Parti socialiste

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Re: Parti socialiste

Message  Copas le Dim 5 Fév - 2:27

BouffonVert72 a écrit:Cette décision du PS est évidemment nulle-à-chier. Cependant les positions générales de LO et du NPA vis-à-vis du PS ne sont pas mieux car systématiquement vous ne trouvez rien-de-mieux à faire que de soutenir ce PS à tous les 2nds tours de toutes les élections... J'ai moi-même entendu à plusieures reprises OB et PP dire "qu'ils faisaient la différence entre Ump et PS"... Sigh.

Pire : LO a même conclut des accords (honteux et foireux évidemment...) avec le PS pour la gestion du système capitaliste et bourgeois au niveau municipale (oui, je pense que, mais je n'ai pas encore de preuves à ce jour, LO ne dit probablement plus "communale"... C'était probablement trop proche de "communiste"... LO a probablement dû céder ça devant le PS bourgeois... Je n'ose imaginer le reste des cédages de la part de LO... Quand j'y pense, je frémis).

Si vous êtes sincérement pour l'abolition totale et définitive de cette saloperie réactionnaire qu'est le concordat, alors vous devez aller jusqu'au bout de la démarche : ne soutenir le PS, même indirectement, en aucun cas, en aucunes circonstances.
Tant que vous continuerez d'appeller à voter/soutenir le PS, le concordat perdurera. Et le capitalisme aussi, ainsi que le bourgoisisme...

BV72, anti-concordat et anti-Concorde.

Ca y est Bouffon revire sur l’aile...
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Olivier: Le PS laboure la mer

Message  Roseau le Dim 12 Fév - 20:16

http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/besancenot-sarkozy-est-un-cocktail-de-margaret-thatcher-et-marine-le-pen-12-02-2012-1857423.php
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Re: Parti socialiste

Message  Gaston Lefranc le Mar 14 Fév - 3:33

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=1487

Dans l'émission "Dimanche plus" (http://player.canalplus.fr/#/591049), Hollande a approuvé le plan monstrueux contre le peuple grec. Si Hollande était grec, il ne fait aucun doute qu'il se comporterait comme Papandréou.

A la question (à 3’10) : « François Hollande, le parlement grec doit-il voter pour ce plan qui prévoit une réduction de 22% des minimums sociaux, la suppression de 15000 emplois et des coupes dans les retraites ? », Hollande répond (à 3’21) : « il a pas le choix le parlement... » puis à (3’54) : « … il aurait fallu un plan massif [d'austérité, précise Hollande après !] dès le départ... ».

Le PS reproche ainsi à ses camarades du PASOK de n'avoir pas saigné le peuple grec plus tôt. Manque de prévoyance !

Hollande est un ennemi absolu des travailleurs.

Gaston Lefranc

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Re: Parti socialiste

Message  Vals le Mar 14 Fév - 13:01

"IL N'Y A PLUS DE COMMUNISTES EN FRANCE" FRANCOIS HOLLANDE TENTE DE RASSURER LE...S MARCHES DANS UN INTERVIEW AU GARDIAN

Après avoir justifié les plans d’austérité adoptés par le Parlement grec dans Dimanche + le 13 février 2012, voilà que François Hollande montre patte blanche aux marchés. Cette fois c’est au Guardian qu’il se livre, auquel il a concédé n’être pas un candidat « agressif » à l’égard de la finance et que ses projets pour la réguler ne l’étaient pas plus que ceux de Barack Obama, allant jusqu’à s’enorgueillir d’avoir « les mêmes conseillers » que le Président américain. Entendu les relations incestueuses de la finance avec le gouvernement américain, notamment du côté du Trésor, pas sûr que cela soit bien rassurant. Par la suite, toujours au sujet des régulations financières, François Hollande s’est contenté de déclarer que sa position était « conforme à l’opinion publique européenne », et similaire à tous les autres candidats, y compris Nicolas Sarkozy. Voilà toutes les forces politiques en lice pour l’élection présidentielle reléguées au même rang. François Hollande n’a pas dû regarder à (sa) gauche les propositions concernant la finance. D’ailleurs, comme le précise le Guardian, « sa mesure la plus concrète concernant les banques –séparation des activités bancaires- est déjà à l’étude au Royaume-Uni et aux États-Unis ».

Révélant au passage son admiration pour Tony Blair, le candidat du PS a clairement mis un coup de barre au centre, voyant dans celui qui a engagé le Royaume-Uni dans la guerre en Irak quelqu’un de « si intelligent qu’il n’a pas besoin d’être arrogant ». Mais le pire est encore à venir. Tentant d’effacer tout soupçon de socialisme, François Hollande, évacue ainsi les comparaisons avec l’élection de François Mitterrand : « Les années 80, c’était une autre époque. Les gens disaient que les chars soviétiques arriveraient Place de la Concorde. Cette époque est révolue, elle appartient à l’Histoire. C’est normal qu’il y ait eu des peurs. La droite était au pouvoir depuis 23 ans, nous étions en pleine guerre froide et François Mitterrand avait nommé des ministres communistes. Aujourd’hui il n’y a plus de communistes en France. La gauche a été au pouvoir pendant 15 ans, au cours desquels nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre. »

Enfin, il a réitéré sa demande de renégociation du nouveau traité européen, mais a semblé tempérer un appel de la renégociation totale. Il a donc tenu à faire savoir aux Britanniques que ce serait au Parlement français de ratifier le traité et qu’il ne ce serait donc pas nécessaire de faire appel au peuple pour ce nouveau traité par la voie d’un referendum. A bon entendeur.

Sylvestre peut-il vérifirer la source de cet article ?
Merci
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Re: Parti socialiste

Message  sylvestre le Mar 14 Fév - 13:06

C'est bien ce qui est indiqué dans http://www.guardian.co.uk/world/2012/feb/13/francoise-holland-uk-city-london?INTCMP=SRCH

There had been 23 years of the right in power, the cold war was on and Mitterrand nominated Communist ministers to government. Today there are no Communists in France
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Message  Vals le Mar 14 Fév - 13:07

sylvestre a écrit:C'est bien ce qui est indiqué dans http://www.guardian.co.uk/world/2012/feb/13/francoise-holland-uk-city-london?INTCMP=SRCH

There had been 23 years of the right in power, the cold war was on and Mitterrand nominated Communist ministers to government. Today there are no Communists in France

Re-merci de cette confirmation.
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Hollande et l'héritage Sarkozy

Message  Babel le Lun 27 Fév - 20:26

Ce que M. Hollande se prépare à garder de l'héritage Sarkozy Le Monde du 27.02.12

Que conserveront-ils de Nicolas Sarkozy? Du quinquennat qui s'achève, les socialistes n'entendent pas forcément faire table rase. Loin de se préparer à un effacement systématique des réformes de son prédécesseur, le candidat socialiste, si d'aventure il lui succédait, a opté pour leur remplacement, voire par un accommodement.

Une philosophie dont Michel Sapin, responsable de son projet, résume les grandes lignes : "A quoi servirait-il de se lancer dans une bataille d'abrogation?", indique le député PS de l'Indre, qui précise qu'"il y a quelques lois emblématiques sur lesquelles il faudra revenir". Ainsi la "circulaire Guéant" sur les étudiants étrangers, les peines planchers ou la réforme territoriale.
Mais nombre de mesures symboliques, comme la création de Pôle emploi ou l'entrée dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, ne semblent pas devoir être remises en cause.

L'IMMIGRATION ET LA SÉCURITÉ
L'interdiction du port du voile intégral. Loi emblématique adoptée en septembre 2010, cette mesure fut érigée au rang de symbole par l'UMP. François Hollande, qui à l'époque avait fait part de son opposition au texte du gouvernement, ne l'a pas évoquée depuis.
L'Organisation de la sécurité. La création de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui résulte de la fusion de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) et la Direction de la surveillance du territoire (DST), ne devrait pas être remise en cause.
Au-delà, concernant la multitude de lois de sécurité intérieure adoptées depuis l'installation de M. Sarkozy Place Beauvau, "l'idée n'est pas de supprimer tout ce qui a été fait, indique François Rebsamen, maire PS de Dijon et chargé du pôle sécurité dans l'équipe de M. Hollande. Sur les 28 lois prises depuis 2002, il faudra évaluer celles qui n'ont aucun impact, aucune efficacité et celles qui marchent".

LA JUSTICE
Les peines planchers. Introduites par la loi Dati de 2007, les "peines planchers" fixent le minimum que doit infliger un juge en cas de récidive d'un accusé ou pour certains crimes et délits. "Il faudra les supprimer", tranche M. Rebsamen.
La rétention de sûreté. Le PS se montre plus prudent quant à la rétention de sûreté, votée en 2008, qui permet de placer, à l'issue de leur peine, des prisonniers jugés dangereux dans des centres socio-judiciaires fermés. André Vallini, responsable du pôle justice dans l'équipe de campagne du candidat socialiste, estime que "si la rétention de sûreté consiste à maintenir en prison quelqu'un qui a purgé sa peine, c'est contraire au droit. Mais on ne peut relâcher dans la nature sans surveillance des gens considérés comme des malades".
Les jurés citoyens en correctionnelle. Mis en place par M. Sarkozy, les premiers ont siégé au printemps. C'est "une idée intéressante mais gâchée par excès de précipitation", indique M. Vallini, qui lui préfère le concept d'"échevinage, avec des citoyens volontaires associés au travail des magistrats".
La réforme de la carte judiciaire. La suppression de 17 tribunaux de grande instance avait déclenché une fronde dans le monde judiciaire. Interrogé sur une réinstallation de ces tribunaux, alors que les crédits manquent, M. Vallini préfère annoncer une "grande réforme de l'organisation judiciaire, qui remettrait notamment à plat la distinction entre tribunaux d'instance et de grande instance".
La réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et de la garde à vue. Le CSM, qui a désormais le pouvoir de nommer les procureurs, sera à nouveau réformé ; les procureurs seront nommés sur le modèle des juges du siège. Autre grande réforme, imposée par l'Europe, la présence d'un avocat lors des garde à vue. Il s'agit pour M. Vallini d'une "réforme minimale qu'il faudra poursuivre pour mettre [la France] au standard des pays européens".
La justice des mineurs. M. Sarkozy a en grande partie détricoté celle-ci en revisitant de nombreuses fois l'ordonnance de 1945. "Cela fait partie des réformes à abroger", assure M. Vallini, qui annonce un "retour au principe de l'ordonnance de 1945, la spécialisation des juridictions, l'atténuation de responsabilité et le primat de l'éducatif sur le répressif".

L'EDUCATION
La Loi LRU. Tantôt critiquée, tantôt saluée comme une réussite, la réforme des universités que M. Sarkozy ne cesse de mettre en avant semble embarrasser le PS. "Ce n'est pas pour nous le sujet majeur, même s'il est emblématique", estime Vincent Peillon, chargé du pôle éducation, qui voit dans la question de son abrogation "un faux débat". "Ce qui est important, c'est ce par quoi on remplace, en l'occurrence une loi-cadre qui interviendra assez rapidement après une courte consultation", plaide-t-il.
La suppression de la carte scolaire. Cette réforme fut combattue par la gauche. Elle n'a pourtant pas entraîné de révolution sur le terrain. Pas sûr que le PS revienne sur ce dispositif, M. Peillon estimant lui-même que "les modèles précédents n'étaient pas formidables".
La formation des enseignants. Le gouvernement de François Fillon a ouvert la voie à une suppression des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), au profit d'une formation en master des enseignants. Le PS annonce qu'il "reviendra entièrement sur la réforme de laformation des enseignants, qui a été détruite", selon M. Peillon.

LES INSTITUTIONS
La réforme constitutionnelle. Adoptée en 2008, elle limite à deux le nombre de mandats du chef de l'Etat, lui permet d'intervenir en Congrès, renforce le pouvoir du Parlement et instaure la possibilité d'une saisine du Conseil constitutionnel par les justiciables avec la question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Le PS évoque certes de nouveaux aménagements institutionnels (une part de proportionnelle, la parité homme-femme), mais ne parle pas d'un retour en arrière.
La réforme territoriale. Votée en 2010, elle instaure le conseiller territorial, destiné à siéger à la fois au conseil régional et au conseil général. Le PS a promis de revenir sur cette réforme. Selon le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, "tout ou presque sera abrogé, à part peut être la partie intercommunalité". M. Bel se dit "favorable au maintien de tous les niveaux : commune, intercommmunalité, départements et régions". Quant à la suppression de la taxe professionnelle (TP), elle sera "plus difficile à défaire", concède M. Bel.

LA FONCTION PUBLIQUE
La Révision générale des politiques publiques (RGPP).Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux a permis de réduire de plus de 100 000 personnes les effectifs de l'Etat. Le PS et François Hollande promettent aujourd'hui "d'en finir avec la RGPP aveugle", mais demeurent flous sur les chiffres. Le candidat socialiste a promis des créations de postes, mais sans augmenter l'effectif de fonctionnaires. Cet effort devrait donc nécessiter la poursuite du non-remplacement.
La création de Pôle emploi. Issu de la fusion de l'ANPE et des Assedic, Pôle emploi a été créé en février 2008 afin de simplifier les démarches et le suivi des demandeurs d'emploi, tout en diminuant les coûts. Son bilan est mitigé. Le PS ne compte pourtant pas revenir sur cette création.
Le service minimum. Instaurée en 2007, la loi sur le service minimum ne sera pas modifiée, a déjà annoncé François Hollande, qui juge qu'elle est "entrée dans les mœurs".

LA SANTÉ ET LES RETRAITES
La carte hospitalière. Le gouvernement de François Fillon l'a réformée en fermant des établissements jugés non rentables ou trop petits. François Hollande s'est engagé à permettre un accès de chacun à un établissement d'urgence accessible en trente minutes, sans préciser toutefois quels seraient les centres hospitaliers ainsi rouverts ou créés.
La réforme des retraites. Votée en 2010, elle a fait passer l'âge minimum de départ à 62 ans et l'âge de départ à taux plein à 67 ans, et le nombre d'années de cotisation à 41 ans. M. Hollande a promis de permettre aux personnes à jour de cotisation de partir à la retraite avant l'âge légal, sans changer celui-ci.

LA CULTURE
La loi Hadopi. Ce texte réprimant le téléchargement illégal sur Internet, voté en 2008, fait l'objet d'une valse-hésitation du PS. M. Hollande promet désormais un "acte II de l'exception culturelle". Aurélie Filipetti, chargée de la culture dans l'équipe de campagne du candidat socialiste, évoque une offre légale, la lutte contre la contrefaçon commerciale et l'élargissement des sources de financement, mais sans licence globale, jugée trop incertaine.

L'INTERNATIONAL
L'Europe. Concernant le traité européen voulu par M. Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, M. Hollande, s'engage à le renégocier. Pour Pierre Moscovici, "la ratification, qui aura été interrompue par la période électorale, ne sera pas engagée s'il n'y a pas une réorientation de la construction européenne".
L'OTAN. M. Sarkozy avait choisi, dès 2007, le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, qu'elle avait quitté en 1966. La décision du chef de l'Etat avait alors été critiquée par la gauche. Mais selon M. Moscovici, le départ de la France n'est plus envisagé.

Samuel Laurent et David Revault d'Allonnes

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Re: Parti socialiste

Message  panchoa le Mer 7 Mar - 13:25

Le rêve de Hollande? Un couteau sans lame… vu mediapart



06 Mars 2012Par Claire Gallois


C’est le candidat ouvrier-philosophe Philippe Poutou qui le dit de son programme. Nous on n’oserait pas. Car il tranche, le favori des sondages, et dans le vif. Dernière mesure, taxer à 75% les plus hauts revenus, y compris ceux des footballeurs. Pour ceux-ci, il a raison.

La France a besoin d’une leçon de modestie: elle sera assurée ainsi de la mort de la Ligue 1, de l’exode des talents payés ailleurs à prix d’or et de ne pas même figurer en finale de la Coupe du Monde. Quant aux entreprises les plus florissantes, il ne leur restera plus qu’à aller se faire fiscaliser ailleurs. Mme Bettencourt fera figure d’héroïne nationale puisqu’elle ne délocalisera pas l’Oréal, 3.000 salariés, ce n’est pas rien.

Là où le bouclier fiscal a échoué (le retour au pays des grandes fortunes exilées), M. Hollande tape plus fort en privilégiant les fuites de capitaux. Tout cela pour ramasser environ un milliard d’euros (dit-on), un acompte pour amortir les 20 milliards de dépenses supplémentaires qu’il prévoit pour nous rapprocher de la Mer Egée.

C’est cela, le rêve français qu’il nous a promis.

N’oublions pas que le rêve, selon Freud «est une construction imaginaire destinée à refuser un destin pénible». Ou encore, selon le dictionnaire médical: «une activité automatique excluant la volonté». M. Hollande se veut le gestionnaire des pauvres. Il sait de quoi il parle. Il préside le Conseil Général de Corrèze, le département le plus endetté de France, pour lequel il demande 11 millions d’euros à l’Etat – s’il devient Président, on se réjouira au moins pour la Corrèze (dont il a été incapable de redresser les comptes depuis 2008). Et pourtant, qu’il est beau son programme ! Un vrai rêve, en effet :

- Je rétablirai l’équilibre budgétaire en fin de mandat. (Les autres aussi en rêvent)

- Je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité. (Et j’exigerai des Chinois qu’ils baissent le cours du yuan et je re-négocierai le pacte Elysée à moi tout seul face à 17 pays. Oui, je le peux puisque je rêve).

- A l’hôpital, j’imposerai un délai d’1 demi-heure maximum aux urgences. (On est dans la phase « sommeil paradoxal » du rêve)

- Je ferai des PME une priorité. (Quand, comment ? Phase « sommeil léger » dont on ne se souvient plus au matin)

Rien sur le Smic, les salaires, les minima sociaux, les banlieues.

Pour le reste, le développement des nouvelles technologies, l’enseignement, la réforme de la fiscalité, la Justice, les Hauts fonctionnaires, le nucléaire, on navigue à vue. C’est «oui mais», «peut-être», «je verrai».

Lu sur Twitter : «Surfe pas trop sur le vague, François, sinon tu vas boire la tasse»

Mais il ne craint rien, François Hollande, il a sa bouée de secours: l’antisarkosysme. Et si on sortait de cette bi-polarisation pour ne pas rêver mais agir ensemble ?

panchoa

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Re: Parti socialiste

Message  n1n3yard5 le Dim 15 Avr - 22:30

A cause du PS grec qui n'a pas su tenir tête à la finance et à la troïka, voici les conséquences sur le peuple. Bientôt notre tour ?

http://www.bastamag.net/article2185.html

La Grèce sous l’Occupation de l’oligarchie financière

Parmi les multiples exigences : la création d’un compte budgétaire bloqué consacré au remboursement de la dette et au paiement des intérêts, et l’inscription dans la Constitution grecque, dans les deux mois à venir, de la priorité donnée au service de la dette. Un engagement de la Grèce à payer les créanciers étrangers avant toute dépense nationale.

Le 12 février, le Parlement a entériné la baisse de 22% du salaire minimum, qui passe de 740 à 590 euros (470 euros net /mois), et de 32 % pour les jeunes de moins de 25 ans (moins de 400 euros net/mois). Les retraites de plus de 1 000 euros ont été réduites de 20 %. À cela s’ajoute un milliard en moins pour les dépenses de santé, la suppression de 150 000 postes de fonctionnaires en 3 ans (sur environ 750 000), le non-remplacement de 4 fonctionnaires sur 5 [1]. Le mémorandum prévoit aussi de nombreuses privatisations, à hauteur de 15 milliards d’euros d’ici à 2015, avec la vente des participations publiques dans les compagnies gazière (Depa) et pétrolière (Helpe), la compagnie des eaux (Eydap-Eyath) et des Jeux (Opap).

Conséquences de la crise et des mesures d’austérité : le chômage a atteint 20,9 % en novembre en Grèce. Soit plus d’un million de chômeurs pour 11 millions d’habitants. Un jeune sur deux est actuellement au chômage. Celui-ci a augmenté de près de 50 % en un an.

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Re: Parti socialiste

Message  n1n3yard5 le Dim 15 Avr - 23:14

http://www.bastamag.net/article2287.html

Qui régulera le mieux la finance : le comparatif des candidats

Si, à gauche et au centre, plus de régulation s’impose, à l’UMP, on juge le niveau de contrôle actuel relativement satisfaisant [1]. En dehors de la promesse d’une « taxe Tobin » (seulement) en France, le candidat Nicolas Sarkozy ne dit rien, ou presque.

Sur le sujet, François Hollande est à la fois offensif et mesuré : « La crise financière est une crise de l’absence de contrôle de la sphère financière par le secteur public », constate-t-il. Pour le candidat social-démocrate, la situation actuelle résulte de « la dérégulation des trente dernières années ». « La crise que nous connaissons trouve sa source dans le consensus de Washington sur "le moins d’État", porté par les gouvernements conservateurs de Reagan, de Thatcher et, en France, du gouvernement Chirac de la première cohabitation. »

François Hollande a lui aussi l’amnésie facile. Il semble oublier que les gouvernements socialistes successifs, sous Mitterrand jusqu’à Lionel Jospin, y ont allègrement participé. Le démocrate Bill Clinton aux États-Unis dérégule à tout-va Wall Street. Romano Prodi, en Italie, assouplit les règles de fonctionnement des marchés. Au Royaume-Uni, le ministre des Finances du travailliste Tony Blair, Gordon Brown, retire à la Banque d’Angleterre la supervision bancaire. En France, le ministre socialiste de l’Économie Pierre Bérégovoy supprime le contrôle des changes pour les entreprises et encourage les stock-options... [#FF0E00]« La droite définit le cadre idéologique du libéralisme, mais c’est souvent la gauche au pouvoir qui l’applique »[/#FF0E00], résume le journaliste du Monde Marc Roche [2]. « L’économie de l’ombre est en partie le produit de ce "complexe libéral" de la social-démocratie des années 1980-1990. » Vingt ans plus tard, les sociaux-démocrates ont-ils tiré le bilan de ces années de dérégulation ?

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Re: Parti socialiste

Message  sylvestre le Mer 25 Avr - 12:38

Immigration: Montebourg et le «consensus» PS-UMP-FN
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Re: Parti socialiste

Message  verié2 le Mer 25 Avr - 14:36

sylvestre a écrit:Immigration: Montebourg et le «consensus» PS-UMP-FN
Hélas très instructif... What a Face

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Re: Parti socialiste

Message  nico37 le Sam 28 Avr - 14:01


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Re: Parti socialiste

Message  iztok le Sam 28 Avr - 14:46

tiens cette photo me fait penser au livre que je viens de lire ... Où je viens d’apprendre (ouais je sais j'ai un train de retard) que Michel Field, le journaliste au milieu, était un dirigeant du secteur lycéen de la Ligue en 73 lors du mouvement contre la loi debré dont il était le leader (loi restreignant le droit de pouvoir continuer les études après 21 ans).


Du coup cette photo me fait tout bizarre Laughing
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Message  GGrun le Sam 28 Avr - 20:59

iztok a écrit:tiens cette photo me fait penser au livre que je viens de lire ... Où je viens d’apprendre (ouais je sais j'ai un train de retard) que Michel Field, le journaliste au milieu, était un dirigeant du secteur lycéen de la Ligue en 73 lors du mouvement contre la loi debré dont il était le leader (loi restreignant le droit de pouvoir continuer les études après 21 ans).


Du coup cette photo me fait tout bizarre Laughing
si. c'est bien lui.
bon souvenir (mes 20 ans étudiant, loi Debré, celui qu'avait un entonnoire sur la tête)
ceci dit pourquoi le fil PS.
Y a de quoi faire un fil trombinoscope média et ex gaucho.
Mais je supporte encore M Field.

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Re: Parti socialiste

Message  panchoa le Sam 7 Juil - 10:11

Que reste-t-il de l'aile gauche du PS? mediapart
06 JUILLET 2012 | PAR STEPHANE ALLIES

À quoi ça peut ressembler une aile gauche au pouvoir ?
Sans faire de bruit, en regardant souvent avec sympathie la percée de Mélenchon durant la présidentielle, tout en restant loyal envers François Hollande, le courant de la gauche du PS cherche aujourd’hui comment exister dans la majorité absolue socialiste.
Si une partie des militants ont reproché à Benoît Hamon de ne pas s’être présenté à la primaire, ouvrant un boulevard de « troisième homme » à Arnaud Montebourg, le courant Un monde d’avance (« UMA », voir leur édition dans le club de Mediapart) sort renforcé institutionnellement de la séquence électorale. « Ce qu’a fait Benoît, ce n’était quand même pas gagné », reconnaît l’ex-mélenchoniste Marianne Louis, restée au PS et devenue conseillère régionale Île-de-France. Après avoir uni les clubs de la gauche du PS derrière lui au congrès de Reims de 2008 (anciens de la Gauche socialiste, proches d’Henri Emmanuelli, ex du Nouveau parti socialiste et piliers de Nouvelle Gauche – son courant originel, majoritaire à l’Unef et au MJS), Hamon est devenu porte-parole du parti, fort de ses 20 % obtenus au vote militant, et de sa position de « seule nouveauté » au milieu d'un désastreux congrès, marqué par l'affrontement duel Aubry/Royal.

« Voix officielle du parti, il a forcément été un peu normalisé, explique l’un de ses proches. Mais il ne s’est pas renié sur l’essentiel. » Lors de l'université de rentrée de son courant, en septembre 2010, Hamon tapait du poing sur la table pour expliquer l’utilité de « peser à l’intérieur » du parti, même comme porte-parole du parti socialiste. Même si l’ambition programmatique affichée alors est à nuancer aujourd’hui…
Au contraire de l’ensemble des autres courants, qui ont peu à peu implosé entre le congrès de Reims et la primaire, « UMA » est resté structuré dans toutes les fédérations départementales. Après avoir trusté un nombre considérable de postes dans la direction du parti, ils sont désormais 22 députés élus (18 hommes, 4 femmes). Et Benoît Hamon est même entré au gouvernement, comme ministre délégué à l’économie sociale et solidaire. Une nomination à laquelle il ne s’attendait pas, mais qui oblige l’aile gauche à la solidarité gouvernementale. « Quand on est dans les ministères, on est tenu politiquement, explique un cadre hollandais. C’est difficile d’aller à l’encontre de son ministre de tutelle, encore plus quand le prochain congrès aura lieu au moment des arbitrages budgétaires. »
Il y a deux ans, le même Benoît Hamon déclarait : « Le rôle de notre courant est de représenter une garantie pour le reste de la gauche. Nous, on est vraiment dangereux pour les banques. Et on va se battre pour que le programme présidentiel ne soit pas une version “A prime” quand la droite présenterait une “version A”. » Désormais, il est au pied du mur.

Quelle relation avec Hollande ?
Le nouveau ministre délégué est à l’aise dans le gouvernement, même s’il ne partage pas forcément le goût affirmé pour la rigueur et l’équilibre budgétaire de la plupart de ses collègues. « Mon sujet, ce n’est pas d’ennuyer Hollande. On est contre Merkel tous les deux », dit-il. Lui entend jouer son rôle de ministre de gauche en occupant son secteur, porteur politiquement, de l’économie sociale et solidaire. Se battre pour que les 150 000 emplois d’avenir soient totalement dédiés au « non-lucratif », favoriser le statut des coopératives professionnelles, rapprocher les guichets de la future banque publique d’investissement des quartiers populaires…, ses objectifs propres ne manquent pas.
Quant à l’attitude de son courant face au pouvoir, il fait mine de ne pas trop s’en mêler, préférant laisser s’exprimer ses proches. « La question n’est pas d’exister comme une “petite musique” en tant que telle. Celle-là, on l’entendra à l’Assemblée », explique Hamon.
Parmi ses proches, l’appréciation de la situation fait encore en débat. Selon Marianne Louis, « on est au moins d’accord sur le diagnostic post-électoral : on l’a tous vu sur le terrain, la victoire de Hollande n’a pas été qu’un rejet de Sarko, même si on n’avait pas forcément parié là-dessus au départ ». Lors du conseil national d’Un monde d’avance, samedi dernier, la tonalité générale était plutôt d’encourager le président à aller plus loin, plutôt que de lui reprocher d’avancer trop lentement. « Le message qui nous réunit, c’est “Hollande, tiens bon !”, dit le nouveau député Pouria Amirshahi. On n’acceptera pas que l’on fasse la pédagogie de la rigueur, mais on peut comprendre qu’il y ait une pédagogie du rythme des réformes. Le coup de pouce au Smic fait tousser, mais s’il s’accompagne d’une loi fiscale et bancaire dans le même mois, ce n’est pas pareil. »
Nouveau secrétaire général du courant, Guillaume Balas prend lui l’exemple épineux de la renégociation du traité budgétaire européen : « Hollande a réussi à faire bouger les choses, puisqu’on parle de croissance. On a donc là les premiers éléments d’une stratégie alternative. Mais si le dernier sommet est une fin et non un commencement, alors on risque de grosses difficultés, pour le pays comme pour le PS. »
« Notre questionnement, renchérit Marianne Louis, c’est “comment créer les conditions du rapport de force politique pour que Hollande aille au bout de ses 60 propositions ?”. Il nous faut éviter que le verrou de l’austérité s’installe qui empêche la mise en œuvre de la parole donnée. »
De son côté, l’ancienne ministre et aujourd’hui sénatrice, Marie-Noëlle Lienemann, qui a « une certaine expérience d’une aile gauche au pouvoir », après avoir connu la gauche socialiste avec Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon sous Mitterrand puis sous Jospin, grimace. « Il y a à chaque fois une tentation répandue de ne pas l’ouvrir au début, parce qu’on ne serait pas compris ou pas audible, dit-elle. Mais à chaque fois, on le paie cher ensuite. » Elle aimerait par exemple que la question du référendum pour la ratification du traité soit portée par l’aile gauche du PS, mais se retrouve bien minoritaire pour l’heure.
Quel rôle à l’Assemblée ?
« Nos 22 députés ne sont pas d’un courant, mais se reconnaissent dans un courant. On ne sera pas une secte, mais ouvert au débat en permanence », dit le secrétaire général du « courant Hamon », Guillaume Balas : « Il est impensable de calquer sur le groupe notre fonctionnement du PS en interne. On ne déposera pas des “amendements UMA”, dit Pouria Amirshahi, élu des Français de l’étranger. Tout simplement parce qu’il y a un grand ventre mou dans cette majorité parlementaire. Et qu’on peut emmener avec nous plusieurs députés petit à petit. Quand le tourbillon de la tempête financière va arriver, il y aura sans doute des décisions à prendre pour certains dans ce ventre mou… »
Pour autant, les 22 députés de l’aile gauche ont prévu de se réunir tous les mardis, avec les cadres du courant, afin de discuter en amont de leur positionnement par rapport à l’actualité législative. « Ce groupe allie loyauté par rapport au PS et capacité de rénovation », nous expliquait, il y a deux semaines, Razzy Hammadi, nouveau député de Seine-Saint-Denis et lieutenant de Hamon. Il l'affirme : « La gauche au pouvoir a une responsabilité historique. Nous serons un soutien sans faille pour le gouvernement, mais aussi une force d'initiative. La réussite ne passe pas par la caporalisation. Nous souhaitons poursuivre la bataille culturelle que nous menons depuis des années. »
Chez d’autres députés socialistes, cette arrivée massive de députés de l’aile gauche (il n’était que trois dans la mandature précédente) inquiète. « Ils vont jouer en meute », s'inquiète ainsi un député proche des anciens réseaux strausskahniens. Réplique immédiate de Barbara Romagnan, nouvelle députée du Doubs : « Ceux qui nous voient comme une meute sont sans doute jaloux d’être moins cohérents entre eux. » Pour cette ancienne proche d’Arnaud Montebourg engagée dans la convention pour une VIe République et dans le courant NPS au début des années 2000, « il va être important de se prémunir des dérives qui nous guettent quand on a le pouvoir. La suffisance technocratique, la gestion immédiate, le repli dans une tour d’ivoire ».
Déjà, elle estime que « vu ce qu’on a dit pendant la campagne sur les lobbies, notamment pétroliers, on doit être capable de résister davantage ». Comme l’exaspère l’actuelle fuite en avant des cumulards socialistes, qui se verraient bien conserver leurs mandats jusqu’en 2014, une fois la loi votée, malgré leurs promesses (signées au parti) d’abandonner tout siège dans un exécutif local dès septembre prochain. « Le partage du pouvoir est indispensable si on veut être crédible quand on annonce vouloir partager les richesses. »
Sur le fond, les parlementaires de l’aile gauche entendent être actifs sur « des mesures emblématiques », dit Marie-Noëlle Lienemann, seule représentante d'Un monde d’avance au Sénat. « Il faudrait par exemple faire en sorte que les cotisations sociales ne pèsent pas uniquement sur les salaires, dit-elle. Si les 60 propositions de Hollande doivent être mises en œuvre, il n’y a pas que les 60 propositions non plus. »
Pour Barbara Romagnan, « il va aussi falloir se saisir des questions d’économie sociale et solidaire, pour appuyer l’action de Benoît Hamon dans son ministère ». Et de noter également qu’il y aura possibilité de faire de l’œil au reste de la gauche, échaudé par les réflexes “hégémonistes” de la majorité socialiste : « Ce qu’on porte seul au PS est aussi souvent porté par le PCF ou les écolos… »

Quelle place au parti et durant le congrès ?
Quant au congrès du PS prévu du 26 au 28 octobre à Toulouse, le « débat stratégique n’est pas tranché ». Lors du conseil national de samedi dernier, les points de vue se sont divisés en trois camps : ceux qui pensent préférable de s’intégrer à une grosse motion (comme en 1981 après la victoire de Mitterrand), ceux qui veulent coûte que coûte soutenir un texte alternatif (comme en 1997 après le succès de Jospin), et ceux, majoritaires, qui préfèrent attendre début septembre, quand viendra le temps du dépôt des motions pour le congrès.
« On va évaluer fin août le contexte, notamment européen, et l’état d’esprit du reste du parti, comme du pouvoir », résume Guillaume Balas. Dans cette période, les universités de La Rochelle permettront de jauger les intentions de chacun. Mais déjà, plusieurs figures de l’aile gauche s’inquiètent de la perspective d’assister à un « séminaire gouvernemental géant », où les ateliers de réflexion seraient transformés en tables rondes explicatives de l’action de chacun des ministres. « Ça ne laisse pas augurer d’une vision d’un parti autonome, plutôt d’une courroie de transmission », dit l’une d’elles.
Toute la difficulté pour Un monde d’avance va être, selon Pouria Amirshahi, de se situer « entre le réflexe pavlovien du planter de drapeau et un autre réflexe, tout aussi pavlovien, de se laisser griser par l’effet de la victoire, et donc d’abandonner tout esprit critique ».
Concrètement, le courant Hamon va déposer la semaine prochaine une contribution générale, signée par tous ses responsables, Benoît Hamon en tête. Mais d’autres devraient déposer également en leurs noms d’autres contributions générales supplémentaires, par exemple Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche, se prononçant notamment avec insistance sur la nécessité d’un référendum pour valider les traités européens.
Une possibilité ouverte par l’annonce de Solférino selon laquelle tous les cadres socialistes pourraient signer plusieurs textes. Cette nouveauté permet à chaque ténor ayant éventuellement vocation à diriger le parti de se distinguer en juillet, tout en se réservant la possibilité de se ranger derrière une probable grande synthèse en septembre.
Dans ce cadre, « il y a un intérêt évident à être l’autre motion en lice, car avec les nouveaux statuts, les premiers signataires des deux textes arrivés en tête seront candidats à la tête du parti, décrypte un responsable de “l’équipe hollandaise”. Et mécaniquement, Hamon ou l’un des siens pourraient faire un gros score ». « Mais ça peut aussi être compliqué pour eux, estime-t-il, car ce sont eux et Montebourg qui ont dit qu’ils “mettraient au pas” ou “déclarerait la guerre” à la finance. Pas nous. Nous, nous avons été sur une ligne réaliste, de vérité et de responsabilité ». De fait, au congrès de Brest en 1997, Jean-Luc Mélenchon, qui s’était présenté seul face à François Hollande, n’avait recueilli que 8,2 % des voix.
Pas grave, pensent certains, comme Marianne Louis, partisane « d’aller à la motion ». « On nous dira que nous ne sommes pas dans le “pacte de l’unité”, estime-t-elle. Mais, face à la complexité des accords de couloirs pour faire une grosse motion unique, on jouera au moins le “pacte de la transparence”. Nous, nous débattrons d’orientation, quand ça risque fort de ferrailler sévère entre le reste du parti cherchant à se mettre d’accord sur des places. Car chaque ministre va arriver en voulant placer ses collaborateurs… »
Au-delà du congrès qui fait tanguer le navire, le courant Hamon semble tout de même avoir encore de beaux jours devant lui. Depuis le regroupement des différentes composantes de l’aile gauche en 2008, l’acculturation commune semble fonctionner entre les diverses sous-cultures d’Un monde d’avance. « On a peu à peu créé de l’homogénéité, explique Marianne Louis. Pour ceux qui sont passés par la Gauche socialiste, la place de la question sociétale par rapport à la question sociale n’était pas aussi forte que pour ceux de Nouvelle Gauche. Un truc comme Osez le féminisme, on n’y aurait jamais pensé avant, et c’est très bien. »
« Il y a d’autres façons de peser que d’aller jusqu’à une motion alternative de congrès, ajoute Guillaume Balas. Par exemple, on commence à entrer en contact avec des ailes gauches des autres partis sociaux-démocrates européens. C’est le début des balbutiements, mais on voit qu’elles se renforcent au Portugal, en Belgique, en Autriche. Ils sont 23 députés du SPD à avoir voté contre le pacte budgétaire… » (lire leur explication de vote ici).
Lui, comme l’ensemble du courant Hamon, ne comprend pas que Hollande et la direction du PS aient salué la victoire des conservateurs de « Nouvelle Démocratie » sur le parti de gauche radicale Syriza en Grèce. Et il s’interroge : « C’est une erreur absolue. Si on est cohérent dans la recherche d’alliés pour mener la bataille européenne, pourquoi s’allier avec la droite ? » C'est dur à dessiner, une aile gauche au pouvoir.





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Aile gauche

Message  Babel le Sam 14 Juil - 11:20

Oui, dur d'exister, comme le constate avec lucidité Alliès dans son article.

Mélenchon parti vers d'autres et trépidantes péripéties, Lienemann sénatorisée, Emmanuelli aigri et désabusé, Dray judiciaro-pestiféré... Il y avait bien Hamon. Mais celui-ci, après avoir été contraint de faire profil bas, du fait de sa fonction de porte-parole, en est à présent réduit à jouer les faire-valoir sociétaux au sein de l'équipe Ayrault.

Quant à son groupe de 22 députés (une première !), il est, le pauvre, tiraillé entre deux figures imposées : afficher un "soutien sans faille au gouvernement" Ayrault-Hollande et jouer sa propre partition, histoire de faire entendre, temps à autre, "sa petite musique"... L'occasion lui en sera peut-être offerte lors de l'examen au Parlement de la question de la ratification du traité budgétaire européen, où l'on verra jusqu'où ces ardentes têtes brulées pousseront leur impertinence : une alliance avec le mini-label estampillé FdG, qui sait ?

Autrement, le risque est patent : celui de se faire gober tout cru par un "ventre mou" de la majorité parlementaire, soudain métamorphosé en boa constrictor. (On imagine d'avance la bataille homérique qui pourrait alors se dérouler dans les travées : "Non, pas les pieds !... --Si !") Mais avaler, en réalité, quoi, sinon un éctoplasme ? Tant ce courant tend de plus en plus à ressembler à un couteau sans lame, auquel il manque le manche.

Reste, malgré tout, Filoche.

En vue de la préparation du congrès qui aura lieu du 26 au 28 octobre à Toulouse, Médiapart publie la contribution de l'équipe regroupée autour de lui. C'est ce document d'une vingtaine de pages, intitulé "Pour réussir le changement, redistribuer les richesses" et parcouru avec tout l'intérêt qu'il suscite, qui est mis en lien ici.

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Re: Parti socialiste

Message  nico37 le Dim 2 Sep - 12:35

Le PS hésite entre soutien critique ou inconditionnel François-Xavier Bourmaud 31/08

La première secrétaire du PS espère laisser le parti «entre de bonnes mains et sur de bons rails».
Dans l'attente d'un successeur de Martine Aubry, l'identité et le rôle du Parti socialiste restent en suspens.

C'est un concert de louanges. Permanent. Depuis le retour de la gauche au pouvoir, pas un jour ne passe sans que le PS ne glorifie l'action du chef de l'État ou celle de son premier ministre. Vendredi encore, après l'intervention de François Hollande à Châlons-en-Champagne, le patron des députés socialistes Bruno Le Roux a salué un «discours fédérateur qui mobilise l'ensemble des Français dans l'entreprise de redressement du pays». Deux jours plus tôt, à l'occasion de la présentation des emplois d'avenir, c'est Martine Aubry qui soulignait «l'engagement du gouvernement, qui agit au quotidien pour les Français, en luttant contre la crise du pouvoir d'achat et le chômage par des mesures justes et efficaces». Et la liste de ces déclarations lénifiantes pourrait s'allonger à l'infini…

Pourtant, lors de leur université d'été de La Rochelle, les socialistes le juraient tous d'une même voix: pas question que le PS devienne «la voix de son maître». «Il y a une exigence militante, il n'est pas question d'être un parti godillot», jurait David Assouline, porte-parole du parti.

« Quatre exigences »

En la matière, tout reste à faire. Tant que le successeur de Martine Aubry n'est pas connu, l'identité et le rôle du parti sont en suspens. C'est la semaine prochaine que la première secrétaire sortante dira qui de Jean-Christophe Cambadélis ou d'Harlem Désir elle soutient pour lui succéder.

L'élu devra-t-il soutenir le pouvoir en place sans barguigner ou jouer le rôle d'aiguillon? Et puis, face à la crise, aux surenchères de la gauche du PS ou des écolos, quel discours adopter? Pour l'heure, Martine Aubry n'a fixé que les grands axes en demandant au PS de répondre à «quatre exigences» : «soutien au président et au gouvernement» d'abord, puis «réflexion», ensuite «rénovation», enfin «européanisation» du PS.

Congrès de Toulouse en octobre

En attendant d'approfondir ces questions lors du congrès de Toulouse en octobre, le parti s'en tient à la ligne du soutien inconditionnel au pouvoir. Comme en 1981, lorsque François Mitterrand avait confié le PS à Lionel Jospin, et en 1997 lorsque ce même Lionel Jospin avait demandé à François Hollande de diriger le parti. Mais il y a tout de même une différence avec la situation d'aujourd'hui. En 1981 comme en 1997, les socialistes arrivaient au pouvoir dans un environnement économique plutôt favorable. Ce n'est qu'en 1983 que François Mitterrand engagea le tournant de la rigueur, et ce n'est qu'à l'entrée dans les années 2000 qu'explosa la bulle Internet qui fournit auparavant de bons chiffres de croissance à Lionel Jospin.

Pour François Hollande et les socialistes, le pire est déjà là. Un état de quasi-récession, un chômage qui ne cesse d'augmenter, une balance commerciale déficitaire, une dette faramineuse, des hausses d'impôt inévitables… Bref, ils vont devoir appliquer la fameuse «rigueur» dont ils reprochaient à Nicolas Sarkozy, lorsqu'ils étaient dans l'opposition, de ne pas vouloir prononcer le nom.

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Re: Parti socialiste

Message  gérard menvussa le Dim 2 Sep - 17:11

Autrement, le risque est patent : celui de se faire gober tout cru par un "ventre mou" de la majorité parlementaire, soudain métamorphosé en boa constrictor. (On imagine d'avance la bataille homérique qui pourrait alors se dérouler dans les travées : "Non, pas les pieds !... --Si !") Mais avaler, en réalité, quoi, sinon un éctoplasme ? Tant ce courant tend de plus en plus à ressembler à un couteau sans lame, auquel il manque le manche.

Reste, malgré tout, Filoche.

Le front de gauche a gentiment demandé a tous les leaders de la "gauche du ps" si ils allaient être présent lors de la "grande manif" contre le traité budgétaire européen Le seul qui a répondu, c'est philippe Poutou (mais pas de chance, il n'est pas au parti socialiste, il devrait donc être relégué en queue de manif) Tous les autres ont dit non, sauf Matti qui n'a rien dit !
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Re: Parti socialiste

Message  nico37 le Lun 29 Oct - 3:44

La gauche de la gauche manifeste à Toulouse en marge du congrès du PS 27.10 AFP

Une manifestation politico-syndicale a rassemblé de 500 à 1.200 personnes, suivant les évaluations de la police et des organisateurs, samedi après-midi à Toulouse, en marge du congrès du PS, pour demander au gouvernement socialiste: "Le changement c'est pour quand?".
La question ornait la banderole de tête tenue à la fois par des syndicalistes de la CGT, de la FSU et de SUD et par des militants politiques du Front de Gauche ainsi que du NPA ou d'Attac.

Les manifestants ont défilé en ville dans un quartier proche du Parc des expositions où le congrès socialiste se déroule en présence de nombreux ministres, mais ils n'ont pas tenté de s'en approcher trop près.
L'intersyndicale (CFDT-SUD-CGC-CGT-FO) de Sanofi était en tête du cortège avec près de 300 des salariés du laboratoire pharmaceutique qui luttent depuis juillet contre la menace d'une fermeture de leur établissement toulousain. Les mots d'ordre y étaient plus syndicaux, même si on voyait une pancarte: "Montebourg assume ton ministère!".
Plusieurs dizaines de salariés de France3 Midi-Pyrénées s'étaient joint au défilé pour dénoncer un plan d'économies qu'ils jugent suicidaire. "Sauvons les régions" et "France 3 plus loin de chez vous", clamaient leurs banderoles.
Le gros du reste de la manifestation était composé de militants du Front de gauche --membres du Parti de Gauche ou transfuges du NPA--, mais en l'absence remarquée de sa composante communiste, le PCF n'ayant pas mobilisé.
Un petit cortège NPA et quelques membres d'Europe Ecologie Les Verts fermaient la marche.

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Re: Parti socialiste

Message  Roseau le Lun 29 Oct - 4:37

On notera l'absence du PCF, de plus en guerre ouverte avec le PG
à Toulouse pour le cassoulet des prochaines municipales.
Business as usual depuis des décennies...
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Re: Parti socialiste

Message  panchoa le Lun 29 Oct - 13:15

L’aile gauche du PS admise en soins palliatifs au CHU de Toulouse. vu bellaciao
de : SVPat
dimanche 28 octobre 2012 - 18h05


27 Oct 2012

Alors qu’elle participait à un congrès du parti social libéral, l’aile gauche du PSL a été admise en soins palliatifs du CHU de Toulouse dirigé par le professeur Jean Louis Bayrou. Selon le médecin qui a signé l’admission au sein de ce service qui prend en charge la fin de vie, il ne s’agît pas d’un accident médical soudain mais bel et bien des conséquences d’une longue agonie. Cette agonie est, toujours selon ce médecin, provoquée par le syndrome de “Delors et Rocard”. Ainsi, l’ambiance délétère et stressante dont était victime l’aile gauche du PSL, avant et pendant le congrès auquel elle assistait, n’est pas la cause de sa pathologie.

Notre correspondant accrédité pour suivre le congrès du PSL sur place a obtenu une interview exclusive du professeur Jean Louis Bayrou. ( Merci à l’Agence A Gauche pour de Vrai http://agauchepourdevrai.fr/ qui a dévoilée l’affaire en premier)

A gauche pour de vrai : professeur, dans quel état est en ce moment l’aile gauche du Parti Social Libéral ?

Jean Louis Bayrou : pour tout dire critique, et c’est la raison pour laquelle j’ai autorisé en urgence son admission au sein du service que je dirige.

AGPDV : il n’y a donc vraiment plus aucun espoir ?

JLB : malheureusement non. L’évolution du patient montre une longue mais bien réelle aggravation de son état général. Ce qui est typique du syndrome de “Delors et Rocard” que je connais particulièrement bien. Au début, le lobe cérébral gauche est d’un volume sensiblement identique au droit. Puis lentement, mais irrémédiablement, les cellules nerveuses de l’hémisphère gauche migrent vers la droite. C’est cela le syndrome de “Delors et Rocard”. Pour ce qui est de notre patient, les cellules migrants vers la droite sont légions depuis 2005. A terme, cela provoque la disparition du cerveau gauche et donc la mort.

AGPDV : comment pouvez-vous mesurer ces migrations cellulaires ?

JLB : grâce aux techniques classiques d’imagerie qui sont très précises de nos jours. En 2005, le lobe gauche représentait 45,24% du volume cérébral total du patient. Ce qui est déjà dans la limite inférieure pour lui garantir une pensée globale de gauche correcte. En 2008, la détérioration est brutale et la gauche ne représentait plus que 18,52% du volume global. Aujourd’hui, nous sommes nettement en dessous de 15%.

AGPDV : mais quelles sont ces cellules nerveuses migrantes de la gauche vers la droite. On peut les caractériser ?

JLB : absolument. Il est même indispensable de le faire, car certaines de ces cellules remplissent des fonctions plus importantes que d’autres. Ainsi, en 2008, la cellule Montebourg, qui a pour fonction de contribuer au renouvèlement du fonctionnement du cortex gauche, a subitement migré dans la région Royal du lobe droit, puis dans l’aire Aubry. La cellule Montebourg semble s’être stabilisée aujourd’hui autour du noeud Ayrault, un petit noyau de nerfs localisée dans la zone libérale et patriotique du cerveau droit.

AGPDV : vous avez réussi à isoler d’autres cellules mouvantes ?

JLB : tout à fait. Et la plus intéressante est sans aucun doute la cellule Hamon car elle est la caution la plus forte du cortex gauche. Et il est particulièrement inquiétant d’observer le véritable bond qu’a fait cette cellule lors de sa migration. A la différence de la Montebourg, elle n’a pas migré de manière progressive. Elle est passée brutalement du néo cortex Un Monde d’Avanceà la région Moscovici du cerveau. Or, la sphère cérébrale Moscovici est spécialisée dans le traitement cognitif du bonus fiscal des volatiles urbains. Ce qui caractérise parfaitement l’activité générale du cortex droit. Enfin, lorsque la cellule Hamon migre, elle entraine dans son sillage de nombreuses cellules résiduelles. Certaines sont conséquentes comme la Emmanuéli, d’autres spécialisées dans l’orientation dans l’espace comme la cellule Hammadi.

AGPDV : pouvez-vous éclairer nos lecteurs sur ce que vous entendez par l’orientation dans l’espace ?

JLB : il s’agit en particulier de la gestion neuronale de la gravitation, ce qui est indispensable, par exemple, lorsqu’on pratique le saut en parachute.

AGPDV : et comment ces cellules se comportent-elles après leur migration ?

JLB : votre question est pertinente. Car le comportement de ces cellules migrantes peut laisser croire qu’elles continuent de fonctionner comme avant. Mais en réalité, elles assument clairement des fonctions indispensables au lobe cérébral droit. Ainsi peuvent-elles donner l’ordre aux connections synaptiques qui commandent la motricité d’appuyer sur le bouton du non au TSCG et dès le lendemain sur le bouton oui à propos de la loi organique qui institue la règle d’or.

AGPDV : peut-on parler de schizophrénie ?

JLB : non, certainement pas ! Il s’agît plus véritablement du complexe de mythomanie !

AGPDV : mais il n’est pas possible de régénérer le cortex gauche ? Il lui reste tout de même encore 13, 4% de volume global ?

JLB : j’aimerai pouvoir vous répondre oui. Mais dans les faits, les cellules toujours fixées à gauche n’ont pas du tout les fonctions aussi essentielles que pouvaient avoir les cellules Montebourg et Hamon. Et je ne vous ai même pas parlé de cellules tout aussi importantes, comme la Fabius ou la Bartolone, qui désormais remplissent des fonctions cérébrales extrêmement importantes du côté droit mais qui avaient migré plus tôt il est vrai.

AGPDV : c’est donc une fin programmée que vous nous décrivez là ? Pouvez-vous annoncer une date ?

JLB : je préfère ne pas répondre à cette question par respect de celles et ceux qui gardent espoir et ne veulent pas admettre la réalité. Espérons que le patient passe la Toussaint.

Pas besoin d’être le professeur Jean Louis Bayrou pour comprendre que la fin de l’aile gauche du Parti Social Libéral peut maintenant survenir à tout moment. Aussi est-il sans doute souhaitable d’accepter un deuil inévitable et se tourner de nouveaux vers la vie et des projets de gauche, ambitieux, socialistes, républicains et écologiques. Espérons que les quelques cellules de gauche du PSL non encore atteintes par le syndrome “Delors et Rocard” sachent faire ce choix.

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Re: Parti socialiste

Message  Babel le Mer 7 Nov - 20:05

Pour qui l'écoute et le voit sur les ondes, lit ses papiers ou parcourt ses opuscules, l'itinéraire intellectuel et politique de B. Marris, du conseil scientifique d'ATTAC au Figaro, en passant par Marianne et Charlie, ne présente aucune surprise. Théoricien de la bienpensance et médiacrate bon teint, cet écolo-décroissantiste partisan d'une "économie de marché soucieuse du développement humain" développe un argumentaire qui lui permet de bouffer à de nombreux râteliers sans jamais se dédire.

Néanmoins, le constat qu'il dresse de l'évolution du PS ne manque pas de lucidité.
«Le socialisme est une doctrine morte»
Libération du 7 novembre 2012

Recueilli par Dominique ALBERTINI

«Virage», «tournant», «révolution copernicienne» pour la gauche : ainsi la presse qualifie-t-elle les mesures sur la compétitivité annoncées mardi par Jean-Marc Ayrault. Et particulièrement la principale d'entre elles : un crédit d'impôt massif de vingt milliards d'euros au bénéfice des entreprises, financé notamment par une hausse de la TVA et une réduction des dépenses publiques.

Pour l'économiste Bernard Maris, membre du conseil général de la Banque de France et auteur d'un désabusé Plaidoyer (impossible) pour les socialistes, paru chez Albin Michel, ces annonces ne font que confirmer un mouvement entamé de longue date : l'édulcoration de la doctrine socialiste et sa soumission au «carcan économique».

Après les dernières annonces sur la compétitivité, avez-vous le sentiment que François Hollande se soit renié ?
Pas vraiment. Il avait déjà pris une pente gestionnaire pendant sa campagne, avec son objectif d’une réduction drastique du déficit budgétaire, qui relève d’une analyse comptable de l'économie. De toute façon, les socialistes sont de farouches défenseurs des entrepreneurs depuis Edith Cresson [Premier ministre de François Mitterrand en 1991-1992, ndlr]. Il est faux de dire qu’il y a une haine entre eux. L’actuel gouvernement estime que la compétitivité dépend du coût du travail. C’est une analyse typique de la droite, qui considère le travail, non pas comme un investissement, mais comme une charge. La hausse de la TVA, dont on voit mal la différence avec la TVA sociale de Nicolas Sarkozy, va dans le même sens.

Cette préférence pour une politique de l’offre, et pas de stimulation de la demande, est-elle inédite pour le PS ?
Selon moi, le tournant remonte tout de même à la rigueur décidée par François Mitterrand en 1983. A partir de cette date, il se plie à la mondialisation et à l’exigence de concurrence libre et non faussée. Pour sa réélection, en 1988, Mitterrand rédige d’ailleurs une «lettre à tous les Français» dont les considérations sur la compétitivité pourraient être réutilisées à la virgule près aujourd’hui.

Le rôle de Pierre Bérégovoy [ministre de l’Economie, puis Premier ministre entre 1988 et 1993] a été considérable dans la financiarisation de l'économie française. Avant lui, Jacques Delors avait commencé avec sa politique du franc fort. Le PS de Jospin, avec ses privatisations, et d’aujourd’hui, est en plein dans cette ligne. Malgré quelques retours de flamme doctrinaux, comme les 35 heures, dont ses concepteurs ont presque eu honte de dire qu’ils les inscrivaient dans la tradition d’un Léon Blum.

Une autre politique est-elle encore possible dans le cadre des engagements européens de la France, tels que le traité budgétaire et sa limite du déficit à 3% ?
Sur la macro-économie, effectivement, le PS ne peut pas faire très différemment. On ne peut pas se battre avec des sagaies contre des tanks. La métaphore de la guerre économique est plutôt bonne. Le PS n’a pas le choix, mais ce n’est pas du socialisme, c’est pour ça que je ne lui en veut pas trop. Il vit sur une doctrine édulcorée, apprivoisée, soumise au carcan économique. C’est une doctrine morte. Elle a accompli l’essentiel de sa tâche en 1945, avec le programme du Conseil national de la Résistance. D’autres avancées ont suivi, mais le plus gros était fait. Depuis, les socialistes ne font qu’un travail de résistance à la dégradation de l’Etat-providence, pas de proposition.

N’y a-t-il plus aucune différence avec la droite ? Et avec les partis sociaux-libéraux allemands ou britanniques ?
La droite s’est peu à peu «socialisée», et on assiste donc à une convergence des deux doctrines. Le RSA, le revenu minimum d’existence, la croissance verte, le mariage homosexuel... Je suis convaincu que n’importe quel homme de droite avec un peu de bon sens pourrait reprendre ces mesures à son compte. Avec les autres partis sociaux-démocrates d’Europe, il y a toujours une différence rhétorique; mais ce sont les actes qui comptent, pas les envolées lyriques. On se rapproche d’eux à petit pas, et on n’en était déjà pas loin avec Delors et Bérégovoy.

Quelle alternative à ce socialisme à gauche ?
A titre personnel, je me raccroche au courant écologiste décroissant. Après la guerre, le libéralisme a triomphé en proposant un mode de gestion de la violence fondé sur le libre-échange : on ferait du commerce au lieu de faire la guerre. Socialistes et communistes proposaient un autre contrat, fondé sur le partage, mais toujours avec l’abondance matérielle en ligne de mire. Il faut maintenant aller vers une abondance spirituelle, avec un contrat fondé sur l’intelligence et la recherche. Mais le socialisme reste pris dans le maelstrom productiviste.

Babel

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Re: Parti socialiste

Message  Roseau le Mer 7 Nov - 23:12

Un rappel utile pour ceux qui tentent désespérément de faire croire
que le PS est toujours un "parti ouvrier"...

Source: Canard enchainé de la semaine passée:

“Seuls 85 000 votants ont départagé les quatre motions en concurrence au congrès du PS.
Soit la moitié des militants officiellement recensés (170 000 adhérents).
Une partiicpation très faible en comparaison du dernier congrès de Reims, par exemple,
où 130 000 personnes avaient arbitré entre Martine Aubry et Ségolène Royal.

Parmi les 85 000 votants, on dénombrait de l’avis général “au moins” 60 000 élus ou collaborateurs d’élus. Une simple souscrtaction permet d’en déduire que 25 000 personnes sont de “vrais” militants, qui ne dépendent pas, d’une façon ou d’une autre, du PS. Soit 250 par département ! Pas plus qu’une grosse amicale de boulistes…”
La part des élus, famille et dépendants est également dominante
dans l'autre ancien grand parti réformiste, le PCF.
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"La gauche est-elle en état de mort cérébrale?"

Message  Roseau le Sam 10 Nov - 3:38


Débat public autour du livre de Philippe Corcuff
La gauche est-elle en état demort cérébrale?
(éditions Textuel, collection "Petite Encyclopédie Critique", octobre 2012)

Avec Philippe Corcuff
(maître de conférence de science politique à l'IEP de Lyon,
membre du Conseil Scientifique de l'association altermondialiste ATTAC France)

Et Julien Dray, vice-président socialiste de la Région Ile-de-France et ancien député

Lundi 12 novembre 2012 - 20h-22h

ENS - 45 rue d'Ulm - Paris 5°
salle Dussane - Entrée libre
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Re: Parti socialiste

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