Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco

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Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco

Message  sylvestre le Mar 24 Mai - 12:21

http://www.rue89.com/2011/05/23/des-collegiens-en-stage-dans-larmee-retour-sur-un-fiasco-205436

Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco


Le stage en immersion à la caserne de Monthléry s'est révélé une expérimentation hasardeuse et à l'idéologie dangereuse.

Image extraite du reportage de France 3 Paris Ile-de-France sur le stage des collégiens au 121e régiment

Cela s'est passé durant la semaine du 2 au 6 mai, dans la caserne militaire du 121e régiment de Montlhéry. Dix collégiens venus de l'établissement de réinsertion scolaire (ERS) de Nanterre ont été aux ordres de l'armée pendant une semaine.

Ce stage en immersion était présenté par l'inspecteur d'académie des Hauts-de-Seine comme une « expérimentation de coopération entre l'Education nationale et la Défense ».

Etaient concernés des élèves exclus définitivement de leur établissement au moins une fois, et pour lesquels l'Education nationale espérait, semble-t-il, qu'une telle expérience leur apprendrait à marcher « au pas cadencé » (formule extraite d'un document de l'inspection d'académie pour ce stage), en entonnant La Marseillaise comme un seul homme à la levée du drapeau tricolore tous les matins.

Car le principe d'une immersion a été respecté à la lettre : uniforme pour tout le monde, y compris pour le personnel présent sur le terrain (dont une psychologue scolaire ! ), réveil à 5h30 du matin, garde-à-vous, hymne national, travaux d'intérêt général, apprentissage du code du soldat, parcours d'obstacles, marche à pied…

Des sorties ont aussi été organisées, notamment la visite du musée de l'Armée aux Invalides et le ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.

L'opération de com tourne au cauchemar pour les autorités

Non, ce n'est pas un mauvais rêve. Nous sommes en France et cela se passe en 2011. On imagine la suite.

Ce fut une semaine émaillée d'incidents, d'altercations entre les élèves eux-mêmes, entre les élèves et les gradés. Insultes, coups, menaces. « C'était très difficilement gérable », reconnait même un gradé dans Le Parisien.

Ainsi, la cérémonie du ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe a été suivie seulement par trois élèves, les huit autres en ont été exclus, les gradés et le personnel de l'Education nationale craignant un incident…

Dès le deuxième jour de stage, une journaliste de télévision qui devait tourner un reportage toute la semaine sur cette expérience s'est vue refuser la possibilité de rentrer dans la caserne.

Un tel fiasco n'avait apparemment pas été prévu ni par l'armée, ni par l'Education nationale qui avaient donné au départ l'autorisation de filmer largement pour mettre ainsi en avant un projet académique innovant.

La journaliste n'a pu revenir que le vendredi, et les élèves ont alors toujours été « accompagnés » lors de leur interview ce jour-là.

Absence de réflexion et sirènes idéologiques inquiétantes

Cette « expérimentation » consternante réalisée par des fonctionnaires de l'école républicaine nous dit plusieurs choses.

D'abord, l'absence de réflexion de certains responsables de l'Education nationale s'agissant des problématiques concernant les élèves en voie de déscolarisation. Au point de se bercer de douces illusions, espérant qu'un tel cadre proposé redonnerait, comme par magie, aux adolescents concernés le goût de l'effort et le sens de la discipline.

Ensuite, derrière cette naïveté qui révèle un vide conceptuel sur les notions d'apprentissage et de politiques éducatives, pointent des sirènes idéologiques particulièrement inquiétantes.

Ce stage en immersion dans une caserne militaire marque la volonté de faire adhérer spécifiquement ces élèves à la nation française dont l'armée serait le dépositaire, et dont eux, issus de l'immigration, seraient dépourvus.

Le parcours chaotique de la semaine de stage révélerait alors immanquablement le caractère définitivement inassimilable de ces catégories de population « pas comme nous », et qui ne « nous » veulent pas.

Les sites d'extrême droite réjouis par l'échec de l'opération

De multiples sites d'extrême droite (Fdesouche.com, Defrancisation.com entre autres) et le Front national lui-même (sur le site de la Fédération départementale de l'Essonne) ne s'y sont pas trompés en reprenant immédiatement l'article du Parisien (6 mai) qui évoquait ce stage, comme nouvelle preuve du bien fondé de leur position.

Le titre « Réinsertion de la racaille : échec total » du site Françaisdefrance apparait comme un condensé de ces points de vue.

Cet événement nous montre également que les discours entendus sur les immigrés, les « jeunes des cités » et sur l'identité nationale depuis plusieurs années au sein même du pouvoir ont des effets concrets sur des politiques publiques que mènent certains agents de l'Etat sur le terrain.

Les dépositaires de cet ordre du discours ne sont pas seulement des responsables académiques censés répondre aux attentes du pouvoir pour traiter ces exclus du système scolaire.

Le fait que différents agents de l'Education nationale se soient pris au « jeu » en enfilant un uniforme pendant toute la semaine face à leurs élèves n'est pas l'élément le moins troublant de cette confusion des genres.

Des réminiscences du colonialisme à la française

Les héritages de la France coloniale résident aussi dans cette intention partagée de confier ces jeunes, rebelles à l'autorité, par des soldats. Le revêtement de l'uniforme, on l'a dit, mais également les marches à pied, la mise au garde à vous, le réveil matinal, tout cela participe d'une volonté de domestiquer ces « corps-frontières », comme le définit la sociologue Nacira Guénif-Souilamas, que l'on enferme.

L'exercice de coercition n'a pu aller à terme, les soldats ne pouvant appliquer les sanctions habituelles, et en premier lieu, les séries de pompes… Mais nous sommes bien là face à une catégorisation ethno-raciale mis en œuvre dans le fonctionnement ordinaire d'un organisme public.

Ce référent ethno-racial, implicite au sein de l'Education nationale – explicite sur les sites d'extrême droite précités –, est mobilisé par ses agents pour naturaliser leurs difficultés professionnelles. Un tel stage aboutissant à un échec permet d'ailleurs de justifier le discours déculpabilisant mettant en avant le fait qu'il n'y a rien à faire avec « eux ».

Même en situation d'échec, ces jeunes sont confiés à l'école

Pour finir, envoyer ces collégiens vivre une semaine « à la dure » dans une caserne, revient à les engager eux-mêmes dans un processus de désinstitutionalisation dont ils n'ont évidemment pas besoin.

Quelles que soient les fautes commises qui leur ont valu une ou plusieurs exclusions de leur établissement scolaire, ils restent des élèves dont l'institution scolaire a encore la charge.

L'école renonce à sa mission dès lors qu'elle décide – même provisoirement – de ne plus s'adresser à l'enfant comme élève, mais comme personne portant un uniforme militaire et enfermé dans une caserne.

L'organisation d'un tel stage participe du processus de disqualification dont ces élèves sont l'objet dans notre société, processus dont l'Education Nationale apparait aussi comme l'un des principaux acteurs.

Photo : image extraite du reportage de France 3 Paris Ile-de-France sur le stage des collégiens au 121e régiment, à retrouver sur Pluzz.fr.



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Re: Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco

Message  yannalan le Ven 17 Juin - 21:39

L'armée, c'est pas une pension pour branleurs en fin de course, faut bien le dire aussi. Encadrer des gamins chiants c'est pas leur boulot, faut vraiment être l'Educ Nat pour inventer des conneries pareilles à une époque où on ne prend que des engagés volontaires. Faut les renvoyer en stage chez lnspecteur'd'Académie, il comprendra mieux le problème...

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Re: Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco

Message  Toussaint le Dim 19 Juin - 2:18

l'école républicaine

En effet. Et c'est bien là la question.
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"Il leur faudrait une bonne guerre"

Message  gérard menvussa le Lun 15 Aoû - 17:41

Trés bon démontage par Jean-Pierre Rosenczveig du "dispositif" "armée pour éduquer les sauvageons" défendu par la droite et Ségolène Royale

Dans la série les « marronniers », informations récurrentes candant l’année civile pour meubler les périodes creuses; il y a désormais les « Ciotti « : à savoir une idée un peu iconoclaste sur le thème de la sécurité destinée à réveiller l’opinion publique et, en tout cas, à susciter une bonne et franche polémique, bien mousseuse. Tout l’art consistant par ailleurs à se ménager des portes de sortie devant les reactions souvent fortes suscitées

Ainsi en 2010 on a eu droit de la part d’Eric Ciotti, délégué UMP à la sécurité, à une proposition de loi sur les parents de jeunes délinquants qu’on projetait question d’envoyer en correctionnelle puis en prison si leur progéniture n’obéissait pas aux injonctions des magistrats. Au passage on introduisait la responsabilité pénal du fait d’autrui dans notre droit. Le projet, d’abord amodié – on ne parlait plus de prison -, a fait long feu.

Aujourd’hui le même propose d’envoyer les jeunes récidivistes, voire les simples reitérants (1) dans des colonies disciplinaires gérées par l’armée plutôt qu’en prison. En déposant sa proposition de loi, avec l’aval du président de la République M. Ciotti concrétise l’une des propositions avancées dans son rapport récent sur l’exécution des peines. La loi sera discutée à l’Assemblée nationale le 10 octobre 2011 pour entrer en application en 2012.

Certes on est dans un certain flou sur le plan juridique. On nous dit que les jeunes devront être volontaires et d’ne autre coté qu’on pratiquera dans le cadre d’une sursis mise à l’épreuve. On nous parle de service citoyen pour ne pas confondre avec le service civique de Martin Hirsch et dans le même temps d’une peine alternative à la prison.

Fixée par le magistrat qui prononcera la peine, la durée de ce service citoyen serait comprise "entre quatre et six mois". La mesure s'imposerait "au jeune condamné" qui, s'il la refuse "devra exécuter une peine d'emprisonnement. "Le choix est clair et exigeant: soit le service citoyen, soit la prison !", avance M. Ciotti.

On nous parle aussi d’encadrement militaire, mais qui serait le fait d’anciens militaires car les forces armées doivent être prioritairement affectées aux opérations militarisées !

Ce n’est pas la première fois que dans l’histoire récente on mobilise des militaires, en active ou pas, pour prendre en charge des délinquants. L’amiral Brac de la Perrière – élu gaulliste - proposait à travers son association Jeunes en Equipes de travail - des Chantiers aux détenus prochainement libérables pour faciliter leur sortie de prison ; il avait accepté d’y accueillir des mineurs ou des jeunes majeurs. Des militaires en disponibilité étaient affectés pour des séjours de quelques mois à l’encadrement des JET qui était certes militarisés mais sans outrance. Il a été mis fin à ce dispositif qui était finalement financé par le ministère de la défense ne 2003. Le bilan était objectivement plutôt positif.

En 1982 le gouvernement Mauroy dans le cadre des opérations d’été en direction des jeunes en difficulté – démarche qui se voulait de prévention de la délinquance - faisait aussi pour partie appel à des centres de formation de l’armée pour se garantir au mieux dans les activités à risque (haute montagne, plongée sous-marine ou pratique de la moto à grande vitesse) proposées aux jeunes. Là encore le bilan fut positif au regard de l’objectif visé.

Que nous propose-t-on aujourd’hui de nouveau ? C’est moins la technique des militaires ou ex-militaires qui est recherché que leur mode de vie. On attend de la discipline militaire qu’elle restaure le sentiment de respect de l’autorité. On en espère que les jeunes en tireront pour conséquence la nécessité de respecter la loi.

Est-il nécessaire s’engager dans des démonstrations savantes pour dénoncer l’inanité de ce raisonnement. Chacun le sait qui a eu des enfants que l’éducation n’est pas dressage. Il faut petit à petit convaincre le jeune, de ce qu’il tirera profit à respecter certains cadres : un silence relatif pour pouvoir travailler, du temps pour parvenir à un résultat, se coucher à une certaines heure pour etre sur de se lever en fonction du travail prévu, l’expérience des anciens pour faire les siennes, etc ... .

Une nouvelle dans le discours développé on entend mater ces jeunes en les envoyant à l’armée et en leur imposant le respect de l’encadrement militaire. Dans le même temps on parle d’anciens militaires et de la nécessité d’une démarche d’insertion sociale, le volet encadrement passant rapidement au deuxième plan, et on insiste sur l’éloignement et le séjour de rupture. "Encadrés par d'anciens militaires", mais aussi des "enseignants de l'Education nationale, des formateurs", ces jeunes "recevront une triple formation": remise à niveau scolaire, apprentissage d'une activité professionnelle, éducation citoyenne et comportementale et pourront également "effectuer des tâches" de type "travail d'intérêt général".

Elle est destinée à faire réagir et ainsi à cliver le spectre politique pour positionner ses auteurs dans le camp de la sécurité contre leurs adversaires prétendument laxistes parce qu’il refuse ces nouvelles réponses pour inutiles et dangereuses. Et dans le même temps on met sur les tables les conditions pour que ce soit une solution plus modérée qui soit retenue qui s’apparente à ce qui se fait déjà ou s’est déjà fait.

De la pure agitation politique. On passera son temps à fustiger Ciotti qui finalement qui dans un premier temps gagnera avec son camp une réputation de dur et on mettra en place un ertaz de la proposition initiale qui passera mieux auprès de professionnels.

Dans le même temps on continue à véhiculer des idées fausses à la pelle comme celle qui voudrait que la délinquance des jeunes aurait augmente – c’est exact - ces dernières années en oubliant de dire que dans la même période la délinquance des adultes à elle encore plus augmenté donc au final la part de la délinquance des jeunes diminue.

On affirme qu’entre la rue et la prison il n’y a rien en oubliant notamment pour avoir eté crée ces dernières années en sus des équipements existants les 45 Centres éducatifs fermés, les 100 Centres éducatifs renforcés sinon les 6 Etablissements pénitentiaires pour mineurs i présentés comme le fer de lance de la politique lancée à cors et à cris en 2002 par cette majorité qui a débouché au final sur le démantèlement de la justice pénale des mineurs que nous connaissions. Mais tout cela est occulté. Des centaines de millions d’euros dépensés depuis 2002.

Contrairement à ce qu’avance M. Ciotti qui se moque des données objectives on ne part de zéro..

Même la manière de présenter la population qui serait concernée par ces nouvelles dispositions est présenté grossièrement. On parle de 300 mineurs récidivistes par an en France et de quelques milliers de jeunes réitérants, chiffres minorés traduisant une méconnaissance de la réalité de la delinquance juvenile : quand un jeune hors la loi commet un délit il en commet 10 ! Certes ils restent minoritaires à être vraiment inscrit dans la delinquance. C’est bien aux causes de cette séquence de vie qu’il faut s’attaquer.

En vérité une nouvelle fois il faut l’affirmer haut et fort que rien ne justifie aujourd’hui que l’on mette à bat le dispositif de réponse à la délinquance juvénile. En revanche il serait temps de mener une politique de prévention de la primo-délinquance. Et là il ne s’agit pas de faire appel à d’anciens militaires. Silence radio sur ce point de M. Ciotti.

Certes certains jeunes seront plus difficilement insérables dans la société que d’autres. Parfois, on n’y parviendra pas, mais dans 87% des cas un jeune délinquant pendant sa minorité ne le sera plus devenu majeur. Là encore quel démenti à M. Ciotti qui avance que généralement les mineurs délinquants le resteront devenus majeurs. Si tel était le cas avec 210 000 jeunes présentés comme délinquants chaque année nous serions envahis de délinquants majeurs.

Nous disposons d’un arsenal juridique performant ; il faut aujourd’hui donner des moyens aux travailleurs sociaux et aux juges de faire leur travail et pour cela leur donner du temps et pour faire confiance. Les solutions simplistes à des problèmes difficiles n’ont jamais produit ici come ailleurs des résultats inscrits sur la durée ? La caravane des délinquants des USA des années 80 a marqué ses limites

En vérité ces Ciottinades d’été sentent la pré campagne électorale avec sa démagogie et les gros sabots. C’est plus facile rendre le s jeunes responsables de tous les maux de notre société et d’avancer qu’on va les mater que de soutenir qu’il faut du temps et du temps pour faire sa place dans la société à quelqu’un qui à tort ou à raison pense ne pas l’avoir et qui a une estime de soi souvent réduite, qui n’a confiance ni ne lui en quiconque.

Si on tient un discours de raison fondé sur l’expérience on passe pour un faible, un dangereux laxiste.

Reste que sur le fond cette idée de mobiliser l’armée chère à M. Ciotti et aussi chez des gens comme Ségolène Royale participe de la même démarche simpliste : l’autorité est la valeur première. Il faut mater les récalcitrants. Il faut leur faire peur - la crainte de la sanction sera la meilleure des préventions avance-t-on pour justifier un droit pénal de sanction à l’acte -; il faut les cadrer, y compris par en faisant preuve d’autorité. Et puis il faut leur inculper quelques valeurs qui leur aurait échappé : l’honneur, patrie, la nation, le drapeau. On vient de voir en Norvège combien ce discours mal digéré pouvait être dangereux.

On néglige l’expérience des professionnels de terrain. Pire, on se défie d’eux : les militaires seraient des meilleurs pédagogues que les travailleur sociaux. On a des raisonnements simplistes fondés sur les reflexes premiers et primaires. On connait les limites des théories comportementalistes qui inspirent M. Ciotti et ses proches. Ils n‘osent pas le dire, mais ils le pensent forts : « Une bonne guerre leur apprendrait à vivre à ces petits cons ! » A ce rythme on en viendra à proposer une section jeunes à la Légion Etrangère !

Bien évidemment on passe à côté de ce que l’on sait de ces jeunes qui sont hors la loi. On commet des erreurs psychologiques de débutants : pas un jeune sur dix acceptera d’aller dans ces centres disciplinaires en alternative à la prison ! Déjà ils refusent les EPM jugés par eux trop exigeants par rapport à la prison classique – la scolarité y est obligatoire pour tous. Il faudra du travail pour les convaincre d’accepter cette orientation et déjà … gagner leur confiance. Mais là commence les difficultés d’entendement de M. Ciotti : de fait ces jeunes sont des personnes et non de vaches parquées dans un champ avec un courant à 5 volts pour les contenir.

Après avoir pilonné sur 10 ans, puis torpillé avec succès en cette année 2011, le droit pénal des mineurs pour le ramener au droit des adultes et en revenir ainsi au XIX° siècle, elle veut nous proposer maintenant les colonies pénitentiaires de jadis pour mater la vermine des banlieues.

Jugulaire, jugulaire ! On peut s’arrêter à la version soft ; on peut aussi voir ressurgir à l’esprit des images noires d’une certaine époque et de certains régimes

Il faut donc vite couper court à ces fausses bonnes initiatives et ne leur laisser aucun espoir de se développer.

(1) Un récidiviste est une personne déjà été condamnée dans les 5 ans qui précède ; un réitérant est une personne qui repasse à l’acte avant d’avoir été condamnée
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gérard menvussa

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