Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

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Message  nico37 le Mar 24 Jan - 1:27

ILS VEULENT ÉCRASER LA LUTTE PAR LA RÉPRESSION
Le 20 octobre en Loire-Atlantique, une cinquantaine d’opposant.e.s à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestaient devant les locaux de Vinci à Couëron.

Après avoir distribué des tracts et tenté de discuter avec les employé.e.s, du fumier a été déversé sur le perron et des œufs remplis de peinture lancés contre la façade.
Ils-elles voulaient dénoncer la destruction des terres agricoles et des habitations, au détriment de l’intérêt collectif, et interpeller Vinci, principal bénéficiaire de ce projet insensé.
A la suite d’une plainte de Vinci, 7 personnes ont été arrêtées à Couëron et Chauvé (Loire-Atlantique).
Alors qu’une simple convocation aurait suffi pour les interroger, ce sont plus de 15 véhicules de gendarmerie et de police qui débarquent sur les lieux, prêts à défoncer portes et fenêtres.
Au cours des interrogatoires, 2 jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d’identification de tatouages. Sur les terres occupées par les opposant-e-s à l’aéroport de Notre-dame-des-Landes, 27 véhicules et un hélicoptère sont venus en force pour rechercher d’autres participant-e-s à l’action.
En fin de journée, 5 paysan-ne-s sont inculpé-e-s de « dégradations commises en réunion » et de « refus de prélèvements d’ADN ». La date du procès est fixée au 13 février 2012.
On constate qu’il y a une volonté de saper la mobilisation paysanne et d’intimider les militant-e-s qui se sont engagé-e-s dans cette lutte.
Cette rafle du 1er décembre n’est que la poursuite d’un acharnement policier contre les opposant-e-s à l’aéroport. D’autres procès sont à venir : pour l’occupation du square Mercoeur à Nantes, le départ de la tracto-vélo et l’action contre la caravane du PS, etc.
La lutte contre l’aéroport n’est qu’un exemple, la répression frappe partout dans l’hexagone : les Conti à Clairoix, les anti-nucléaires à Valognes, les sans-papiers à Calais et à Paris, les faucheurs d’OGM à Colmar.
Alors que les multinationales ne cessent d’accumuler les profits, avec l’aide des politicien-ne-s qui imposent l’austérité et leur désastreuse politique d’aménagement du territoire, la police et la justice intimident et cherchent à casser toute tentative de protestation, de refus ou de résistance.

Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport !
Soyons présent-e-s au procès du 13 février !
Le procès pouvant être reporté, tenez-vous au courant sur le blog : http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

contact : csia@riseup.net
Le comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport

Une affiche de soutien à coller près de chez vous : http://wp.me/p27Pgv-B

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Message  nico37 le Ven 17 Fév - 21:58

Semaine de rencontres 5-10 mars 2012




Programme : http://zad.nadir.org/spip.php?article168

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Message  nico37 le Jeu 23 Fév - 20:52

24 MARS 2012 - NANTES / NAONED MANIFESTATION POUR L'ARRÊT IMMÉDIAT DU PROJET D'AÉROPORT A NOTRE-DAME DES LANDES

A l’appel de tous les opposant-e-s au projet d’aéroport

LE 24 MARS, PRENONS NANTES : 3 CORTÈGES POUR RENTRER DANS LA VILLE

Au Nord : Tracteurs, vélos : rdv 12h au Cardo
Piétons : rdv 12h30 rond point de Rennes

A l’Est : Tracteurs, vélos : rdv 12h à la Haluchère
Piétons : rdv 12h30 rond point de Paris

Au Sud : Tracteurs, vélos, piétons : rdv 12h à Pirmil

MANIFESTATION DANS LE CENTRE VILLE Départ de la manifestation 13h30 Place pont Morand (devant la préfecture)
OCCUPATION PLACE DU CIRQUE A PARTIR DE 15h00


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Message  nico37 le Dim 25 Mar - 17:34

EN IMAGES. A Nantes, des affrontements après la manifestation anti-aéroport 24.03.2012

Des incidents ont éclaté à Nantes après une manifestation contre le projet d'un nouvel aéroport. Plusieurs centaines de jeunes restés après la dissolution de la manifestation ont été chargés à 19h00 par les forces de l'ordre, arrivées en force, avec plusieurs dizaines de véhicules de police et de gendarmerie et plus d'un millier d'hommes qui ont fait usage de lacrymogènes.

Plusieurs interpellations ont été opérées.

Les jeunes, parmi lesquels des militants anarchistes qui avaient aussi manifesté contre l'aéroport, ont été repoussés vers le nord de la ville, évacuant le Cours des 50 otages, une des principales artères nantaise, qu'ils occupaient depuis la fin de la manifestation et où d'importantes dégradations avaient été commises. Après la dissolution vers 17h00 de la manifestation qui s'est déroulée dans une ambiance bon enfant, un important feu de palettes avec de nombreux pétards a été allumé à 18h00 par des jeunes anarchistes. Des jeunes ont ensuite commencé à lancer des projectiles en direction des forces de l'ordre qui ont répliqué.

Les manifestants anti-aéroport, au nombre de 3000 selon la préfecture et 10 000 selon les organisateurs, dont certains sur quelque 200 tracteurs, avaient défilé dans le calme de 13h00 à 16h00 avant de tenir meeting au milieu du Cours des 50 otages. Pour parer à tout débordement, compte tenu de la présence de plusieurs centaines de militants anarchistes venus d'autres régions et d'Europe, la préfecture avait mobilisé plus d'un millier d'hommes ainsi qu'un hélicoptère de surveillance et des canons à eau.

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Message  nico37 le Mar 27 Mar - 1:16

Le centre-ville passe aux heurts d'été 26/03/2012 Guillaume Frouin

La manifestation, qui avait réuni 170 tracteurs, a été suivie d'incidents causés par des militants d'extrême-gauche.
Notre-Dame-des-Landes Des incidents ont éclaté après la manifestation contre l'aéroport

Malgré un impressionnant dispositif de sécurité, le centre-ville de Nantes n'est pas ressorti indemne de la manifestation, samedi, contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Environ 500 anarchistes en ont en effet profité pour taguer des commerces et vandaliser des arrêts de bus. Des brasiers ont aussi été mis à feu sur le cours des Cinquante-Otages, dont une partie des pavés ont été déscellés. Les forces de l'ordre ont également été la cible de jets de projectiles lors de l'évacuation du centre-ville, au-dessus duquel tournoyait un hélicoptère en vol stationnaire. Au final, cinq individus ont été placés en garde à vue. Trois ont été relâchés, et deux devraient être jugés ce lundi en comparution immédiate.
Jusqu'alors, la manifestation avait été une réussite pour les organisateurs : elle a réuni 10 000 personnes selon eux (4 000 d'après la police). Près de 170 tracteurs et 300 vélos, selon les autorités, avaient aussi fait le déplacement. « C'est un immense succès, que nous n'imaginions pas », assure Marcel Thebault, secrétaire de l'Adeca (Association des exploitants concernés par le projet d'aéroport). Un « succès » qu'il espère rééditer lors du « Forum social européen contre les grands projets inutiles », qui se tiendra à Notre-Dame-des-Landes du 7 au 11 juillet.
En attendant, les débordements des anarchistes n'ont pas manqué de susciter des réactions politiques. François Pinte a ainsi fustigé « l'irresponsabilité » des élus Europe Ecologie-Les Verts, qui « encouragent par ces initiatives les incivilités et les dégâts malheureusement prévisibles ». Dans son viseur, François de Rugy, son adversaire aux prochaines législatives. « Ma permanence rue Paul-Bellamy a également été taguée par des anars en marge de la manifestation : ils connaissent leurs adversaires ! » a réagi le député (EE-LV) sur Twitter. L'extrême-gauche reproche en effet aux élus écologistes d'avoir conclu un accord électoral avec le PS, sans avoir obtenu l'abandon du projet. La construction du futur « aéroport interrégional du grand Ouest » doit débuter en 2014, pour une mise en service prévue en 2017.

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Message  nico37 le Jeu 29 Mar - 23:07

La commune du cirque

Nantes, le temps d’une poignée d’heures, une poignée de révolutionnaires ont libéré le secteur de la place du Cirque de l’occupant capitaliste par la destruction des outils de l’État et du Capital ainsi que le maintien en respect des flics.

Nantes, un 24 mars, des anarchistes révolutionnaires sont venus par centaines de toute l’Europe pour prêter main forte à la lutte locale et rurale contre le projet d’urbanisation capitaliste par l’implantation forcée d’un aéroport aux profits de la classe bourgeoise. Malgré la logique, et malgré tout ignoble, désolidarisation officielle des organisateurs et petits-chefs auto-décrétés (les écolos de gouvernement et les stals essentiellement) de cette lutte populaire en phase de radicalisation contre « les étrangers venus tout casser avec qui on n’a rien à voir » en justifiant le dispositif répressif « d’exception », à savoir entre 1500 et 2000 porcs de toute sorte (CRS, gendarmes mobiles, BACceux, ainsi que toutes les polices locales à disposition) appuyés par hélicoptère et blindés canons à eau, les révolutionnaires ont pu prendre et occuper la rue, et la libérer temporairement de l’ennemi capitaliste.

Nantes, un jour de printemps, les gens sont sortis de chez eux, ont hué les forces répressives d’État en intervention, se sont parfois sauvagement attroupés avant d’être violemment gazés par spray au visage, se sont promenés ensuite au milieu des ruines de leur monde le sourire aux lèvres, avec l’idée en germe qu’il suffirait de faire cela soi-même, et tous les jours…

Nantes, tactiques de guérilla et libération de territoire contre l’État et le Capital

La lutte populaire contre le projet d’urbanisation capitaliste par l’implantation forcée d’un méga-aéroport, au service exclusif de la classe bourgeoise et provoquant la menace d’une expulsion stricte et militaire des habitants locaux, dure et se trouve en phase de radicalisation. On compte déjà de nombreuses actions et batailles, avec une tactique d’occupation du terrain de Notre-Dame-des-Landes, devenue Zone À Défendre.

Le 24 mars, la riposte contre l’ennemi opte pour une nouvelle tournure, très judicieuse : ils veulent nous expulser sur notre terrain, expulsons-les eux-mêmes dans la ville ; ils menacent en permanence d’interventions militarisées contre les occupants et les résistants du terrain, intervenons directement au cœur du centre urbain et devenons nous-mêmes menace ; plutôt que d’attendre qu’ils viennent se confronter à nous, allons nous confronter directement à eux. Extension de l’outil tactique d’occupation à la ville métropolitaine capitaliste de Nantes, extension de l’outil de libération du territoire contre l’ennemi capitaliste du terrain en question au centre urbain agresseur et les rouages d’État de la ville. En somme : ils veulent bitumer le terrain, arrachons le bitume de la ville.

Pour cela, les organisateurs et petits-chefs auto-décrétés appellent à deux grands cortèges partant de l’Est et du Sud de Nantes pour converger vers le centre-ville et l’occuper. Les anarchistes révolutionnaires appellent à un troisième cortège, anticapitaliste, partant du Nord (du Rond-Point de Rennes), afin de converger également vers le centre à la place du Cirque. En face, pas moins de 1500 flics lourdement équipés et appuyés par de nombreux véhicules quadrillent et occupent militairement la ville prise en état de siège pour la journée. La population se voit contrainte de slalomer entre les murs anti-émeute et sous la pression menaçante d’un hélicoptère.

Une bataille sans combat, une Commune forte mais sans lendemain

12H30, chacun des cortèges s’ébranle, regroupant entre 6 et 10’000 manifestants. Dans le cortège anticapitaliste, plus de 1000 personnes dont un minimum de 500 combattants. Entre 200 et 250 tracteurs appuient les manifestants, chargés de terre et de verdure.

Durant tout le parcours, en notant que celui anticapitaliste avait le sien propre en dehors des cadres et SO de partis, les camarades ont su se coordonner pour une force de frappe la plus offensive possible : masques à gaz, lunettes anti-gaz, bouclier collectif, banderoles renforcées, chars de cortège avec matériel varié (pochoirs, bombes de peinture, fumigènes, banderoles, projectiles à peinture, extincteurs pour aveugler les flics, extincteurs de peinture, affiches, matos d’affichage, équipements plus lourd pour dépaver, masques de carnaval retravaillés pour se protéger des caméras, pinces coupantes, etc.), char de cortège de cuisine autogérée, chars de cortège crachant du son (notamment du rap ClassWar), etc. Ainsi, durant le long parcours jusqu’à la finale place du Cirque, le moindre bâtiment capitaliste et d’État est recouvert de peinture, de terre ou de bouse, le moindre mur et la moindre vitrine sont recouverts de slogans bombés et d’affiches révolutionnaires nombreux et variés contre l’ennemi, avec à chaque fois une coordination des banderoles renforcées pour une protection rapprochée des éléments actifs du cortège. Sécurisation à l’avant du cortège par bouclier collectif et banderoles renforcées, moins cependant sur les côtés, et le cortège se resserrait spontanément de manière compacte à chaque menace policière directe.

Convergence des luttes, les slogans, scandés, peinturés ou affichés, renvoient aux luttes anticapitalistes à Val di Susa, à la Syrie, à la Grèce avec le désormais international « flics porcs assassins », etc. Les drapeaux No Tav sont présents.

Le cortège révolutionnaire arrive finalement place du Cirque, où tous les manifestants sont déjà regroupés, pour beaucoup à écouter les chiens ennemis de partis Europe Écologie, Front de Gauche et autres saloperies. Pour les camarades, l’heure est à l’occupation réelle : sécurisation des points les plus vulnérables où ont pris position l’ennemi policier (essentiellement un escalier où les porcs gendarmes mobiles se sont positionnés, barricadé par grilles d’arbre et terre, et barré par une grande banderole renforcée, provoquant quelques jets de projectile de rigueur), destruction des caméras (une caméra sur pilier au toit d’un grand hôtel de 6 étages voit son câble sectionné à la pince par un camarade sous les acclamations des révolutionnaires), attaques à la peinture et saccage sans casse directe de toutes les instances de l’État et du Capital (banques, sièges d’assurance, sièges patronaux, sièges de parti, commerces capitalistes, etc.), affichage et taguage massif et maximum, dépavage de la place avec protection rapprochée par banderoles contre l’hélicoptère, obstruction et blocage de la rue et des voies de tram par déplacement systématique de ce qu’ils appellent « mobilier urbain », chasse physique et immédiate des groupes de RG et BACceux infiltrés, positionnement des camions, accrochage de banderoles un peu partout, etc.

Occupation active de la place transformée en Commune, nombreuses sont les personnes venant participer à la libération du territoire contre l’occupant capitaliste, dans une ambiance joyeuse et combattante. Même si le saccage reste de surface et minimal, nous avons « détruit » ce qui nous détruit et créé ce qui nous construit, dans une position claire de guerre de classes.

En face, l’ennemi est étonnamment passif, préférant certainement éviter une répression trop brutale en période électorale. Il semble que par la mixité rassemblant et mélangeant combattants et personnes non combattantes, les flics ne pouvaient se permettre de réprimer sans pouvoir isoler au préalable les révolutionnaires afin de les cibler en particulier. La question en ce cas, étant donné la première phase de fascisme actuelle en France : quand vont-ils se permettre politiquement de réprimer globalement en tapant dans le tas sans distinction ? Même si, en vérité, ils l’ont déjà fait et à plusieurs reprises, notamment lors de la journée du samedi 4 avril contre le sommet de l’OTAN à Strasbourg. Et même en ce 24 mars à Nantes, c’est ce qu’ils feront d’une certaine manière en gazant les passants.

Il aurait été intéressant, étant donné cette rare opportunité de la passivité de l’ennemi, de sécuriser réellement et entièrement le périmètre libéré, par barricades systématiques aux endroits les plus stratégiques, ne serait-ce que sur les deux voies d’entrée axiale de la place. Cette sécurisation par barricades aurait permis de préparer une défense de la Commune, et d’avoir une capacité à tenir contre l’ennemi. Ceci aurait été d’autant plus pertinent que nous étions un samedi en plein centre-ville, avec un évident attroupement de « badauds » tout autour de la zone, plus ou moins spectateurs, sympathisants et favorables pour une certaine partie. Des habitants Nantais sont même venus nous prévenir que des dizaines de BACceux se préparaient à intervenir, en se regroupant et s’équipant de casques, cagoules, matraques et flashball. Au lieu de cela, beaucoup de combattants semblaient « attendre » l’intervention des flics pour en découdre sans se donner les moyens d’une résistance maximale, ce qui est regrettable étant donné l’équipement, la coordination et la réactivité de tous les groupes.

16h30-17h, les soc-dem et autres réformistes quittent la place, ainsi que les tracteurs. Ne restent que les camarades du cortège anticapitaliste. Les flics prennent de nouvelles positions et resserrent l’étau. L’occupation continue.

Vers 18h, nous voilà pour la plupart assez surpris : alors qu’il restait un bon millier de camarades et combattants, ainsi que de nombreuses personnes sympathisantes, un imposant tas de grandes et volumineuses palettes en bois et de morceaux de troncs d’arbre est soudainement et brutalement enflammé… au milieu de la place et de toutes les personnes en présence (!). C’est alors un déluge de flammes pendant une grosse demi-heure, de nombreux engins à pression et bouteilles de gaz sont balancés dans le brasier qui détonne en de nombreuses et violentes explosions avec imposants retours de flamme. Les choses s’accélèrent aussitôt, les flics se mettent en position pour intervenir en force. Pour la grande majorité des combattants, c’est la perplexité : quelle utilité à cela ? Les flics encerclent en force, avec tout le déploiement de blindés, pouvons-nous résister ? Faut-il rester sur place à « attendre » la répression ou partir en cortège (un ou plusieurs) mobiles ? Restons-nous sur la défensive ou partons à l’offensive ? Retraite groupée ou isolée ? Rester ou se retirer ?

Pas de concertation entre les groupes, et l’initiative reste douteuse. La question n’est pas de flamber ou non, mais de sa pertinence tactique. Pour le coup, non seulement cette initiative en a aucune mais est même a contrario totalement contre-stratégique : pourquoi l’avoir fait au milieu de la place et des personnes en présence dont un millier de combattants et pas devant les flics ? Pourquoi ne pas avoir étalé tout le matériel accumulé de ce volumineux tas de palettes et de troncs pour ériger une ou plusieurs barricades ? Pourquoi ne pas avoir gardé les feux d’artifice et autres outils de combat comme munitions de résistance ?

On peut penser à certains jeunes combattants en impatience d’affrontement et de carnage en tant que tel pour le provoquer sans se donner les moyens de constituer un rapport de terrain et de combat intéressant, et même au contraire ont disloqué toute la force de combat effective alors possible. Car évidemment, les combattants sentent le piège de l’urgence, et préfèrent se disloquer. Au final, ce seront près de ¾ des combattants anarchistes révolutionnaires qui évacueront le secteur, et de manière dispersée. Toute la force de frappe offensive potentielle s’est disloquée en 20mn. Au final, les 200 combattants qui décident de rester pètent quelques abribus, avant que les forces répressives d’État interviennent, à 19h. Grenades lacrymogènes et gazage, charges de centaines de CRS, appuyés par blindés canons à eau et cars. Et ce ne sera qu’une course-poursuite avec une faible résistance face aux flics, qui durera une heure ou deux avant la dislocation finale. Reprise du terrain par les flics et, nous pouvons le dire, sans combat. Les affrontements qui eurent lieu n’avaient aucunement l’impact de terrain et la force de frappe offensive alors possible. Les combats ont été étrangement évité.

Ceci est d’autant plus regrettable que lors du début de l’intervention des flics, les gens se sont spontanément attroupés pour les huer et même leur jeter un ou deux projectiles, provoquant un violent et soudain gazage au spray dans les ruelles passantes, entraînant un moment de panique dans une rue commerçante, avec des enfants et personnes âgés brièvement asphyxiés. Les passants n’ont pas compris et un relan de colère et de rage anti-flic a commencé à gronder, sans écho puisque les derniers 200 combattants étaient déjà chassés loin de la zone, traqués.

Peu après l’intervention et la charge militaire des flics, des centaines de personnes se rendent à la place du Cirque, par curiosité, et se mettent à… occuper à leur tour la place, commentant collectivement les dégâts et les slogans révolutionnaires. Des enfants jouent entre les débris enflammés, des jeunes sautent au skateboard au-dessus des obstacles enflammés, les gens se prennent en photo, discutent, rient ou s’indignent, applaudissent ou s’effraient, sourient ou grimacent, se confrontent, occupent. Les flics, de fait, encadrent toujours la place et surveillent cette affluence imprévue. C’est cette deuxième « phase » de la Place du Cirque qui aurait pu être décisive en cas de combat préparé pour une défense directe et coordonnée de la Commune. Pour des raisons étrangement « inutiles », cela n’aura pas été possible. Or, ceci était possible, même nécessaire avec la force que nous avions numériquement et matériellement, et la Commune aurait pu durer, comme une mini Place Tahrir.

C’est ce qui est sans doute à regretter en cette journée, qui reste une belle journée…

Guerre à l’État et au Capital.

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Message  nico37 le Mar 3 Avr - 19:06

Discours collectif des habitants qui résistent, lu au podium à la fin de la manif, Collectif qui avait choisi de manifester dans le cortège anticapitaliste

Amis d’ici, amis d’ailleurs

ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes n’est pas une simple affaire politique. Elle est humaine, elle parle de notre avenir commun sur cette terre, elle est le choix entre une vie digne d’être vécue, et la mort. On peut très facilement être mort, et se lever pourtant le matin pour aller au travail. Des millions de gens malheureux en font l’expérience...

La destruction ici projetée vise un petit morceau de la France, planté à un jet de pierre de Nantes, fief d’un grand féodal socialiste, Jean-Marc Ayrault. Comment est-il possible d’être si lâche ? Comment peut-on s’asseoir sur tant de proclamations ? Sur tant de phrases creuses prononcées depuis vingt ans par cette gauche bien élevée, au nom du soi-disant « développement durable » ? Jean marc Ayrault ne pense pas, il règne. Incurable défenseur des intérêts industriels, comme son maître-candidat,Francois Hollande. Et ce grand seigneur d’opérette sait reconnaître la puissance quand il la croise. Certes, c’est l’État qui a donné le chantier de Notre-Dame-des-Landes à l’entreprise Vinci, mais il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre le maire de Nantes et celui qui au nom de tous pousse à la construction, c’est-à-dire François Fillon, Premier ministre en titre.

Les socialistes ne sont pas seuls en cause, et nous n’oublierons pas de sitôt leurs complices. Nous voulons parler de ces écologistes de salon, toujours prêts à vendre leur pauvre âme tremblotante en échange de quelques places. Comment osent-ils, les Duflot, Magnen,De Rugis , qui sont pourtant venus chez nous clamer leur opposition au nouvel aéroport ? Comment osent-ils - après nous avoir tant promis -, capituler en rase campagne autour d’une table de Monopoly ? Imaginez comment une telle trahison aurait été accueillie à l’époque du Larzac, en 1972, voici quarante ans. Imaginez comment auraient été reçus des écologistes d’alors, pactisant avec l’armée dans le dos des paysans.

En réalité Ces gens de droite et de gauche ne connaissent que la puissance, et la puissance de l’argent. Pour l’eau, voyez Veolia ou Suez. Pour l’énergie, EDF ou Aréva. Et pour le BTP, Bouygues, Eiffage, Vinci. Ces trois derniers connaissent toutes les chansons du répertoire. Tout le monde ici, , comprend ce que cela veut dire…,Parlons de Vinci qui a vertueusement triomphé dans l’appel d’offre pour Notre-Dame-des-Landes,. :

Vinci est concessionnaire du projet d’autoroute Moscou Saint-Petersbourg, qui menace la forêt moscovite de Khimki. Savez-vous que l’opposant au projet Mikhaïl Beketov a été si gravement tabassé qu’il demeure, quatre ans après les faits, lourdement handicapé ? Que Konstantin Fetissov, un autre militant, a été attaqué à coups de batte de base-ball ? Que tant d’autres sont menacés chaque jour ? Ô bien entendu, les beaux messieurs de Vinci ne sont pour rien dans de telles horreurs. Pensez donc. Mais il est bon de garder certains faits dans un coin de la tête.

Comme l’exemple du désastre général des aéroports de province espagnols. Une nouvelle fois, qui veut savoir, sait. Il existe là-bas, en partie grâce aux amis locaux d’Ayrault, socialistes comme lui, une cinquantaine d’aéroports, le plus souvent gérés par des structures publiques. Le bilan en est infernal.. Huesca, dans les Pyrénées ? Vide. Lérida, Cordoue ? Vides. Ciudad Real, qui devait concurrencer Madrid-Barajas ? Un désert qui aura coûté pour commencer 500 millions d’euros.. Castellon, à 50 kilomètres de Valence ? Pas un chat, mais un coût de 150 millions d’euroS. Voilà ce qui se prépare à Notre-Dame-des-Landes.

Un politicien du passé, Ayrault, , veut nous lancer dans une aventure stupide, morbide. Pour faire décoller des avions qui ne décolleront pas, il entend faire disparaître 2 000 hectares d’une terre miraculeusement préservée, où les animaux et les hommes qui la peuplent ne demandent rien à personne. En défendant un mode de vie criminel, qui permet à une infime minorité d’utiliser un engin destructeur du climat. Nous ne pouvons lui pardonner. Nous ne pardonnerons pas, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais à tous ceux qui osent soutenir, de près ou de loin, cette terrible agression contre la beauté de la vie.

En attendant la victoire, que nous espérons de toutes nos forces, nous pleurons un endroit qui pourrait disparaître. Si les machines finissent par gagner la partie, les larmes de crocodile couleront à flots. Il est si bon de pleurer sur le sort des Indiens de l’Amazonie ou des Bushmen du Kalahari. Les bonnes consciences n’hésitent jamais à donner de la voix pour faire croire qu’elles pensent aux autres. Mais nous, nous refusons leur sainte pitié. Nous réclamons la solidarité. Nous appelons au combat. Nous voulons vivre ici. Le soutien de nos compagnons de lutte venus de tout horizon nous donne la force de nous battre. Qu’ils en soient ici remercier. La bataille continue, et nous nous ne pouvons pas la perdre. Seulement, il faut se lever. Et pas à moitié. Il faut s’unir, et sortir nos étendards . Il faut empêcher la construction de cet aéroport de la mort.

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Message  nico37 le Mar 17 Avr - 20:19

Grève de la faim de deux paysans de Notre Dame des Landes : lettre des élu-e-s Alternatifs de NANTES

Grève de la faim de deux paysans de Notre Dame des Landes : « lorsque des vies sont en jeu, les responsables politiques devraient se poser la question « Y a-t-il quelque chose qui aurait cloché dans la conduite de ce projet ? ».
Les élu-e-s alternatifs de Nantes, Aline Chitelman, Louisette Guibert et Bertrand Vrain, ont remis ce jeudi matin un message de soutien à Michel Tarin et Marcel Thébault, les deux paysans de Notre Dame des Landes menacés d’expulsion qui ont débuté hier matin une grève de la faim.

Chers amis,

Vous avez pris une décision grave et courageuse en vous engageant dans une action à la fois personnelle et collective en prenant l’étendard de cette lutte si juste contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. Votre combat est

le notre, celui des paysans pour garder la terre tant nécessaire pour nourrir les habitantes et habitants de la planète, celui d’une écologie humaine, celui d’une démocratie qui ne se limite pas à la façade des décisions proposées, pour ne pas dire imposées par les présidents de nos collectivités locales. Lorsque des vies sont en jeu, les responsables politiques devraient se poser la question « y a-t-il quelque chose qui aurait cloché dans la conduite de ce projet ? ».

De la réponse à cette question dépend le rétablissement d’un processus juste et démocratique qui a, jusqu’ici, étrangement fait défaut. Et d’abord la décision d’un moratoire sur ce projet d’un autre temps et l’annulation du décret d’utilité publique.

Chers amis, toute notre solidarité vous accompagne dans votre résistance.

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Message  nico37 le Sam 28 Avr - 16:32

Grève de la faim anti-aéroport: un des deux plus ancienhs grévistes cesse son action AFP 27-04

Un des deux plus anciens grévistes de la faim contre l'aéroport de Nantes, qui avait cessé de s'alimenter depuis le 11 avril, a mis un terme à son action vendredi pour des raisons médicales, a annoncé à l'AFP l'un des animateurs du mouvement des opposants, Julien Durand.

Un des deux plus anciens grévistes de la faim contre l'aéroport de Nantes, qui avait cessé de s'alimenter depuis le 11 avril, a mis un terme à son action vendredi pour des raisons médicales, a annoncé à l'AFP l'un des animateurs du mouvement des opposants, Julien Durand.

"Marcel Thébault a arrêté sa grève de la faim et le relais a été pris par une femme du Finistère qui s'est mise en grève de la faim à sa place", a dit M. Durand.

Marcel Thébault, 54 ans, a cessé sa grève "sur les conseils d'un médecin et pressé par ses enfants", a précisé M. Durand.

Michel Tarin, 64 ans, agriculteur en retraite, propriétaire en cours d'expropriation, qui a aussi arrêté de s'alimenter depuis le 11 avril, continue le mouvement.

Il est accompagné de trois autres grévistes de la faim: un ancien conseiller général Europe Ecologie - Les Verts (EELV), Gilles Denigot, et une "boulangère paysanne", Séverine Durand, 34 ans, qui ont tout deux commencé mercredi. Ils sont accompagnés par Marie Chiron, une retraitée du Finistère, qui a pris la relève vendredi.

Ces opposants demandent la suspension des procédures d'expropriation dans l'attente de l'issue des nombreux recours en justice qu'ils ont déposés.

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, validé par l'Etat et soutenu par les collectivités locales socialistes ainsi que par l'UMP, a vu sa concession confiée au groupe Vinci et doit voir le jour en 2017.

Le futur aéroport est contesté par Europe EELV, le Parti de Gauche, le MoDem, ainsi que par de nombreuses associations locales, comme l'Acipa ou la Cedpa, la Confédération paysanne et des associations de défense de l'environnement.

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Message  Roseau le Mar 1 Mai - 0:55

L’étude qui démontre l’absence de pertinence économique du projet d' Ayraultport

http://aeroportnddl.fr/file/Etude_pertinence_economique_NDL_CEDPA_oct11.pdf
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Message  Bernard Quellmalz le Mar 1 Mai - 20:55

Quelqu'un peut me faire un topo de la position du FDG sur cette connerie d'aéroport? Si j'ai bien compris, le PCF est pour mais pas le reste du FDG. Ils ont une position commune ou pas? Y'a pas des digues qui commencent à céder du côté du PS (j'ai cru entendre ça)?

Bernard Quellmalz

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Message  Roseau le Mar 1 Mai - 21:08

Bernard Quellmalz a écrit:Quelqu'un peut me faire un topo de la position du FDG sur cette connerie d'aéroport? Si j'ai bien compris, le PCF est pour mais pas le reste du FDG. Ils ont une position commune ou pas? Y'a pas des digues qui commencent à céder du côté du PS (j'ai cru entendre ça)?

Je suis pas à Nantes, mais j'ai cru comprendre que le PG s'opposait à l'aéroport.
Faudrait vérifier cependant si comme ailleurs, il ne défend pas une position pour la campagne électorale,
et une autre dans les exécutifs...un camarade du coin, please...

Question digues qui céderaient, j'ai lu (désolé, mais ne retrouve plus où, ce qui ote crédibilité à l'info...)
que Hollande devait faire meeting à Nantes, mais que le PS l'a été plié, à cause du bordel attendu.
En interne ? Sais pas, l'article ne le disait pas.
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Message  nico37 le Mer 2 Mai - 19:11

Notre Dame des Landes : 20ème jour de grève de la faim, encore un effort M. Hollande ! Grande manifestation de solidarité à Nantes jeudi 3 mai 13h

Au 20ème jour de grève de la faim, les grévistes ont une nouvelle fois tenu un point presse ce matin. Ce matin, Sandrine, jeune paysanne éleveuse de mouton à Gourin (56) et militante de la Confédération Paysanne 56, a rejoint les grévistes de la faim qui sont désormais cinq et font preuve d’un bon moral. Michel, qui entrera demain dans sa quatrième semaine de grève de la faim et qui a déjà perdu 13 kilos, montre toujours la même détermination et un enthousiasme toujours intact pour accueillir Sandrine qui, avec Séverine, portent la jeunesse agricole « engagée pour une agriculture paysanne créatrice de beaucoup d’emplois ». Pour les cinq grévistes et leur comité de soutien, l’élargissement de la lutte bien au-delà de Notre Dame des landes est aujourd’hui acquis.

Mais c’est surtout la réponse du candidat François Hollande au journal Ouest France qui, ce matin, alimentait les réflexions. Qu’a dit François Hollande : « Cet aéroport, qui va en remplacer un autre pour des raisons de sécurité et de développement, sera construit à condition que tous les recours aient été épuisés. Je demande néanmoins que l’exploitation des terres puisse continuer pendant l’instruction du dossier ».

C’est évidemment le « sera construit à condition que tous les recours aient été épuisés » qui donnaient du baume au cœur des grévistes et de leur comité de soutien. « Nous en prenons acte avec un grand bonheur plein de confiance dans l’issue du projet, car la clarté sur le dossier se met au grand jour » estime Julien Durand, l’un des porte-parole du comité de soutien, tandis que Sylvain Fresneau indique avoir eu à nouveau contact ce matin avec l’équipe de campagne de François Hollande, et plus précisément avec Marc Marcel et Stéphane Le Foll, pour demander au candidat de confirme par écrit cet engagement en indiquant explicitement qu’il se prononce pour « un arrêt des expropriations et des expulsions en cours ». Françoise Verchère précise aussi justement que, contrairement à ce que François Hollande affirme, « il n’y a aucun problème de sécurité à Nantes Atlantique, ou alors il faudrait fermer bien des aéroports » et que cet argument de la sécurité, toujours mis en avant par les promoteurs du projet, est purement et simplement mensonger.

En l’attente de la réponse du candidat socialiste, la mobilisation continue « avec la même stratégie déterminée et pacifique » précise Julien Durand, remerciant au passage « les multiples réseaux associatifs et politiques » qui s’activent pour qu’une issue positive soit très rapidement trouvée.

Tandis que le flot des soutiens, qui désormais dépassent les frontières, ne se tarit pas, sont annoncés pour mercredi les présences de Suzan George d’ATTAC et de René Louail, Joël Labbé, François Dufour et Serge Morice, pour la Confédération Paysanne.

Trois rendez-vous sont d’ores et déjà programmés pour la semaine,
- le premier ce sera, demain, la manifestation du 1er mai – 10h30 place du Commerce à Nantes – où le comité de soutien et l’intersyndicale Confédération Paysanne- Solidaires 44 diffuseront leurs tracts de soutien,
- puis mercredi 2 mai, présence d’un comité d’accueil au meeting que le Premier ministre Fillon, autre promoteur majeur du projet de nouvel aéroport, tiendra salle de la Beaujoire à 17h (rendez-vous dès 16h),
- enfin, jeudi 3 mai, une grande journée de manifestation est appelée par la Confédération Paysanne avec pré-rassemblement des tracteurs dès 11h à Pirmil, à la Haluchère et au Cardo, pour rejoindre les grévistes square Daviais aux environs de 13h. Le Comité de soutien appelle les associations, syndicats et partis et tous les citoyen-ne-s indignés par les menaces qui pèsent sur la terre de Notre Dame des Landes à se mobiliser pour assurer le succès populaire de cette journée. Une initiative qu’il appartient à tous de populariser pour que nous soyons très nombreux à témoigner de notre solidarité aux grévistes de la faim.

Enfin, deux nouveaux recours vont être déposés par les opposants au projet de construction d’un nouvel aéroport, le premier demande l’annulation du décret de concession des aéroports de Nantes Atlantique et de St Nazaire à Vinci, le second demande l’annulation des aides publiques décidées par l’Etat (135 millions d’euros) et les collectivités locales (115 millions d’euros).

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Message  nico37 le Mer 2 Mai - 19:11

Notre Dame des Landes : 20ème jour de grève de la faim, encore un effort M. Hollande ! Grande manifestation de solidarité à Nantes jeudi 3 mai 13h

Au 20ème jour de grève de la faim, les grévistes ont une nouvelle fois tenu un point presse ce matin. Ce matin, Sandrine, jeune paysanne éleveuse de mouton à Gourin (56) et militante de la Confédération Paysanne 56, a rejoint les grévistes de la faim qui sont désormais cinq et font preuve d’un bon moral. Michel, qui entrera demain dans sa quatrième semaine de grève de la faim et qui a déjà perdu 13 kilos, montre toujours la même détermination et un enthousiasme toujours intact pour accueillir Sandrine qui, avec Séverine, portent la jeunesse agricole « engagée pour une agriculture paysanne créatrice de beaucoup d’emplois ». Pour les cinq grévistes et leur comité de soutien, l’élargissement de la lutte bien au-delà de Notre Dame des landes est aujourd’hui acquis.

Mais c’est surtout la réponse du candidat François Hollande au journal Ouest France qui, ce matin, alimentait les réflexions. Qu’a dit François Hollande : « Cet aéroport, qui va en remplacer un autre pour des raisons de sécurité et de développement, sera construit à condition que tous les recours aient été épuisés. Je demande néanmoins que l’exploitation des terres puisse continuer pendant l’instruction du dossier ».

C’est évidemment le « sera construit à condition que tous les recours aient été épuisés » qui donnaient du baume au cœur des grévistes et de leur comité de soutien. « Nous en prenons acte avec un grand bonheur plein de confiance dans l’issue du projet, car la clarté sur le dossier se met au grand jour » estime Julien Durand, l’un des porte-parole du comité de soutien, tandis que Sylvain Fresneau indique avoir eu à nouveau contact ce matin avec l’équipe de campagne de François Hollande, et plus précisément avec Marc Marcel et Stéphane Le Foll, pour demander au candidat de confirme par écrit cet engagement en indiquant explicitement qu’il se prononce pour « un arrêt des expropriations et des expulsions en cours ». Françoise Verchère précise aussi justement que, contrairement à ce que François Hollande affirme, « il n’y a aucun problème de sécurité à Nantes Atlantique, ou alors il faudrait fermer bien des aéroports » et que cet argument de la sécurité, toujours mis en avant par les promoteurs du projet, est purement et simplement mensonger.

En l’attente de la réponse du candidat socialiste, la mobilisation continue « avec la même stratégie déterminée et pacifique » précise Julien Durand, remerciant au passage « les multiples réseaux associatifs et politiques » qui s’activent pour qu’une issue positive soit très rapidement trouvée.

Tandis que le flot des soutiens, qui désormais dépassent les frontières, ne se tarit pas, sont annoncés pour mercredi les présences de Suzan George d’ATTAC et de René Louail, Joël Labbé, François Dufour et Serge Morice, pour la Confédération Paysanne.

Trois rendez-vous sont d’ores et déjà programmés pour la semaine,
- le premier ce sera, demain, la manifestation du 1er mai – 10h30 place du Commerce à Nantes – où le comité de soutien et l’intersyndicale Confédération Paysanne- Solidaires 44 diffuseront leurs tracts de soutien,
- puis mercredi 2 mai, présence d’un comité d’accueil au meeting que le Premier ministre Fillon, autre promoteur majeur du projet de nouvel aéroport, tiendra salle de la Beaujoire à 17h (rendez-vous dès 16h),
- enfin, jeudi 3 mai, une grande journée de manifestation est appelée par la Confédération Paysanne avec pré-rassemblement des tracteurs dès 11h à Pirmil, à la Haluchère et au Cardo, pour rejoindre les grévistes square Daviais aux environs de 13h. Le Comité de soutien appelle les associations, syndicats et partis et tous les citoyen-ne-s indignés par les menaces qui pèsent sur la terre de Notre Dame des Landes à se mobiliser pour assurer le succès populaire de cette journée. Une initiative qu’il appartient à tous de populariser pour que nous soyons très nombreux à témoigner de notre solidarité aux grévistes de la faim.

Enfin, deux nouveaux recours vont être déposés par les opposants au projet de construction d’un nouvel aéroport, le premier demande l’annulation du décret de concession des aéroports de Nantes Atlantique et de St Nazaire à Vinci, le second demande l’annulation des aides publiques décidées par l’Etat (135 millions d’euros) et les collectivités locales (115 millions d’euros).

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Message  nico37 le Jeu 3 Mai - 22:16

Comunicado de Apoyo a quienes luchan contra la construcción de un aeropuerto en Notre Dame des Landes

Con este escrito, el Núcleo de Los Alternativos – Alternativa Roja y Verde en La Mancha (estado español) queremos mostrar públicamente nuestra solidaridad con todas aquellas personas, activistas, militantes y movimientos sociales, que desde hace ya tiempo se oponen con su lucha al proyecto de construcción de un aeropuerto en la población francesa de Notre Dame des Landes, en el área del Loira Atlántico. Y muy especialmente queremos difundir la huelga de hambre que varios activistas, Marcel, Michel, Gilles y Séverine (y hasta ayer mismo Françoise), están desarrollando como forma extrema de oposición y resistencia a ese megalómano y absurdo proyecto; y a sus consecuencias negativas para los habitantes de la zona, pues son ellos quienes pagan los costes sociales del aeropuerto: expropiaciones, contaminación, destrucción de los modos de vida tradicionales,… Estos activistas están recibiendo el apoyo de miles de personas, no sólo en Francia, porque, sencillamente, su lucha es justa.

En La Mancha y en todo el estado español sabemos muy bien qué son en realidad este tipo de faraónicas obras: regalar el dinero de todos a unos pocos grandes constructores. En nuestras ciudades se ha hecho lo mismo: en Albacete tenemos un aeropuerto que sólo se mantiene con subvenciones constantes; en Ciudad Real otro, nuevo, que ya está clausurándose; y qué decir de Castellón, donde el aeropuerto nunca ha tenido aviones. No tienen viabilidad ninguna y tan sólo interesan a sus constructores, a los especuladores inmobiliarios, y a los corruptos que les sirven. Tan sólo son la excusa para regalarles nuestro dinero.

Hacemos un llamamiento a todas las organizaciones y movimientos sociales a mostrar también su apoyo y solidaridad con los huelguistas.

Traduction (rapide)
Communiqué de soutien à celles et ceux qui luttent contre la construction d'un aéroport à Notre dame des Landes;

Comme l'indique le titre de ce message, les Alternatifs - Alternative Rouge et Verte - de l'Etat Espagnol affirment leur soutien total à toutes celles et ceux, activistes, militant-e-s, mouvemnt social, qui s'opposent dans la lutte à la construction d'un aéroport à Notre Dame des Landes, en Loire Atlantique. Et nous tenons tout particulièrement à saluer la grève de la faim de Marcel, Michel, Gilles et Séverine, et hier de Françoise, qui ont choisi de mener cette forme de lutte déterminée et de résistance à un projet megalo et absurde et à ses conséquences néfastes pour les habitants de la zone qui en paient le coût social : expropriation, pollution, destruction du bocage. Si ces militant-e-s reçoivent le soutien de milliers de personnes, c'est parce que simplement leur lutte est juste.

Dans la Mancha et dans tout l'Etat Espagnol nous savons très bien ce à quoi sert en réalité ce type de projet pharaonique : gaver de notre argent les grandes entreprises chargées de leur construction.
Nous avons ici même en Espagne de tels exemples :
- à Albacete, nous avons un aéroport qui est en permanence sous perfusion des subventions publiques,
- à Ciudad Real, à peine livré, l'aéroport est menacé de fermeture
- et que dire de Castellon où l'aéroport n'a jamais accueilli le moindre avion !
Ces aéroport ne sont absolument pas viables et les seuls qui en bénéficient ce sont les constructeurs, les spéculateurs immobiliers et les corrompus à leur service. Leur seul but est de se gaver de notre argent.

Nous lançons un appel à toutes les organisations et au mouvement social pour qu'ils affirment leur appui et leur soutien aux grévistes de la faim de Notre Dame des Landes.

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Message  nico37 le Sam 5 Mai - 0:53

Plus de 500 emplois seraient supprimés !

Projet d’aéroport d’AGO Vinci à Notre Dame des Landes : lourdes menaces sur l’emploi, par la Confédération Paysanne et l'union syndicale Solidaires de Loire Atlantique

Au 19ème jour de la grève de la faim, nous vous invitons à lire - et à faire connaitre - le tract commun de la Conf' paysanne et de l'union syndicale Solidaires 44.

- La disparition de 100 emplois directs sur une cinquantaine d’exploitations agricoles.
- 400 à 500 emplois indirects compromis par la création de cette nouvelle infrastructure (en agriculture, chaque emploi direct génère 4 à 5 emplois indirects : salarié-es de coopératives, entrepreneur-es de travaux agricoles, filières de collectes et de transformation des produits, réseaux d’entraide, vétérinaires, etc.).

Emplois précaires pour la construction. On nous annonce 4 000 emplois pendant 3 ans pour la construction de l’aéroport ; les grands groupes de BTP préférant embaucher une main d’œuvre précaire et sous payée, est-ce bien cela l’idée que l’on se fait d’emplois utiles et pérennes ? Il serait plus utile d’orienter ces investissements publics sur d’autres priorités (santé, éducation,…).

Tromperie sur le nombre d’emplois créés : On nous parle de 3500 emplois à l’ouverture de Notre- Dame-des-Landes ; en réalité, on assisterait au transfert des 650 emplois directs et 1 000 emplois indirects du site de Nantes Atlantique. Comment peut-on croire que, par un simple transfert de l’aéroport, on puisse passer de 1650 à 3500 emplois? On nous promet aussi 15 000 emplois à l’horizon 2050… Mais quel va être le développement du transport aérien compte tenu des crises financières et énergétiques en cours ?

Délocalisation et fragilisation de l’emploi Sud Loire. La zone d’activité de Nantes Atlantique serait fragilisée, notamment Airbus/EADS et ses partenaires locaux, avec des conséquences économiques et sociales importantes. Une grande partie des emplois promis ne serait qu’un transfert d’activité, amplifiant le déséquilibre entre le sud et le nord de l’agglomération, aggravant la saturation du périphérique aux heures de pointe.

Ensemble avec les grévistes de la faim contre le projet d’aéroport

Depuis le 11 avril deux agriculteurs, rejoints par une agricultrice et un élu, ont entamé une grève de la faim pour résister et crier leur colère envers l’obstination du monde politique à vouloir détruire et bétonner les terres agricoles.

Nous exprimons notre solidarité avec les grévistes de la faim,

Nous exigeons l’arrêt immédiat des procédures d’expropriation et d’expulsion tant que les recours juridiques engagés contre le projet aéroportuaire ne sont pas aboutis,

Nous réaffirmons notre opposition à ce projet « dévoreur » de terres nourricières agricoles et exigeons l’abrogation de la déclaration d’utilité publique.

Venez soutenir les paysan-ne-s qui luttent pour conserver leurs lieux de vie et outils de travail ! Soyez actrices-acteurs de la réussite de cette action en venant sur place !

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Message  nico37 le Sam 5 Mai - 13:14

Un "nouveau Larzac" sous les pieds de Jean-Marc Ayrault 02.05 Anne-Sophie Mercier

Il y a presque trois semaines, ils ont tranquillement installé leur tente au cœur de Nantes, garé leurs caravanes à proximité, amené quelques moutons bêlants et sautillants, histoire de bien attirer l'attention. Délocaliser la lutte, ne pas se laisser enfermer dans le bocage nantais, donner à leur combat une dimension nationale : les paysans opposés à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), dont certains entament leur vingtième jour de grève de la faim, n'ont jamais oublié cette règle et n'ont pas l'intention de baisser les bras.

Huit des dix candidats à l'élection présidentielle - à l'exception notable de François Hollande et Nicolas Sarkozy - se sont prononcés pour l'arrêt des travaux, jolie victoire pour un groupe qui se bat depuis... la fin des années 1960. Leur présence est un caillou dans la chaussure de François Hollande et du maire PS de Nantes, Jean-Marc Ayrault, un des proches du candidat socialiste. Le meeting prévu à Nantes entre les deux tours de l'élection a été annulé sans explication. Il va de soi que les opposants au projet s'y seraient manifestés.

Que demandent-ils ? L'arrêt des expropriations des paysans, qui devraient tous avoir quitté le territoire du futur aéroport le 31 décembre 2012, le temps, disent-ils, que "le droit parle". Des recours ont été déposés devant le Conseil d'Etat et devant la Cour européenne des droits de l'homme, aussi bien contre la déclaration d'utilité publique (DUP) du projet que sur les arrêtés d'expulsion des paysans.

"DOSSIER SYMBOLIQUE"

Interrogé par Le Monde, Jean-Marc Ayrault estime que "la phase de discussion est close". Michel Tarin, un des grévistes de la faim et ancien du Larzac, qui mène la lutte depuis des décennies, n'a pourtant jamais rencontré M. Ayrault. "Le dialogue, le vrai, n'a jamais eu lieu, estime-t-il. C'est très singulier, cette obstination, et c'est un dossier très symbolique pour la gauche. Si elle ne parvient pas à le gérer après le 6 mai, cela signifie qu'elle est incapable de dialoguer avec la société civile, qu'elle est incapable de changer de mode de gouvernance, et cela augure mal de la suite", analyse le député européen José Bové, très présent aux côtés des opposants depuis des années.

C'est bien deux visions de la société qui s'affrontent à Notre-Dame-des-Landes. D'un côté Jean-Marc Ayrault, prototype du maire bâtisseur, volontariste et ambitieux, qui veut construire un "aéroport du Grand-Ouest" pour des vols transatlantiques, et parle toujours d'"avancer", parce que "c'est le rôle d'un responsable politique digne de ce nom". De l'autre, un collectif de paysans ou de personnalités formés dans les luttes contre l'Etat ou l'autorité locale, sans chef identifié, fonctionnant au téléphone et à Internet. Ils sont épaulés par des jeunes qui occupent les maisons désertes acquises, il y a des décennies, par le conseil général de Loire-Atlantique en vue des travaux. Ils vivent là, y font pousser fruits et légumes, et travaillent en coordination étroite avec les paysans. Leur présence permet d'empêcher Vinci, désigné pour effectuer les travaux, d'occuper le terrain.

Deux visions de la société, deux façons d'envisager la démocratie, aussi. "Les citoyens ont le pouvoir du bulletin de vote", tranche M. Ayrault, qui souligne qu'il est réélu depuis 1989, en dépit des opposants, et que les conseils régional et général n'ont pas été mis en minorité sur ce dossier. "Les procédures qui ont été suivies datent d'un autre âge", estime Michel Tarin tandis que José Bové parle de la lutte éternelle du "pot de terre contre le pot de fer".

RELAIS AUPRÈS DES GRÉVISTES DE LA FAIM

Le groupe est resté soudé, encouragé par les anciens du Larzac, qui sont venus les 25 et 26 avril. Le pouvoir peut vaciller, même quand il paraît insubmersible, ont rappelé les anciens. Ils ont raconté que François Mitterrand élu leur avait donné raison alors que les expropriations étaient terminées, et les chèques aux derniers paysans en voie d'encaissement. Les liens entre les deux terrains de lutte sont anciens et profonds. "Ils sont venus nous épauler lors de notre grand rassemblement en 1973, alors on ne les laissera pas tomber", prévient José Bové.

Pour beaucoup, Notre-Dame-des-Landes a fait figure d'université populaire. "Les paysans sont devenus de fins juristes, les militants sont devenus de sacrés organisateurs", raconte Pierre Giroire, un retraité impliqué dans cette cause.

A Nantes, paysans et militants se relaient auprès des grévistes de la faim. Dans la tente, sont affichés les numéros de téléphone, les dates des futures mobilisations. Les Nantais entrent en famille, se renseignent, en repartent souvent ébranlés. Assis dans une petite caravane, Michel Tarin rappelle qu'il lutte "pour tous les sans-terre du monde". Dès qu'un gréviste de la faim s'arrête pour raison de santé, un ou une autre le remplace. "On vient d'être rejoints par une femme qui vient du Morbihan. Elle a mis sept ans à trouver une terre pour s'installer, c'est une combattante". A 64 ans, Michel Tarin, qui n'a bu que de l'eau depuis près de trois semaines, raccompagne les visiteurs sans montrer la moindre faiblesse. Un large sourire : "On gagnera." Cela fait quarante ans qu'il se bat.

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Message  nico37 le Dim 6 Mai - 20:03

Y'a une pétition à signer en ligne pour les intéressés : http://acipa.free.fr/Petition/petition.htm

Notre Dame des Landes : 25ème jour de grève de la faim.

Les présidents de la Région du Département et de Nantes Métropole écrivent aux grévistes mais refusent de s'engager à suspendre les expropriations.

Le courrier est arrivé hier soir, à la presse locale et aux grévistes. Signé de M. Auxiette, Grosvalet et Ayrault, il demande aux grévistes d'arrêter la grève de la faim en échange de quoi les trois présidents "s'engagent solennellement" à ce que les onze paysans exploitants "puissent poursuivre l'exploitation des terres concernées jusqu'à ce que les recours et pourvois à ce jours engagés devant le Conseil d'Etat et la Cour de Cassation aient été définitivement jugés".

Pour les grévistes et les militant-e-s du comité de soutien, c'est la douche froide. 4 semaines de grève de la faim pour s'entendre dire que les expropriations vont continuer et que les seuls recours acceptables sont ceux déja déposés, le compte n'y est pas. La réponse est unanime, on continue la grève et on demande aux resonsables politiques qu'ils daignent enfin nous rencontrer pour débattre sur le fond du dossier et que, sans attendre, ils s'engagent à arrêter toutes les expropriations et les expulsions tant que tous les recours n'auront pas été jugés. Le week-end va être long.

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Message  nico37 le Mar 8 Mai - 0:58

Hommage à Bobby Sands, soutien aux grévistes de la faim de Notre Dames des Landes

A l'initiative de la conseillère municipale de St-Herblain Gaelle Berthaud et du groupe Saint-Herblain à Gauche, un rassemblement à la mémoire de Bobby Sands, mort le 5 mai 1981, et en soutien aux grévistes de la faim de Notre dames des Landes s'est tenu hier matin. Une vingtaine d'herblinois et herblinoises étaient présents, dont des militants et militantes de Breizhistance, des Alternatifs et du NPA, etc.. Plusieurs personnes se sont ensuite rendus place Daviais pour rencontrer les grévistes de la faim. Ci-dessous le texte de l'hommage.

Hommage à B. Sands et soutien aux grèvistes de la faim de NDDL

Le 5 Mai 1981, Bobby Sands mourait après 66 jours de grève de la faim dans les geôles britanniques de Long Kesh. Neuf autres de ces camarades le rejoignirent les mois suivants.


Bobby Sands, prisonnier républicain irlandais luttait pour sa dignité, ainsi que celle de ces camarades et de son peuple. Nous souhaitons lui rendre hommage en ce 31ème anniversaire de sa mort.


Bobby Sands est devenu un symbole pour tous les résistants et les prisonniers politiques de part le monde. Le 5 Mai 2012, ce sont encore des centaines de prisonniers politiques, kurdes et palestiniens notamment, qui ont choisi ce geste ultime pour réclamer droits et dignité, et à qui nous adressons un salut fraternel.

Mais, en 2012, ici-même, d'autres ont choisi de résister en jeûnant. C'est le cas de paysans de Notre-Dame-des-Landes et de leurs soutiens, qui symboliquement se sont mis en grève de la faim pour protester contre la destruction de leurs terres. Ce qu'ils réclament, dans un premier temps, c'est la suspension des expropriations et expulsions, au moins le temps que l'ensemble des recours juridiques soient arrivés à terme. C'est le respect de leurs terres, de leur travail, c'est la dignité face aux mépris des décideurs.

Les responsables locaux du PS, entêtés dans leur projet égocentrique d'aéroport, alliés à la multinationale Vinci et au gouvernement central, continuent de leur répondre avec dédain, refusant d'intercéder à leur demande légitime.

En ce 5 Mai 2012, jour anniversaire de la mort de Bobby Sands, nous souhaitons aussi rendre hommage aux grévistes de la faim en lutte contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes et leur adresser notre soutien.
-Marcel Thébault, paysan à Notre-Dame-des-Landes, en grève de la faim du 11 avril 2012 au 28 avril 2012.
-Michel Tarin, paysan à la retraite, en grève de la faim depuis le 11 avril 2012.
-Françoise Verchère, conseillère générale de Loire-Atlantique, en grève de la faim du 17 avril 2012 au 25 avril 2012
-Gilles Denigot, ancien conseiller général de Loire-Atlantique, en grève de la faim depuis le 25 avril 2012
-Severine Durand, paysanne, Bouvron (44) en grève de la faim depuis le 25 avril.
-Marie Chiron, Bannalec (29), en grève de la faim depuis le 27 avril
-Sandrine Le Luel, paysanne, Gourin (56), en grève de la faim depuis le 30 avril
-Robert Chiron, ancien professeur de science à l'université de Nantes et fondateur l'association Bolivia Inti, La Chapelle-sur-Erdre (44), en grève de la faim depuis le 02 Mai

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Message  nico37 le Mer 9 Mai - 0:20

RDV pour une Assemblée Générale à 15h à la Vache-Rit samedi 12 mai 2012 (sur la D 81, entre Vigneux de Bretagne et les Ardillières)
NON A l’AÉROPORT INVITATION A PRÉPARER LA RÉOCCUPATION

Ils veulent vider la zone

Pour les porteurs du projet, il devient pressant de faire place nette sur la ZAD et sur le tracé du barreau routier. Leurs moyens : juge des expropriations, pression à la vente, occupation militaire, procédure d’expulsion, fin de bail. Tou-te-s les habitant-e-s sont touché-e-s : locataires, propriétaires, agriculteur-trices-s, occupant-e-s.



N’étant pas juristes, on ne peut que se sentir impuissant-e face à ces procédures administratives qui obligent chacun-e à s’en remettre aux experts. Face à leur stratégie de nous isoler les un-e-s des autres, nous choisissons de construire des solidarités.

N’étant pas soldats, il semble difficile d’imaginer comment se sentir fort-e-s ensemble le jour où le dispositif militaire viendra expulser. Face à leur stratégie de l’usure, qui nous force à rester sur le qui-vive, nous choisissons de maintenir la lutte dans l’offensive.

On les laissera pas faire

Le 24 mars, la manifestation à Nantes a affirmé notre volonté d’être présent-e-s et visibles dans la métropole pour ne pas laisser les décideurs tranquilles. Mais rester présent-e-s et visibles aussi sur le terrain reste plus que jamais un enjeu important de cette lutte. Parce qu’ils veulent une zone vide, on ne les laissera pas faire. Leur rendre la tâche difficile est une réponse qui appartient à tou-te-s les opposant-e-s.

Nous voulons choisir et préparer le moment de la réponse. C’est avec cette idée que depuis l’été 2011, à l’appel d’occupant-e-s et de Reclaim The Fields, une manifestation de réoccupation pour répondre aux expulsions est en préparation. L’objectif est d’organiser ensemble un moment commun à tou-te-s les opposant-e-s, qu’illes soient d’ici ou d’ailleurs, et de se sentir lié-e-s sur le terrain. Occuper ensemble un lieu pour y construire un foyer de la lutte et faire durer cette dynamique commune. Notre intention est que ce lieu ne soit pas celui d’un groupe défini, mais un carrefour pour tou-te-s les opposant-e-s, une antenne pour organiser la résistance aux travaux à venir, autant ceux de l’aéroport que du barreau routier, première étape du projet.

Préparons la réponse !

Nous vous invitons à venir discuter de cette idée, partager des impressions, réfléchir à comment donner de la force à cette manif, inventer quoi faire d’un tel lieu et s’organiser concrètement pour rendre possible ce moment : diffusion, collecte de matériel, constructions, etc.

Et à poursuivre ce moment par l’anniversaire du Sabot et de la Chévrerie !

nico37

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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Jeu 10 Mai - 0:56

Notre-Dame des Landes, 28ème jour et fin de la grève … de la raison 09/05/2012 Communiqué des grévistes de la faim :

8 mai 2012, une date qui fait date dans l’histoire de la lutte contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Le 11 avril débutait une grève de la faim pour demander l’arrêt des expropriations tant que les recours n’étaient pas jugés. Le silence des collectivités locales fut long : 2 semaines avant une première lettre. Depuis, le contact se maintenait même s’il ne nous accordait pas satisfaction ; jusqu’à aujourd’hui…

Avec la visite d’Alain Gralepois (secrétaire fédéral PS 44) ce matin aux grévistes, le climat s’est détendu et les relations humaines ont remplacé les communications par voie de presse jusqu’alors en vigueur.

Après des heures de tractation entre une délégation et Alain Gralepois et les directeurs de cabinet des collectivités locales (Nantes, conseil général, conseil régional), un accord est finalement trouvé : « pas d’expulsions des agriculteurs et des habitants ayant un titre à la date de la déclaration d’utilité publique (09/02/2008) et n’ayant pas signé de négociation amiable avec l’expropriant A.G.O. (aéroport du grand ouest). »

Square Daviais, l’accord est validé par les grévistes. Il est temps ! Nos grévistes et l’équipe de soutien sont épuisés mais radieux du résultat…Tout ce temps, tout ce temps pour que nos élus entendent raison. Pour nous, ce n’est qu’une première étape qui nous laisse au moins 2 ans de sérénité. 2 années pour faire tomber ce projet : nous sommes très confiants compte tenu de la dynamique actuelle de l’ensemble des opposants depuis le 11 avril.

En buvant le bouillon de la rupture du jeûne, les grévistes ont souligné la qualité du soutien qu’ils ont reçu chaque jour et le climat d’affection et de solidarité qui a régné en permanence.

« Nous pouvons tous (grévistes et soutiens) nous regarder dans le miroir et même nous sourire tellement nous sommes fiers de nous… »

De Marcel et Sylvie, paysans à Notre Dame des Landes

Communiqué de l’ACIPA :

I- Comité de soutien aux grévistes de la faim contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Communiqué de presse du 8 mai 2012

Le comité de soutien aux grévistes de la faim se réjouit des avancées obtenues après de longues négociations avec les représentants des trois collectivités territoriales et du Parti Socialiste. Le mouvement de grève de la faim se termine aujourd’hui après 28 jours de présence dans le centre de Nantes.

L’accord obtenu permet à tous les habitants, exploitants et propriétaires ayant un titre au moment de la Déclaration Publique du 9 février 2008, de ne pas être expulsables tant que les procédures juridiques engagées à ce jour au Conseil d’Etat, à la Cour de Cassation et au Conseil Constitutionnel ne sont pas épuisées. Cet accord va permettre aux exploitants de maintenir leur activité et à tous d’envisager les deux années à venir plus sereinement. Un comité de suivi de cet accord sera mis en place dans les prochains jours.

Le passage de nombreux nantais cherchant à s’informer sur le projet, la mobilisation exceptionnelle du monde paysan, les témoignages de soutien de nombreuses personnalités des mondes politique, syndical et associatif, les très nombreux messages de sympathie de citoyens ont fait de ces quatre semaines éprouvantes, une formidable aventure humaine et militante, localement et bien au-delà !

La lutte continue dans une ouverture et une dimension nouvelle.

Notre Dame des Landes : une grande victoire d’étape

Au 28ème jour, Les Alternatifs 44 saluent l’issue heureuse arrachée de haute lutte par les grévistes de la faim du square Daviais à Nantes.

En mouvement contre les expulsions des paysans de leurs terres de Notre Dame des Landes, Michel, Marcel, Françoise, Gilles, Séverine, Marie, Sandrine et Robert, le comité de soutien et les associations et mouvements politiques de la Coordination ont, ensemble, réussi à obtenir la suspension des expulsions tant que les recours n’auront pas abouti.

Le résultat positif de l’accord avec les trois collectivités locales, Conseil Régional des Pays de la Loire, Conseil Général de Loire-Atlantique et Nantes Métropole marque non seulement une avancée par rapport aux positions initialement intransigeantes des trois présidents mais encore ouvre un espace de dialogue après une période de mutisme et de mépris de la part des promoteurs politiques du projet.

A côté des paysans exploitants qui vont pouvoir maintenir leur activité de façon moins tendue, la lutte prend un nouveau visage et renforce l’espoir de voir ce projet enfin abandonné. Le travail d’explication, de recours juridique et d’opposition sur le terrain continue.

Notre Dame des Landes est, plus que jamais, une culture de résistance

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Message  nico37 le Jeu 10 Mai - 23:55


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Re: Contre l'aéroport de Notre Dame Des Landes (44)

Message  nico37 le Sam 12 Mai - 20:33

Solidaires 44 communique :

La grève de la faim des opposant-es au projet d'Aéroport à Notre Dame des Landes (44) a pris fin mardi 9 mai. Les représentants de la mairie de Nantes, du Conseil Général et du Conseil Régional, ayant enfin daignérencontrer les grévistes, se sont engagés à suspendre les expulsions jusqu'à la fin des recours juridiques en cours (déposés avant le 4 mai).
Ce compromis qui permet de mettre fin à 28 (!) jours de grève de la faim pour Michel Tarrin, en accordant un sursis aux exploitant-es, apparaît surtout comme un faux-semblant de recul pour arracher cette verrue politique que constituait le camp des grévistes, au coeur de la ville de Nantes, en pleine campagne législative, en pleine course au poste de (premier ?) ministre pour Jean-Marc Ayrault.

C'est un soulagement pour celles et ceux qui allaient être expulsé-es et qui sont là depuis 2008. Pour les autres, les « squatters » surtout, militant-es pour un monde meilleur qui sont venu-es s'installer à Notre Dame des Landes pour y combattre ce projet nuisible, seul le rapport de forces permettra d'empêcher leur expulsion.

Car Hollande comme Ayrault persistent : ils veulent construire ce aéroport. C'est donc une bataille, courageuse et qui aura fait parler de la lutte à Nantes, en France et même dans le monde entier, qui se termine. Mais le combat continue, fort de l'élargissement à la population nantaise qui est venue nombreuse saluer les grévistes, qui a contribué comme elle a pu, à leur donner un moral d'acier, qui a clairement pris conscience de l'absurdité de l'entêtement de son maire.

Pour nous, Union Syndicale Solidaires, avec la Confédération Paysanne, nous avons tenté de convaincre nos partenaires syndicaux d'apporter leur soutien aux grévistes de la faim et à la lutte contre ce projet dévoreur d'emplois ; 600 environs disparaîtraient dans le bassin laitier de Notre Dame. Le transfert d'un établissement (ici l'aéroport de Nantes Atlantique serait transféré à Notre Dame des Landes) est, d'habitude, accompagné de diminutions d'emplois (modernisation !) quant aux emplois pour la construction elle-même, ils dureront ce que durera le chantier. Une étude économique montre d'ailleurs qu'il y aura finalement perte d'emplois.

Si une entreprise de 600 personnes fermait à Nantes, l'intersyndicale ledénoncerait, le combattrait. Alors, pourquoi ne pas défendre ces emplois ruraux ?

Force est de regretter qu'aucune organisation de l'intersyndicale ne nous ait suivi-es. La FSU a juste communiqué qu'elle espérait un moratoire...

Pourtant, nombreu-ses ont été les syndicalistes présent-es tout au long de la grève. Le soir du 1er mai, la Confédération Paysanne appelait à une manifestation le sur-lendemain (3 mai), de midi à 15 heures.

Sans tract, sans autre relais syndical que Solidaires, plus de mille nantais-es se sont retrouvé-es à 13 heures au meeting, émouvant et déterminé qui s'est tenu au milieu de 220 tracteurs en plein coeur de la ville.

L'Union Syndicale Solidaires soutient également tou-tes les victimes de la répression liée à cette lutte, criminalisée comme le sont toutes les luttes qui menacent un tant soit peu les profits des donneurs d'ordre que sont les monopoles tel Vinci en l'occurence.

Pas de nouvel aéroport, ni ici, ni ailleurs !

C'est un mot d'ordre qui se réalisera et non un voeu pieu. Solidaires sera de cette lutte jusqu'à la victoire.

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