Lutte ouvrière

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Re: Lutte ouvrière

Message  Roseau le Jeu 16 Fév - 0:50

Concernant la Grèce, LO je ne sais pas vraiment,
mais le NPA par a multiplié les efforts de mobilisation unitaire et a été,
avec les grecs en France, artisan des mobilisations
(voir fil Grèce).

Mais Eugène a raison: nous sommes loin du compte.
En 36 il fallait se porter aux côtés du peuple espagnol par TOUS les moyens.
Aujourd'hui, il faut se porter aux côtés du peuple grec, par TOUS les moyens.
Nous sommes tous grecs
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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Jeu 16 Fév - 22:21

Un "programme de lutte" pour Nathalie Arthaud Clémentine Rebillat 16 février 2012

Les travailleurs, sont au programme avec deux thèmes principaux : interdiction des licenciements et partage du travail.

EDUCATION : PLUS DE PROFESSEURS

Peu disserte sur le sujet, Nathalie Arthaud estime qu’il est possible d’embaucher dans l’éducation nationale, sans esquisser de politique claire d’éducation.

Plus d’embauches. L’accroissement de la dette n’a pas servi à l’éducation, accuse Nathalie Arthaud, qui assure que l’argent, par exemple investi dans l’avion Rafale, pourrait être dépensé dans des postes à l’école.

EMPLOI : SALAIRES EN HAUSSE ET LICENCIEMENTS INTERDITS

Les travailleurs : c’est le coeur du programme de Nathalie Arthaud. Elle rejette en bloc toute analyse se fondant sur le coût du travail et propose le contrôle des salariés sur les entreprises.

Interdire les licenciements. Pour lutter contre le chômage, elle propose l’interdiction des licenciements. Le patronat devra puiser dans ses profits pour garantir les emplois.

Augmenter les salaires. Nathalie Arthaud prône une politique salariale expansive, avec un salaire minimum à 1.700 euros, indexé sur l’inflation. Les pensions et les retraites seraient également augmentées.

Instaurer le contrôle des travailleurs. Nathalie Arthaud va plus loin que la simple participation : les entreprises doivent être soumises au contrôle de tous, d’abord des travailleurs, mais aussi des consommateurs et des usagers.

Répartir le travail. En cas de baisse d’activité, Nathalie Arthaud prône la répartition du travail. Le patronat pourra baisser les cadences, diminuer les horaires mais devra garder les travailleurs et garantir les salaires.

Des embauches de fonctionnaires. Nathalie Arthaud veut également imposer à l'État l'embauche dans les services publics, mais aussi la création de nouveaux services publics là où le secteur privé est manifestement défaillant.

ENERGIE : LA TRANSPARENCE PAR LES TRAVAILLEURS

Nathalie Arthaud n’a pas de position claire sur la sortie du nucléaire ou les économies d’énergie, arguant que c’est le capitalisme qui fait un usage pervers de l’industrie nucléaire.

La fin du capitalisme comme préalable. La candidate estime qu’il est nécessaire d’en finir avec le système capitaliste pour que les progrès techniques profitent à toute la société sans détruire ni les hommes ni la planète

Des travailleurs qui informent le grand public. Pour Nathalie Arthaud, les travailleurs doivent pouvoir échanger toutes les informations dont ils ont connaissance et qu’ils les rendent publiques sans aucune entrave. De cette façon, les centrales nucléaires pourraient devenir totalement transparentes.

La fin du secret industriel. Nathalie Arthaud propose de supprimer toutes les entreprises le secret industriel et commercial, le secret des affaires.

LES ETATS-UNIS SOCIALISTES D’EUROPE

Nathalie Arthaud rejette l’Union européenne et préfère évoquer une union des travailleurs européens.

Rejet de l’Union européenne. Nathalie Arthaud et Lutte ouvrière assurent que les révolutionnaires sont favorables à tout ce qui va dans le sens de l’unification des nations. Mais la Constitution européenne, rejetée en 2005 et resservie par Sarkozy en 2007, traduit la domination des pays européens les plus puissants (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie) sur les plus faibles.

Le début d’une union mondiale des peuples. Pour Nathalie Arthaud, les travailleurs pourront fonder des Etats-Unis socialistes d’Europe en se débarrassant du capitalisme. Ce sera alors le début d’une union de tous les peuples à l’échelle mondiale.

IMPOTS : LES ENTREPRISES ET LES HAUTS REVENUS VISES

Nathalie Arthaud propose une hausse de la fiscalité sur les société et sur les hauts revenus. Quant à la finance, elle l’affronte en expropriant les banques.

Des entreprises plus taxées. Nathalie Arthaud propose de rehausser l'impôt sur les Sociétés à 50% minimum.

Les hauts salaires sollicités. Le parti souhaite aussi une augmentation des impôts pour les hauts salaires.

Pas de baisse des autres impôts. Quand Lutte ouvrière évoque la hausse des impôts, c’est pour mentionner qu’elle doit être accompagnée d’une hausse des salaires, pas pour proposer une baisse.

La fin des banques. L’expropriation des banques sans indemnités voulue par Nathalie Arthaud correspondrait à un prélèvement important sur l’économie. L’objectif est de soumettre leur activité au contrôle de la population.

INSTITUTIONS : LA LUTTE, RIEN QUE LE LUTTE

L’opinion de Nathalie Arthaud et de Lutte ouvrière sur la forme du gouvernement est simple : il faut briser le cadre.

Refuser le jeu institutionnel. Nathalie Arthaud estime que les institutions actuelles préservent la domination sociale de la bourgeoisie capitaliste.

Le changement par la lutte. Le progrès, pour les travailleurs, n’est jamais venu des gouvernements, prône Nathalie Arthaud. Le salut passe donc par la révolte et des luttes sociales assez puissantes pour briser le cadre qui s’appuie sur le pouvoir économique et social de la grande bourgeoisie.

LOGEMENT : REQUISITIONS ET SERVICE PUBLIC

La candidate de Lutte ouvrière s’accommode dans un premier temps du marché, avec l’augmentation des salaires, avant d’instaurer un service public du logement.

Augmenter le pouvoir d’achat. La candidate de Lutte ouvrière propose dans un premier temps une augmentation des salaires pour que les travailleurs aient les moyens de payer les prix proposés sur le marché de l’immobilier.

Un service public du logement. Pour Nathalie Arthaud, le secteur privé étant manifestement défaillant, il faut faire du logement un service public à prix coûtant, en réquisitionnant les terrains, les entreprises du BTP, les capitaux. Cela serait possible en arrêtant de subventionner l’industrie d’armement, selon la candidate.

SECURITE : UN DIAGNOSTIC ALTERNATIF

Pour Nathalie Arthaud, l’insécurité est un sous-produit du capitalisme.

Le chômage comme origine. Nathalie Arthaud dénonce le chacun pour soi, les incivilités, l’insécurité et l’augmentation de la criminalité comme les conséquences du chômage.

Faux débats. Lutter contre l’insécurité passe par la lutte contre le chômage, estime Nathalie Arthaud, qui récuse les accusations portées contre les immigrés. Selon elle, les dirigeants politiques et les experts de l’information entretiennent de faux débats sur ces questions.

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Ven 17 Fév - 21:45

A Clermont, Nathalie Arthaud s'attaque à Sarkozy...et à Michelin

La méconnue candidate de Lutte Ouvrière s'est montrée très optimiste quant à ses chances d'obtenir les 500 parrainages indispensables.
La seule candidate communiste. C'est ainsi que Nathalie Arthaud se situe dans la course à la présidentielle, profitant de l'absence de candidat au PCF. Ce n'est pas Mélenchon, "un mitterrandolâtre" qui pourrait lui disputer le titre, selon elle. Quant à Philippe Poutou, il semble peiner à obtenir ses 500 signatures au nom du NPA.

Au contraire de Nathalie Arthaud qui se dit "optimiste". "Nous les aurons". Grâce à un réseau de militants (réputés d'ailleurs pour leur dévouement) qui sillonnent la France avec "leur voiture" et sur leurs "propres deniers".

En même temps que Sarkozy

C'est donc avec une certaine assurance que la candidate se présente ce soir face aux militants dans une réunion publique à la Maison des Peuples de Clermont-Ferrand.

Au moment même où Nicolas Sarkozy doit annoncer sa candidature au journal télévisé de TF1. Deux allocutions, deux mondes. De cette intervention, elle n'en attend évidemment rien. Sinon une campagne violente : " Pendant trois mois, ça va être une campagne d'insulte contre les travailleurs" craint-elle, en se basant notamment sur la proposition de référendum sur les chômeurs qu'a promise le président-candidat.

Les " travailleurs "

Des travailleurs, qu'elle défend avec davantage de douceur, au moins dans l'expression qu'Arlette Laguiller. Y compris à Clermont-Ferrand, cité de Michelin. Pointant les bénéfices de la multinationale (1 462 millions d'euros pour 2011), la candidate s'interroge avec une fausse naïveté : " Cela signifie qu'il va augmenter le salaire des ouvriers ? Je ne me fais pas d'illusion ". Pour elle, le bénéfice s'est fait "sur le dos des travailleurs, avec des cadences dingues et des contrats précaires ".

Beaucoup plus bavarde sur la situation de la France que sur celle de la Grèce, Nathalie Arthaud ne semble pas abattue par les sondages qui la donnent tout au plus à 1 % d'intentions de vote. "S'il y avait 500.000 élécteurs qui se portent sur moi, ça voudrait quand même dire 500.000 travailleurs prêts à en découdre ".

Thibaut SOLANO

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Re: Lutte ouvrière

Message  le glode le Ven 17 Fév - 22:45

En 36 il fallait se porter aux côtés du peuple espagnol par TOUS les moyens.
Aujourd'hui, il faut se porter aux côtés du peuple grec, par TOUS les moyens.
Nous sommes tous grecs

Reste à étudier le sens de la mesure
Passage de la quantité à la qualité

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Re: Lutte ouvrière

Message  Roseau le Ven 17 Fév - 22:47

Puisque Le Glode me cite sur la Grèce, qui concerne tous, LO compris

La Grèce est le laboratoire de l’austérité en Europe !
Résistons partout en Europe !
Solidarité avec le peuple grec !
Non au sacrifice des peuples sur l’autel de la finance !

MANIFESTATION SAMEDI 18 FEVRIER 2012 à 14H Métro Trocadéro au parvis des droits de l’Homme
Signataires : (au 17 février 8h)
LDH, Initiative des travailleurs et étudiants grecs de Paris, Nouveau Parti Anticapitaliste, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, Union Syndicale SOLIDAIRES, ATTAC, Marche Mondiale des Femmes, Convergences et Alternative, FASE, Marches Européennes, Parti de Gauche, Les Alternatifs, Gauche Unitaire, Mémoire des luttes Initiatives Pour un Autre Monde Alternative Libertaire M12M PARIS Les indignés
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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Sam 18 Fév - 12:20

Arthaud comme « candidate communiste » : le va-tout de L.O. 17 février 2012

Cela passe inaperçu, car il n'y a plus grand monde à maîtriser l'économie politique trotskyste (les trotskystes mutant en « anti-capitalistes » voire même en « maoïstes » pour les cas les plus extrêmes).
Et pourtant, Lutte Ouvrière joue toute sa vie dans les élections présidentielles qui arrivent. Naturellement, l'absence d'Arlette Laguiller pèse très lourd, et c'est cela que remarquent surtout les commentateurs bourgeois ou les gens ne connaissant pas Lutte Ouvrière ni sa stratégie historique.
Mais Lutte Ouvrière connaît un moment historique, un moment où tout va se vérifier... ou bien échouera et l'organisation implosera immanquablement. De quoi s'agit-il pour que cela ait autant d'importance pour Lutte Ouvrière ?

Les trois variantes du trotskysme en France

Il faut savoir que le trotskysme existe sous trois variantes en France (la France étant un bastion du trotskysme historique, rappelons-le).
a) Il y la variante « dialectique des fronts de lutte » qui est mouvementiste et historiquement semi-guévariste (Guevara est trotskyste sans le savoir, les Vietnamiens sont trotskystes sans le savoir, etc.). La « Ligue Communiste Révolutionnaire » en est le représentant historique (avec sa structure internationale le « Secrétariat Unifié de la 4ème Internationale. »
b) Il y a la variante néo-syndicaliste parasitant le Parti Socialiste, portée par « l'Organisation Communiste Internationliste » devenue « Parti Communiste Internationaliste » devenu « Parti des Travailleurs » devenu « Parti Ouvrier Indépendant. »
c) Il y a la variante « ouvriériste » se posant en alternative au Parti « Communiste » français : c'est Lutte Ouvrière.
On comprend maintenant très facilement pourquoi Lutte Ouvrière joue toute son existence dans les prochaines élections. Il n'y aura en effet pas de candidat du Parti « Communiste » français.
Lutte Ouvrière peut donc, enfin, au bout de 50 années d'attente, se poser en défenseur invariant des ouvriers. D'où la campagne : « Arthaud, une candidate communiste. »
Voici comment est présentée la chose dans le numéro de février 2012 de « Lutte de classe », l'organe théorique de Lutte Ouvrière.
L'article résume la stratégie rien que dans son titre : « Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière - Une candidate communiste à l’élection présidentielle de 2012. »
On y lit donc (c'est nous qui soulignons) :
« Le choix de la direction du PCF de mettre le dévouement de ses propres militants à la disposition de Mélenchon est l’aboutissement ultime de toute une évolution.
Il appartient aux électeurs du PCF d’en tirer toutes les conclusions qui en découlent.
Mais il est important que le communisme soit représenté dans cette élection. Important par rapport à cet événement ponctuel que représente l’élection présidentielle de 2012.
Mais important encore plus pour l’avenir. L’élection terminée, restera entier le problème de reconstruire dans ce pays un parti qui, de par ses références passées, continue à représenter ce qu’ont représenté successivement le PS à ses origines lointaines et le PCF à sa naissance, en écho à la révolution prolétarienne de 1917 en Russie ; un parti qui reprenne le flambeau de la lutte pour l’émancipation du prolétariat et pour le renversement révolutionnaire du pouvoir politique et économique de la bourgeoisie.
La crise, qui se traduit dans un premier temps tout naturellement par l’inquiétude et la démoralisation du monde du travail, finira par pousser à la colère. Mais la colère, même lorsqu’elle mène à la violence, ne conduit pas nécessairement à la conscience de classe, à la conscience que la classe ouvrière a la possibilité et les moyens de renverser le pouvoir de la bourgeoisie. Pour cela, un parti communiste révolutionnaire est indispensable.
Un tel parti ne surgira pas des seules élections. Il naîtra et s’aguerrira dans les luttes futures que le prolétariat devra mener pour sa survie et qui feront surgir des femmes, des hommes, des jeunes, prêts à œuvrer pour la transformation sociale.
Le parti ne pourra naître que si des milliers de travailleurs en arrivent à la conscience de cette nécessité-là. Il naîtra lorsque, dans une partie de la jeunesse, y compris intellectuelle, apparaîtra la conscience que la société actuelle est condamnée et que cette jeunesse ne se contentera pas de s’indigner des injustices et de la folie de la société actuelle, mais voudra combattre pour y mettre fin.
Mais il est important, lorsque la vie elle-même, les événements, mèneront à la révolte toute une partie de la jeunesse, qu’elle trouve un courant et des militants pour lui transmettre la tradition communiste révolutionnaire, avec son capital d’expériences tirées de combats antérieurs du mouvement ouvrier.

C’est dans cette perspective que milite Lutte Ouvrière.

C’est cette perspective qu’a incarnée Arlette Laguiller à l’occasion des élections présidentielles précédentes. C’est cette perspective qu’entend incarner Nathalie Arthaud dans l’élection présidentielle d’avril 2012.
Toutes celles et tous ceux qui s’associent à sa campagne, qui participent à la propagation des idées communistes et des objectifs de lutte qui les expriment dans la situation de crise, auront par la même occasion apporté leur pierre à la reconstruction d’un parti ouvrier révolutionnaire, un parti communiste. »
De fins observateurs auront remarqué que la fin de ce long passage ne présente rien d'original en soi : Lutte Ouvrière a toujours dit cela.
Mais justement parce que cette organisation a toujours dit cela, il y a l'importance énorme du début du passage.
Si Lutte Ouvrière n'a jamais encore refondé le « Parti ouvrier » tant nécessaire, c'est parce que l'objectif trotskyste est dans sa matrice, et c'est objectif c'est la destruction du Parti Communiste français « stalinien. »
Bien entendu, le Parti « Communiste » français n'a plus rien à voir avec Staline, et nous qui nous revendiquons de Staline mettons des guillemets au mot « communiste » pour cette raison.
Mais Lutte Ouvrière ne voit pas cela et continue de vivre, depuis 50 années, sur cette obsession, cette démarche anti-communiste s'appuyant d'ailleurs sur les professeurs et l'aristocratie ouvrière.
Et donc, avec ces élections présidentielles, arrive le jour tant attendu, préparé depuis 50 ans (voire plus même en fait, l'organisation étant fondée dans les années 1930 et reconstruite à la fin des années 1940). Celui où Lutte Ouvrière peut « remplacer » le PCF « stalinien. »
L.O. peut-il remplacer le P « C » F en s'appuyant sur le « programme de transition »?
Est-ce possible ? Non, cela n'a aucun sens, puisque c'est une totalement vision mécanique. Un Parti révolutionnaire authentique est auto-suffisant ; ce n'est pas parce qu'un grand parti s'effondre qu'un petit grandit, mais c'est la vision de Lutte Ouvrière qui raisonne en terme trotskysme/stalinisme, et si le stalinisme disparaît, alors mécaniquement le trotskysme prend sa place.
Pour Lutte Ouvrière, le « faux » communisme » agonisant va, mécaniquement, être remplacé par le « vrai », car le faux était là pour barrer la route au vrai.
Lutte Ouvrière a tout misé dessus, n'hésitant pas à éjecter les gens favorables à une union (notamment avec le NPA), quitte à s'allier aux socialistes aux municipales pour survivre, tout cela au nom du « grand jour. » Le « grand jour » de pouvoir remplacer le PCF « stalinien », en s'appuyant sur officiellement 8400 adhérents qui doivent permettre de diffuser suffisamment le « rappel à l'ordre » pour que la base du PCF rejoigne Lutte Ouvrière donnant alors, enfin, naissance au nouveau parti.
Et d'où vient la conception de Lutte Ouvrière ? Bien entendu, du programme de transition de Léon Trotsky.
Celui-ci explique :
« L'orientation des masses est déterminée, d'une part, par les conditions objectives du capitalisme pourrissant; d'autre part, par la politique de trahison des vieilles organisations ouvrières. De ces deux facteurs, le facteur décisif est, bien entendu, le premier : les lois de l'histoire sont plus puissantes que les appareils bureaucratiques.
Quelle que soit la diversité des méthodes des social-traîtes - de la législation "sociale" de Léon Blum aux falsifications judiciaires de Staline - ils ne réussiront jamais à briser la volonté révolutionnaire du prolétariat.
De plus en plus, leurs efforts désespérés pour arrêter la roue de l'histoire démontreront aux masses que la crise de la direction du prolétariat, qui est devenue la crise de la civilisation humaine, ne peut être résolue que par la IV° Internationale. »
C'est précisément avec ce passage de Trotsky qu'on peut comprendre le passage cité plus haut et tiré de l'organe théorique de Lutte Ouvrière :
« Mais il est important, lorsque la vie elle-même, les événements, mèneront à la révolte toute une partie de la jeunesse, qu’elle trouve un courant et des militants pour lui transmettre la tradition communiste révolutionnaire, avec son capital d’expériences tirées de combats antérieurs du mouvement ouvrier. »
La preuve de cela – s'il en est besoin – est ce que dit Trotsky, toujours dans le programme de transition :
« Contre la cherté de la vie, qui , au fur et à mesure que la guerre se rapprochera, prendra un caractère de plus en plus débridé, on ne peut lutter qu'avec le mot d'ordre de l'ECHELLE MOBILE DES SALAIRES. Les contrats collectifs doivent assurer l'augmentation automatique des salaires, corrélativement à la montée des prix des articles de consommation. »
Et quel est le mot d'ordre de Lutte Ouvrière ? On l'aura compris, bien évidemment il s'agit de l'échelle mobile des salaires.
Cette revendication de l'échelle mobile est reprise à tous les niveaux dans la propagande de Lutte Ouvrière, elle est présentée dans toutes les situations possibles.

L'inévitable agonie de Lutte Ouvrière

Comme on le voit, la stratégie de Lutte Ouvrière est parfaitement ficelée. Lutte Ouvrière a une approche trotskyste visant à « remplacer » l'anomalie historique qu'aurait été un PCF « stalinien. »
Mais cela n'a pas de sens, pas plus que n'a de sens la tentative du PRCF de revenir aux PC des années 1980, de la Coordination Communiste de revenir à celui des années 1970, de l'URCF de revenir à celui des années 1960, etc.
Un Parti Communiste ne peut naître que comme synthèse scientifique en tant que vision du monde – le socialisme scientifique – dans un processus de fusion avec la classe ouvrière et les larges masses.
Cette synthèse, Voie Lactée y travaille. Mais Lutte Ouvrière n'y travaille pas ; ses positions sont simplement économiques (et de là politiques, ce qui est juste sur ce point car la politique c'est de l'économie condensée comme disait Lénine), cependant, il n'y a pas tout l'arrière-plan qu'est le matérialisme dialectique (que Lutte Ouvrière rejette), ce qui amène des erreurs fatales.

Des erreurs, et des fautes : Lutte Ouvrière ne comprend rien à la Biosphère et à la crise écologique de notre planète, alors que cette organisation prétend partir d'un point de vue « mondial. »
Comment peut-on dire que l'on part du point de vue mondial, que la révolution sera mondiale, et oublier simplement des questions mondiales ? Cela montre le caractère abstrait de Lutte Ouvrière.
Lutte Ouvrière aura ainsi du mal à passer ces élections présidentielles, car un échec comme une réussite montrerait le caractère abstrait, formel, intellectuel bourgeois, de ce plan de remplacement du P « C » F.
Si Lutte Ouvrière a tenu jusqu'à présent, c'est en raison de « l'identité » de ce plan et pas autre chose. Ce plan s'effondrant, Lutte Ouvrière s'effondrera avec son identité en faillite, dans ce qui aura été une démarche d'un formalisme français le plus complet.

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Re: Lutte ouvrière

Message  verié2 le Sam 18 Fév - 12:26

On comprend maintenant très facilement pourquoi Lutte Ouvrière joue toute son existence dans les prochaines élections
Cet article est un tissu d'âneries, dont celle-ci n'est pas forcèment la plus énorme.
Sources ? Auteur ? Ca serait bien de les indiquer systématiquement.

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Re: Lutte ouvrière

Message  Babel le Sam 18 Fév - 13:03

verié2 a écrit:
On comprend maintenant très facilement pourquoi Lutte Ouvrière joue toute son existence dans les prochaines élections
Cette article est un tissu d'âneries, dont celle-ci n'est pas forcèment la plus énorme.
Sources ? Auteur ? Ca serait bien de les indiquer systématiquement.
Même perplexité passablement ébouriffée.
Une recherche de quelques minutes permet cependant de trouver le site hébergeur de ce genre d’inepties. Il s’intitule voie-lactée. Et on y trouve ça, entre autres perles bourrées de ravissantes iconographies.

(Repris ici, au cas où le lien ne fonctionnerait pas : http://voie-lactee.fr/staline-anarchisme-ou-socialisme-th%C3%A9orie-mat%C3%A9rialiste-1906



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Re: Lutte ouvrière

Message  Invité le Dim 19 Fév - 2:11

Bon.
Ils se revendiquent de Staline et expliquent que si le PCF n'est plus "communiste" c'est, selon eux, parce qu'il n'est plus stalinien.
Du coup je les trouve plutôt gentillet puisque ceux dont ils se revendiquent pratiquaient l'assassinat et la déportation des militants trotskistes...

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Re: Lutte ouvrière

Message  Copas le Dim 19 Fév - 2:33

Willie Maley a écrit:Bon.
Ils se revendiquent de Staline et expliquent que si le PCF n'est plus "communiste" c'est, selon eux, parce qu'il n'est plus stalinien.
Du coup je les trouve plutôt gentillet puisque ceux dont ils se revendiquent pratiquaient l'assassinat et la déportation des militants trotskistes...

Oh, ils sont donc un peu dégénérés, et forcément dans l'époque que nous vivons, un stalinisme sans bureaucratie, c'est ben compliqué,du coup les vieilles aigreurs contre les trotskystes manquent de niaque. Bref je ne pense plus que ce soient des énnemis , sauf ceux qui soutiennent le Parti Capitaliste Chinois...

Mais forcément il y a encore de gros soucis.

Pris sur leur site :



Le maréchal que voilà
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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Dim 19 Fév - 11:28

oui y a du lourd Laughing
Le lien est toujours dans le titre comme il se doit...
Ce n'est pas la 1ère fois qu'un bulletin LO s'attire les foudres judiciaires, mais peut être que les camarades se seraiennt trop avancés Question Pour autant vu les calomnies perpetuelles que balancent la presse bourgeoise sur les orgas et sur le prolétariat, soutien sans faille à la camarade...

Une militante Lutte Ouvrière jugée pour diffamation 16/02/2012 Clémence Glon

Attaqué dans un journal militant pour avoir menacé de licenciement un employé blessé, un directeur d’atelier d’Alstom porte plainte pour diffamation.

Chaque quinzaine, le parti Lutte ouvrière imprime un journal militant de deux pages distribué à la sortie des ateliers d’usine à Belfort. Le numéro du 3 octobre 2011, contenait-il une phrase de trop ? Une question toute vue selon le directeur d’atelier d’Alstom mis en cause. Le feuillet partisan, qui circule aux portes de l’entreprise, relate une histoire qui s’est passée dans son bâtiment au mois de juillet. En voulant envoyer une cagette dans une benne à ordures, un travailleur se blesse au visage. Pourtant, l’employé n’ira pas à l’infirmerie et aucun accident du travail n’a été déclaré. Le blessé en question est un homme handicapé mental et recruté par le biais d’un centre Escat (établissement de service d’aide par le travail). Affirmant au directeur ne pas avoir besoin de soins, il aurait préféré continuer son travail.

Pourtant, le journal LO affirme que le directeur « a reproché [au travailleur] de vouloir se rendre au service médical […]. Et pour l’en dissuader, il l’a menacé de licenciement si cet accident était déclaré ». Une « calomnie » selon le directeur d’atelier qui porte plainte pour diffamation.

Derrière les lignes incriminées, une femme d’une soixantaine d’années, à la retraite de l’Éducation nationale, qui comparaissait hier devant le tribunal de Belfort. Cassier judiciaire vierge. La militante explique simplement comment elle a eu vent de l’histoire. Des employés, qui auraient parlé à l’homme blessé, évoquent de façon certaine la menace lancée. Entendu par la police le 1er novembre, le travailleur handicapé maintient cependant que « ce monsieur a toujours été gentil avec [lui] ».

« Comment un handicapé mental aurait pu prendre la décision de ne pas déclarer l’accident ? » s’interroge André Chamy, avocat de la défense.

Le procureur de la République réclame à l’encontre de la prévenue, une peine de 3 000 euros d’amende, assortie de sursis simple. L’affaire a été mise en délibéré au 21 mars à 8 h 30.


Dernière édition par nico37 le Ven 24 Fév - 2:29, édité 1 fois

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Re: Lutte ouvrière

Message  Vals le Lun 20 Fév - 19:06

L’élection présidentielle : affirmer les exigences des travailleurs

« La France forte », voilà le slogan de campagne trouvé par les publicitaires de Sarkozy pour vendre une marchandise dont la cote n’est pas terrible. Ils n’ont pas dû se creuser beaucoup la cervelle puisque Giscard s’était déjà servi de ce slogan en 1981 sans que cela lui porte bonheur.

L’expression est creuse, mais elle est censée suggérer que seule une « France forte » peut protéger la population de la crise mondiale. Trois millions de chômeurs au bas mot –deux fois plus si on compte ceux qui n’ont qu’un emploi intermittent et mal payé–, le recul des retraites, la perte continue du pouvoir d’achat des salaires : assurément, ce n’est pas de cette France-là dont parle Sarkozy.

Mais il est vrai qu’il y a l’autre France, celle des banquiers que le gouvernement a su dépanner de plusieurs dizaines de milliards en quelques heures lors de l’éclatement de la crise financière, celle des grands bourgeois dont la fortune n’a cessé de croître malgré la crise.

Pour les salariés, Sarkozy n’a qu’une phrase de consolation : « sans moi, cela aurait été pire ». Et prière de le croire sur parole !

Sarkozy ne doit pas se faire trop d’illusion sur sa capacité à gagner des électeurs supplémentaires dans le monde du travail. Mais là n’est pas son problème immédiat. Ce qu’il vise pour le moment, c’est assurer ses arrières au premier tour et tenter de regagner une fraction de l’électorat de droite qui hésite entre lui et Marine Le Pen. D’où une campagne « à droite, toute ! » pour séduire un électorat pour qui les chômeurs le sont parce qu’ils ne veulent pas travailler, pour qui les travailleurs dans les services publics sont des fainéants, pour qui les salariés qui revendiquent ruinent le pays. Pour faire bonne mesure, Sarkozy ajoute des couplets contre les travailleurs immigrés, quelques notes vibrantes sur la « grandeur de la France » et, évidemment, un appel à l’union nationale. Oh, que la France serait belle si les ouvrières conditionneuses de L’Oréal se serraient les coudes derrière madame Bettencourt et si les travailleurs de Peugeot-Citröën ressentaient de la reconnaissance pour les membres de la famille Peugeot qui se prépare à les jeter à la rue !

Le premier tour dira l’efficacité de la campagne de Sarkozy pour arriver en tête du concours entre l’extrême droite de Le Pen et la droite extrême de Sarkozy, Guéant et compagnie. Les deux sont des ennemis déclarés des travailleurs même si, pour glaner des voix, Marine Le Pen se permet quelques couplets démagogiques contre la finance, assortis de beaucoup de crasse réactionnaire.

Mais cela ne fait pas pour autant de Hollande un ami des travailleurs. Le candidat du PS ne voudra pas, n’osera pas prendre la moindre mesure contraignante contre le grand patronat, les banquiers, les maîtres de l’économie. Or, sans de telles mesures contraignantes, à commencer par l’interdiction des licenciements, il n’est pas possible d’empêcher le monde du travail de sombrer dans le chômage et la pauvreté.

Les candidats qui ont une chance d’accéder à la présidence de la République ont une chose en commun : ils gouverneront en fonction des intérêts des groupes capitalistes qui dominent l’économie.

Les travailleurs n’ont pas à espérer que le changement à la tête de l’État les protège en quoi que ce soit face à la crise et contre l’avidité du patronat. L’élection présidentielle permet néanmoins de s’exprimer. Encore faut-il le faire, encore faut-il affirmer une politique en faveur des travailleurs, face à tous les candidats qui se présentent au nom d’une politique en faveur de la bourgeoisie !

Lutte Ouvrière présente Nathalie Arthaud à l’élection présidentielle, au nom d’un programme de lutte visant à préserver les seules choses qui permettent aux travailleurs de vivre : leur emploi et le pouvoir d’achat de leur salaire.

Contre le chômage, il faut imposer l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous avec maintien du salaire et l’embauche par l’État dans les services publics utiles à la population.

Contre le recul incessant du pouvoir d’achat, il faut imposer la hausse générale des salaires et des retraites et leur indexation sur les hausses de prix, contrôlées par les travailleurs eux-mêmes.

Contre la dictature des groupes financiers, il faut imposer le contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises.

Voter pour Nathalie Arthaud est la seule façon d’affirmer son accord pour ces objectifs. Cela ne remplace pas les luttes mais cela peut contribuer à faire avancer ces idées dans les têtes et dans les consciences.



EDITO LO 20/2/2012
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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Lun 20 Fév - 20:21

Le meeting de Lutte ouvrière a réuni 250 personnes à la Maison du peuple, hier soir

Accueillie par la représentante régionale, Marie Savre, et par Claude Dufour, Nathalie Arthaud a réaffirmé sa vocation à « continuer à m’adresser uniquement au monde du travail, comme Arlette Laguiller l’a toujours fait ».?
Credit : photo rémi dugne

Nathalie Arthaud porte pour la première fois les couleurs de Lutte ouvrière à l’élection présidentielle, dans la foulée d’Arlette Laguiller, six fois candidate. A Clermont-Ferrand, hier soir, elle a fait entendre la voix des travailleurs et de la singularité.

(...)

nico37

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Mer 22 Fév - 3:14

Lutte Ouvrière : Nathalie Artaud je me présente car ...
Sarkozy et Hollande ne combattront pas le chômage

Depuis le début de la crise financière, la dégradation des conditions de vie des couches populaires ne fait que s’accélérer. Le patronat sauve ses milliards de bénéfices à coup de fermetures d’usines, de hausses des prix et du pillage toujours plus poussé des caisses de l’État. Le nombre de chômeurs, lui, a augmenté d’un million en trois ans.

Dans sa sale besogne, le patronat peut compter sur toute la sollicitude du gouvernement. À chaque plan d’austérité, Sarkozy rallonge d’un côté la liste des cadeaux à la bourgeoisie et de l’autre, il rallonge la liste des attaques à l’encontre des travailleurs.

C’est sans doute pour cela, face à la haine qu’il peut susciter et qu’il n’a pas volée, que Nicolas Sarkozy a choisi de précipiter son entrée en campagne, en s’adressant à l’électorat le plus réactionnaire, de droite et d’extrême-droite et en sortant la grosse artillerie contre les chômeurs. C’est insupportable ! Et ce sera cela, la campagne de Sarkozy pendant les trois mois à venir : des insultes contre les chômeurs, des attaques contre les travailleurs immigrés, du mépris social contre tous ceux qui ne sont pas du bon côté du manche.

Les usines continuent de fermer

Depuis le début de la crise, 900 usines ont fermé. C’est en moyenne, par jour, une usine qui ferme et 1000 chômeurs de plus. Non seulement Sarkozy laisse faire les licencieurs, mais en plus il accuse les travailleurs mis au chômage d’être des assistés. Il les accuse de ne pas vouloir travailler !

Nous avons tous vu les travailleurs de Continental, de New-Fabris, de Molex, de SeaFrance, de Lejaby, se battre bec et ongles pour ne pas perdre leur emploi. Aujourd’hui, les travailleurs de Fralib, Merck, Petroplus et combien d’autres encore, se battent pour ne pas être mis dehors et ce sont eux qui sont accusés de ne pas vouloir travailler, ce sont eux qui sont accusés d’être fainéants ?

L'actuel président de la République veut lier les allocations chômage à une formation. Comme si les chômeurs refusaient les formations ! Comme si, à l’issue des formations, il y avait un emploi ! Parmi les ouvrières de Moulinex de Cormelles-le-Royal dans le Calvados, licenciées il y a 10 ans, la grande majorité doit maintenant survivre avec les minimas sociaux et ce n’est pas faute d’avoir fait des formations.

Derrière cette histoire de formation, il y a surtout l’obligation qui sera faite aux chômeurs d’accepter le premier emploi proposé c’est-à-dire de contraindre les travailleurs à accepter tous les petits boulots, même ceux qui ne permettent pas de vivre. Avec une telle politique, on verra peut-être ici des jobs à un euro de l’heure comme en Allemagne, des emplois pour moins de 400 euros à temps partiel.

Combattre le chômage

Mais au-delà de la politique de Sarkozy, je tiens à dire qu’aucun gouvernement, ni celui que nous subissons depuis 5 ans, ni aucun autre qui sortira des prochaines élections, ne combattra vraiment le chômage. Car, il faut pour cela combattre le responsable, le patronat licencieur qui, pour augmenter ses profits, s’efforce en permanence de faire produire toujours plus avec toujours moins de monde.

François Hollande est l’opposant en titre de Sarkozy. Et on le voit et on l’entend tous les jours. Mais sur quoi s’engage-t-il vis-à-vis des travailleurs ?

Dans ses discours, il n’a rien à opposer aux fermetures d’usines, rien à opposer aux licenciements. En fait, il n’a rien à dire aux travailleurs menacés d’être mis sur le carreau. Il n'en parle même pas ! François Hollande ne s’est pas engagé à faire quoi que ce soit contre la dégringolade du niveau de vie des couches populaires.

Et que ce soit sur les retraites, sur la promesse des contrats de génération ou sur la création des emplois dans l’éducation, François Hollande s’en tient au strict minimum, tout en expliquant que ces maigres mesures sont, en plus, conditionnées à la croissance…

François Hollande promet de taxer un peu plus les riches, avec notamment une nouvelle tranche d’impôt à 45%. Mais sous le gouvernement Raffarin, en 2005, ce taux était de 48% et même de 60% sous Giscard ! Quant à l’impôt sur les bénéfices, il dit vouloir le monter à 35% pour les grands groupes, mais il était de 50% sous Giscard.

Faut-il en déduire que Giscard était plus à gauche que François Hollande ?

Hollande "aime les gens", a-t-il dit dans son meeting de lancement de campagne au Bourget ! Mais apparemment, c’est d’un amour qui ne se laisse pas emporter par la passion et un amour sans engagement. On pourrait même parler d’"amour vache", car Hollande, tout comme Sarkozy, s’est engagé auprès des banquiers pour faire rembourser la fameuse dette de l’État par la population !

Alors, si le candidat PS est élu, les sacrifices continueront. Et les coups, au lieu de venir de droite, viendront de la gauche. En réalité, face aux ravages de la crise, ce sont des mesures radicales qu’il est nécessaire d’imposer.

La toute-puissance des capitalistes

Il faut mettre fin au chômage. Et pour cela, il faut imposer au grand patronat l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.

Il faut imposer l’augmentation de tous les salaires et de toutes les retraites et pensions et en garantir le pouvoir d’achat par leur indexation automatique sur le coût de la vie mesuré par la population elle-même. Et il faut imposer le contrôle des entreprises industrielles et bancaires par la population travailleuse.

Ces mesures ne peuvent pas découler d’un simple vote, même d’un vote à une élection présidentielle. Car elles remettent en cause la toute-puissance des capitalistes sur l’économie. Elles remettent en cause la sacro-sainte propriété privée des entreprises et des banques. Et ce n’est pas un hasard si ces mesures ne sont mises en avant que par le courant communiste révolutionnaire que je représente dans ces élections.

C’est pour cela que je ne dis pas "voter pour moi et tout changera". Je dis au contraire que seule une lutte sociale profonde, déterminée et rassemblant des millions de salariés pourra inverser le rapport de force entre exploiteurs et exploités.

Mais voter pour ma candidature, ce sera approuver le programme que je défends dans cette campagne et dire, en même temps, qu’il faudra l’imposer au grand patronat et au gouvernement, quelle que soit l’étiquette de la future majorité, quel que soit le futur locataire de l’Élysée.

Un courant de travailleurs

Les sondages me donnent pour l’instant de très faibles intentions de vote. Mais nous verrons bien ce qu’il en est au bout du compte, une fois la campagne passée, une fois que j’aurai pu faire connaître mes idées au plus grand nombre.

Ce qui est sûr, par contre, c’est que tous ceux qui voteront pour ma candidature montreront qu’il existe dans ce pays un courant de travailleurs qui ne se résigne pas aux faux espoirs d’une gauche gouvernementale acquise au patronat, un courant qui ne se laisse pas entraîner sur les voies sans issue de la propagande nationaliste. C’est-à-dire un courant qui est un gage pour les luttes à venir.

Et voter pour ma candidature, c’est aussi aider à démontrer que le courant communiste continue à exister, que face à la faillite du capitalisme il y a des femmes et des hommes qui ont la perspective de changer cette société de fond en comble.

L’injustice des licenciements et des fermetures d’usines, la rapacité du grand patronat écœure et révolte. La crise ébranle les consciences. Tôt ou tard, la révolte éclatera au grand jour. À tous ceux-là, il faut montrer que l’aspiration à renverser cette société capitaliste est bel et bien vivante.

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Re: Lutte ouvrière

Message  verié2 le Mer 22 Fév - 9:19

Entendu Nathalie Arthaud ce matin sur France Inter à 7 H 50.
Bon, elle se débrouille bien, elle est à l'aise et donne beaucoup moins l'impression de réciter son texte qu'au début. Elle a dit pas mal de choses essentielles sur les élections et le fait que les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs luttes.

En revanche, sur le Front de gauche, il me semble qu'elle aurait pu et du être un peu plus offensive. Et, sur la candidature Poutou, je ne l'ai pas trouvée très correcte. Quand on lui a demandé pourquoi elle était partisane qu'il puisse se présenter, elle a répondu qu'elle était pour que TOUS les courants politiques puissent s'exprimer et se présenter, en oubliant tout de même que nous appartenons à la même famille et que nous tapons sur les mêmes clous.

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Message  Vals le Mer 22 Fév - 13:10

Non, Vérié.. Nathalie a raison de ne pas se positionner par rapport à la candidature POUTOU, sauf à dire comme c'est le cas que nous avons toujours souhaité qu'il puisse se présenter...Aller au delà, c'est rentrer dans un jeu qui risquerait d'aborder la question des différences, ce qui n'est vraiment pas à l'ordre du jour et serait parfaitement contre-productif pour tout le monde.
D'autant, et je le dis sans arrière-pensée, que si le NPA n'obtenait pas ses signatures, il n'est pas sûr qu'il appellerait à voter pour la candidate de "la même famille" (la LCR nous a habitué à de drôles de trucs sur ce plan...).

Cela n'empêche pas, à d'autres occasions, quand la question lui est posée, Nathalie de répondre que oui, Philippe POUTOU est le plus proche d'elle politiquement (même si lui ne s'affirme pas communiste révolutionnaire comme elle l'a fait ce matin sur France Inter en expliquant clairement pourquoi le résultat des élections ne changerait rien pour les travailleurs.

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