'ont toujours pas trouvé la cause de la crise. Les fermiers européens ont perdu environ 611 millions $ US, alors que les consommateurs boudent leurs produits.

Des gens sont tombés malades dans une dizaine de pays européens, au Canada et aux États-Unis.

Un Ontarien a lui aussi été infecté, après avoir mangé de la salade pendant un séjour en Allemagne, en mai.

Dans un courriel envoyé à l'issue de la rencontre, le ministre Ritz a souligné que le gouvernement fédéral prenait la responsabilité de renforcer le système de sécurité alimentaire pour les Canadiens, et qu'il était heureux de constater que c'était également l'objectif des membres de l'industrie.

M. Cran a de son côté déclaré qu'il était satisfait que l'idée d'irradier davantage d'aliments soit considérée et ce, même si on ne rapporte aucun aliment contaminé par la bactérie au Canada.

L'irradiation, qui est utilisée à divers degrés dans 40 pays, expose brièvement la nourriture à des rayons gamma ou des faisceaux d'électrons et tue l'E. coli et la salmonelle dans les aliments.

Le Canada autorise l'irradiation des oignons, des pommes de terre et de la farine, notamment.

Santé Canada avait voulu allonger la liste des aliments irradiés, en 2002, mais avait dû faire marche arrière en raison du peu de demandes en ce sens et de l'impopularité de la méthode auprès de la population.

Le boeuf et la volaille peuvent être irradiés aux États-Unis et la U.S. Food and Drug Administration a approuvé la procédure pour les épinards crus et la laitue, il y a trois ans, affirmant que cela tuait efficacement les germes.


Copyright © 2011 The Canadian Press. Tous droits réservés.



http://www.irradiation-aliments.org/20-2011-04-08-Irradiation-des.html#nh2


2011-04-08 Irradiation des aliments : exigeons l’interdiction en application du principe de précaution !

Le Collectif français contre l’irradiation des aliments met en garde contre les décisions de l’Union européenne que pourrait impliquer l’avis que vient de publier l’AESA/EFSA sur l’irradiation des aliments.

En l’absence de recherches sérieuses et indépendantes, le collectif exige l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie pour le traitement de notre alimentation.

Publié le 10 avril 2011 :
http://www.irradiation-aliments.org/20-2011-04-08-Irradiation-des.html



Communiqué de presse
Paris, 8 avril 2011
Collectif français contre l’irradiation des aliments

En plein désastre nucléaire au Japon et malgré les récents scandales de conflits d’intérêts la concernant [1] , l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA) a publié, le 6 avril 2011, en anglais, un avis concernant l’irradiation des aliments [2] , qui nous interpelle et nous inquiète à plus d’un titre.

Certes, il mentionne des problèmes récents sur des chats ayant consommé des aliments irradiés et l’incertitude concernant les causes et le mécanisme ayant conduit à ces problèmes neurologiques (leucoencéphalomyelopathie) ainsi que l’éventuelle pertinence de tels effets sur l’être humain [3]. Toutefois, les experts de l’AESA ont conclu qu’aucun risque microbiologique n’est associé à l’usage de cette technologie.

L’AESA indique que l’irradiation devrait être considérée comme l’un des traitements sanitaires possibles pour les aliments, parmi d’autres, et notamment qu’elle devrait ne représenter que l’un des éléments d’un programme de gestion du risque intégré (bonnes pratiques de production agricole, de transformation et d’hygiène) [4]. Malgré l’absence de données récentes et fiables sur les contrôles effectués, elle signale par ailleurs que les volumes actuellement commercialisés sont très limités.

Elle recommande que les décisions concernant l’autorisation de produits et de doses pour le traitement par irradiation ne portent pas seulement sur des catégories de produits mais aussi sur des facteurs comme : les bactéries visées, le niveau de réduction bactériologique visé, si l’aliment est frais, congelé/surgelé, sec/séché ou sa teneur en graisses ou en protéines. Elle considère en outre que la liste de produits autorisés devrait également prendre en compte la diversité de produits alimentaires aujourd’hui commercialisés, tels que les aliments prêts-à-consommer.

Il faut noter par ailleurs que le dernier rapport disponible sur les contrôles dans les Etats membres de l’Union européenne porte sur l’année 2007 [5]. Nous sommes donc dans une complète incertitude sur la situation des contrôles et des éventuelles fraudes sur les volumes irradiés et commercialisés à l’intérieur de l’Union européenne, depuis plusieurs années. Nous savons en outre que ces contrôles sont disparates, sans règle commune, peu fiables et ne permettent en aucune façon d’informer les citoyens-consommateurs. Ceci rend d’autant plus dérisoire la mention dans l’avis du fait que l’irradiation ne concerne que de petites quantités d’aliments, ce qui mériterait d’être sérieusement démontré. Il faudrait en outre pouvoir garantir que les volumes n’augmenteraient pas si la réglementation actuelle devait être assouplie, ce que semble préfigurer cet avis. Ce dernier ne précise pas comment la liberté de choix du consommateur pourrait être efficacement assurée, notamment si l’obligation d’étiquetage devrait être maintenue, accompagnée de contrôles cohérents et suffisamment nombreux sur tout le territoire de l’UE, et de sanctions dissuasives en cas de fraudes.

Nous considérons que cet avis confirme nos craintes – largement documentées dans nos précédentes analyses. En effet, il ouvre un boulevard à la révision des conditions théoriquement imposées par l’Union européenne à ses Etats membres., Une telle révision pourrait aboutir à la banalisation de l’usage de cette technologie [6], dans le seul but de ne pas entraver le commerce international de produits alimentaires et pour se conformer aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Codex alimentarius, véritable gendarme de l’OMC.

Nous alertons nos représentants politiques et les citoyens en France et dans l’Union européenne sur le danger que représente cet avis de l’AESA à la fois pour la sécurité sanitaire de notre alimentation mais aussi pour l’environnement et l’équilibre socio-économique dans les territoires de production, de transformation et de consommation.

Depuis de nombreuses années, nous appelons nos représentants à engager ou permettre des recherches indépendantes sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.

Aujourd’hui plus que jamais, compte tenu des incertitudes sanitaires et des risques environnementaux et socio-économiques liés à cette technologie, nous exigeons la conduite de recherches, sérieuses et indépendantes d’intérêts économiques et idéologiques, sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.

En l’absence de telles recherches, nous exigeons l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie.



Collectif français contre l’irradiation des aliments*
www.irradiation-aliments.org
c/o Action Consommation – 21 rue Alexandre Dumas 75011 Paris


Contacts presse : info@irradiation-aliments.org

Véronique Gallais (Action Consommation) :
vgallais@actionconsommation.org – 06 8689 7889

Roland Desbordes (CRIIRAD) : roland.desbordes@criirad.org – 06 8618 0187


* Action Consommation, Adéquations, Agir Pour l’Environnement, Les Amis de la Terre, Association Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs, Association pour l’Information sur la Dénaturation des Aliments et de la Santé (AIDAS), ATTAC France, Biocoop, Collectifs Bure-Stop, Confédération Paysanne, CRiiRAD, Ecoforum, Ekwo, Fédération Nature et Progrès, Food and Water Europe, OGM Dangers, Générations Futures (MDRGF), RECit (Réseau des écoles de citoyens), Réseau "Sortir du nucléaire"


Notes

[1] Cf. par exemple, en anglais, “Europe’s pesticide and food safety regulators – Who do they work for ?” by Claire Robinson
http://www.powerbase.info/images/e/ee/Eu_pesticidefoodsafety.pdf

[2] « EFSA assesses the safety of food irradiation” http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/cef110406.htm ?WT.mc_id=EFSAHL01&emt=1

[3] Elle signale toutefois que des études complémentaires seraient nécessaires…

[4] ce qui évoque les recommandations du Codex alimentarius, notamment sa norme HACCP

[5] http://ec.europa.eu/food/food/biosafety/irradiation/index_fr.htm Le rapport sur l’année 2008, après avoir été annoncé pour fin 2010, devait être disponible avant fin mars 2011. Voir nos analyses sur www.irradiation-aliments.org.

[6] qui pourrait aller jusqu’à la suppression de l’obligation d’étiquetage, potentiellement dissuasif pour le consommateur
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Liste des denrées et ingrédients alimentaires pouvant être soumis à un traitement par ionisation

Message  BouffonVert72 le Dim 19 Juin - 1:20

http://www.irradiation-aliments.org/IMG/pdf/20100915-Liste_des_denrees_alimentaires_finale.pdf


Liste des denrées et ingrédients alimentaires pouvant être soumis à un traitement par ionisation, par Etat membre de l'Union Européenne

avec mention de la dose globale moyenne maximale de radiation absorbée indiquée [kGy] (selon directive 1999/3/CE et document 2009/C 283/02 du Journal officiel de l’Union Européenne)

Herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux : tous les Etats membres (10)

Abats de volailles : Belgique (5), France (5), République Tchèque (5)

Ail
: Belgique (0,15), France (0,075), Italie (0,15), Pologne (0,15), Royaume Uni(0,2), République Tchèque (0,2)

Blanc d'oeuf
: Belgique (3), France (3), Pays Bas (3), République Tchèque (3)

Caséine, caséinates : Belgique (6), France (6), République Tchèque (6)

Céréales
: Belgique (1), Royaume Uni(1), République Tchèque (1)

Crevettes : Pays Bas (3)

Crevettes congelées décortiquées ou étêtées : Belgique (5), France (5), République Tchèque (5)

Cuisses de grenouilles congelées
: Belgique (5), France (5), Pays Bas (5), République Tchèque (5)

Échalotes
: Belgique (0,15), France (0,075), Royaume Uni (0,2), République Tchèque (0,2)

Farine de riz
: Belgique (4), France (4), République Tchèque (4)

Flocons de céréales
: Pays Bas (1), République Tchèque (1)

Flocons et germes de céréales pour produits laitiers
: Belgique (10), France (10), République Tchèque (10)

Fraises
: Belgique (2), République Tchèque (2)

Fruits (y compris champignons, tomates, rhubarbe)
: Belgique (2), Royaume Uni(2), République Tchèque (2)

Gomme arabique
: Belgique (3), France (3), Pays Bas (3), République Tchèque (3)

Herbes aromatiques surgelées
: Belgique (10), France (10), République Tchèque (10)

Ignames
: Royaume Uni (0,2), République Tchèque (0,2)

Légumes à cosse
: Pays Bas (1), République Tchèque (1)

Légumes secs et fruits secs : Belgique (1), France (1), Pays Bas (1), République Tchèque (1)

Légumes, y compris légumes à cosse : Belgique (1), Royaume Uni(1), République Tchèque (1)

Oignons
: Belgique (0,15), France (0,075), Italie (0,15), Pologne (0,06), Royaume Uni(0,2), République Tchèque (0,2)

Poisson et coquillages (y compris anguilles, crustacés et mollusques)
: Belgique (3), Royaume Uni (3), République Tchèque (3)

Pommes de terre
: Belgique (0,15), Italie (0,15), Pologne (0,1), Royaume Uni (0,2), République Tchèque (0,2)

Sang séché, plasma, coagulats
: Belgique (10), France (10), République Tchèque (10)

Viande de poulet
: Pays Bas (7), République Tchèque (7)

Viande de volailles
: Belgique (5), France (5), République Tchèque (5)

Viandes de volailles séparées mécaniquement
: Belgique (5), France (5), République Tchèque (5)

Volailles (oiseaux de basse-cour, oies, canards, pintades, pigeons, cailles et dindes)
: Belgique (7), Royaume Uni (7), République Tchèque (7)


NB :

1. Depuis le document initial (directive 1999/3/CE), nous avons noté plusieurs modifications majeures :

Entre la liste officielle de 2003 (document 2003/C56/03 du Journal officiel de l’Union européenne) et la liste de 2006 (document 2006/C112/05) la
Pologne passe de 0 à 3 types de produits autorisés,

et la Belgique de 11 à 23 types de produits autorisés (+ herbes aromatiques surgelées, fruits, légumes et fruits secs, céréales, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, viande de volaille, volailles, abats de volailles, sang et plasma, poissons et coquillages, caséine et caséinates).

Entre la liste officielle de 2006 (document 2006/C112/05) et celle de 2009, la République Tchèque autorise le traitement par irradiation pour l’ensemble des catégories de produits autorisés, alors que ce pays n’autorisait aucun traitement par irradiation dans la liste officielle de 2006, celle de 2003 ou la liste commune dans la directive d’application, exceptés les herbes aromatiques séchées, les épices et les condiments végétaux.

2. Selon la directive 1999/2/CE concernant les produits « traités par ionisation », la mention «traité par rayonnements ionisants» ou «traité par ionisation» doit figurer sur l'étiquetage pour les produits vendus sous conditionnement individuel (étiquetage), ou vendus en vrac (sur une affiche ou sur un écriteau placé au-dessus ou à côté du récipient qui les contient). Par ailleurs, si un produit irradié est utilisé comme ingrédient, la même mention doit accompagner sa dénomination dans la liste des ingrédients sur le conditionnement individuel ou l’affichage pour les produits en vrac. L’étiquetage doit également indiquer l’installation d’ionisation dans laquelle le produit a été traité, laquelle doit être agréée par l’Union Européenne. La directive ne s'applique pas à l'irradiation de denrées alimentaires préparées pour des patients ayant besoin d'une nourriture stérilisée sous surveillance médicale.

3. Concernant la production biologique et l'étiquetage des produits biologiques (denrées alimentaires, aliments pour animaux biologiques ou matières premières utilisées dans ces denrées ou aliments), le traitement par rayonnement ionisant est interdit (cf. Règlement (CE) N° 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007, chapitre 1, article 10). Cependant, aucun contrôle spécifique ne semble être effectué à ce sujet par les certificateurs.

4. Les échanges internationaux européens au sein de l’Union européenne de denrées alimentaires se font sans contrôle.

Collectif français contre l’irradiation des aliments – Septembre 2010.





La gomme arabique, un enjeu commercial et géopolitique de taille

En consultant la liste des denrées alimentaires pouvant être irradiées, vous vous êtes peut-être interrogé-e sur la gomme arabique et cherché à savoir si vous en consommiez.

« La plupart des gens dans le monde consomment de la gomme arabique tous les jours ». Dans le Monde diplomatique d’avril 2011, l’article édifiant de Guillaume Pitron nous éclaire sur les usages de cette matière naturelle issue de l’acacia et sur les enjeux stratégiques qu’elle recèle, notamment pour les Etats Unis et le Soudan, mais aussi pour la France et son rôle d’intermédiaire.

« En l’absence de cet émulsifiant également connu sous le code E 414, « le colorant noir du Coca-Cola remonterait à la surface de la bouteille », explique M. Frédéric Alland, directeur de l’entreprise d’importation et de transformation de gommes Alland & Robert. « Nous ne pourrions plus boire de boissons gazeuses. » Ni consommer de confiseries et de médicaments, dont la gomme fixe l’enrobage, ni manger de yaourts, dont elle épaissit la texture, ni boire de vin, dont elle réduit l’agressivité des tanins, ni imprimer de journaux, sur lesquels elle permet de fixer l’encre. »

Lire l’article sur le site du Monde diplomatique

http://www.monde-diplomatique.fr/2011/04/PITRON/20361


Quand la gomme arabique fait tanguer l’Amérique

New York. A l’angle de Hanover Square et de Pearl Street, au cœur de Manhattan, se dresse une ancienne maison de négoce convertie en club d’affaires : l’India House. Au premier étage, les salons autrefois destinés aux transactions de produits acheminés des Indes ont été réaménagés en un élégant restaurant. Mais l’esprit des marchands de denrées exotiques rôde toujours en ces lieux. Oublié des lumières tamisées et des conversations, s’y niche, tel un messager de ces antiques commerces, un cabinet de curiosités. La commode en bois précieux compte une trentaine de tiroirs gorgés de ces matières premières indispensables à l’économie américaine. Le onzième, préposé aux résines, renferme un amas de granulés qu’accompagne cette mention : « gomme arabique ».

Non loin de là, à l’angle de la 14e Rue, le 4 Union Square South est l’adresse d’un supermarché de la chaîne d’alimentation bio Whole Food. Sans le savoir, les chalands y lestent leurs cabas d’infimes quantités de cette résine d’acacia. En l’absence de cet émulsifiant également connu sous le code E 414, « le colorant noir du Coca-Cola remonterait à la surface de la bouteille », explique M. Frédéric Alland, directeur de l’entreprise d’importation et de transformation de gommes Alland & Robert. « Nous ne pourrions plus boire de boissons gazeuses. »Ni consommer de confiseries et de médicaments, dont la gomme fixe l’enrobage, ni manger de yaourts, dont elle épaissit la texture, ni boire de vin, dont elle réduit l’agressivité des tanins, ni imprimer de journaux, sur lesquels elle permet de fixer l’encre.

« La plupart des gens dans le monde consomment de la gomme arabique tous les jours », explique le professeur soudanais Hassan Addel Nour. Des secteurs aussi vastes que l’industrie pharmaceutique, la cosmétique, l’alimentaire, les boissons aromatiques, le textile, l’imprimerie et l’industrie de pointe dépendent de cette manne tombée du ciel qui, selon la Bible et le Coran, permit de nourrir les Hébreux errant dans le Sinaï, et dont les Egyptiens se servaient, il y a (...)
Cet article sera prochainement disponible en version intégrale.

Guillaume Pitron
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