PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

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Message  nico37 le Sam 12 Mai - 20:19

Communiqué du Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes-Léninistes après le 2nd tour des présidentielles

Le second tour des élections présidentielles le 6 mai 2012 a donc départagé les deux candidats restés en lice, N. Sarkozy, le candidat sortant de la droite, et F. Hollande, le candidat de la gauche.
Hollande l’a emporté d’une courte tête avec 51,6% des voix contre 48,4 à Sarkozy.
Dès avant le premier tour, le ROCML avait caractérisé ces deux politiciens comme les deux faces de la même médaille bourgeoise, comme deux politiciens au service de la bourgeoisie.
C’était clair pour Sarkozy, mais Hollande n’était pas en reste : il avait reçu le soutien de grands patrons du CAC40 et même la bienveillance de Laurence Parisot, la patronne du MEDEF.
Pour le ROCML, la victoire de F. Hollande ne constitue donc en rien une avancée pour la classe ouvrière et l’ensemble des couches du prolétariat et du peuple.
Ces élections illustrent la théorie marxiste-léniniste selon laquelle :décider périodiquement, pour un certain nombre d’années, quel membre de la classe dirigeante foulera aux pieds, écrasera le peuple au parlement, telle est l’essence véritable du parlementarisme bourgeois, non seulement dans les monarchies constitutionnelles, mais encore dans les républiques les plus démocratiques. Lénine, l’Etat et la révolution.

Toutes les organisations et les groupes « à la gauche de la gauche » qui ont appelé à voter pour François Hollande, directement ou de façon détournée en appelant à voter contre Sarkozy, auront de fait appelé à faire élire le candidat bourgeois F.Hollande contre l’autre candidat bourgeois N. Sarkozy. Il est navrant de trouver parmi eux des organisations qui se réclament du marxisme-léninisme. Leur argument selon lequel la réélection de Sarkozy aurait créé des conditions plus défavorables à la lutte des travailleurs n’est qu’une pure spéculation.
Elles auront en outre contribué, chacune avec sa partition, au bon déroulement « démocratique » du cirque électoral présidentiel. Sans base de classe prolétarienne et sans stratégie ni pratique révolutionnaire, ces groupes retombent inévitablement dans le soutien au « moins pire » des représentants de la bourgeoisie. Telle est leur pratique et leur destinée.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

Entre les présidentielles et les législatives, il l’a dit tout au long de sa campagne, F. Hollande va s’évertuer à RASSEMBLER « TOUS LES FRANÇAIS ». Cela veut dire en clair : ETOUFFER LA LUTTE DES CLASSES, EMPECHER TOUT MOUVEMENT OUVRIER ET POPULAIRE D’AMPLEUR pour la satisfaction des revendications des travailleurs. Il peut compter pour cela sur la collaboration active des directions syndicales pour promouvoir les négociations et le « dialogue social » En même temps il s’activera à DONNER AUX GRANDS PATRONS DU CAC 40 ET AUX INSTITUTIONS POLITIQUES, ECONOMIQUES ET FINANCIERES INTERNATIONALES les garanties et les gages de sa loyauté et de ses compétences en matière d’économie de marché. Sur le plan international, en tant que gérant des intérêts de l’impérialisme français, il poursuivra la même politique de pression ou d’agression contre les peuples et les pays qui résistent à la domination impérialiste.
Les intérêts de la classe ouvrière et du prolétariat en tant que classe ont été absents des discours de François hollande durant la campagne présidentielle. Il a affirmé qu’il y aurait plus de justice. Il a dit qu’il prélèverait d’avantage aux plus riches. Mais les riches resteront riches ! Il a dit qu’il donnerait un peu aux plus pauvres. Mais les pauvres resteront pauvres !

Il n’a jamais remis en cause le système d’exploitation et d’oppression capitaliste…

Les ouvriers, les hommes, les femmes et les jeunes du peuple ne doivent avoir aucune illusion sur ce qui les attend. Les mesures que prendra François Hollande pour colmater les brèches ouvertes par la crise du système capitaliste international, c’est le prolétariat qui en subira les sacrifices. Aux travailleurs, on demandera de « retrousser leurs manches » en échange de quelques sucettes, pendant que les actionnaires du CAC40 encaisseront, eux, les dividendes de l’exploitation et de la croissance tant espérée.

QUE FAIRE POUR TRANSFORMER LES DESILLUSIONS PREVISIBLES EN FORCE DE CLASSE ?

L’absence de changement dans les conditions d’existence et de travail aura vite fait de balayer les quelques illusions liées à l’élection de François Hollande. Beaucoup de ses électeurs n’en ont d’ailleurs aucune. Nombre d’entre eux disent presque déjà à regret : « Hollande ça peut pas être pire que Sarkozy ». Sous entendu : « ça ne sera sûrement pas mieux ». Les plus conscients et les plus combatifs refuseront de jouer au jeu des négociations et du « dialogue social ». Des luttes continueront à se développer. D’autres vont éclater. La lutte des classes ne s’arrêtera pas et pourra prendre une ampleur et des formes imprévisibles.
Il reste que, comme c’est le cas depuis des décennies, elles risquent que de ne rester qu’au stade de la protestation, et qu’il leur manquera une direction de classe offensive capable de créer un rapport de force pour faire reculer le pouvoir du capital et son appareil politique d’Etat.

Il n’y a donc rien de plus urgent que de construire l’organisation politique dont le programme est de chasser du pouvoir tous les agents politiques et économiques du capital, dont le but est la conquête du pouvoir par la classe ouvrière et l’ensemble des prolétaires, pour détruire le capitalisme, pour construire le socialisme.
Cette organisation politique, c’est le Parti Communiste Marxiste-Léniniste.

Le Parti Communiste Français, le PCF a abandonné cette perspective révolutionnaire. Il est devenu une force d’appoint du social libéralisme. Il parle de transformation sociale, même plus de rupture.
Sans un Parti Communiste qui unit sa classe sur ses intérêts et sur un but unique, chaque ouvrier, chaque travailleur, chaque prolétaire est laissé démuni face à ses ennemis de classe et en est réduit à choisir entre le moins pire d’entre eux. IL FAUT RENVERSER CETTE SITUATION ! Il faut redonner au prolétariat la conscience de ses intérêts de classe et la conscience de son rôle historique ! Le prolétariat c’est la classe qui doit diriger la société.

C’est dans les luttes de classe que cela se fera. Dans la clarté de la pratique et des explications politiques apportées par les communistes dans le mouvement ouvrier. C’est la voie du ROCML
Cela ne se fera pas dans la confusion des spéculations électoralistes et les volte-face opportunistes de dernière minute.
Le ROCML appelle les communistes et les éléments combatifs et conscients du prolétariat à unir leur volonté et leurs efforts pour redonner à la classe ouvrière son avant-garde politique organisée, son Parti Communiste Révolutionnaire.

nico37

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Message  nico37 le Dim 13 Mai - 10:24

« Sarko-MEDEF enfin dégagé, place à la lutte ! » : une déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Le peuple français vient de signifier son licenciement à Sarkozy, l’illégitime et fascisant Président sortant. Le PRCF se réjouit de la défaite de ce personnage dont la campagne n’a été qu’une longue et répugnante surenchère sur les thèmes de l’extrême droite. L’éviction de ce dangereux personnage, porte-drapeau de la fraction fascisante du grand capital, est une bonne chose. Ces fondés de pouvoir de l’UE et du MEDEF ont, pendant des années, imposé une politique favorable au capitalisme de façon brutale et antidémocratique, allant jusqu’à bafouer la volonté majoritaire du souverain peuple en 2005 lors du référendum sur la « constitution » européenne. Le PRCF qui a appelé, dès le 7 mai 2007, les vrais républicains à délégitimer ce président néo-pétainiste, et dont les affiches proclamaient depuis des mois « Dégage ! » à l’encontre de Sarko, ne peut donc que saluer cette décision de notre peuple.

Mais si nous nous réjouissons du vote contre Sarkozy, nous devons mettre en garde contre toute illusion quant à son successeur. Non parce que nous lui ferions un procès par anticipation, mais parce que les positions politiques, le programme politique, les perspectives que François Hollande et le Parti Socialiste ont soumis au peuple français ne peuvent en aucun cas résoudre les problèmes auxquels les travailleurs et le peuple de France sont aux prises : rien de sérieux sur le pouvoir d’achat, rien de percutant contre le chômage de masse, rien pour s’attaquer à la domination capitaliste, rien pour mettre en cause la dictature de l’UE du capital dominée par Berlin, aucune dénonciation du « Mécanisme Européen de Stabilité » (pacte de stabilité de Maastricht en trois fois pire, véritable euro-camisole antisociale adoptée au nom d'une trompeuse "initiative de croissance" - que Berlin a, au passage, acceptée officiellement sitôt l'élection de Hollande connue), rien contre la politique belliciste de l’impérialisme français en Afrique et au Proche-Orient, rien pour sortir la France du bloc agressif de l’OTAN, rien pour une grande politique sociale débutant, à minima, par l’abrogation des lois sarkoziennes (en particulier l’abrogation de la loi sur les retraites), rien pour la défense de la souveraineté et l’indépendance de la République française. En février, dans un entretien avec le journal anglais « The Guardian », François Hollande rassurait les marchés financiers en ces termes : « Aujourd’hui il n’y a pas de communistes en France… La gauche a gouverné pendant quinze ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir ».

Aucune illusion, donc, à avoir sur le nouveau Président et le Parti Socialiste. Rien de bon à attendre de Hollande, comme de ses amis politiques, les Papandréou, Blair, Zapatero, Schroeder....puisque tous ces dirigeants inscrivent leur politique dans le cadre de la « construction européenne » qui détruit notre pays en unissant la social-démocratie et la droite sur un programme néo-libéral. Cependant, une partie de la base de masse du PS n’est pas celle de la droite. Ses attentes politiques et sociales ne sont pas celle des chefs du PS. Cette contradiction ne peut être totalement ignorée par « Hollandréou » - selon une formule désormais célèbre - à moins d’accepter un suicide politique comme celui du président de l’Internationale Socialiste, le Grec Georges Papandréou. Cela dit, n’oublions pas que le PS s’apprêtait à désigner D.S.K., le patron du FMI (!), comme candidat à la présidence de la République, ce qui en dit long sur sa nature de classe.

Quelle est donc la perspective que les communistes doivent ouvrir en ce moment à notre peuple ? Le Front de Gauche et le PCF doivent sortir de l’équivoque sur leur éventuelle participation à un gouvernement d’euro-austérité. Les électeurs doivent savoir AVANT les législatives quel sera le positionnement du FDG sur ce sujet. Pour le PRCF, il est absolument clair, au vu du programme de Hollande et des forces patronales déjà nombreuses qui l’ont rallié, qu’une participation « communiste » à un tel gouvernement serait une trahison qui désarmerait le mouvement populaire et qui paverait la voie à Marine Le Pen.

La seule perspective immédiatement opérationnelle est l’opposition populaire, républicaine et patriotique à toute forme de politique néolibérale, bien entendu en montant la garde contre l’opposition de droite et d’ultra-droite qui n’attend qu’une occasion pour aller dans la rue ; la lutte des classes populaires et moyennes qui, seule, peut imposer des mesures de justice sociale, de progrès démocratique et d’indépendance nationale. Cette exigence vitale de la lutte se heurtera à l’inertie, voire au sabotage de la lutte, par des directions syndicales de collaboration de classe dont on a pu constater la nocivité dans la manière dont fut menée la lutte contre la démolition des retraites par Sarkozy et les siens. Rappelons que la plate-forme commune des directions syndicales refusait même de demander l’abrogation de la contre-réforme !... La lutte se développera, non seulement face au nouveau pouvoir, mais aussi à tous les états-majors syndicaux euro-formatés qui « accompagnent » l’éradication des droits et acquis du monde du travail sans appeler au « tous ensemble ». Organiser l’opposition à la collaboration de classe dans la CGT et la FSU est une tâche importante et nous saluons le Front Syndical de Classe qui travaille dans cette direction.

Les travailleurs savent que rien de bon ne viendra du nouveau Président et du nouveau pouvoir sans la lutte : toute l’histoire du mouvement ouvrier et démocratique le prouve, 1936, 1945, 1968, toutes les avancées sociales et démocratiques sont le fruit de la lutte des travailleurs. N’attendons pas ! Dès demain, partout, il faut organiser la lutte et ses modalités. Dès demain dans les entreprises, les bureaux, les facs, partout, la perspective d’une lutte de grande ampleur, le « Tous ensemble, en même temps ! » doit être à l’ordre du jour.

Cette lutte sera d’autant plus nécessaire que la droite et les néo-fascistes vont continuer à se radicaliser, à s’unir et à mener un combat revanchard et violent, dans la foulée d’une campagne électorale où ils ont rivalisé d’arguments réactionnaires, xénophobes et de formules pétainistes. Le meilleur moyen de briser leurs tentatives de subversion contre le mouvement populaire sera, justement, la lutte pour nos revendications, car celles-ci portent en elles la nécessité de briser la logique du système capitaliste, la nécessité d’un autre système : le socialisme, dont le préalable est la reconquête par notre pays de sa souveraineté politique, monétaire, budgétaire, industrielle, culturelle, linguistique, avec le développement sans précédent de la démocratie populaire organisée « en bas ».

Le PRCF qui se félicite de la défaite de Sarkozy ne peut, en toute responsabilité, qu’appeler la classe ouvrière et les travailleurs, notre peuple à n’entretenir aucune illusion, à refuser, avec force, tout attentisme et à engager la lutte pour leurs objectifs sociaux et politiques, à mettre radicalement en cause l’euro et l’UE, à engager la lutte révolutionnaire sous les plis mêlés du drapeau rouge et du drapeau tricolore contre le capitalisme en crise, car la menace d’une politique d’austérité à la « grecque » nous menace plus que jamais.

L’opposition ouvrière, populaire, révolutionnaire et patriotique à la politique du nouveau pouvoir ne peut pas attendre, ne doit pas attendre.

Devant cette situation nouvelle, le PRCF renouvelle sa proposition à toutes les forces authentiquement communistes, où qu’elles soient organisées : UNISSONS-NOUS DANS L’ACTION, le peuple de France a besoin d’une voix franchement communiste unie réclamant clairement la rupture de la France avec l’UE et refusant toute caution à l’euro-austérité.

Le PRCF appelle également tous les progressistes et républicains non-communistes à s’unir sur la base des principes du Conseil National de la Résistance, car une vraie perspective de changement, la seule qui puisse faire échec aux forces d’euro-destruction de la nation comme aux forces de fascisation représentée par l’UM’Pen en formation, est qu’une force de gauche radicalement euro-critique émerge rapidement dans notre pays.

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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  Axenstar le Dim 13 Mai - 13:52

nico37 a écrit:
La seule perspective immédiatement opérationnelle est l’opposition populaire, républicaine et patriotique

Ah ouais, quand même. A quand une fusion avec Egalité & Réconciliation? Laughing
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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Jeu 17 Mai - 11:31

Lutter, débattre, construire, Jacques Lacaze, 12 mai

Le débat qui s’est engagé sur le blog de Jacques Tourtaux est très important, même si Jacques lui donne un contour très vif et personnel, voire passionnel, et si les réponses apportées par les camarades du FSC sont quelques peu décalées. Je propose à partir d’une expérience politique et syndicale, une analyse sur quelques aspects des problèmes que nous avons à affronter.

Je sais qu’on va me reprocher d’engager un tel débat.

Mais l’heure est à la franchise et au débat de fond, au débat politique. Ceux qui l’esquiveront prendront une lourde responsabilité. Je mesure par ailleurs le contexte qui est le nôtre du point de vue des forces syndicales et politiques qui agissent pour l’émancipation des travailleurs. À savoir, d’une part que ces forces sont extrêmement divisées en une multitude de petits groupes, mais aussi d’autre part que les partis et syndicats historiques sont profondément gangrenés par l’idéologie politique qui permet à la bourgeoisie de conserver le pouvoir et qui a nom : parlementarisme.

Je suis tombé dans le Parti communiste en naissant, il y a 70 ans. Les guerres d’Algérie puis du Viet-Nam ont marqué notre jeunesse. J’ai eu la chance de ne pas partir faire la guerre au peuple algérien. Comme beaucoup de camarades, j’ai été très actif en 68 et je reste un soixante-huitard non-repenti. 68 a été deux grand mouvements, celui des étudiants et intellectuels et le grand mouvement gréviste de masse de la classe ouvrière. La fusion de ces mouvements pour laquelle j’ai milité sur le terrain n’a pas eu lieu. La quasi-totalité des forces politiques s’est dressée vent debout pour l’empêcher. La responsabilité du PCF et de la CGT dans cette action est écrasante. Ils ont assimilé les leaders gauchistes à la masse des étudiants. On sait ce que ces personnages sont devenus, dans leur écrasante majorité. Et l’idée totalement fausse de ne retenir qu’un aspect de 68, soit le mouvement étudiant soit le mouvement gréviste, persiste et témoigne d’un parti pris, d’un aveuglement lourd de conséquences.

J’ai exercé la médecine sous forme libérale et salariée durant 32 ans à partir de 1974, sans véritable engagement politique. Je suis revenu à un engagement précis après les événements de 95 : j’ai rejoint le groupe qui allait donner naissance au PRCF en janvier 2004. Je l’ai quitté, il y a bientôt trois ans. Je veux faire quelques remarques sur les raisons de ce départ, car je pense qu’il s’agit d’un problème de fond, plus exactement qu’il témoigne de quelques aspects du problème conjoncturel que nous rencontrons dans nos efforts militants.

En bon petit soixante-huitard, j’ai orienté au maximum mon militantisme vers les entreprises en luttes. Au début, j’ai participé aux actions menées par le mouvement de chômeurs de l’hiver 97-98 et tout naturellement j’ai milité à la CGT. J’ai été rapidement très favorable au regroupement des syndicalistes de classe et de masse face à la ligne réformiste dominante.

Une pétition a été lancée par des membres du PRCF dénonçant cette ligne. Cette pétition a connu un succès équivalent à toutes les pétitions antérieurement mises en route par cette organisation (environ 800 signatures), au niveau du retour des listes papiers proposées par les militants. Mais sur Internet, son succès a été 10 fois plus élevé, ce qui est fréquent pour toutes sortes de pétition. Je pensais – et je pense toujours – qu’on ne pouvait que très faiblement compter sur ces signataires. L’avenir l’a démontré amplement. L’idée était dans l’air de se regrouper dans une mouvance large : un Front Syndical de Classe.

Le titre était bon et porteur.

Mais les camarades du PRCF ont choisi de créer une association 1901, avec statuts, président, trésorier etc. Je n’étais pas d’accord, et rapidement je n’ai pas suivi. À une réunion à Lens, j’ai exposé la situation dans le Pas-de-Calais, où de nombreux syndicats et la majorité des Unions Locales se regroupaient pour lutter. Je pensais – et pense toujours – que c’était la voie à suivre. On m’a répondu, qu’il fallait avant tout faire vivre le FSC sous sa forme associative, l’organiser et le renforcer. Un site a été créé etc etc.

C’est là très précisément que se trouve le problème : lutter sur le terrain et au sein du syndicat, se coordonner, réfléchir, débattre, construire pas à pas les nécessaires directions des luttes, où s’organiser pour l’essentiel à l’extérieur des syndicats, appeler à la lutte sur des programmes – parce que, c’est la vérité toute crue – échafaudée par des camarades qui détiennent la vérité. Conséquence, on publie régulièrement de grands appels et de grandes déclarations qui n’ont que très peu de chance d’être opérationnels.

Le PRCF, qui a joué un rôle décisif dans cette orientation et dans la mise en place de ce FSC a une longue habitude de ce type de fonctionnement. Dans sa presse, ses affiches et ses tracts, l’analyse politique et les mots d’ordre sont avec une grande constance et sans changement sur le fond, répétés à longueur de mois.

C’est parce que nous sommes dans une telle conjoncture concrète, qui concerne toutes les mouvances, que je relate avec précision ce qui s’est passé dans cette mouvance. Il suffit de regarder, ça fonctionne comme ça partout. Il existe de nombreux groupes révolutionnaires et il s’en crée toujours des nouveaux. Chacun à sa ligne, incluant l’action syndicale (ou la nécessité de créer autre chose et de quitter les syndicats, ce qui revient au même), mais aussi son type d’organisation, de fonctionnement (comité central, fédération, section ….) et bien sûr, chacun détient la vérité. L’aspect organisation, joue alors à plein. La tâche centrale devient défendre « mon organisation » qui est bien sûr le « véritable embryon » du parti dont les travailleurs et les syndicalistes en particulier ont besoin.

Bref, soit on continue dans cette orientation, et, on va tout droit au mur, car la conséquence inéluctable est le lamentable débat qui s’est développé autour des prises de position sur les dernières élections et celle de Jacques Tourtaux en particulier. Un minimum de recul historique le démontre. L’histoire ne se répète pas. Le changement de société pour lequel nous luttons tous ne se fera pas comme en 1789, ni comme en 1917, ni comme en 1945, ni comme en Chine ou au Vietnam. Le rouleau compresseur de l’idéologie bourgeoise a joué à plein.

Soit on change de fusil d’épaule, on considère qu’il est plus que prématuré de centrer l’action sur une ligne définie en petit comité et de créer dans la foulée son machin. On admet que la réalité est bien plus riche, qu’aujourd’hui, personne n’a la vérité vraie, qu’il faut continuer à agir à se mobiliser comme à l’automne 2010, à se rencontrer, à s’entraider, à débattre démocratiquement. Que nous devons contribuer à construire une unité de la classe et du peuple sur les problèmes que nous avons à résoudre aujourd’hui. Ce qui ne doit pas exclure la lutte idéologique, mais au contraire la renforcer sur des bases démocratiques.

C’est à un véritable changement de culture qu’il faut aller.

Le démocratisme, le parlementarisme de nos sociétés est un obstacle majeur à surmonter (voir le petit et remarquable livre de Jean Salem : « Elections piège à cons ? Que reste-t-il de la démocratie ». Ce dévoiement par les forces de la réaction, du suffrage universel, effectivement conquis de haute lutte, mais aussi de la forme parti, reprise aussi par la bourgeoisie, doit au minimum nous interroger. Pour moi, c’est clair, nous devons laisser l’électoralisme en dehors de nos préoccupations. Ce que nous venons de voir avec la présidentielle est on ne peut plus démonstratif. Mélenchon, car il faut appeler les choses par son nom, a prononcé beaucoup de discours, a permis des rassemblements très importants, a électrisé des foules de travailleurs mêlés à la petite bourgeoisie intellectuelle.

Chaque chapelle a fait un bilan minutieux : ça c’est bien, là je ne suis pas d’accord, là ça avance, là ça recule, et puis tu as vu ce qu’il leur a foutu dans la gueule etc etc.

Mais pourquoi est-il resté strictement dans le moule électoraliste avec comme objectif d’arriver par les urnes au pouvoir dans 10 ans ? Pourquoi n’a-t-il pas changé de terrain et n’a-t-il pas organisé ses meetings et réunions à la porte des usines en luttes, des camarades métallurgistes de Lorraine par exemple ?

Il y avait – et il y a toujours - l’embarras du choix, tellement les luttes sont nombreuses. Il est clair, et tout un appareil politique avec lui n’entendait pas sortir d’un millimètre du consensus électoral. Il est allé saluer les métallurgistes qui venaient de faire une longue marche depuis leur usine, et le héros, c’est lui ! Non, les héros, ce sont ceux qui résistent par la lutte sur le terrain et au quotidien, pour défendre leur travail , c’est-à-dire leur vie et celle de leur classe.

Je voudrais terminer en notant, que beaucoup de camarades pensent en termes d’organisation: tu adhères où, que je sache qui tu es. Et parce que tu es à tel parti, à tel syndicat, à telle organisation tu penses – ou tu dois penser – comme ci comme ça. Ou d’autres passent leur temps à savoir pour qui tu roules, tu votes. Ou d’autres encore possèdent un riche vocabulaire pour caractériser les camarades : gauchistes, droitier, opportuniste, j’en passe, le meilleur étant stalinien !

Un vocabulaire inventé par le mouvement communiste et adopté avec délectation par l’idéologie bourgeoise pour stigmatiser ceux qui luttent. Les hommes de main de la bourgeoisie qui véhiculent et défendent cette idéologie anti-populaire savent changer le sens des mots.

Oui, vraiment : lutter, débattre, construire !

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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Sam 19 Mai - 10:11


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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Dim 27 Mai - 21:32

Un AYRAULT-GOUVERNEMENT pour l’EURO-AUSTERITE continentale !

La formation du nouveau gouvernement « eur(h)ollandais » confirme les orientations austéritaires de la campagne électorale : l’ « austérité juste » annoncée par Hollande, ce n’est rien d’autre que l’austérité assaisonnée de mesurettes destinées à faire passer la pilule de l’austérité auprès des couches moyennes et populaires. La vraie priorité est le remboursement de la prétendue « dette » qui résulte en réalité de la dérégulation financière pratiquée depuis trente ans par tous les gouvernements maastrichtiens successifs ; la vraie priorité, c’est aussi le salut de LEUR maudit euro, qui strangule les acquis sociaux et les souverainetés populaires sur tout notre sous-continent : le prochain « dé-gréçage » de la zone euro au moyen de l’expulsion du peuple qui fonda l’idée même d’Europe (la Grèce) annonce le sort qui attend tous les peuples de l’UE : d’abord, la destruction de tous les acquis sociaux au nom de la défense de l’euro ; puis l’éclatement de la zone euro et le retour aux monnaies nationales AUX CONDITIONS DES CAPITALISTES.

C’est pourquoi il est interdit d’être naïf sur les « buts de guerre » de ce gouvernement :
aux finances règnera le « social-libéral » Moscovici, l’éminence grise de Dominique Strauss-Kahn, le fidèle relais du FMI, le gourou de l’Empire européen baptisé « Etats-Unis d’Europe » ; avec lui, priorité à l’euro, c’est-à-dire purge prolongée pour les salaires, la Sécurité sociale, les pensions de retraites, les dépenses sociales utiles ;
aux affaires européennes le super-atlantiste Fabius, ennemi juré de Cuba socialiste, grand ami du gouvernement colonial d’Israël, « faucon » caractérisé à l’encontre de la Syrie et de l’Iran ; c’est Fabius qui a annoncé que la France ne quitterait pas le commandement intégré de l’OTAN, dont l’avait extraite De Gaulle, qui fait de l’armée française le valet d’armes des Etats-Unis ; espérons au moins que, dans ces conditions, le retrait de la France d’Afghanistan n’aura pas été une pure promesse électorale ;
aux « territoires », la super-ambitieuse « verte » Cécile Duflot, gourou de l’hyper-décentralisation du territoire dans la perspective d’une Europe des régions réclamée à cor et à cris par le MEDEF dans son document « besoin d’airE » ; avec Duflot, la ratification de l’explosive Charte des langues minoritaires et régionales est dans des mains expertes, pour le plus grand malheur de la République une et indivisible et de la langue française, de plus en plus tenaillée par les tenants du « tout anglais » et de l’exploitation des langues régionales (légitimes par elles-mêmes) à des fins séparatistes (les menées euro-régionalistes vont déjà bon train en Catalogne française, au Pays basque, en Alsace…) ;
les propositions de Vincent Peillon et de son conseiller Julliard, - le « syndicaliste » de l’UNEF que n’ont cessé de huer les AG de lutte anti-CPE -, méritent que les syndicalistes enseignants ne s’endorment pas. Martyrisée sans trêve depuis 25 ans par les Jospin, Allègre, Fillon, Darcos, Chatel, l’Education Nationale s’entend promettre 60 000 postes (100 000 ont été retirés depuis 2000 !) mais ils seront pris sur d’autres services publics - au risque de diviser la défense syndicale de l’ensemble des Sevices Publics !. En outre, le programme du PS prévoit, comme celui de Sarkozy, de faire exploser le service hebdomadaire et annuel des enseignants ; assez de cette démagogie qui présente les profs, - qui « rament » comme jamais dans une école dévastée -, comme des fainéants. Moins de blabla sur Jules Ferry (pourquoi ne jamais évoquer le plan Langevin-Wallon de la Libération ?), il faut ANNULER l’ensemble des contre-réformes Sarkozy sur l’école et les autres services publics ;
quant aux autres secteurs marquants, ou bien il y aura continuité (Manuel Valls n’a rien d’un « socialiste », fût-il très rosé, c’est un homme de droite des plus classiques), ou bien il y aura un gros flop à l’arrivée. Avec quels moyens M. Montebourg, chantre de la « démondialisation » (tout en restant dans l’UE et dans l’euro !!!) opèrera-t-il son « redressement productif » ? Avec quels subsides M. Hamon (la « gauche » du PS se contente vraiment de peu !) dynamisera-t-il l’ « économie sociale » sans qu’il soit en rien prévu de toucher à la propriété ANTISOCIALE des gros actionnaires sur les entreprises du CAC 40 ?

La réalité c’est que ce gouvernement ne touchera qu’à la marge aux contre-réformes sarkozystes (personne ne parle d’annuler les lois sarkozystes sur l’hôpital, la justice, la « sécurité », l’université et la recherche, les franchises médicales, la privatisation de la poste et de l’EDF, etc.) et pas du tout au plan d’austérité européen : tout ce que demande Hollande, c’est que Frau Merkel l’aide à sauver la face en adjoignant un codicille « croissance » à la « règle d’or » (en réalité à la loi d’airain) de l’austérité budgétaire et de la mise sous tutelle allemande du budget français. Comme d’habitude, la droite mène la charge de cavalerie contre les travailleurs et les seconds couteaux du PS viennent ensuite panser quelques plaies et consolider l’avancée de la classe dominante au nom du « réalisme ».

Bien entendu, les quelques réformettes par lesquelles le PS va tenter de s’acheter un mini « état de grâce » (retour marginal à la retraite à 60 ans, baisse cosmétique des salaires des ministres et du président : mais qu’est-ce qui justifie les 12 000 euros mensuels du chef de l’Etat dont tous les frais sont payés par la République ?) sont toujours bonnes à prendre pour les rares personnes qui en bénéficieront : pour nous l’opposition populaire, plus nécessaire que jamais, ne signifie pas opposition aveugle et systématique mais opposition à la LIGNE générale de ce gouvernement d’alternance, qui n’a rien à voir avec une véritable alternative progressiste et patriotique.

Le dire, ce n’est pas « faire le jeu du front national », qui va évidemment tenter de fusionner avec l’aile ultra-droitière de la très droitière UMP. Ce qui nourrit le FN, ce n’est pas de DIRE que Hollande va continuer dans un style moins fascisant (espérons-le du moins !) le sale travail « européen » et atlantique de démontage de la nation républicaine et des acquis de 1945 : c’est au contraire d’abandonner à l’extrême droite l’opposition populaire et la résistance à l’Union européenne. Ceux qui, au Front de Gauche, cultivent l’équivoque sur leur participation à l’euro-gouvernement « hollandais », qui remettent à APRES les élections le choix d’aller ou pas au gouvernement, facilitent le travail de brouillage idéologique du PS et la future récupération du mécontentement populaire par les FASCISTES.

Plus que jamais COMPTONS SUR NOS LUTTES et travaillons d’arrache-pied à la renaissance du Parti communiste véritable, à la relance du syndicalisme de classe, à l’organisation indépendante de notre peuple, à un large mouvement anti-UE pour une France Indépendante Et une République Sociale.

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Message  nico37 le Lun 4 Juin - 21:10



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Message  nico37 le Lun 11 Juin - 22:48



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Message  nico37 le Mar 12 Juin - 20:50

Le 10 juin

Sans cautionner la politique du PS, le M’PEP-62 et le PRCF-62 appellent à faire barrage à Marine Le Pen; il est en effet vital pour la nation et pour la classe ouvrière « chti » qu’un parti xénophobe n’obtienne pas son brevet de légitimité républicaine des descendants des « gueules noires ».

Le 17 juin, barrons la route à la dynastie Le Pen qui usurpe le nom du « Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France » qui dirigea les luttes patriotiques et antifascistes du bassin minier pendant l’Occupation allemande.

Malgré la modestie de notre score, nous sommes fiers d’avoir résisté, avec l’aide bénévole de nos camarades du M’PEP-62 et du PRCF-62, contre les innombrables coups bas, censures, intimidations, diffamations politiques qui nous ont visés jusqu’au dernier jour de la campagne. En particulier, nous condamnons avec indignation la manière dont le prétendu « service public » de l’audiovisuel a censuré notre message. Nous regrettons que les « grands » candidats de la gauche établie aient refusé tout débat d’idées visant à éclairer les citoyens et les travailleurs de la 11e circonscription sur la nature de la « construction européenne » et sur la possibilité d’en sortir par la porte à gauche.

Et surtout, nous sommes fiers d’avoir porté clairement dans les entreprises et dans les quartiers la seule proposition qui permette de construire la résistance et l’alternative populaires : celle qui consiste à SORTIR la France de l’étouffoir que sont l’euro et l’Union européenne, fabriquée par et pour les forces du capital pour reconstruire les acquis du Conseil National de la Résistance et nouer de nouveaux traités internationaux progressistes. Nous constatons avec regret que notre questionnement citoyen au Front de gauche soit resté sans réponse : si, comme c’est prévisible, l’Union européenne refuse de « réorienter l’Europe dans un sens progressiste », oseront-ils appeler avec nous à claquer la porte de cette prison des peuples qu’est l’UE ? Oui ou non des députés du PCF et du Front de gauche entreront-ils au gouvernement en prenant le risque suicidaire d’abandonner à l’UM’Pen le monopole de l’opposition ? Aux électeurs du PCF et PG de relayer cette interrogation avant le second tour, après il sera trop tard et une redoutable mécanique pourrait bien broyer notre pays.

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Message  nico37 le Sam 16 Juin - 15:59

COMMUNIQUE DU ROCML FACE A LA MENACE D’UNE INTERVENTION MILITAIRE DIRECTE CONTRE LA SYRIE

Après l’expulsion du territoire français de l’ambassadrice de la Syrie en France, il est clair que la nouvelle direction politique de l’impérialisme français dirigée par F. HOLLANDE est dans la stricte continuité du précédent gouvernement criminel international de N. SARKOZY.

Après les massacres contre la Côte d’Ivoire et la Libye ordonnés par SARKOZY, ce que prépare le nouveau pouvoir politique PS, c’est une nouvelle intervention militaire, cette fois-ci contre la Syrie, préméditée et préparée par des tueries perpétrées par des mercenaires armés et financés par les pays impérialistes occidentaux avec la France au premier rang.

Les communistes doivent s’opposer par leurs idées et par leurs actes à l’agression que le gouvernement de F. HOLLANDE, en accord avec les autres pays impérialistes occidentaux, prépare contre la Syrie. Ils doivent s’y opposer sur la base de l’internationalisme prolétarien, et de la lutte contre leur propre impérialisme « national ».

Or, comme nous l’avons déjà déploré lors des agressions contre la Côte d’Ivoire et la Libye, le mouvement anti-impérialiste et anti-guerre est une nouvelle fois inexistant en France face aux préparatifs d’agression contre la Syrie.

Dans cette absence de mobilisation, une responsabilité particulière revient aux communistes et en premier lieu aux organisations qui se réclament du marxisme-léninisme.

Le constat est déplorable de ce côté. A part sortir chacune pour soi une déclaration, il ne se manifeste aucune volonté de rechercher les moyens de construire l’action commune contre notre impérialisme.

Pour certaines organisations à l’évidence il s’agit d’une attitude opportuniste pour ne pas compromettre les alliances électorales avec le Front de gauche dont le leader JL Mélenchon a déjà affirmé son soutien aux mercenaires de l’ASL armés et financés par l’impérialisme. Souvenons-nous des conséquences du vote par les députés communistes des pleins pouvoirs à Guy Mollet en 1956, sous prétexte de maintenir les chances de l’unité avec les socialistes : Le pouvoir « socialiste » en profita pour relancer la guerre colonialiste en Algérie. Pour d’autres c’est l’attitude sectaire de ne pas être en compagnie d’autres organisations communistes avec lesquelles elles ont des contradictions sur d’autres sujets. Tout ceci est malheureusement révélateur de l’extrême faiblesse idéologique politique et militante du mouvement communiste.

Ces comportements opportunistes et sectaires, sont inacceptables et s’opposent au devoir internationaliste que les communistes doivent mettre en avant contre la guerre impérialiste.

Le ROCML ne se satisfait pas de cette situation, éclairera et combattra les causes politiques et idéologiques de ces dérobades. Il appelle les militants communistes, qu’ils soient membres ou non d’une organisation à rejeter ces positions opportunistes et sectaires pour retrouver la voie du combat internationaliste anti-impérialiste.

Lors des agressions contre la Côte d’Ivoire et la Libye, le ROCML a déjà fait des propositions pour que les organisations qui se réclament du marxisme-léninisme construisent ensemble le front de lutte contre la guerre impérialiste. Ces propositions n’ont pas abouti. Mais le ROCML reste prêt à s’associer à toute initiative allant dans cette direction.

« Les gens les plus dangereux (..) sont ceux qui ne veulent pas comprendre que, si elle n’est pas indissolublement liée à la lutte contre l’opportunisme, la lutte contre l’impérialisme est une phrase creuse et mensongère » Lénine – l’Impérialisme stade suprême du capitalisme

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Message  nico37 le Lun 27 Aoû - 23:44

Réunis le 21 août suite à la proposition de rencontre adressée par le POI à toutes les organisations et partis du mouvement ouvrier et démocratique, nous, POI, M’PEP, Gauche Communiste du PCF, PRCF constatons qu’il y a urgence.

Le président François Hollande a annoncé son intention de faire ratifier dans les plus brefs délais le TSCG de Sarkozy-Merkel. Le Parlement pourrait être saisi avant la fin du mois de septembre.

Il faut empêcher la ratification de ce traité, car ce serait un pas supplémentaire dans le démantèlement de la démocratie, dans la remise en cause de la souveraineté du peuple et des droits sociaux.

Il y a urgence. Dans tout le pays, des initiatives sont prises, des comités se forment, des appels sont lancés pour bloquer la ratification. Au plan national, des organisations politiques, syndicales, associatives, des élus, des responsables politiques prennent position.

Il est urgent que sans préjuger du point de vue des uns et des autres sur l’Union européenne, ses traités successifs, toutes ces initiatives puissent converger dans l’unité sur un mot d’ordre : non à la ratification !

C’est pourquoi nous soumettons la proposition d’une manifestation nationale contre la ratification avant le vote au Parlement. Cette proposition n’est contradictoire à aucune autre.

Nous soumettons cette proposition à tous ceux qui, sous des formes diverses, organisent des assemblées, des réunions publiques, des initiatives dans toutes les villes et départements du pays.

Nous la soumettons à toutes les organisations et partis du mouvement ouvrier et démocratique, à tous les responsables qui se sont prononcés les uns pour un référendum, les autres pour d’autres initiatives mais tous contre la ratification du pacte budgétaire,

Nous proposons qu’une nouvelle rencontre ait lieu après l’annonce du calendrier gouvernemental .

Nous proposons de mettre à la disposition de tous une lettre argumentée en direction des parlementaires pour qu’ils refusent de ratifier le TSCG

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Message  nico37 le Ven 31 Aoû - 16:29

Communiqué JCML / ROCML sur les menaces contre la Syrie

Faisons front contre les menaces imminentes d’intervention armée directe des pays impérialistes occidentaux contre la Syrie !

Il est clair que la stratégie des impérialismes occidentaux pour renverser le gouvernement Syrien de Bachar el Assad par mercenaires interposés a échoué.
Aujourd’hui, les puissances impérialistes occidentales (dont la France dirigée par le parti socialiste) se rendent compte que seule une intervention militaire directement conduite par elle pourra battre la Syrie, ses peuples et sa classe ouvrière qui, bien qu’ayant des contradictions politiques et sociales à résoudre dans le cadre national, n’ont rien à gagner mais tout à perdre d’une victoire des impérialismes occidentaux.
En tant que qu’organisations communistes de France, le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes (ROCML) et la Jeunesse Communiste Marxiste Léniniste (JCML) appellent toutes les organisations communistes, toutes les organisations anti-impérialistes et toutes les organisations éprises de justice et de paix à se rassembler et à se mobiliser, quelles que soient leurs différences d’appréciation sur le gouvernement syrien, dans un vaste front de lutte contre l’intervention armée impérialiste occidentale contre la Syrie.
Le temps presse. Le ROCML et la JCML adressent une proposition urgente de réunion pour organiser ce front.

Comme le temps presse, nous demandons aux organisations communistes et anti-impérialistes auxquelles est adressé ce courrier de répondre rapidement si elles sont d’accord ou non pour se rencontrer afin d’examiner les possibilités et les modalités d’une première initiative.
Ensuite, nous conviendrons d’une date et d’un lieu pour que les organisations d’accord pour se rencontrer dans ce but puissent se rencontrer concrètement.

ROCML et JCML, le 27 août 2012.

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Message  nico37 le Sam 1 Sep - 23:12

DECLARATION DU ROC ML ET DE LA JCML LORS DE SES JOURNEES DE RENCONTRE ET DE FORMATION SUR LES LUTTES DES MINEURS EN ESPAGNE ET AFRIQUE DU SUD

Le ROC-ML et son organisation de jeunesse, la JCML, réunis au cours de leurs journées de formation et de rencontre adressent leur salut aux mineurs de l’Etat espagnol et d’Afrique du Sud dont la lutte est engagée depuis plusieurs semaines.
En Espagne, les mineurs luttent contre le plan de restriction budgétaire du gouvernement qui signifie la baisse des salaires et la mise au chômage d’une part des ouvriers. Ils sont confrontés à la répression de l’Etat bourgeois. Devant les gendarmes, ils n’hésitent pas à se défendre, à passer à l’offensive et à utiliser des armes de leur propre confection. La police a refusé de s’affronter aux travailleurs par crainte de leur force. La solidarité entre eux et de quartiers entiers, du fait de leur conscience et de défense de leurs intérêts légitimes, leur confère cette force de ne pas baisser la tête et d’attaquer violemment les détachements de l’Etat bourgeois venus pour les contraindre, dans cette lutte de classe.
En Afrique du Sud, les mineurs ont été réprimés avec une violence assassine (une quarantaine de morts) par la police, dont les représentants déclarent qu’elle a dû agir par légitime défense. La bourgeoisie montre qu’elle tombe le masque des droits de l’homme quand elle sent que son pouvoir pourrait être remis en cause, malgré les déclarations hypocrites du président Zouma se disant consterné de la répression sur les mineurs en lutte, lui-même étant le représentant de la bourgeoisie sud-africaine.
Par leur résolution et leur caractère offensif, les luttes des mineurs d’Espagne et d’Afrique du Sud sont un exemple pour tous les travailleurs qui cherchent à résister aux reculs sociaux que la bourgeoisie nous impose pour maintenir son taux de profit et qui montre quelle force pourra changer la société. Les communistes de la JCML et du ROCML regardent d’un œil attentif ces luttes et adressent leur soutien aux mineurs. Pour nous, il s’agit avant tout de populariser leur combat aux yeux des prolétaires de France qui sont un détachement du prolétariat de tous les pays et qui partagent le même intérêt : celui de construire une société nouvelle en renversant la bourgeoisie, son système d’exploitation.
Le 26 aout 2012,
Le ROC ML et la JCML

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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Jeu 6 Sep - 23:22

MOBILISATION GENERALE CONTRE LE TRAITE EUROPEEN SCELERAT MERKEL-SARKOZY-HOLLANDE !

Depuis mars dernier, le PRCF n’a cessé de porter publiquement l’idée d’une manifestation nationale unitaire ciblant l’ensemble des politiques d’austérité et mettant centralement en accusation l’euro et l’Union européenne du capital.
A l’issue de rencontres dont le POI a pris l’initiative, un communiqué commun a été publié par le M’Pep, le POI, le PRCF et la gauche communiste du PCF pour appeler à une manifestation commune le samedi 29 septembre contre la ratification du Traité de stabilité, de coordination et de gouvernance (TSCG) rédigé par Merkel et Sarkozy, soutenu par Hollande moyennant un additif insignifiant et présenté en octobre au parlement en évitant de consulter le peuple souverain. Face à cette liquidation de la souveraineté nationale qui, au seul bénéfice des marchés financiers, instaure l’austérité à perpétuité pour les travailleurs, il est indispensable de s’unir et d’agir de manière large, unitaire et déterminée. Bien entendu, le PRCF ne se contente pas de dénoncer le TSCG, il continuera de militer haut et fort pour la rupture immédiate et unilatérale de la France avec l’euro et avec l’UE capitaliste, supranationale et dictatoriale.
Peu après la publication du communiqué commun POI-M’pep-PRCF-GC, le front de gauche a annoncé de son côté qu’il envisageait une manifestation pour exiger un référendum sur le TSCG le dimanche 30 septembre. Aussitôt, les signataires de la première initiative ont écrit au front de gauche pour proposer une rencontre rapide afin de mettre en place une manifestation commune, le premier objectif restant évidemment d’empêcher la ratification, sans quoi l’idée même de référendum deviendrait sans objet.
Le PRCF militera évidemment pour la manifestation la plus unitaire possible sur le contenu le plus catégorique possible contre le contenu même du TSCG. Bien entendu, chaque groupe de manifestants devrait pouvoir, outre les thématiques communes, défendre ses propres propositions sur la « construction » européenne.
Le PRCF considère qu’il serait très utile que l’ensemble des communistes qui se prononcent pour SORTIR la France de l’UE et de l’euro se rencontrent au plus tôt pour défiler ensemble et plus généralement, pour construire une campagne communiste et républicaine nationale, partie intégrante de la grande campagne républicaine, progressiste et patriotique, qui se dessine contre l’UE. Là est à la fois la voie de l’unité des communistes, celle de l’unité des républicains et celle de l’union des syndicalistes de lutte. Là est la voie, en un mot, de la véritable alternative populaire que Hollande est incapable de dessiner contre la droite pour la simple raison que le PS et l’UMP sont deux piliers du même Parti Maatrichtien Unique (PMU) qui démantèle la république et la nation au nom de la sacro-sainte Europe « fédérale ».
Des comités unitaires se mettent en place ici et là à l’initiative des signataires du communiqué PO-M’Pep-PRCF-Gauche co. Bien entendu, pourvu que le contenu soit clairement anti-UE et non pas « euroconstructif », de tels comités – qui peuvent devenir le support populaire des résistances et de l’alternative future – doivent être largement développés en s’adressant en priorité au mouvement ouvrier, mais aussi à tous les démocrates et patriotes républicains qui refusent d’assister impuissants à la destruction des acquis sociaux, de la République et de la nation.
Il reste un mois pour réussir une très large mobilisation et pour lancer une dynamique populaire de résistance.
La fête de l’Humanité, où le PRCF tiendra un stand et animera un débat sur la sortie de l’UE et de l’euro (le samedi à 17 h) sera une occasion pour déployer au maximum l’activité des militants franchement anti-UE, pour le monde du travail, le produire en France, les services publics, la protection sociale, l’indépendance nationale et la rupture avec l’Europe des monopoles capitalistes.

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Message  Gayraud de Mazars le Ven 7 Sep - 0:34

salut camarades,

nico37 a écrit:
MOBILISATION GENERALE CONTRE LE TRAITE EUROPEEN SCELERAT MERKEL-SARKOZY-HOLLANDE !
La fête de l’Humanité, où le PRCF tiendra un stand et animera un débat sur la sortie de l’UE et de l’euro (le samedi à 17 h) sera une occasion pour déployer au maximum l’activité des militants franchement anti-UE, pour le monde du travail, le produire en France, les services publics, la protection sociale, l’indépendance nationale et la rupture avec l’Europe des monopoles capitalistes.

Ben, j'irai pas les voir !

Le pire du chauvinisme cocardier à vomir, soit le PRCF, nous parlant de produire français bien sûr, et d'indépendance nationale assurément ... Punaise, il le mérite leur tricolore thorésien !

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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Dim 14 Oct - 22:32

INCIDENT au Salon du Livre : Jean-Luc Pujo refuse de serrer la main du Ministre Stéphane LE FOLL

Samedi 13 octobre, lors du salon du livre de la ville de LE MANS, le ministre de l’agriculture accompagnant le Maire de la Ville M. Boulard décide de s’arrêter sur chacun des stands et de serrer les mains.

Tous les partis politiques ou presque sont représentés comme tous les syndicats français.

Après avoir visité les stands de la CGT, de FO, de la FSU, de l’UMP, du Front de Gauche, du Parti Socialiste et du mouvement Communisme où il a été bien accueilli, le Ministre se présente sur le stand du Pole de renaissance du communisme en France (PRCF) où Jean-Luc Pujo, président national des Clubs « Penser la France » dédicace son roman « De La France – les chemins de terre ».

Le ministre s’avance quand jean-Luc Pujo lui fait signe qu’il ne veut pas avoir à lui serrer la main.

Le ministre insiste et essuie un refus net.

Aucun des membres du PRCF présent sur le stand n’accepte de lui serrer la main.

Stéphane LE FOLL quitte le stand furieux.

Mais pour quelle raison tous les autres partis et syndicats se sont-ils abaissés à cette mascarade ?

Qui ne voit que la politique de ce gouvernement est une politique catastrophique pour la France ?

Comment encore accepter cet abaissement de la France ? Le délitement de la Nation dans une Europe des régions qui va tuer la République ?

Sus aux traitres !

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Message  nico37 le Dim 28 Oct - 1:55

Le PS au pouvoir : la dictature du capital demeure !!!

LA GAUCHE SERT LE PATRONAT !

Les élections ont amené au pouvoir Hollande et le PS. Ils ne sont pas si différents du gouvernement de droite précédent. Que feront ils de nouveau, de bien, pour ceux qui subissent l'exploitation et la misère ? Rien. Ils ne sont que les nouveaux chefs d'un Etat conçu de toute pièces pour assurer la domination des exploiteurs sur les travailleurs ! Ils vont gérer le capitalisme en crise et la misère qu’il entraine : Priorité au sauvetage des banques et des entreprises, priorité à la guerre pour défendre les profits de Total et compagnie dans le monde. En bref ce nouveau gouvernement répondra aux appétits de profit du capital et non aux besoins sociaux des travailleurs : santé, éducation, culture, logement, nourriture… pour tous
Il ne faut avoir aucune illusion sur le but de ce nouveau gouvernement. Sa politique est au service du patronat : pas d’augmentation de salaires mais des contrats de « génération » qui réduisent les charges patronales et sont subventionnés par l’Etat (donc par des impôts prélevés sur les salaires). Le dialogue social quant à lui sert à réduire au silence les revendications des prolétaires. Mais Hollande trahit sa façade en laissant libre cours à toute la violence des licenciements et fermetures d’usines (on le voit pour PSA !). Et si les luttes vont jusqu’au bout, le masque tombera et comme par le passé, un ministre de l’intérieur socialiste enverra les CRS contre les manifestants et les grévistes.
Quant aux autres partis de gauche, ils n’ont pas été à la hauteur des exigences envers le social-libéralisme du PS : Ils ont tous appelé à voter Hollande au 2nd tour. Le Front de gauche et Mélenchon, malgré qu’ils « crachent » sur le PS, se voient comme un « soutien critique » au nouveau gouvernement.

PARTOUT OU NOUS SOMMES, LUTTONS POUR NOS CONDITIONS DE VIE !

Partout où nous sommes, il existe mille injustices que créé le capitalisme et il est possible de les vaincre, à condition de s’organiser, ensemble.
La jeunesse ouvrière doit participer aux luttes pour maintenir ses emplois, pour combattre les dégradations de ses conditions de vie à l’usine et dans l’ensemble de la société ! C’est la classe ouvrière qui peut et doit diriger la société !
Les jeunes lycéens doivent dénoncer les classes surchargées, la sélection sociale qui s’accentue avec la suppression des B.E.P., les conditions d’études qui ne correspondent pas aux besoins de la société mais qui s’adaptent aux besoins des patrons !
Les étudiants doivent s’organiser pour combattre les contre-réformes, la faillite des facs et les attaques contre leurs droits sociaux (loyers qui augmentent et bourses qui stagnent du fait du manque de financement du CROUS !).
Les jeunes des quartiers populaires doivent s’unir et combattre la pression policière au sein des zones de sécurité prioritaire et revendiquer la satisfaction de leurs besoins sociaux pour vivre et travailler !

CONSTRUISONS UNE ALTERNATIVE AU CAPITALISME :
FORGEONS NOTRE ORGANISATION DE JEUNESSE COMMUNISTE

Seuls et isolés, nous perdrons à tous les coups. Unis contre la classe bourgeoise qui est responsable de nos injustices, nous serons plus forts ! La JCML se construit comme l’outil qui relie l’ensemble des luttes de la jeunesse contre le capitalisme. Toute attaque contre une fraction de travailleurs où de jeunes des milieux populaires doit être vue comme une attaque contre tous ! L’objectif de notre organisation est donc d’unir tous les jeunes ouvriers, lycéens et étudiants dans la lutte, d’entretenir la solidarité de classe avec les travailleurs qui se battent et d’ouvrir les possibilités d’une alternative avec la révolution socialiste !

PAS D’ILLUSIONS SUR LE GOUVERNEMENT PS ET L’ETAT !
LUTTONS POUR NOS REVENDICATIONS PARTOUT OU NOUS SOMMES !
APPORTONS NOTRE FORCE AUX COMBATS DES TRAVAILLEURS !

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Message  nico37 le Mer 19 Déc - 2:04

ARCELOR MITTAL LA NATIONALISATION COMME SOLUTION ?

Le 26 novembre, alors que les ouvriers luttent depuis des mois, le ministre du redressement productif affirme qu’il ne veut plus de Mittal car « ils n’ont pas respecté la France » . En exprimant de tels propos Montebourg brandit la menace de nationalisation temporaire pour forcer Mittal à ne pas fermer le site ou à le céder. Ce n’est pas la première fois que ce ministre hausse la voix pour faire croire aux travailleurs que le PS est à leurs cotés. Mais en vérité, ces propos servent à calmer la colère ouvrière et à mettre la pression sur Mittal pour éviter un camoufler public et sauver la sidérurgie française au nom des intérêts nationaux de la bourgeoisie.

Le 30 novembre, le premier ministre annonce fièrement un « accord » avec Mittal affirmant qu’il n’y aura pas de licenciements. Malgré ces déclarations, les syndicats dénoncent une trahison. Les ouvriers ont raison de ne pas croire aux promesses du gouvernement ou de Mittal. Les capitalistes n’ont aucune parole, les ouvriers ne doivent pas les croire : seule compte pour eux la loi du profit. Le gouvernement PS gère le système capitaliste en France et il est donc dépendant de ces lois, qu’il le veuille ou non. Dans ce cadre, les socialistes peuvent nationaliser le site, le céder à un repreneur, s’il ne procure pas le profit escompté, il finira finalement par être fermé.

Plus symbolique, Le PS parvient à faire croire à un accord alors qu’en réalité, le site et l’emploi sont toujours menacés : il va y avoir des mesures de départ à la retraite, les hauts fourneaux ne redémarreront pas et les promesses d’investissements de Mittal sont à coup sûr du vent. Mais le PS cherche à faire croire qu’il a gagné. Le spectacle fut beau : Montebourg le « gauchiste » et Ayrault le « modérateur » ont joué une belle partition d’ensemble. Le premier ministre confirme cela lorsqu’il affirme que Montebourg par ces déclarations a créé les conditions d’ « un rapport de force favorable » . Tout ceci n’est bien entendu qu’une comédie, l’acteur Montebourg déclare par exemple : « j’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat » face aux fausses rumeurs de démission. Nous ne sommes pas aveugles, ce n’est pas pour rien que Hollande lui a donné le ministère du « redressement productif » face à la crise du capitalisme. Il est doué pour blaguer mais il ne faut pas nous faire d’illusion, derrière ses paroles, les prolétaires restent les dindons de la farce et la bourgeoisie agite les ficelles de sa marionnette.

LA NATIONALISATION ARME DE LA BOURGEOISIE FACE A LA CRISE CAPITALISTE

La quasi totalité des partis de la gauche la plus radicale à l’extrême droite ont pris position et ont tous mis en avant la nationalisation de l’usine de Florange.
Guaino, ancien proche de Sarkozy et Borloo ont conseillé au gouvernement de nationaliser l’ensemble des entreprises Mittal en France. Le PCF et Pierre Laurent vont dans la même direction lorsqu’ils affirment que finalement « le gouvernement s’est refusé à nationaliser un secteur industriel stratégique » . Le PCOF qui se revendique pourtant du « marxisme léninisme » en met une autre couche en prétendant que lorsque Montebourg menace de nationaliser, il « ouvre une perspective pour les travailleurs du site » . Cette unité incite à réfléchir sur le thème des nationalisations car même les partis qui défendent la bourgeoisie défendent cette revendication. Sous le capitalisme, les nationalisations restent au service de la classe dominante économiquement c’est elle qui est au pouvoir et qui dirige la société non la classe ouvrière. Toute nationalisation se réalise au nom des intérêt de la bourgeoisie et l’expérience le prouve : depuis le début de la crise de 2008, les nationalisations sont utilisées par les états pour renflouer les entreprises stratégiques en faillite : en France Dexia et Alsthom ont été nationalisées. En faisant cela, les états ne suppriment ni le chômage ni les licenciements et poursuivent leur politique d’austérité et de répression envers les travailleurs. Ils viennent au secours des entreprises capitalistes françaises qui souffrent et qui sont stratégiques à la puissance du pays dans le cadre de la concurrence. Alors les nationalisations au service des travailleurs ?

Ces entreprises sont placées sous contrôle de l’Etat afin d’être renflouées (avec l’argent des travailleurs d’ailleurs !) et revendues ensuite pour un plat de lentilles à l’ancien dirigeant ou à un repreneur. Dans ce dernier cas il s’agit de déshabiller Pierre pour rhabiller Paul. Dans tous les cas, les nationalisations ne modifient pas le rapport capital travail car les lois de ce système économique ne sont pas anéanties. Elles peuvent alors être utiles dans l’intérêt des bourgeois car elles permettent de conserver sous capital national des secteurs stratégiques: mais ces questions regardent la classe qui dirige la société et pas les prolétaires. Leurs intérêts à eux sont de sauvegarder leurs emplois sans détérioration de condition de travail et qu’importe s’il y a ou non nationalisation car elle n’apporte pas forcément de stabilité de l’emploi ou de meilleures conditions de travail. Dans les années 1980 par exemple, le PS a utilisé les nationalisations pour fermer des sites métallurgiques et licencier des milliers d’ouvriers: c’était alors une arme pour désarmer la résistance ouvrière et restructurer l’industrie selon les besoins du capital.

Défendre les nationalisations sous la dictature du capital, c’est défendre l’exploitation des travailleurs mais en faisant de la préférence nationale pour des patrons en bleu blanc rouge. Cela ne fait pas avancer la lutte d’un iota car les entreprises nationalisées utilisent les mêmes conditions de travail, visent le même but : elles ne sont pas un contre système au sein du capitalisme : le pouvoir ouvrier n’est pas possible tant que la bourgeoisie reste en place avec son Etat. Ce sont les réformistes qui rêvent tout éveiller de l’idée de concilier socialisme et capitalisme mais en faisant cela ils créent des illusion et conduisent à maintenir la domination idéologique de la bourgeoisie. En faisant cela, ils bouchent concrètement toute voie conduisant au socialisme et c’est grave quand ce sont des groupes se revendiquant du communisme ou du marxisme léninisme qui développent ces idées erronées.

NATIONALISATION OU PAS : IL NE DOIT Y AVOIR AUCUN LICENCIEMENTS

Face à ceux qui réclament la nationalisation, avec indemnisation ou non, le ROC ML met en avant comme mot d’ordre Aucun licenciement, aucune suppression d’emploi ni détérioration des conditions de travail. La lutte se mène classe contre classe pour fortifier le camp du prolétariat. Alors, défendre la revendication des nationalisations revient à adopter des positions de la bourgeoisie française : il n’y a là aucun progrès pour la vie des ouvriers et pour le développement de leur conscience politique.
Le ROC ML met aujourd’hui en avant la nécessité pour les travailleurs d’organiser une riposte collective et nationale par la lutte, de construire un rapport de force contre la bourgeoisie et le gouvernement PS sur lequel il ne faut avoir aucune illusion afin de porter le refus de tout licenciement et des mesures d’austérité gouvernementale ou dans les entreprises. Ces principes-là, contrairement aux nationalisations, ne seront jamais portés par les partis de la bourgeoisie car ils s’opposent à leurs intérêts de classe !

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Message  nico37 le Dim 6 Jan - 23:38

VOEUX DU ROCML POUR 2013

Aux travailleurs en lutte, aux militants politiques, syndicaux et associatifs anti-impérialistes, anticapitalistes et révolutionnaires, aux communistes non-organisés ou adhérents d’organisations se réclamant du communisme et du marxisme-léninisme en France et ailleurs, aux membres et militants du ROCML et de la JCML de France.
Camarades,
L’année 2012 a vu la crise du capitalisme impérialiste mondial se prolonger et s’approfondir.
Face à la crise de surproduction du capitali, révélatrice des difficultés qu’il a à assurer sa reproduction élargie avec profit. La bourgeoisie, parce qu’elle détient le pouvoir politique et économique sur la société, tente de mettre en oeuvre des mécanismes censés relancer l’activité économique.
Mais tous les leviers qu’elle actionne produisent en retour des effets contraires aggravant les phénomènes qu’ils prétendent réduire.
Empêtré dans les contradictions inhérentes à son système économique, la bourgeoisie recourt naturellement aux solutions visant à rehausser la rentabilité du capital par des procédés classiques : la surexploitation sans frontières de la force de travail et l’accaparement par la force des richesses naturelles de la planète.
Nous assistons chaque jour aux effets catastrophiques de ces deux politiques : appauvrissement du prolétariat en France et dans le monde, agressions contre les peuples au travers de guerres régionales dans le cadre de la lutte entre puissances impérialistes pour le repartage du monde.
Toutes les conditions objectives sont réunies pour que les masses prolétariennes et les peuples massacrés unissent leurs forces pour renverser ce régime destructeur parvenu à un stade de putréfaction avancé.
Mais, malgré leur résistance croissante au rouleau compresseur de l’impérialisme capitaliste, le prolétariat international et les nations opprimées ne parviennent pas à remporter des victoires significatives contre leurs ennemis de classe.
Notre premier voeu pour 2013 est que la classe ouvrière de France unisse ses forces pour construire une puissante contre offensive de classe face aux attaques que le capital et le gouvernement planifient contre ses conditions de travail et d’existence.
Notre second voeu est que les pays agressés par les puissances impérialistes, et en particulier par l’impérialisme français, leur infligent les défaites qu’ils méritent. En même temps, nous souhaitons que se développe ici, en France, la solidarité internationaliste.
La faiblesse actuelle du mouvement ouvrier et du mouvement anti-impérialiste a une cause fondamentale : la faiblesse du mouvement communiste résultant de la destruction de ce mouvement et du camp socialiste par le révisionnisme moderne.
Sans un parti communiste authentique à la tête des masses exploitées et opprimées, il n’est en effet pas de victoire de classe possible ou durable. Telle est la leçon incontournable de la théorie marxiste-léniniste et de l’expérience du mouvement ouvrier révolutionnaire national et international, dans ses succès comme dans ces échecs.
Notre troisième voeu est que les communistes aujourd’hui dispersés trouvent les moyens d’agir ensemble autour des objectifs sur lesquels ils sont d’accord et mènent entre eux, sur la base de la théorie marxiste-léniniste et de leur expérience politique passée et présente, les débats nécessaires pour avancer vers leur unification dans un seul Parti.
QUE 2013 FASSE AVANCER LA CLASSE OUVRIERE VERS SES OBJECTIFS IMMEDIATS ET HISTORIQUES !
QUE 2013 BARRE LES ROUTES DE LA GUERRE IMPERIALISTE !
QUE 2013 APPORTE AUX COMMUNISTES LE SUCCES DANS LEUR TRAVAIL POLITIQUE ET LES FASSE PROGRESSER VERS LEUR ORGANISATION UNIQUE, LE PARTI COMMUNISTE MARXISTE LENINISTE DE FRANCE !
Le 1er Janvier 2013
i Surproduction sous toutes les formes que prend le capital : financière, de marchandises, de moyens de production, de force de travail…..
Adresse électronique du ROCML Roc.ml@laposte.net Site du ROCML : http://www.Rocml.org
Adresse électronique de la JCML : jcml.nationale@yahoo.fr
Adresse postale ROCML et JCML : ASS. GRANDROC Villa OctoSun 3 clos de lutché – 31380 GARIDECH

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Message  nico37 le Sam 12 Jan - 0:31

LA SCISSION MENEE PAR DES ELEMENTS DE LA JCML NE NOUS FERA PAS DEVIER DE NOS OBJECTIFS

Le 6 janvier, des militants lyonnais et clermontois issus de la JCML ont décidé de quitter le ROC-ML et la JCML pour fonder une nouvelle organisation. Ce groupe, minoritaire au sein de nos organisations, a révélé n’être plus en accord avec la ligne du ROC-ML et de son organisation de jeunesse, la JCML.

Le ROC-ML s’est fixé lors de son premier congrès de « regrouper dans ses rangs les éléments les plus conscients de la classe » (Premier congrès du ROC ML) sur la base du marxisme léninisme. C’est cette ligne que son secrétariat et ses militants travaillent à construire en analysant la situation concrète du prolétariat de France aujourd’hui et en en tirant les enseignements nécessaires pour définir une stratégie permettant de nous lier avec ces militants conscients et avancés de la classe ouvrière.
Refusant cette ligne politique en contrevenant régulièrement au centralisme démocratique de l’organisation communiste, ils ont décidé d’aller faire ailleurs ce que le ROC-ML leur empêchait de faire. Le ROC-ML a été constant et continu à défendre pratiquement et théoriquement la mission historique du prolétariat avec clarté, honnêteté et ténacité. Si formellement les scissionnistes acceptent le rôle historique du prolétariat, dans les faits, leurs faiblesses politiques et idéologiques, leur instabilité se concrétisent par une agitation de nature petite bourgeoise, anarchiste et spontanéiste.

Alors que le Parti communiste de France n’existe pas, ils souhaitent dépenser l’énergie dont nous disposons en allant, non pas vers les luttes du prolétariat, mais en s’activant dans des mouvements à caractère petit bourgeois comme la lutte LGBT et dans d’autres activités de type gauchiste-anarchiste « anti-répression », anti-fasciste »… déconnectées des luttes ouvrières et des tâches centrales de l’organisation communiste. Ils oublient que nos forces sont faibles, que l’idéologie bourgeoise est forte et que toute l’énergie versée dans des luttes écologiques, démocratiques, sociétales dominées par la petite bourgeoisie radicale et sur ses objectifs est perdue pour les travailleurs. De fait, ils repoussent encore plus loin dans le temps la possibilité de forger en France un véritable Parti communiste. Ils oublient l’enseignement de l’Internationale communiste qui a démontré que le Parti « se crée par la sélection spontanée des travailleurs les plus conscients, les plus dévoués, les plus clairvoyants » (IIème Congrès de l’IC).

Le départ de ces éléments instables idéologiquement ne nous fera pas modifier notre ligne politique qui reste la même depuis notre fondation : analyser et parvenir à définir notre ligne politique en direction de la classe ouvrière. Cette scission devra nous renforcer idéologiquement pour préparer notre deuxième Congrès et aller de l’avant pour mener avec succès notre travail dans la classe ouvrière afin de combattre le révisionnisme et le réformisme, pour gagner à nous les éléments avancés de la classe ouvrière.

C’est dans le combat aux côtés de la classe ouvrière que nous construirons le Parti communiste et c’est la classe ouvrière seule qui peut mener des combats victorieux contre le capitalisme et peut entrainer derrière elle l’ensemble des autres couches de la société.

ROCML- JCML Le 10 Janvier 2013

N. B.

Le ROC-ML et la JCML ne peuvent être tenus responsables des activités des scissionnistes ni du contenu de leurs blogs, sites et comptes Facebook qui usurpent le logo de la JCML et s’affichent encore comme membre de la JCML.

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Message  nico37 le Sam 12 Jan - 19:38

Une déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France La France, terre d’asile des « Loups gris » ?

C’est avec un sentiment d’horreur que nous apprenons que des militantes et dirigeantes historiques du PKK ont été abattues froidement à Paris, manifestement par des « professionnels » en mission dont le PKK pense qu’ils sont commandités par la dictature turque, celle-là même qu’on nous présente chaque jour comme une démocratie qu’il faudrait défendre contre la Syrie.

Quand la France accueille des militants persécutés pour leurs idées ou pour leur appartenance ethnique, elle se doit de les protéger. Elle se doit aussi de traquer les barbouzes qui agissent sur le territoire national pour le compte d’un État connu pour ses menées fascisantes à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.

C’est un acte odieux, qu’il faut rattacher à la répression sauvage menée contre les militants progressistes kurdes et turcs par les gouvernements de Turquie (pilier de l’OTAN) et aux négociations engagées avec le chef du PKK, Abdulla Öcalan en prison (après avoir été capturé au cours d’une opération menée conjointement par les services secrets américain, israélien et turc) . Ces tentatives de sabotage d’une solution négociée semblent donc venir de certains milieux ultra turcs opposés cette perspective utilisant les “Loups gris” qui sont une bande fasciste plus ou moins manipulée pour accomplir les basses œuvres des services secrets turcs ou de certains cercles proches de ces milieux ou des services secrets occidentaux.

S’il est avéré que des forces occultes assassinent sur notre territoire, la rupture des relations diplomatiques est le minimum que la dignité nationale de la France oblige à envisager et non pas la préparation en commun, avec le pouvoir turc intégriste et son armée fascisante (qui occupe Chypre depuis 1974!), d’une agression impérialiste contre la Syrie !

Dans ces conditions, le PRCF appelle ses militants franciliens à assister à la manifestation destinée à obtenir de F. Hollande la protection des réfugiés politiques issus de Turquie et la mise hors d’état de nuire des barbouzes agissant pour un gouvernement étranger qui méprise la démocratie, menace la vie humaine et bafoue notre souveraineté.

Commission internationale du PRCF le 10 janvier 2013

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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Lun 14 Jan - 22:13

COMMUNIQUE DU ROCML et de La JCML –FRANCE –

APRES L’ASSASSINAT DE TROIS MILITANTES
DE LA CAUSE NATIONALE KURDE

Dans la nuit de mercredi à jeudi 9 et 10 janvier 2013, trois militantes kurdes ont été retrouvées lâchement exécutées d’une balle dans la tête dans le local de leur association, à Paris.
Dans cette pénible circonstance, le ROCML tient à exprimer son chagrin et son indignation.
Il présente au peuple kurde, à ses combattants, à la communauté kurde de France, à leurs camarades, à leurs familles et à leurs proches ses sincères condoléances internationalistes.
Ce crime odieux n’a pu être perpétré que par des fascistes ennemis de la cause nationale kurde. Pourtant, pour semer la confusion, les médias bourgeois français laissent penser qu’il pourrait s’agir d’un règlement de compte au sein du Parti des Travailleurs du Kurdistan. Que la honte retombe sur eux. Le peuple kurde et le peuple turc savent, eux, que les commanditaires de cet acte abominable se trouvent à Ankara, dans les bureaux des services secrets de l’Etat fasciste d’Erdogan.
Les deux communautés kurde et turque joignent leurs pleurs et leurs poings pour en condamner les auteurs. Nous y joignons les nôtres.
En tant qu’organisation qui fonde ses positions et ses actes sur le marxisme léninisme, le ROCML soutient les luttes pour la réalisation du droit des nations à disposer d’elles mêmes. Il soutient leur droit à l’autodétermination jusqu’à la séparation d’avec l’Etat oppresseur. Il soutient leur droit à se réunifier dans un seul Etat-Nation.
Quand ces droits sont refusés, il apporte son soutien internationaliste aux luttes de libération dans les formes décidées par la nation opprimée.
Le meurtre innommable de nos trois sœurs kurdes est une grande perte pour la cause nationale kurde.
Pourtant, nous sommes persuadés que leur martyre ne sera pas impuni et qu’il ne sera pas vain. Elles seront vengées. Leurs bourreaux seront châtiés et leur idéal d’un Kurdistan libre et unifié sera réalisé.

Gloire aux militantes de la cause nationale kurde , Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Soylemez ! Les martyrs ne meurent jamais !

VIVE LE PEUPLE KURDE !
VIVE L’UNION DU PROLETARIAT KURDE ET TURC CONTRE L’ETAT FASCISTE TURC !
VIVE L’INTERNATIONALISME PROLETARIEN !

RASSEMBLEMENT ORGANISE DES COMMUNISTES MARXISTES LENINISTES
JEUNESSE COMMUNISTE MARXISTE LENINISTE

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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Lun 4 Fév - 18:17

Allocution de Georges GASTAUD
secrétaire national du PRCF
au rassemblement du 2 février 2013, Paris,
70ème anniversaire
de la victoire de Stalingrad

Messieurs les ambassadeurs, amis et camarades étrangers et français,

Je m’exprime au nom du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) qui, avec d’autres forces que je salue, a joué un rôle déterminant dans cette commémoration solidaire et combative.

Bien des choses ont été dites aujourd’hui sur ce tournant majeur de la guerre que fut la victoire de Stalingrad, cette bataille digne de Marathon et de Valmy, qui décida du sort de l’humanité progressiste et qu’on voudrait aujourd’hui, si j’ose dire, nous présenter comme un « point de détail de la seconde guerre mondiale ».

Si Stalingrad est si peu honorée chez nous, au point que vous découvrirez tout à l’heure la stèle dérisoire que la bourgeoisie parisienne a érigée sur cette place en l’honneur des héros soviétiques, c’est parce que ce nom, et tout ce qu’il évoque de souffrance et de gloire, contredit violemment l’amalgame odieux qu’on inculque aujourd’hui aux écoliers au mépris de la vérité en présentant l’URSS et le Troisième Reich comme deux versions du même totalitarisme, quitte à occulter les contenus de classes opposés des deux régimes qui s’affrontèrent sans merci de Stalingrad à Berlin en passant par Koursk et Leningrad.

Dénoncer l’amalgame odieux URSS=Hitler, c’est d’abord refuser que l’on mette sur le même plan l’exterminisme méthodique de la Wehrmacht et l’héroïsme des ouvriers et des paysans soviétiques, mais aussi des bolcheviks et des Komsomolets qui formaient l’ossature socio-politique de l’Armée rouge. C’est refuser qu’en criminalisant le communisme historique, on n’interdise les révolutions à venir tout en banalisant le fascisme : car l’extrême droite raciste relève aujourd’hui partout la tête dans cette lugubre Union européenne où, pour promouvoir le nouvel Empire patronal piloté par Berlin, l’on n’hésite plus à réhabiliter Mussolini et à valoriser les sanglantes divisions SS des Pays baltes.

Dénoncer l’amalgame, c’est aussi refuser que l’antisoviétisme à retardement ne serve aujourd’hui d’alibi pour encercler militairement la Russie, refouler les « BRICs », recoloniser de fait les pays de l’Est et du Sud, diaboliser la Chine, étrangler Cuba, dépecer l’un après l’autre les Etats-membres de l’UE.

Dénoncer l’amalgame, c’est aussi refuser l’OTAN qui, prétendument constituée pour contrer le camp socialiste, s’est renforcée et étendue vers l’Est après la chute de la RDA, en voyant l’occasion venue pour l’impérialisme américain et ses satellites de satelliser les ex-pays socialistes d’Europe, de surexploiter leur main d’œuvre pour briser la classe ouvrière occidentale, de déstabiliser la Biélorussie attachée à ses acquis populaires, d’encercler la Russie à travers un dense réseau de bases américaines abritées sous le prétendu « bouclier » antimissile de l’OTAN.

Mais célébrer Stalingrad porte aussi une signification d’avenir pour tous ceux qui veulent bâtir une société sans exploitation ni oppression.

Car ce que les Russes appellent toujours la Grande Guerre nationale et patriotique fut l’occasion de montrer ce que peut, pour le progrès de l’humanité, l’alliance du socialisme et du patriotisme. La Guerre patriotique a en effet permis de souder l’élan révolutionnaire des bolcheviks à l’engagement patriotique des peuples soviétiques et c’est à travers la cause victorieuse de l’antifascisme que le noble peuple russe s’est élevé au sommet de l’histoire mondiale quand le soldat rouge a hissé le drapeau frappé de l’Etoile et des outils au fronton du Reichstag vaincu.

En France, sitôt la bataille de Stalingrad gagnée le 2 février, le général De Gaulle adressait au PCF clandestin une lettre datée du 10 février 43. Il s’agissait d’unir la France libre à la guérilla engagée par la Résistance communiste dès 1940, Léon Landini ici présent en témoigne. De Gaulle voyait bien que la résistance communiste était de loin la plus active en France, des Maquis de Corrèze aux grèves minières du Nord, de la bataille du Rail aux sabotages des métallos parisiens. Peu de temps plus tard, grâce au sens politique de Jacques Duclos, relayé par Pierre Villon, et avec le plein appui de Jean Moulin, naissait le CNR puis son programme intitulé Les Jours heureux. Dans la lignée de l’alliance stratégique mondiale dessinée par Stalingrad entre le combat social et la lutte patriotique, le programme du CNR appelait à nationaliser les monopoles capitalistes, à créer la Sécu et les retraites par répartition. Ce programme trouva un début de concrétisation entre 45 et 47, à l’époque où Maurice Thorez, Marcel Croizat, Marcel Paul, Henri Wallon, Frédéric Joliot-Curie, Charles Tillon, François Billoux, Fernand Grenier impulsèrent les avancées progressistes que le MEDEF veut aujourd’hui briser.

C’est pourquoi, à l’heure où notre France, celle des travailleurs et des Communards chantée par Ferrat, se désagrège dans l’acide sulfurique de l’Europe fédérale des régions, de la casse sociale, du tout-anglais impérial, de la désindustrialisation et de la relégation des ouvriers, nous portons ici fièrement l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore que traduisait l’appel communiste Duclos-Thorez du 10 juillet 40, qui s’achevait sur cette exhortation ô combien actuelle :
« … jamais, non jamais, le peuple de France ne sera un peuple d’esclaves ».

Alors oui, honneur à Stalingrad, dont la mémoire vive permet aux communistes du PRCF, du CISC, de la Gauche co, du Réseau communiste du Rhône, de Réveil communiste, de la section PCF de Douai, du Rassemblement des cercles communistes, de Combat, de plusieurs organisations et militants du PCF, d’agir côte à côte pour, aujourd’hui, refuser la criminalisation de notre histoire, et pour demain, nous l’espérons vivement, mener ensemble la grande campagne contre l’OTAN et contre la dictatoriale Union européenne, une campagne commune nécessaire pour rendre l’espoir à notre classe ouvrière en lutte, de Renault à Good Year, de PSA à Florange, sans oublier les agents de la fonction publique.

Car face à l’austérité et à la casse industrielle, face aux guerres impérialistes et néocoloniales incessantes, face à la mise sous tutelle de peuples entiers, le combat de Stalingrad continue sous mille formes dans tous les pays pour sauver l’emploi industriel et les services publics, relancer le progrès social, rétablir la souveraineté des nations et défendre le droit de construire le socialisme comme le font nos amis cubains.

Honneur à Stalingrad, dont le souvenir permet aussi aux patriotes communistes, mais aussi aux progressistes du M’pep, des Clubs Penser la France et aux Gaullistes de gauche ici présents d’agir pour que naisse un nouveau CNR porteur d’alternative progressiste.

Honneur à Stalingrad qui permet aussi aux communistes grecs du PADS, du KKE, de l’ABW-KPD, du comité allemand Ernst Thälmann, aux Espagnols Républicains, aux Antifascistes italiens, au Parti communiste brésilien ici représenté, de faire vivre à nos côtés, l’internationalisme et la lutte anti-impérialiste.

Honneur à Stalingrad qui nous permet de saluer le grand peuple russe, le peuple biélorusse, le peuple turkmène, le peuple kazakh, le peuple arménien, bref l’ensemble des peuples soviétiques qui ont perdu trente millions des leurs pour abattre l’hitlérisme, le pire danger exterminateur que l’humanité ait jamais connu.

Aujourd’hui, la Bête immonde de l’impérialisme, de la fascisation, de la décomposition des nations, de l’exploitation sans limite, a changé d’allure mais non de nature.

Alors à nous tous d’entendre au présent le message d’unité combative de Stalingrad, qui fut aussi celui d’Ernst Thälmann, de la Pasionaria, des FTP et du CNR !

A nous de clamer à nouveau, dans les conditions d’aujourd’hui, « no pasaran ! » !

A nous de dire à nouveau, en français et en russe : « tout pour l’unité, tout pour la victoire, « Всё за единство, всё за победу! »,
et en allemand : Proletarier aller Länder, Völker der Welt, vereinigt euch !, prolétaires et peuples opprimés, unissons-nous !

Alors seulement, Messieurs les ambassadeurs, camarades et amis étrangers et français, nous serons dignes des millions de Soviétiques qui périrent en URSS et des dizaines de milliers de Résistants qui moururent chez nous pour écraser à jamais les fauteurs de fascisme, de réaction sociale et de guerres impérialistes !

Stalingrad, on n’oublie pas !

Stalingrad, on continue le combat !

Je vous remercie.

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Re: PRCF - URCF - RCC & autres stalinoïdes

Message  nico37 le Ven 8 Fév - 13:11


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