Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

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Message  nico37 le Dim 28 Déc - 21:14

La saturation est " un mensonge " selon les opposants 22/12

Les anti-Notre-Dame-des-Landes contestent la saturation de Nantes-Atlantique, annoncée par Vinci Airports. Ils y voient de "la propagande" pour justifier un transfert.

Les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes contestent la saturation de Nantes-Atlantique, annoncée vendredi par Vinci Airports. Les élus doutant de la pertinence du projet (Cédpa) et la coordination des opposants (Acipa) dénoncent "un mensonge éculé" et de "la propagande" de Vinci : "[…] Que Nantes Atlantique ait accueilli cette année 4 millions de passagers ne signifie absolument pas que l’aéroport soit saturé."

Les opposants mettent en évidence une autre statistique pour nuancer : "La croissance du nombre de passagers s’est accompagnée d’une stabilité du nombre des mouvements d’avions, les appareils anciens étant remplacés par des appareils de plus grande capacité."

D'après les chiffres officiels de l'Union des aéroports français, on voit même un recul en pente douce du nombre de décollages et d’atterrissages à Nantes : 47 921 en 2012, 46 964 en 2013 (1), et "45 000" en 2014 selon les chiffres de Vinci Airports. Les opposants comparent avec l’aéroport de Genève, qui "sur une surface semblable et avec une seule piste (comme à Nantes), a accueilli l’an passé 193 000 mouvements et 14 millions de passagers".Si saturation il y a, les opposants pointent un paradoxe : ils ne comprennent pas alors pourquoi le projet du futur Aéroport du grand Ouest est plus petit, à l’ouverture, que l’actuel Nantes-Atlantique. Le transfert étant initialement prévu à 4 millions de passagers. Seuil déjà atteint. "Où se situe la prétendue saturation : aux 34 comptoirs d’enregistrements ? Il en est prévu seize à Notre-Dame-des-Landes. Aux huit postes de filtrage des passagers ? Sept prévus à Notre-Dame-des-Landes. Aux cinq passerelles d’embarquement ? Seulement deux à NDDL. Aux quatre tapis de livraison des bagages ? Trois à NDDL." Les opposants ne voient donc qu’une saturation possible "aux terminaux automatiques de paiement de parking, où malgré l’augmentation de 40 % des tarifs depuis l’arrivée de Vinci, il arrive qu’on fasse la queue".

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Message  nico37 le Mar 30 Déc - 2:12

Ces dernières semaines la rue gronde. Les grandes métropoles du monde ont revêtu leurs parures vermeilles et leurs parfums poivrés. Partout la réponse policière se militarise. Les morts, les mutilés, les emprisonnés se multiplient.

Exacerbés en France depuis la mort de Rémi Fraisse, des mouvements populaires battent spontanément le pavé. Il s'agit d'un combat pour la liberté, contre la répression militarisée et systématique, qu'elle s'exerce dans les quartiers populaires ou contre les mouvements sociaux.
De New-York à Paris, des hommes et des femmes reprennent comme étendard le cri étouffé d’Éric Garner étranglé par la police, « I can’t breathe ».

- Nous ne pouvons plus respirer, étranglé-e-s, asphyxié-e-s, mutilé-e-s par une police qui tire sur les foules, mutile des manifestant-e-s et assassine des militant-e-s et des habitant-e-s de quartiers populaires.
- Nous ne pouvons plus respirer nous autres, damné-e-s de l’intérieur, qui refusons la faillite programmée des solidarités, la marchandisation de la nature, qui subissons des contrôles et violences répétées au nom d’une tolérance zéro discriminante.
- Nous ne pouvons plus respirer lorsque la Justice relaxe des assassins en uniforme, insulte les familles de victimes et salit leur mémoire.
- Nous ne pouvons plus respirer, quand les médias aux ordres martèlent que nous sommes des voyous et des terroristes tandis que le silence pèse sur la planète massacrée par les ténors de l’agriculture acharnée.

Mais pour ajouter de la violence à la violence, de l'injustice à la justice, celle-ci a décidé de poursuivre des manifestant-e-s qui ont refusé de baisser la tête et qui ont défilé en mémoire de Rémi les 1er et 22 novembre dernier à Nantes.

La justice démontre une nouvelle fois sa nature. D'un côté elle relaxe ou décide de ne pas poursuivre des criminels assermentés, de l'autre elle condamne des hommes et des femmes révolté-e-s et insoumis-e-s.
Comme avec notre camarade Enguerrand, l'exemplaire sévérité qui touche ceux et celles qui luttent éclaire avec ironie la clémence à l'égard des forces de l'ordre.

Lundi 19 janvier 2015, la justice jugera les manifestant-e-s de novembre, dans un simulacre d’équité, alors que ceux qui ont mutilé se trouveront du côté des plaignants.

Rassemblement devant le tribunal le 19 Janvier 2015, à partir de 14h.

Ce n'est qu'ensemble, solidaires et déterminé-e-s, que nous arracherons au pouvoir des bouffées de liberté

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Message  nico37 le Jeu 1 Jan - 22:59

Manuel Valls tacle Ségolène Royal Solene Collas 23/12

Alors que Ségolène Royal reste opposée au projet de l’aéroport landais, Manuel Valls la rappelle sèchement à l’ordre.

Le Premier ministre n’aime pas que l’on ironise sur ses prises de position, surtout quand il s’agit de dossiers sensibles comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Alors quand la ministre de l’Ecologie, invitée de l’émission de France 5 "C à vous", lui a souhaité "Bon courage !",  Manuel Valls a vu rouge

S’il s’est fendu d’un commentaire pour saluer les propos de sa collègue alors qu'il était en visite en Bretagne – "Nous avons tous besoin de courage, de constance et de cohérence" - le Premier ministre n’a pas oublié de mentionner que c’était lui le patron dans l’affaire.

"Je mène fermement la barque du gouvernement", a-t-il indiqué dans des propos rapportés par Le Canard enchaîné.

En coulisses, Manuel Valls n'y serait également pas allé avec le dos de la cuillère pour tacler la ministre de l’Ecologie. "Ségolène joue une partition un peu solitaire, qui va finir par lui poser des problèmes", aurait-il confié à ses proches.

Pas de marche arrière possible

En effet, le souhait de Ségolène Royal d’abandonner le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait bien se heurter à la triste réalité des coûts d’annulation de construction, soit près de 3 milliards d’euros.

Selon l’hebdomadaire satirique, Manuel Valls lui aurait ainsi rappelé les conventions de dédommagement signées entre l’Etat et la société Vinci, en charge des travaux.

"Il y a la loi et des processus juridiques qui s’appliquent à tout le monde. Et parce qu’il y a un moment où ces réalités finissent par s’imposer à tous (…) y compris à la ministre de l’Ecologie ; on ne peut pas, sans arrêt, les remettre en question", a déclaré le Premier ministre.

C’est donc au tour de Manuel Valls de souhaiter "Bon courage !" à Ségolène Royal.

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Message  nico37 le Ven 2 Jan - 23:55

Ils ont la main verte Audrey Levy 22/12

Dans le nord de Nantes, l'Adda réunit bobos et décroissants. L'épicerie solidaire, rue de la Carterie, crée un lien entre les habitants du quartier, nombreux à avoir rejoint l'Adda.

Il y a foule dans l'épicerie solidaire de la rue de la Carterie. Paniers en main, les habitants du quartier sont venus s'approvisionner en graines de Bretagne ou en légumes déformés, impropres à la vente et récupérés tôt le matin au marché d'intérêt national. D'autres viennent chercher leurs paniers bio remplis par les petits producteurs des environs. "On tente d'agir en citoyen responsable, chacun à sa manière", explique Marie, 31 ans, qui fabrique aussi son propre déodorant et ses yaourts.

Bobos, chômeurs, retraités, jeunes travailleurs, étudiants et même zadistes, ils sont plus de 300 à avoir rejoint l'Adda (AujourD'hui restaurons DemAin), une association créée en 2008 par un petit groupe d'amis, exaspérés par la surconsommation et le réchauffement climatique. Ensemble, ils ont choisi d'agir pour l'environnement "par l'alimentation". "C'est aussi un prétexte pour assurer le lien entre les habitants du quartier", observe Fanny, 41 ans, qui a repris ses études dans le développement durable. Dans la "cuisine solidaire", ils transforment des produits proposés ensuite à la vente, partagent des recettes à base de fleurs de sureau et de quinoa, apprennent à accommoder les fonds de frigo.

Aux grands discours ils préfèrent les petites actions, surtout si elles sont solidaires : de l'échange de services à la "mutualisation des outils", casseroles ou grille-pain, jusqu'aux dons d'objets qui contribuent à réduire l'empreinte écologique. Certains sont aussi plus militants. Comme Vincent, 31 ans. Décroissant, il dit ne plus consommer de viande et avoir coupé l'eau chaude à son domicile. "Le bilan carbone généré par mon mode de vie s'élève à 550 kilos de CO 2alors que la moyenne nationale est de 7 000 kilos de CO 2par individu", se targue le jeune homme, qui tente de promouvoir dans le quartier une agriculture urbaine, faisant pousser des légumes hors sol sur 1 000 mètres carrés et récoltant avec des apiculteurs bénévoles son propre miel.

" Les zadistes ne sont pas un groupe homogène "

Sociologue de l'environnement à Nantes, Abdelhamid Abidi décrypte le mouvement de Notre-Dame-des-Landes.

Le Point : Ecologistes, casseurs, anarchistes... Qui sont réellement les zadistes ?

Abdelhamid Abidi : C'est un groupe dont les origines sociales et professionnelles sont diverses, même si la plupart sont issus des classes populaires ou moyennes et sont souvent touchés par des phénomènes de précarité professionnelle. L'affaire de Notre-Dame-des-Landes les a révélés comme un groupe organisé, cachant leur identité derrière un même prénom, Camille, et partageant les mêmes slogans. Avec le temps, des affinités se sont créées.

Qu'est-ce qui les unit ?

La cause écologique. Mais leur colère est avant tout sociale, en réaction à une société marquée par le déclin des valeurs et de la confiance dans la classe politique, une société qu'ils estiment en proie au capitalisme ultralibéral, qui ne recule devant rien et qui s'enrichit à leurs dépens.

Ne sont-ils pas isolés ?

Comme d'autres avant eux, pour se faire entendre ils sont passés à une action radicale, abandonnant pour certains les moyens pacifiques de contestation. Avec les réseaux sociaux, leur action a trouvé un écho dans le monde entier, au sein d'autres groupes et mouvements sociaux, en Allemagne, en Italie, en Espagne et jusqu'en Amérique latine et en Chine. Cette solidarité internationale leur donne une force et une détermination plus importantes.

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Message  nico37 le Dim 4 Jan - 3:56

Et si Valls abandonnait le projet ? 20/12

La construction de l'aéroport semble plus compromise que jamais. Le temps passe, les coûts augmentent et les échéances électorales jouent contre le projet.

Dans son interview à Ouest-France jeudi, Manuel Valls assure une nouvelle fois qu'"il faudra construire Notre-Dame-des-Landes". Et que le chantier pourra commencer après l'épuisement des recours, soit "au premier semestre 2015". Mais s'il a anticipé la décision de justice - qui peut d'ailleurs donner raison aux opposants -, le Premier ministre a vraisemblablement mis de côté la possibilité que ceux-ci fassent appel, repoussant ainsi l'échéance du début des travaux à 2017.

Bref, le projet s'enlise et pourrait ne jamais voir le jour. "L'aéroport ne se fera pas, il est trop cher", aurait lancé Manuel Valls au sénateur Vert Jean-Vincent Placé lors des négociations du dernier remaniement, rapporte Daniel Cohn-Bendit. C'est en effet d'abord pour des raisons financières que le projet est menacé.

Évacuer la zone de travaux

La construction de l'aéroport du Grand-Ouest est estimée à environ 560 millions d'euros par l'État. Mais c'est sans compter l'évacuation des lieux, toujours occupés par les opposants au projet. Dans son édition d'octobre 2014, le magazine breton Le mensuel de Rennes dévoile aussi que pour éviter le fiasco de la précédente opération (Caesar), lancée en octobre 2012, "il faudrait entre quinze et dix-huit unités mobiles présentes 24 heures sur 24 pour dégager le site. Il faut mobiliser cet effectif pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Avec les repos et les jours de congé, cela veut dire qu'il faut entre quarante-cinq et cinquante-quatre unités mobiles en permanence, soit un tiers des unités disponibles en France", citant une source proche du ministère de l'Intérieur. Et précisant que le déplacement d'une compagnie de CRS coûte 48 000 euros pour une mobilisation de quinze jours.

D'autant que les récents événements au barrage de Sivens ont montré que les occupants des "zones à défendre", les "zadistes", étaient capables de se mobiliser en nombre. Ils sont actuellement autour de cent cinquante sur le site de Notre-Dame-des-Landes. "Des gars de Sivens ou de Roybon en Isère peuvent venir ici en une journée. On est mobiles et prêts à les accueillir", confie l'un d'eux, joint par téléphone. À moins de faire intervenir l'armée, il semble donc difficile de libérer la zone pour les travaux.

Le plan B

Même le concessionnaire du projet, Vinci, commencerait à s'en désintéresser. "Nous sommes passés à autre chose. Entre-temps, nous avons racheté les dix principaux aéroports du Portugal", confiait, en juillet dernier, un cadre au Journal des échos judiciaires girondins. Reste que si l'État devait résilier le contrat de concession de service public, il faudrait indemniser l'entreprise française du bâtiment.

Certains choix de développement local semblent eux aussi confirmer que l'abandon du projet est plus qu'envisagé. Considéré il y a quelques années comme un aéroport en déclin, et menacé par le projet de Notre-Dame-des-Landes, situé à moins de 90 kilomètres, l'aéroport de Rennes est aujourd'hui en plein essor. De nouvelles lignes vers Rome, Barcelone, Porto, Londres ont été ouvertes ces deux dernières années. Rennes attire de nouvelles compagnies aériennes et des hubs vers les grandes capitales européennes - créant ainsi des correspondances vers les capitales mondiales - pourraient voir le jour. Un plan B que les collectivités locales refusent de confirmer.

" Bon courage "

Des raisons politiques menacent aussi le projet. Si les procédures de recours se terminent, comme l'affirme Manuel Valls, au premier semestre 2015, l'année compte deux échéances électorales compliquées pour le gouvernement : les régionales et les départementales. Le Premier ministre nage entre deux eaux : soit il rassure les nombreux élus socialistes locaux, bretons et nantais, qui tiennent au projet, soit il se met à dos une partie de l'électorat de l'ouest, majoritairement à gauche, et qui semble peu favorable à l'aéroport.

Au sein même du gouvernement, Notre-Dame-des-Landes et la méthode employée pour l'imposer ne font pas l'unanimité. Mercredi dernier, sur le plateau de l'émission C à vous, sur France 5, la réaction de Ségolène Royal était plus qu'équivoque lorsque l'animatrice Anne-Sophie Lapix a évoqué l'interview du Premier ministre dans Ouest-France. "Bon courage", a lancé laconiquement la ministre de l'Écologie, qui est favorable à une "remise à plat". Visiblement, elle n'avait pas été tenue au courant de la volonté du gouvernement d'accélérer le très contesté chantier de l'aéroport du Grand-Ouest.

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Message  nico37 le Lun 12 Jan - 2:24

Nus face aux gendarmes, rejugés à Rennes 06/01

Mercredi matin, deux opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes seront jugés en appel à Rennes pour "outrage". Une manifestation de soutien est annoncée.

En mars 2013, deux opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avaient été condamnés pour « outrage à personne dépositaire de l'autorité publique ».

15 jours avec sursis

Sur le site du projet d'aéroport, ils s'étaient mis nus pour protester contre l'intervention des gendarmes qui voulaient déloger des opposants.

Ils avaient écopé de 15 jours de prison avec sursis. Ils ont fait appel du jugement. Leur procès est prévu mercredi 7 janvier, à 9 h, devant la cour d'appel de Rennes.

« Contre les violences d'état »

Un rassemblement de soutien est annoncé. Les organisateurs veulent aussi en faire « un temps fort pour refuser les violences d’état et la criminalisation des opposants dont on entrave la liberté d’expression, de réunion et de manifestation, même dans ses formes les plus poétiques ».

Mercredi, un autre opposant à l'aéroport sera jugé en appel. Il avait été condamné pour outrage et rebellion, suite à une manifestation de soutien à la contestation anti-aéroport, à Guingamp.

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Message  nico37 le Dim 18 Jan - 1:48

Lors de la dernière AG de COPAIN, l'ensemble des paysans réunis est arrivé au constat, que nous nous devons de garder des liens avec les habitants de Bellevue et des alentours.

A la demande des paysans il est proposé de participer par secteur à des travaux. Ces travaux nous les effectuerons avec les personnes qui sont ou qui gravitent autour de la ferme. Le but est de renforcer les liens entre habitants et paysans. Effectuer des travaux ensemble facilitent les échanges de paroles, de procédés, les réunions n'offrant pas les mêmes possibilités de convivialité.

Pour effectuer ces chantiers il nous faut du matériel (si possible de récupération) nous proposons une liste  :
- fil de clôture pour les bêtes et parc à cochon
- isolateurs pour pointer sur piquets de châtaignier
- piquets de clôture ferraille
- plaques de triply, ESB, pour plafond salles de réunions et sleeping (200 mètres carrés ; les plaques qui ont servi à fabriquer les appels à manif conviennent)
- plaques contre plaquées extérieur pour cabanes à cochon  .
- poteaux téléphonique (bois) pour pannes de la salle de réunion et bricolage divers
- pannes 8 par 20 (on peut toujours rêver )
- tasseaux 5 par 5 (chevrons charpente)
- chanvre en vrac pour salle de réunion et sleeping
- visseries divers (vis à bois pour les panneaux)
- pointes divers dimension;

Si vous avez ou récupérez ce type de matériel amenez le à Bellevue pour le stocker.

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Message  nico37 le Lun 19 Jan - 1:02

Des sociétés d’ingénierie menacées Julie Nicolas 12/01

« Réfléchissez à deux fois avant de répondre à cet appel d’offre… » Par ces mots, une quinzaine de mails et de courriers cherchent à dissuader les candidatures concernant la desserte routière du futur aéroport. Les victimes portent plainte.

«Madame, Monsieur, Vous êtes susceptibles de répondre à un appel d’offres concernant le suivi des mesures compensatoires pour la déserte (sic) routière du futur aéroport Grand Ouest. » C’est ainsi que commence la lettre reçue par plusieurs entreprises du secteur de l’ingénierie écologique ou leurs collaborateurs début décembre dernier. Le courrier, signé d’un mystérieux Alain Michelin, président de l’association non déclarée « Du bordel pour l’Ouest » sise dans la ZAD Notre-Dame-des-Landes, visait clairement à empêcher les entreprises de répondre à l’appel d’offre de la DREAL Pays-de-la-Loire. Plus précisément, l’appel d’offre n° 14-134622 concernait le suivi des mesures compensatoires relatives à la restauration des fonctions liées aux zones humides dans le secteur prévu pour accueillir le futur aéroport et sa desserte routière.

« Notre dépôt de plainte contre X a été motivé par cette lettre concernant l’appel d’offre qui se clôturait le 5 décembre dernier, mais le courrier rappelle des exactions qui remontent à 2011 », indique Bruno Dumont Saint-Priest, directeur délégué aux syndicats de la fédération Cinov, qui représente les sociétés d’ingénierie. Sous prétexte de « mettre en garde contre les risques encourus par l’entreprise qui décrochera ce marché », l’auteur rappelle les incidents, délits, sabotages et perturbations dont diverses entreprises liées au projet d’aéroport ont fait l’objet il y a quelques années.

Pneus crevés, tags, serrures engluées

En ligne de mire, une PME d’ingénierie environnementale qui a ainsi fait les frais de telles actions à plusieurs reprises en 2011, 2012 et 2013, avec la destruction systématique du matériel de mesure laissé sur le site, l’envahissement des locaux, des pneus de véhicules crevés, des tags, des serrures engluées… Le président de la société a même reçu à son domicile un cercueil contenant de vieux ossements. En 2014, ce sont deux autres sociétés en charge là-aussi des mesures compensatoires qui ont connu des actes de vandalisme et des vols de matériels.

« Adopte un sous-traitant »

L’association « Du bordel pour l’Ouest » a par ailleurs lancé la campagne « Adopte un sous-traitant » qui consiste a minima à harceler la société concernée afin qu’elle abandonne toutes velléités de travailler sur un projet en lien avec le futur aéroport. Jusqu’à présent, aucune des plaintes n’a donné lieu à des interpellations. « Nous espérons tout de même qu’une enquête sera dépêchée et que des mesures seront prises pour sécuriser les entreprises menacées », explique Bruno Dumont Saint-Priest. La fédération a choisi d’écrire au procureur de la République de Nantes, tandis qu’une des victimes a demandé une indemnisation auprès de la préfecture.

A plus long terme, la fédération Cinov prévoit déjà d’interpeller le gouvernement sur cette nouvelle forme de radicalisation et de violence qui se répand au gré des projets d’aménagement du territoire en France. Faut-il revoir les cadres dans lesquels s’effectuent les études d’impact ? Les processus de concertation permettent-ils d’entériner un véritable processus démocratique ? Telles sont les questions que veut poser la fédération Cinov aux ministères de l’Ecologie et de l’Intérieur. Une réunion entre les syndicats Syntec Ingénierie et Cinov est d’ailleurs prévue sur cette question dans les prochaines semaines.

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Message  nico37 le Lun 26 Jan - 3:06

Les « nudistes » de Notre-Dame-des-Landes devant la justice Charles Thiefaine 14/01

Pour s’être baladés nus sous le nez des forces de l’ordre, ils se retrouvent devant la justice.

Elise et Erwan, deux militants anti-aéroports de Notre Dame des Landes ont comparu devant la cour d’appel de Rennes, le 7 janvier dernier.

En 2013, ils avaient été condamnés à 15 jours de prison avec sursis pour s’être dénudés devant les gendarmes en novembre 2012, sur le site de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Un « outrage », selon la justice.

Un délit flou, que leur avocat a contesté en appel, mercredi :

« La définition légale du délit n’est pas claire. De plus, l’outrage est-il dans le geste ou dans le ressenti de la personne qui se sent outragée ? »

La cour d’appel de Rennes rendra sa décision le 18 février prochain.

Lire le reportage de http://www.reporterre.net/Liberte-d-expression-Ils-avaient

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Message  nico37 le Mer 28 Jan - 2:14

Les Verts demandent une " étude sérieuse " sur Nantes-Atlantique 22/01

Le groupe d’élus régionaux nuance, avec les opposants, les bons résultats de fréquentation et la saturation à venir de l’aéroport de Nantes-Atlantique.

La barre des 4,15 millions de passagers dépassée, une fréquentation en hausse de 5, 8% en un an, la plus forte progression des aéroports régionaux… Les excellents chiffres de l’aéroport Nantes Atlantique en 2014, présentés en début de semaine par Vinci, le concessionnaire, ne convainquent pas les opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes. Pas plus que l’argument selon lequel l’aéroport existant arrive bientôt à saturation et qu’il faut donc une structure plus grande. Pour eux, l’existant a encore une belle marge de progression.

Mercredi, l'association Acipa, a ainsi fait remarquer que la progression des passagers sur les 5 dernières années à Nantes était la même qu’à Beauvais et Bordeaux (37%), et bien inférieure à celle de Mulhouse (56%). Par ailleurs, si les passagers sont de plus en plus nombreux, le nombre de vols commerciaux reste lui sous la barre des 50 000 avions.

" Il est possible d'améliorer l'existant "

A titre de comparaison, l’aéroport de Genève accueille, avec une piste unique similaire, plus de 14 passagers chaque année, soit "quatre fois le trafic de Nantes-Atlantique", pointe Jean-Philippe Magnen, président du groupe EELV du Conseil régional des Pays de la Loire. "Vinci ne cesse de parler de "saturation" mais où se situe le problème ?", questionne-t-il. "Pas sur la piste de l’aéroport. La saturation ne semble pas non plus concerner la piste, ni les comptoirs d’enregistrement, les postes de filtrage des passagers ou les passerelles d’embarquement, tous moins nombreux dans le projet de Notre-Dame-des-Landes."

Pour EELV, la solution est ainsi de réaliser des aménagements à Nantes-Atlantique : agrandir l’aérogare, aménager une desserte ferroviaire, transformer les parkings en silo, permettant de récupérer du foncier.

Le groupe demande ainsi que Nantes métropole engage une étude "sérieuse et objective" sur l’optimisation de l’aéroport de Nantes Atlantique. "Elle montrera qu’il est possible d’améliorer les capacités d’accueil et de services de Nantes Atlantique pour un coût bien inférieur à la réalisation d’une nouvelle infrastructure à Notre-Dame-des-Landes", concluent Pascale Chiron, Jean-Paul Huard et Marc Denis, co-présidents du groupe Ecologiste et citoyen de Nantes Métropole.

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Lun 2 Fév - 2:47

Ils se plantent, nous plantons : journée de plantation de haie

Quoiqu’en disent Valls et Hollande, quelque soit l’acharnement judiciaire de Vinci et de l’etat, nous sommes déterminé-e-s, habitant-e-s de longue date du bocage ou plus récemment arrivé-e-s, opposant-e-s de tous bords, à y lutter et y rester !

Nous invitons à se retrouver sur la zad pour une journée d’entretien de haies le 10 février.

Lors de l’occupation des 24ha de la zone travaux en octobre 2013, nous avions mis en place un kilomètre de buttes et planté les centaines arbres apportés par chacun-e. Ces arbres ont depuis souffert de l’appétit des chevreuils. Pour ce chantier, nous voulons remettre des arbres plus petits ou des graines, et pailler les buttes.
Cette journée sera aussi l’occasion d’une conférence de presse pour signifier notre volonté déterminée de rester sur le terrain et de le protéger : ces haies, nous voulons les voir pousser des dizaines d’années, nous mettrons tout en œuvre pour les préserver du bétonnage !

Le rendez vous est donné à 10H, le 10 février, sur le chemin au dessus des Planchettes.
Amenez vos potes, vos bottes, un pique nique, des arbres très jeunes et des graines d’arbres.

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Message  nico37 le Mar 3 Fév - 3:59

Les opposants aux projets inutiles se coordonnent pour faire avancer la démocratie Marie Astier 02/02

Réunie à Bagnolet, la Coordination des opposants aux grands projets inutiles s’est concentrée sur le chantier de la démocratie participative. Celui-ci a été lancé par François Hollande, mais suit une logique administrative, à l’écart des citoyens.

Notre-Dame des Landes, le barrage de Sivens, le Center Parcs de Roybon, la ferme des 1.000 vaches, etc. Samedi 31 janvier, les opposants à tous ces Grands projets inutiles et imposés (GPII) ont laissé de côté le terrain local pour une journée de réunion à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). C’est la deuxième fois qu’ils se retrouvent dans la capitale pour tenter de fédérer les luttes. « Le but est de sortir la tête de l’eau de nos luttes locales pour agir au niveau national », explique Ben Lefetey, porte-parole du collectif d’opposition au barrage du Testet.

A l’ordre du jour : « Le chantier de la démocratie participative » annoncé par le président de la république en novembre dernier lors de la conférence environnementale.

"Tout doit être fait pour que sur chaque grand projet, tous les points de vue soient considérés, que toutes les alternatives soient posées, que tous les enjeux soient pris en compte et que l’intérêt général puisse être dégagé", avait alors insisté François Hollande. Il disait ainsi vouloir éviter de un nouveau « drame national » comme la mort de Rémi Fraisse au Testet.

« Le risque est que ça décide dans les cabinets ministériels »

Sauf que pour l’instant, « le gouvernement n’a fait signe à aucun de nous, déplore Françoise Verchère, co-présidente du collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Cela s’annonce mal, si la rénovation de la démocratie participative est faite par ceux qui nous ont mis dans le pétrin... » « Le risque est que ça se décide dans les cabinets ministériels, loin du terrain », poursuit Ben Lefetey.

Un vrai risque, puisque le gouvernement a décidé que c’est le Conseil national de la transition énergétique (CNTE) qui plancherait sur la réforme. L’instance rassemble certes des élus locaux, des parlementaire, des syndicats et des associations environnementales, mais aucun représentant de la coordination des GPII n’y est présent.

Et même le CNTE pourrait être marginalisé par l’exécutif. Car comme Reporterre l’a relaté, l’article 28 de la loi Macron compte donner la possibilité au gouvernement de prendre les mesures par ordonnances. La réforme de la démocratie participative se ferait donc sans débat parlementaire... Raison pour laquelle cet article de la loi Macron est pour l’instant très critiqué à l’Assemblée Nationale.

Des propositions de terrain

Collectivement, les opposants aux Grands projets inutiles ont donc décidé de ne pas attendre l’invitation de l’exécutif. « On va faire des propositions pour éviter de se retrouver dans la situation de blocage que l’on connaît un peu partout, expose Françoise Verchère. On va lister les dysfonctionnements constatés sur chacune de nos luttes, pointer les défauts des procédures, puisqu’à nous tous on en a déjà exploré toutes les failles ! »

Par exemple, les enquêtes publiques, étape cruciale de la consultation des citoyens, peuvent être améliorées. « Pour le barrage de Sivens, il manquait dans le dossier deux documents essentiels : le rapport défavorable au projet de l’ONEMA [Office national de l’eau et des milieux aquatiques-NDLR] et le document d’origine, celui qui explique pourquoi les élus ont décidé de construire le barrage, raconte Ben Lefetey. S’il y avait eu un désir sincère de débat avec le public, il aurait fallu mettre ces documents sur la table ! »

Les mots d’ordres sont donc : plus de transparence dans les procédures (pour bien informer tous les publics concernés), plus d’indépendance de ceux qui décident de leur mise en œuvre (pour notamment éviter les conflits d’intérêts) et plus de place aux citoyens (pour notamment prendre en compte les contre-expertises qu’ils peuvent fournir).

« Un vrai changement culturel chez les élus »

L’ensemble des propositions, accompagnées d’exemples précis de bonnes pratiques, seront bientôt sur le bureau du Président de la république et de tous les ministères concernés.

« Plus un projet est discuté en amont, plus on évite les crises », assure le représentant des anti-barrage. Mais cela ne suffit pas : « Il faut aussi un vrai changement culturel parmi les élus, qu’ils aient sincèrement envie de partager le processus de décision. »

Pour faire valoir leurs propositions, les membres de la coordination comptent bien accentuer la pression au niveau national. Les propositions seront accompagnées de mobilisations sur le terrain partout en France. « On veut éviter de nouveaux projets inutiles et imposés, explique le Militant. Sinon on peut passer toute notre vie à lutter contre ce type de projets. »

nico37

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Message  nico37 le Mer 4 Fév - 3:36

Un inadmissible dessaisissement de l’inspecteur du travail.
Déclaration commune, les syndicats CGT, FSU et SUD de l’inspection du travail

Dès le début, nous nous sommes inquiétés des menaces graves que faisait peser le projet de réforme du ministère sur l’indépendance d’action de l’inspection du travail. Nous avons très tôt dénoncé l’un des objectifs principaux de la réforme qui est la mise au pas de l’inspection du travail, trop indépendante et trop peu aux ordres du pouvoir politique. Nous constatons aujourd’hui que nous avions raison.

Pression de la Préfecture ou anticipation des desideratas d’un pouvoir politique gêné aux entournures par le projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, toujours est-il que le responsable de l’unité territoriale de Loire-Atlantique a pris la décision de retirer le chantier de construction de l’aéroport de Notre Dame des landes du champ de compétence de l’agent de contrôle pour être confié à un membre de la direction.

Lors de la procédure d’affectation des agents de contrôle dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme, il n’a jamais été fait état d’un traitement particulier du chantier de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il n’en a jamais été non plus question dans les réunions collectives de présentation des nouveaux secteurs aux agents.

Les documents préparatoires transmis aux organisations syndicales et aux agents ne mentionnaient pas le fait que ce chantier ne serait pas attribué à l’agent de contrôle en charge de la commune de Notre-Dame-des-Landes. Et enfin personne n’a jamais dit à l’agent, au moment où ce secteur lui était attribué, que le contrôle du chantier de l’aéroport serait exclu de sa compétence.

Au moment de la mise en œuvre de la réforme, le document transmis par la direction aux agents de contrôle de l’UC3, présenté, comme « la décision du Directeur Départemental en matière d’organisation », ne disait rien de ce dessaisissement.

Le 12 janvier 2015, soit plus de trois mois après l’entrée en vigueur de la réforme dans le département, l’arrêté officiel datant du 6 octobre 2014 « portant affectation des agents de contrôle dans les unités de contrôle et gestion des intérims », qui diffère du document transmis initialement, a été communiqué aux agents.

L’article 3 de cet arrêté prévoit que tous les établissements de la section 10 relèvent de la compétence de l’inspecteur du travail à l’exception du chantier de l’aéroport de Notre Dame des Landes relevant de la compétence du responsable de l’UC 3.

Ce dessaisissement est exceptionnel puisqu’il apparait à la lecture de l’arrêté qu’aucun autre dossier n’est retiré à un agent de contrôle pour être confié à un membre de la direction. Par ailleurs cette manœuvre dilatoire empêche tout recours devant le Tribunal administratif. Il y a eu manifestement une volonté délibérée de ne pas communiquer aux organisations syndicales et aux agents ces informations et pour cause….. »

Le syndicat CGT Travail emploi formation a indiqué avoir saisi l’Organisation internationale du travail.

A l’évidence se conjuguent dans cette décision inadmissible les conséquences de la contre-réforme Sapin de l’inspection du travail et la volonté des représentants de l’Etat de soustraire le chantier, si le pouvoir politique décide son lancement au lendemain des élections départementales comme l’a envisagé le Premier Ministre, au suivi de l’inspection du travail.

Un indicateur inquiétant, alarmant même, des intentions du gouvernement sur ce dossier.

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Message  nico37 le Sam 7 Fév - 1:19

« L'inventaire le plus long » au coeur de la ZAD 01/02

Au cœur de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes, les naturalistes en lutte insistent sur cet « espace préservé ».

Les bottes crissent un peu sur la gelée de dimanche matin au milieu de la lande, entre Vigneux-de-Bretagne et Notre-Dame-des-Landes. Des naturalistes guident des groupes à la découverte de ces espaces naturels prévus pour le projet d'aéroport. Une découverte pour la journée mondiale des zones humides du 2 février.

Une zone bocagère sillonnée depuis deux ans par les naturalistes.

Les bénévoles connaissent ces landes et prairies par cœur. Ils les sillonnent depuis deux ans. « On fait l'inventaire le plus long, le plus fort jamais réalisé en Loire-Atlantique sur un espace original », indique François de Beaulieu, écrivain et naturaliste passionné, qui rappelle aux promeneurs ce qu'est la lande, « venue après le défrichage des forêts par les hommes au néolithique ».

Au fil des explications sur son évolution, sur la richesse dans les talus, la bruyère, les ajoncs, les deux cents mares, le naturaliste rappelle les caractérisques du site.

Dimanche prochain, les bénévoles vont continuer l'inventaire. 

nico37

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Message  nico37 le Dim 8 Fév - 21:00

Lettre ouverte de Jacques Bankir à François Hollande
 
Paris, 31 janvier 2015
 
 
Monsieur le Président,
 
La lettre qui suit a été postée quelques heures avant les évènements dramatiques du 7 janvier.
 
Par respect pour les victimes de ces attentats, par respect pour nos concitoyens qui ont si bien réagi, par respect pour vous-même, le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur qui avez su être à la hauteur de ces jours si pénibles mais aussi si rassurants quant à la défense des valeurs qui sont les nôtres, mes amis et moi-même ne diffusons qu’aujourd’hui cette lettre ouverte.
 
Nous ne doutons pas toutefois de l’opinion de Charlie sur ce dossier. Ses caricatures traduisent le bon sens, la raison et le talent qui doivent mener aux bonnes décisions, nettes et claires.
 
Il est intéressant aussi que la meilleure et la plus lue des revues aéronautiques internationales, Aviation Week, consacre, le 15 janvier, une pleine page à la critique de ce dossier.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de toute ma considération,
 
Jacques Bankir
 
 
 
Monsieur François HOLLANDE
Président de la République
55 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 PARIS
 
Paris, 7 janvier 2015
 
Monsieur le Président,
 
Dans moins d’un an, Paris recevra le monde entier pour tenter, en grande pompe, de prendre des décisions mémorables sur la lutte contre le réchauffement planétaire. Vous avez-vous-même pris position énergiquement sur ce sujet et vous vous êtes déclaré fermement décidé à contribuer à ce combat.
 
Ce serait le comble que cette même année 2015 soit celle du lancement des travaux de Notre Dame des Landes. Un aéroport inutile de la taille de Londres-Heathrow, soit 1200 hectares et deux pistes. Tout ce ciment pour traiter, peut-être, 7 millions de passagers alors que Heathrow en traite 70. Un éléphant blanc à l’image de Ciudad Real en Espagne ou de Mirabel au Québec, deux pays amis qui pourront vous dire comment l’administration peut se fourvoyer pour faire plaisir aux politiques en défendant un projet contre les évidences de marché les plus criantes.
 
Certes, comme le dit le premier ministre, fort sympathique par ailleurs : « Ce qui a été acté, c'est qu'il fallait attendre l'épuisement d'une série de recours et des décisions de la justice administrative. Ce sera le cas au premier semestre 2015. Après la décision du tribunal administratif, il faudra alors s'engager dans la construction de Notre-Dame-des-Landes » (Ouest France). Certes, tous les acteurs politiques locaux ont défendu le projet. Certes, les services spécialisés, ceux de la DGAC en tête, ont trouvé les arguments qui allaient bien pour faire plaisir aux politiques. Ce qui est terrible dans notre magnifique pays, est que, justement parce que l’on y est si bien, il reste féodal et conservateur. Les élites sont solidaires et il y a une consanguinité entre politiques, administrations et grandes sociétés qui empêchent la critique telle qu’elle se pratique aux Pays Bas, en Suède ou en Grande Bretagne.
 
Je ne reviens pas sur les raisons que l’on aurait d’abandonner ce projet. Je les ai longuement expliquées dans deux lettres ouvertes à la DGAC, une tribune dans les Echos et quelques interviews.
 
En revanche j’ai été très étonné par les réactions qui ont été suscitées par tout cela. Des dizaines de personnes que je n’avais pas vues depuis des années, m’ont assuré de leur complet accord et m’ont convaincu que dans la profession, personne n’est dupe quant à l’absurdité du projet. Des élus qui auraient dû condamner Notre-Dame des Landes, m’ont gentiment fait dire qu’avec les prochaines élections, les nouvelles régions, on ne savait pas de quels alliés on pourrait avoir besoin… Une auguste association de patrons d’industrie a renoncé à m’inviter à un débat car le sujet est trop sensible. Personne ne veut faire de peine à personne. Comme on est loin du débat acharné et sans concessions sur l’avenir de Heathrow et autres aéroports londoniens, justement. L’entêtement politico-administratif, la peur de perdre la face, semblent l’emporter sur l’intérêt le plus évident des électeurs et contribuables comme des passagers aériens.
 
Des déclarations importantes ont été faites et sont passées à peu près inaperçues. Le président de Vinci a dit, en gros : « nous ferons ce que veut l’Etat », autrement dit, nous avons assez de pain sur la planche et n’en sommes pas à un projet près. Le président d’Air France, très diplomatiquement, a répondu à une question de la presse en indiquant : « nous ne croyons pas trop au marché ». La directrice générale de Régional, seule compagnie aérienne basée à Nantes, a tenu à préciser par écrit que le nouvel aéroport ne susciterait pas d’emplois nouveaux, contrairement à ce que d’autres affirmaient aveuglément. Car un éléphant blanc ne crée pas le marché.
 
Il y a eu des énormités de dites. Monsieur Bussereau, fort respectable par ailleurs, a qualifié l’aéroport actuel de Nantes de dangereux parce qu’un avion mal contrôlé par la tour et mal piloté s’est égaré, il y a une dizaine d’années, comme cela peut arriver partout. Mais qu’a-t-il fait, alors qu’il était ministre des transports, pour améliorer l’équipement et les procédures d’approche de la plateforme ? Rien, car on ne fait rien à Nantes Atlantique, sacré meilleur aéroport d’Europe récemment par une association de compagnies aériennes, pour bien montrer qu’il faut absolument quitter cette plateforme. Monsieur Bussereau a également parlé du lac de Grandlieu et de la protection de la nature. Mais tout biologiste (voir remarquable lettre de Loïc Marion de l’Université de Rennes) sait que les avions ne dérangent pas alors qu’au contraire, les appétits immobiliers qui attendent la fermeture de Nantes-Atlantique, sont une menace beaucoup plus grave. L’habitat avec ses déchets, viendra polluer les environs de cette zone protégée. Il y aura des tentations de la rogner. Et Monsieur Bussereau d’ajouter que ce n’est pas quelques Mohicans qui doivent torpiller le projet. Amusant de dire cela quelques jours après la commémoration des 70 ans du débarquement en Normandie alors que l’on venait de nous rappeler le rôle des Indiens d’Amérique dans cette opération.
 
Car qui défend Notre Dame des Landes ? Depuis que je suis intervenu dans ce dossier, je remarque qu’il y a essentiellement ceux qui sont gênés par le bruit des avions. Cela est normal. Comme tout le monde, ils disent, suivant l’expression américaine : « Not In My Backyard ». Mais il n’y a pas de désert en France et d’autres subiront ces nuisances qu’il ne faut pas exagérer. Nantes n’est ni Lisbonne, ni San Diego avec leurs aéroports infiniment plus critiques. Son trafic est celui d’un aéroport européen de quatrième catégorie pouvant espérer se hisser dans le troisième groupe de l’ACI, ce qui est encore bien modeste. De surcroît, le bruit des avions diminue considérablement. N’en déplaise à la DGAC, les Anglais ont montré qu’à Heathrow, premier aéroport d’Europe, bien mal placé plein ouest de la métropole, la population touchée par un niveau de bruit donné a été divisée par 8 en 30 ans. Et une nouvelle génération de moteurs arrive : avec Airbus NEO et autres, le bruit sera encore divisé par deux. Il y a aussi, bien sûr, les appétits immobiliers déjà mentionnés. Il y a surtout la démagogie qui compte beaucoup, j’en suis persuadé. Les gens de l’Ouest disent : « Pourquoi n’aurions pas notre grand aéroport ? ». Les élus flattent cette prétention. Témoin ces élus de droite qui ont raté la mairie de Nantes et qui vilipendent la gauche, incapable de prendre une décision en indiquant qu’eux, iraient de l’avant. Pur calcul électoral. On aimerait tant, cependant, avoir des politiciens dont l’honneur et la probité intellectuelle passerait avant de tels calculs.
 
Juste un dernier point. Malheureusement, on fait à présent un amalgame de tous les grands projets en profitant de l’opposition un peu aveugle de zadistes et autres à toute nouveauté qui touche un arbre ou un mulot. Je n’ai pas d’opinion sur ce qui se passe dans le Tarn ou dans l’Isère. Mais pour avoir œuvré pendant cinquante ans dans compagnies aériennes et aéroports, j’ai la conviction intime que Notre Dame des Landes n’a aucun sens et que Nantes et l’Ouest seront bien mieux desservis par l’aéroport actuel, proche, pratique, économique et facile à moderniser. Et que sur le plan budgétaire, il y a bien mieux à faire. Je ne citerai que deux exemples de projets dont on reparle enfin : le ferroutage que l’on a été incapable de développer et la liaison avec CDG. J’ai honte chaque fois que je prends le RER B avec des passagers venant du monde entier et qui seront bientôt nos hôtes, venant assister à la conférence sur le climat.
 
J’espère donc que notre pays évitera le ridicule de lancer Notre Dame des Landes l’année où elle reçoit le Monde à Paris pour discuter climat et environnement et que l’on saura prendre enfin une bonne décision, nette et claire.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mon plus grand respect et je vous présente tous mes vœux pour 2015.
 
Jacques Bankir
 
Ancien d'Air France, entre autre chef du projet Roissy, directeur du transport (affaires aeroportuaires, service en vol, service au sol). Dirigeant de compagnies dont PDG de Régional, Nantes 2001-2005.

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Jeu 12 Fév - 2:32

Contrat de plan Etat-Région : les écologistes dénoncent le volet " mobilité " Fabien Vallée 06/02

Le contrat de plan Etat-Région 2015 - 2020 contrarie les écologistes. Ils ont préféré s'abstenir et ne pas le voter car ils contestent le volet "mobilité" de celui-ci. La région prévoit d'attribuer 100 millions d'euros aux dessertes routières et ferroviaires du futur aéroport de Notre Dame des Landes. Jean-Philippe Magnen, vice-président d'Europe écologie les verts des Pays de la Loire, ne comprend pas comment une telle somme peut être investie dans un projet "incertain et inutile pour le territoire". Il est d'autant plus déçu que "le contrat de plan est ambitieux concernant le ferroviaire". Il prévoit de suivre les recommandations du gouvernement et d'affecter les deux tiers des investissements pour développer le ferroviaire et un tiers pour les routes.

Il faut optimiser l'aéroport Nantes Atlantique et améliorer l'offre ferroviaire entre Nantes et Bordeaux

Jean-Philippe Magnen propose d'investir les 100 millions d'euros dans d'autres projets. Il souhaiterait améliorer l'offre ferroviaire entre Nantes et Bordeaux. Cela permettrait de "rouvrir des gares notamment dans le sud de la Vendée, où il y a une demande importante" selon lui. Il pense qu'il faudrait optimiser l'aéroport Nantes Atlantique "pour en faire un aéroport international desservi par les trains et les tramways".

La droite et le centre se sont également abstenus pour le contrat de plan Etat-Région. Selon eux, l'enveloppe allouée par l'Etat aux Pays de la Loire est insuffisante. 423 millions d'euros sur 1,2 milliard.

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Message  nico37 le Ven 13 Fév - 2:51

Lettre ouverte du CéDpa a Ségolène Royal

Madame la Ministre,

Nous venons de prendre connaissance de l'avis rendu le 2 février par le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité sur le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. Cet avis défavorable sans ambiguïté rejoint celui qu'avait formulé la commission d'experts scientifiques nommée par le Premier Ministre en 2012.
Nous nous en réjouissons parce que, depuis le début, notre association a dit et redit que le choix du site de Notre Dame des Landes, fait dans les années 70, n'était pas pertinent compte tenu des problèmes environnementaux qu'il pose. Le CSPNB est très clair, il affirme « l'originalité, (voire l'unicité) de cette zone humide dans le contexte de l'Ouest de la France. » Il est terrible de constater que les avis scientifiques sur ce dossier arrivent en 2012 et 2015 alors que les procédures administratives se sont déroulées sans regarder cet aspect du dossier depuis 2003...
Depuis la mort de Rémi Fraisse à Sivens, le Président de la République a affirmé vouloir réformer le déroulement du débat public afin d'éviter à l'avenir d'autres drames. Nous pouvons facilement expliquer les dysfonctionnements des procédures autour de ce type de projets parce que depuis toutes ces années, nous nous y confrontons et les avons analysés un à un... Le Président a affirmé aussi que toutes les parties seraient entendues.
Nous nous inquiétons de l'effectivité de mise en œuvre des déclarations du Président de la République, d'autant que certaines dispositions de la loi « Macron » pour accélérer la réalisation de projets d'aménagement (articles 26, 27, 28) paraissent faire fi des exigences environnementales, démocratiques et juridiques.
En décembre prochain, la France accueillera la Conférence Mondiale sur le Climat. L'enjeu est de taille : il en va des conditions de vie des générations futures. Les scientifiques tirent la sonnette d'alarme depuis longtemps déjà et même les climato-sceptiques se font désormais discrets puisque, hélas, les effets du changement climatique sont déjà visibles. Le Président de la République et vous-même avez dit votre volonté d'agir et de répondre à ce défi majeur. Comment pourriez-vous ne pas tenir compte de l'avis des scientifiques sur le sujet qui nous mobilise en Loire-Atlantique ? Comment pourriez-vous accepter que les travaux soient lancés dès ce printemps, comme l'a affirmé récemment le Premier Ministre ?
Abroger la DUP de ce projet au regard des avis scientifiques négatifs et des nombreux dysfonctionnements de la procédure serait un signe fort de votre gouvernement pour cette Conférence. Il faut sauver le site de Notre Dame des Landes d'une destruction irréversible et non compensable. Il ne s'agit pas de « revenir à l'âge de pierre » mais de concilier le transport aérien et la préservation de zones humides d'un milieu exceptionnel. C'est tout à fait possible car nous vous le redisons : il y a une alternative à ce projet de transfert : la rénovation de l'actuel aéroport, réalisable rapidement et à bien moindre coût qu'une construction neuve. Nous sommes évidemment à votre disposition pour vous présenter nos propositions constructives et réalistes.

Dans l'espoir d'obtenir enfin le rendez-vous que nous sollicitons depuis longtemps, nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à nos salutations les meilleures, Les coprésidents du CéDpa : Françoise Verchère, Jean Paul Naud, Philippe Trotté

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Dim 15 Fév - 2:38

Les anti-aéroports défendent Notre-Dame-des-Landes avec des arbres 10/02

« Nous plantons, ils se plantent.» C’est habitée par cette conviction qu’une trentaine d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes – venus parfois de loin, comme ce Finistérien présent pour la première fois sur le site - , a recréé ce mardi un kilomètre de haies dans des champs détenus par AGO (Aéroport du Grand Ouest). «On occupe le terrain, explique, bêche en main, un retraité de Lorient. Et on montre qu’on tient au bocage en l’entretenant et en le restaurant.»

Préserver la biodiversité

Des chênes, du houx, des saules: au total, quelque 200 arbres ont été replantés au cœur de la ZAD, sur des parcelles attenantes à la départementale 281. Des arbres disparus depuis une ou deux décennies. «On voit encore la trace des anciennes haies, arrachées par des agriculteurs qui avaient la folie des grandes parcelles», montre Jean-Baptiste, paysan à La Chapelle-sur-Erdre. Ces haies ont pour fonction de recréer la vie animale et végétale sur le site. «Elles coupent du vent et protègent les élevages comme les cultures, explique Dominique Fresneau, président de l’Acipa, la principale association d’opposants. Les études le montrent: en plus de préserver la biodiversité, le bocage est rentable pour l’agriculture! Ce qu’on perd en bordure des champs, on le gagne au milieu.»

« Effervescence agricole »

Ce n’est pas la première fois que les militants anti-aéroport occupent le terrain. L’an dernier, déjà, des haies avaient été replantées. Au printemps, des semis seront réalisés comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises. Selon l’Acipa, la quasi-totalité des 1.650 hectares de la zone d’aménagement différé (ZAD) est exploitée: 600 hectares par des paysans en lutte installés dans la zone, 200 gérés de manière collective, le reste appartenant à des paysans dont le siège se situe en dehors de la zone. «Il y a une effervescence agricole autour d’un mouvement collectif de maintien des espaces naturels, qui permet de nous inscrire sur le long terme», abonde un occupant de la ZAD.
Conforté par l’avis défavorable au projet émis le 2 février par le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité –instance consultative auprès du ministère de l’Ecologie-, les opposants attendent désormais que les juges du tribunal administratif de Nantes se prononcent sur les recours environnementaux.

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Message  nico37 le Dim 15 Fév - 23:08

Notre Dame des Landes : nous plantons, ils se plantent !

Nous, paysan-ne-s, associations, élu-e-s, occupant-e-s de la ZAD, naturalistes en luttes, réaffirmons notre détermination à mener à leur terme l’ensemble des combats que nous avons engagés contre le projet d’aéroport, que ce soit sur le plan juridique ou sur celui de la résistance sur le terrain.

Le gouvernement s’est engagé l’an dernier à ne pas « débuter les travaux avant l’épuisement de tous les recours juridiques déposés ». Son premier ministre préjuge depuis plusieurs semaines que ces recours seront perdus : il avance de manière répétée que les travaux démarreront quoi qu’il arrive au second semestre 2015. Il revient ainsi sur les engagements pris en laissant entendre qu’il n’attendra pas effectivement l’épuisement des recours, qui est pourtant censé inclure l’ensemble des appels et pas seulement le passage en premier instance. De plus des pressions continuent sur certain-e-s des plus anciens habitant-e-s de la zone comme en témoigne la nouvelle assignation au tribunal pour demander l’expulsion de la famille Herbin.

Face à ces menaces et cette volonté affichée de passage en force nous voulons rappeler que le combat juridique a toute son importance. Contrairement au gouvernement, nous ne présageons pas de l’issue des recours. Nous savons par contre que nous avons des arguments de poids et que nous irons jusqu’au bout de cette bataille juridique.

Ce que nous savons aussi, c’est que ce qui se vit et s’enracine sur le terrain, dans les villages et dans les champs sera décisif. Comme nous l’affirmons depuis plus de deux ans, nous irons aussi jusqu’au bout de cette bataille là. A ce titre, nous, paysan-e-s, associations, élu-e-s, occupant-e-s de la ZAD, naturalistes en luttes affirmons ici :

- que l’occupation de la ZAD continue, que les cultures et habitats se densifient et s’envisagent dans le long terme (comme en témoignent les plantations d’arbres d’aujourd’hui et de multiples autres projets).

- que nous résisterons ensemble dans toute notre diversité sur les terres de Notre Dame des Landes et bien au-delà face à toute tentative d’attaque de la ZAD et de démarrage des travaux. Nous l’avons déjà fait face à l’opération César en 2012. Nous sommes aujourd’hui plus fort-e-s encore grâce à l’énergie accumulée par le mouvement dans la région et ailleurs, et le soutien de plus de 200 comités locaux.

La multiplication actuelle des résistances face à des projets aussi inutiles que nuisibles nous conforte dans le fait qu’un grand mouvement s’est lancé dans la population face à l’aménagement marchand du territoire, à la privatisation du vivant, ou encore à la disparition des terres agricoles. Ce mouvement porteur d’un immense espoir, laisse augurer de la possibilité de choisir d’autres manières de vivre, d’habiter, de travailler et de cultiver. Elles sont déjà à l’oeuvre et ne se laisseront pas écraser.

Signataires : CéDpa, Adeca, Copain 44, Acipa, des occupant-e-s de la Zad, Naturalistes en Lutte, Union Syndicale Solidaires, NPA, Attac, EELV, Ensemble, Les Objecteurs de Croissance

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Mer 18 Fév - 14:17

Verdict du 18 février 2015 : Camille à couettes et Camille à barbe sont relaxé-es !!!

kamyapoil@free.fr

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Ven 27 Fév - 1:47

Les naturalistes investissent la Zad 17/02

Depuis deux ans, le collectif des « Naturalistes en lutte » réalise un inventaire des espèces de la Zad, à Notre-Dame-des-Landes. Rien d'officiel mais de quoi mettre à mal les arguments des pro-aéroport.

1.300 invertébrés, 97 espèces d'oiseaux différentes, plus de 200 mares, des papillons, des grenouilles, des reptiles, des loutres... Les 1.200 hectares de la Zad de Notre-Dame-des-Landes (44) regorgent de vie. Une diversité que s'échinent à répertorier les bénévoles du collectif des « Naturalistes en lutte ». Depuis deux ans, chaque deuxième dimanche du mois, ils sont des dizaines d'experts, universitaires, salariés d'associations de protection de la nature ou de bureaux d'études, de naturalistes amateurs, à arpenter le bocage. Leur mission : repérer, compter, cartographier et alimenter les bases de données pour créer un véritable inventaire de cet espace « unique », estime François de Beaulieu, de l'association Bretagne Vivante et membre du collectif depuis sa création.

Véritable contre-expertise

Un inventaire aux airs de contre-expertise. « Beaucoup de nos arguments ont servi pour les recours au tribunal administratif qui vont être jugés dans les semaines à venir », indique François de Beaulieu, qui insiste sur le fait que tout est vérifiable. « Et nos recherches ont permis de révéler quelques incohérences des bureaux d'études. Quand, eux, répertorient 8 ha de prairies humides naturelles, nous en trouvons 35. Quand ils trouvent deux espèces protégées, on en compte cinq... ». Ces « décalages », l'écologiste les explique par le manque de temps accordé aux experts des bureaux d'études pour mener à bien leurs recherches. Avec cet inventaire, le collectif des naturalistes souhaite également prouver que ce milieu ne pourra jamais être recréé ailleurs. « Les mesures compensatoires promises ne sont pas applicables ». En effet, la Zad de Notre-Dame-des-Landes est un milieu à part. Depuis 1974, et le début du projet d'aéroport du Grand Ouest, c'est une zone totalement gelée qui n'a pas été transformée. « Et notamment pas par l'agriculture intensive. C'est un véritable laboratoire à une échelle exceptionnelle. Il y a, là-bas, un équilibre réel entre la nature et les habitants ». Ce travail bénévole, s'il n'a pas de valeur légale, devrait, en tout cas, peser dans ce dossier. François de Beaulieu en est convaincu : « Après l'économique et le politique, c'est l'argument environnemental qui mettra, ou non, un point final à ce dossier ».

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Ven 27 Fév - 23:24

Départementales 2015 " Notre-Dame-des-Landes ? Un impact marginal " PIERRE-HENRI ALLAIN 20/02

Le président PS du conseil général, Philippe Grosvalet, estime que la contestation de ce projet d'aéroport ne pèsera pas sur le scrutin.

Le socialiste Philippe Grosvalet, 56 ans, défendra en mars prochain son fauteuil de président du conseil général de Loire-Atlantique face à son principal challenger, l'UMP Gatien Meunier, plus que jamais en embuscade.

Quel sera, selon vous, le poids du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dans les prochaines élections en Loire-Atlantique ?

Philippe Grosvalet : L'impact sera très marginal, personne ne me parle de l'aéroport ! Ce projet oppose deux visions du développement de notre territoire à long terme. Mais, hormis pour les gens de la zone directement concernée, ce n'est pas le sujet majeur. Les habitants du département nous demandent surtout de trancher et qu'une décision soit prise. Ce qui nous rassemble avec certains opposants au projet, par exemple des réseaux paysans, acteurs de l'agriculture biologique, des circuits courts, et qui approuvent notre politique foncière ou notre soutien au bio, est plus fort que ce qui nous oppose.

La décision des Verts de ne pas s'associer au PS représente-t-elle à vos yeux un handicap ?

Je remarque simplement que nous avons localement un député, François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l'Assemblée, qui n'est pas exactement sur la même ligne que Cécile Duflot, et que l'ensemble des dirigeants des Verts souhaitait un accord, celui-ci n'ayant été rejeté qu'à quelques voix près. Je le regrette. Mais, en ce qui me concerne, je suis un rassembleur. C'est pourquoi la moitié des candidats de la majorité sortante ne sont pas des membres du PS mais réunissent des personnes avec des sensibilités, des cultures, des parcours différents, dont de nombreux candidats de la société civile, comme ce chef d'entreprise qui se présente pour la première fois sur Saint-Nazaire.

Les nouvelles modalités du scrutin ne risquent-elles pas de favoriser l'abstention ?

Je ne le pense pas. Je constate sur le terrain que la formule des binômes avec l'argument de la parité est extraordinairement bien accueillie, notamment par les femmes, quel que soit leur âge, et cela représente un vrai progrès, une évolution positive. Malgré le redécoupage, les gens votent également à l'occasion de ce scrutin pour des personnes qu'ils connaissent, même si elles seront parfois un peu plus éloignées. Il y aura 31 élections, autant que le nombre de cantons.

Le flou qui entoure toujours les futures compétences du département ne peut-il pas cependant aussi freiner la mobilisation des électeurs ?

Même si je regrette que les débats sur la nouvelle organisation territoriale se déroulent pendant la campagne, ce qui, à mon sens, n'est pas démocratique, il faut relativiser. Le département restera axé sur ses deux missions essentielles : la solidarité sociale et la solidarité territoriale. Comment faire pour qu'à la ville comme à la campagne les habitants puissent avoir les mêmes services, les mêmes accès au logement, à la mobilité ?

Sur quels thèmes allez-vous axer votre campagne ?

J'explique d'abord aux gens qu'il faut aller voter et qu'il s'agit d'une élection en prise directe avec la vie quotidienne, de la naissance, avec la protection de la petite enfance, au grand âge. Ensuite, je suis adepte de la politique par la preuve. Je m'étais engagé en 2011 à ne pas augmenter la taxe sur le foncier bâti et je m'engage de nouveau à ce qu'elle n'augmente pas davantage dans les six prochaines années. Nous avons aussi un bilan à défendre, avec dix collèges construits en dix ans et des milliers de places de logements créées pour les personnes handicapées, les personnes âgées... Pour répondre au vieillissement de la population, nous devons continuer à innover dans les parcours résidentiels, à favoriser les logements intermédiaires entre les lieux de vie collectifs et le domicile.

Le département participe également à l'effort éducatif dans les collèges et il poursuivra cet effort, avec par exemple la création d'une plateforme d'aides à la recherche de stages. La préoccupation principale aujourd'hui est cependant celle de l'emploi et dans ce domaine, qui est une affaire collective, le département doit aussi jouer sa partition en favorisant, par exemple, la réinsertion des allocataires du RSA, mais aussi par la commande publique qui agit sur le développement économique. Les collectivités et le monde économique ont les capacités et la responsabilité d'agir ensemble.

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Message  nico37 le Dim 1 Mar - 4:40

Les Zadistes de l'intérieur 22/02

Le réalisateur poitevin Vincent Lapize a passé deux ans à Notre-Dame-des-Landes, au côté de ceux qui se battent contre la construction du nouvel aéroport de Nantes. Il prépare la sortie d’un documentaire intitulé « Le Dernier Continent ». Loin des clichés souvent véhiculés par les médias. A Echillais aussi, les « Zadistes » luttent contre l’inéluctable…
A l’autre bout du fil, sa voix est aussi claire que déterminée. Depuis plusieurs mois, Thierry Kieffer et ses voisins d’Echillais, en Charente-Maritime, se battent contre le projet d’incinérateur, voulu par le Syndicat intercommunal du littoral (Sil).

Dans la nuit du 30 au 31 décembre, ils ont été rejoints par une quinzaine de jeunes que l’on appelle aujourd’hui des Zadistes. Ces étudiants, pour la plupart, ont construit des cabanes de fortune sur place, dans le but de « défendre la Zone » à quelques jours du début des travaux. « Ils habitent presque tous à une trentaine de kilomètres autour de la commune et ont réagi très vite lorsque les premiers échanges se sont noués sur Facebook », témoigne le membre actif du Pays rochefortais alerte. L’ordre d’expulsion, « délivré » par le Tribunal administratif de Poitiers, n’a jusque-là eu aucun effet. « Ça ne se fera pas sans doute pas avant les Départementales. »

De Sivens à Gonesse, de Nice à Notre-Dame-des-Landes, le concept de « Zones à défendre », détournement subtil de Zone d’aménagement différé, essaime partout dans l’Hexagone. Cette forme de contestation physique, Vincent Lapize l’a observée de près, en Loire-Atlantique. Pendant près de deux ans, le réalisateur poitevin a partagé le quotidien des Zadistes. De ceux qui ont élu domicile sur des terres agricoles, dont ils refusent qu’elles se transforment en aéroport géant. « Je n’ai pas fait un film sur les Zadistes, mais sur les nouvelles formes d’espoir politique », prévient d’emblée l’ancien étudiant du Master de réalisation documentaire de l’université de Poitiers.

« Des gens très différents »

Etudiants, paysans, activistes, sympathisants… Il a rencontré là-bas « beaucoup de gens différents, qui expérimentent une nouvelle forme de vie collective ». « Le Dernier continent » pose des tas de questions sur cette « mobilisation directe », face à laquelle les pouvoirs publics semblent désemparés. « Ce que j’ai retenu, c’est cette volonté de pratiquer la démocratie à une échelle locale », témoigne encore Vincent Lapize.

Dans quelques semaines, son film devrait sortir sur les écrans de cinéma, voire à la télévision. En attendant, les co-producteurs « Réel Factory » et « A perte de vue » tentent de collecter au moins 8 500€ sur la plateforme Ulule, dans l’espoir de sortir « Le Dernier Continent » en version longue et donc de toucher un plus large public.

Autour des « Zones à défendre », le terrain de l’action rejoint souvent celui de la communication. La guerre d’usure entre promoteurs d’un projet et opposants se transforme aussi en lutte d’influence. A Echillais, les antiincinérateurs ont prévu de battre le rappel de la contestation, le 12 mars. Leur mot d’ordre ? Tenir coûte que coûte face à l’inéluctable.

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Lun 2 Mar - 3:13

Après les violences, tensions à Nantes entre journalistes et policiers 27/02

Les journalistes subissent des violences redoublées des forces de police. En particulier à Nantes où l’enlisement du dossier Notre-Dame-des-Landes génère de plus en plus de tensions.
Entre les médias et la police, rien ne va plus à Nantes. Une réunion de conciliation va même être organisée jeudi 5 mars prochain entre le Club de la presse et la direction départementale de la Police. Les relations entre les deux corporations sont en effet en train de se dégrader. Tir de flashball dans le ventre, matériel photo rendu inutilisable, effacement des vidéos d’une arrestation musclée sous la contrainte: les journalistes se plaignent d’avoir été particulièrement molestés lors de la manifestation nantaise contre les violences policières du samedi 21 février.

L’esprit du 11 janvier n’aura donc été qu’une parenthèse avant le retour à l’ordre d’avant. Celui d’un Manuel Valls “allergique” aux journalistes. D’un syndicat de policiers Alliance exigeant l’arrêt de la protection de Charlie Hebdo alors que ses locaux viennent d’être incendiés, selon Le Canard Enchaîné du 21 janvier 2015. Ou d’une France épinglée pour ses violences policières par Amnesty International. Anthony Fouchard, journaliste reporter d’images indépendant explique :

“Des coups, on s’en prend régulièrement au fil des manifestations. Mais là, on a vraiment le sentiment que les policiers ne font plus le distinguo entre manifestants et journalistes, qu’ils ne respectent plus certaines règles tacites comme le fait de nous permettre de nous mettre à couvert quand nous levons les mains”.

Premier journaliste titulaire d’une carte de presse à écoper d’un tir de Lanceur de balle de défense (LBD), Anthony Fouchard a décidé de porter plainte.

De son côté, la direction départementale de la sécurité publique de la Loire-Atlantique explique :

“Nous reconnaissons les difficultés inhérentes à la délicate mission d’informer des journalistes. Pourtant, force est de constater que certains difficilement identifiables et surtout après les sommations réglementaires, ont pris des risques importants, notamment lors de l’engagement de la force publique destinée à repousser les casseurs”.

Les images les plus percutantes sont à ce prix. Comme celles d’une interpellation particulièrement violente par la Brigade anti-criminalité en fin de manifestation, que filme Justin Raymond, étudiant en journalisme. “Mais là, une petite dizaine de policiers l’ont arrêté à son tour et lui ont intimé l’ordre de supprimer ses images”, explique Louis Witter, son binôme. Justin Raymond ne cherche pas à résister :

“Ils avaient mon nom puisqu’ils avaient vérifié mes papiers et l’un d’eux m’a déclaré: « À la fin de la Manif, tu t’en vas et tu restes à Paris, je ne veux pas te revoir à Nantes » “.

Il y aurait donc des journalistes indésirables, coupables de donner une image de la ville trop négative. Et d’autres plus acceptables du pouvoir politique et policier, qui restent dans le cadre et sont alimentés en échange en faits divers. Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la sécurité publique, rappelle d’ailleurs “les bonnes relations entretenues localement entre les services de police et les différents médias“.

En pleine campagne pour les départementales, Philippe Grosvalet, président d’une Loire-Atlantique accueillant à la fois Nantes et la commune de Notre-dame-des-Landes, se contente lui de dénoncer a minima “toutes formes de violence“. Pourtant, à mesure que le dossier Notre-Dame-des-Landes s’enlise, la situation sur le terrain se complexifie constate Anthony Fouchard :

” À Nantes comme à la Zad, nous n’étions que dix journalistes dans les manifs il y a encore deux ans. Désormais, il y a une quarantaine de preneurs de vues portant parfois des masques à gaz“.

Laetitia Notarianni, photographe nantaise, elle, est une vétérante. Elle n’en a pas moins été fauchée par un puissant canon à eau. Résultat ? Deux appareils photos achetés chacun 5.000 euros hors d’usage. “Comment fait-on pour travailler de manière intelligente ensemble ?“, s’interroge-t-elle avant de continuer :

“Je ne minimise pas ce que vivent les gendarmes mobiles en termes de tension, il y a depuis la mort de Rémi Fraisse des slogans terribles comme «un bon flic est un flic mort». Nous journalistes ne sommes pourtant pas des cibles. J’ai l’impression qu’Anthony et moi avons subi ça parce qu’on les prenait en train d’effectuer des tirs tendus alors que c’est interdit. Mais lorsqu’en face il y a des manifestants avec des masques qui descellent un pavé, c’est aussi mon boulot de le montrer”.

Les violences les plus intenses ont parfois lieu hors champs. En quittant la manifestation avec sa pancarte “Les pédales contre le capital“, Thomas Papin, membre du collectif nantais QueerFarnaüM, subit un contrôle d’identité :

“Ils étaient une quinzaine de policiers tous sur-armés en tenue anti-émeute. Ils me contrôlent, j’obtempère, ils m’encerclent, me demandent de leur donner les noms de manifestants qui leur avaient jeté de la peinture. J’ai reçu des coups de pieds sur les chevilles, on m’a confisqué mon mégaphone, mes médicaments, ils sont tombés sur une brochure sur le consentement homosexuel que j’avais dans mon sac, j’ai eu droit à du «Gros dégueulasse». Je suis reparti paniqué, presqu’en crise de tétanie. J’ai fini par porter plainte, je vais demander des dommages et intérêts à l’État, c’est juste intolérable. Mais cela ne réparera jamais ce qui s’est passé”.

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