LA CLASSE OUVRIERE ET LA JEUNESSE ESPAGNOLES SOULEVENT LE COUVERCLE (CCI-T)

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LA CLASSE OUVRIERE ET LA JEUNESSE ESPAGNOLES SOULEVENT LE COUVERCLE (CCI-T)

Message  polo2010 le Lun 23 Mai - 19:46

Le dernier tract du CCI(T) daté du 23-05-11 en rapport avec la situation en Espagne
Bonne lecture
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LA CLASSE OUVRIERE ET LA JEUNESSE ESPAGNOLES SOULEVENT LE COUVERCLE


Plus encore qu’en France, la classe ouvrière et la jeunesse espagnoles subissent de plein fouet la crise du capitalisme : officiellement 21 % de chômeurs et plus de 40 % pour les jeunes ! Comme en France, elles subissent de plein fouet les attaques tous azimuts du gouvernement et du patronat : licenciements, baisse des salaires, déréglementation du droit du travail, liquidation des droits sociaux, retraites, etc… En France, ce sont Sarkozy et l’UMP qui mettent en œuvre cette politique. En Espagne, Zapatero et le PSOE gouvernent. Mais le respect des exigences du Capital étant au centre de la politique poursuivie de part et d’autre, le résultat est le même des deux cotés des Pyrénées. En France, travailleurs et jeunes veulent évidemment se débarrasser de Sarkozy, tout en sachant que les élections de 2012 ne leur laisseront guère le choix, en cas de duel au 2ème tour entre Sarkozy et le candidat du PS, pour provoquer une rupture réelle avec les exigences du capitalisme. C’est l’amère expérience dont les travailleurs et les jeunes font les frais en Espagne. De surcroît, en Espagne comme en France, les dirigeants syndicaux refusent tout combat centralisé contre le gouvernement et le patronat, ils multiplient les actions disloquées et sans perspectives pendant qu’ils acceptent de négocier toutes les régressions.
Bousculant tous ces obstacles que nous connaissons bien nous aussi, ouvrant une brèche dans l’impasse collective où les dirigeants des partis ouvriers traditionnels et des syndicats les enfermaient, la classe ouvrière et la jeunesse espagnole relèvent la tête : inspirées par les révolutions en Tunisie et en Egypte, c’est spontanément et en dehors de tout contrôle des appareils bureaucratiques du mouvement ouvrier qu’ils occupent depuis une semaine et avec une force grandissante les places principales des municipalités. Dans ces assemblées, toutes les questions sont librement discutées : quelles sont les revendications, quelles solutions à la crise, quel gouvernement et quelle politique sont nécessaires.
Le premier acte d’une crise révolutionnaire vient de s’ouvrir en Espagne. C’est un immense appel d’air pour la classe ouvrière et la jeunesse en France, confrontées aux mêmes difficultés. La construction, l’organisation et la centralisation d’une force représentative, indépendante et démocratique de la classe ouvrière et de la jeunesse, telle qu’elle commence à apparaître dans les assemblées de villes, l’élaboration du programme des revendications, l’exigence de la rupture des dirigeants syndicaux avec la bourgeoisie, la perspective d’un gouvernement des travailleurs eux-mêmes s’attaquant résolument au capitalisme sont au cœur de ce processus. La construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire est indispensable pour défendre cette orientation.

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Le CCI(T) communique ci-dessous l’appel de nos camarades trotskystes espagnols en date du 21 mai 2011 :

À TOUS LES TRAVAILLEURS, À TOUS LES JEUNES
A CEUX QUI SONT SUR LES PLACES ET AUX AUTRES QUI N’Y SONT PAS ENCORE


Des dizaines de milliers de jeunes (étudiants, travailleurs et chômeurs) occupent les places centrales des villes espagnoles et organisent des assemblées chaque jour plus massives et avec une plus grande participation d'adultes.
Le mouvement est extrêmement populaire auprès de tous les travailleurs du pays, parce qu'il traite des véritables problèmes que les masses rencontrent et des solutions pour en finir :
• avec le chômage, qui a fortement augmenté ces derniers temps,
• avec les contrats précaires et les salaires de misère qui ne permettent pas aux jeunes d'être indépendants,
• avec les crédits d’accès à la propriété qui nous étranglent, avec les expulsions locatives, avec les prix des loyers qui ne permettent pas de se loger,
• avec les coupes sociales, la réforme des retraites et les privatisations,
• avec l'utilisation de l'argent public pour sauver les banques privées,
• avec les subventions publiques aux partis politiques, aux syndicats, au patronat et aux Eglises, avec le gaspillage de l'argent pour tous les grands événements d’autopromotion du régime, avec la Monarchie…
• avec la corruption et l'impunité des corrompus,
• avec les interventions militaires espagnoles à l'étranger,
• et tant d’autres choses qui sont décidées contre nous par le pouvoir, pour nous faire payer la crise créée par la faim insatiable de bénéfices du grand capital.

Ils nous disent qu’ils n’ont pas de logement, pas de travail, pas de futur…mais qu’ils n’ont plus peur, et qu’ils refusent d'abandonner les places et assemblées malgré les interdictions de manifester formulées par la commission électorale et les ministres du Gouvernement.

Ils font l’Histoire et ils le savent. Ils ont décidé qu'il était nécessaire de mettre un terme à la dictature des banques et du capital. Ils ont décidé de prendre leur présent et leur futur dans leurs mains et d'appeler pour cela à la démocratie réelle.
Les banques, le patronat, le gouvernement, les dirigeants des partis et des organisations qui travaillent à la défense du système capitaliste, sont déconcertés et pris de panique. Leur pire cauchemar c’est que ce mouvement s’étende à toutes les couches des travailleurs de l’Etat Espagnol ainsi qu’à d'autres pays.
Le moment est unique. Il faut se rendre massivement sur les places, supporter dans la rue et défendre les assemblées malgré les interdictions. Il faut organiser un réseau dense d'assemblées dans tous les quartiers ouvriers, dans les usines et bureaux, dans les universités pour étendre le mouvement. Il faut centraliser les actions au moyen de comités élisant des délégués choisis dans ces assemblées et révocables à tout moment. Il faut oser rêver qu'il est possible d'organiser la société, l'économie et le gouvernement du point de vue des nécessités des travailleurs et sous le contrôle des travailleurs. ET il faut s’organiser pour l'obtenir.
Il faut une issue à la crise : mais seuls nous les travailleurs, avec nos méthodes démocratiques propres, nous pouvons la régler :
• Nationalisation des banques sans indemnisation ni rachat !
• Interdiction des heures supplémentaires et réduction de la journée de travail sans réduction de salaire pour mettre un terme au chômage !
• Nationalisation des terrains urbains et plan de logement public pour tous. Abrogation de la Loi sur les hypothèques !
• Retrait des secrétaires généraux Toxo (syndicat CCOO) et Méndez (syndicat UGT) des tables de négociations avec le gouvernement !
• Abrogation du plan de réforme des retraites et de la réforme du travail !
• Plus une seule attaque de plus contre les droits sociaux et le code du travail !
• Retour immédiat de toutes les troupes espagnoles présentes à l'étranger !
• A bas la Monarchie !

Germinal-noyau en défense du marxisme, 21 mai 2011.




polo2010

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