Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Page 6 sur 35 Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 20 ... 35  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  nico37 le Sam 7 Mai - 15:39

Marie Kostrz, rue 89 a écrit:Comment Besancenot a été lâché par son meilleur ennemi, Sarkozy

Olivier Besancenot a décidé de ne pas entrer dans la course à la présidentielle pour diverses raisons :
•mauvais résultats aux élections européennes et régionales,
•besoin de renouvellement,
•effacement de l'ego cher aux trotskystes,
•ou lassitude d'avoir à « jouer des ambiguïtés du système politique et médiatique », comme il l'écrit dans sa lettre à ses camarades du NPA.

Mais s'il quitte le jeu, c'est aussi parce qu'il a été délaissé par celui dont il était le meilleur ennemi : Nicolas Sarkozy.

Souvenez vous : au printemps 2009, quelques mois avant les élections européennes de juin, l'UMP faisait tout pour le faire gonfler dans l'opinion de gauche. A croire Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy avait aiguillonné dans ce sens ses conseillers :


« Il faut attiser le feu à gauche en valorisant Besancenot. Le PS aura tendance à s'aligner sur les positions de l'extrême gauche et passera ainsi pour archaïque. »


La droite rêvait, en attisant l'importance du facteur de Neuilly, e faire à la gauche modérée le « coup du Le Pen » que Mitterrand avait jadis fait à la droite républicaine pour la fragiliser. C'était l'époque où le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre présentait benoîtement Besancenot comme le « leader de la gauche ».

Un leader surmédiatisé exploité par l'UMP ?

Une partie des médias prenait tout cela au sérieux. Leader de la gauche trotskiste au sein de la LCR, puis du Nouveau Parti anticapitaliste, il a été pendant longtemps un invité très convoité par ces derniers. Habitué des plateaux télévisés, son discours nerveux et son allure simple ne laissent pas les Français indifférents. Sa popularité est grande.

Sabine Herold, ancienne présidente d'Alternative libérale et auteure du « Bouffon de Sarkozy » avait, en 2009, considéré que le premier gagnant de cette popularité médiatique n'était pas Olivier Besancenot, mais le président de la République. Elle explique :


« En ayant un discours sympathique envers Besancenot, Sarkozy a poussé le PS à se radicaliser pour récupérer les votes des Français de gauche séduits par le leader du NPA. »


Effrayé par un PS se déplaçant vers la gauche, l'électorat centriste du parti aurait rejoint Sarkozy : avoir un ennemi inquiétant est un moyen de souder sa propre majorité. Elle continue :


« Au moment de la crise économique, Sarkozy a eu une politique interventionniste. Faire référence à un ennemi médiatique qui appelle à la même chose permet de relativiser ce choix économique. » (Voir la vidéo)


Besancenot, bouffon de Sarkozy - Sabine Herold... par AlternativeLiberale

Christian Piquet, ex-NPA et porte-parole de la Gauche unitiaire, troisième composante du Front de Gauche, comprend pourquoi Besancenot a laissé faire :


« Il y a certainement trouvé un avantage au sens où il a cru que cela servait son discours selon lequel le NPA était au centre du jeu politique. Cela l'a conforté dans sa volonté d'isolement par rapport au reste de la gauche. »


Refusant de s'allier aux autres partis d'extrême gauche, trop proches selon lui du PS, Besancenot aurait ainsi fait le jeu de l'UMP en exacerbant l'image d'une gauche divisée.

« Une contradiction à laquelle il fallait trouver une solution »

Le temps a passé, Besancenot ne se représentera pas. Dans son courrier, il a annoncé prendre ses distances avec les médias. Conscient d'avoir personnalisé le parti avec à son jeu médiatique, il ne souhaite pas se représenter pour une troisième fois. Il affirme son refus d'être un candidat rituel, se pose contre la personnification du pouvoir :


« Il y a quelques années déjà, j'avais clairement prévenu que je ne comptais pas prendre un abonnement à l'élection présidentielle, parce que je n'aspirais pas à en être l'éternel candidat d'extrême gauche.

Depuis de nombreux mois, je fais aussi partie de ceux qui mettent en garde notre parti contre les risques politiques de la personnalisation à outrance. »


En avril dernier, la transmission de son statut de porte-parole à deux femmes allait déjà en ce sens. Christine Poupin est l'une d'entre elles. Elle explique que la médiatisation accrue de Besancenot est un phénomène sur lequel le NPA s'est interrogé et auquel il a décidé de réagir :


« C'est sûr qu'il y a eu une grande contradiction entre vouloir être le parti des anonymes, contre le système de présidentialisme et être une personne extrêmement connue. Olivier était la personne qui était au cœur même de cette contradiction. »


Entraîné par « la politique de starisation des médias »


Cependant, la nouvelle porte-parole n'accorde aucun crédit à la thèse défendue par Sabine Herold ou par le journaliste Renaud Dély – auteur de « Besancenot, l'idiot utile du sarkozysme » :


« Je ne pense pas que cela ait joué, il y avait des divisions, sur la question de l'isolement du NPA il est vrai, mais pas sur la médiatisation de Besancenot. »


Gildas Loirant, qui a quitté le parti en mars dernier, partage cependant le point de vue de la nouvelle leader :


« La politique de starisation des médias l'a entraîné dans cet engrenage, ce n'était certainement pas une volonté. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut lui reprocher : la politique ne doit pas passer que par les médias, mais doit tout de même y être présente. »


Olivier Besancenot, « c'est du réchauffé »

Les divisions au sein du parti ont aussi été très fortes : le NPA a vécu plusieurs saignées de militants, annonçant collectivement leur départ. Gildas Loirant regrette :


« Besancenot s'est trouvé au sein du NPA à défendre une position qui était majoritaire à la direction, mais minoritaire dans le parti. En refusant constamment le dialogue avec la gauche, il a perdu en influence, il n'a jamais réussi à dépasser la barre des 5% aux élections. »


Selon Sabine Herold, c'est ce qui explique que Besancenot ne soit plus si adulé par les médias et la droite :


« Finalement, le discours médiatique n'a pas pris. A l'extrême gauche, c'est à présent Mélenchon qui renouvelle le discours politique. Présent depuis dix ans, Besancenot, c'est plutôt du réchauffé. »


Marine Le Pen garantit le spectacle médiatique


L'UMP ne se soucierait donc plus d'encenser l'ancien porte-parole du NPA :


« Ce n'est plus un bon client médiatique. A présent, c'est Marine Le Pen qui aurait ce rôle : c'est elle qui menace la droite en mordant sur l'électorat populaire, c'est elle qui garantit un spectacle à chaque apparition télévisée. »


Dix ans après son arrivée sur la scène politique en tant que leader, Besancenot semblerait donc « has been » aux yeux de l'UMP. Sa déclaration a attristé Christian Picquet, qui « pense à tous ces anciens camarades militants ». Pour lui, le facteur restait pourtant l'héritier naturel pour 2012.

Sabine Herold tient elle à saluer avant tout le courage de l'homme et du NPA à un plus large degré :


« Avoir Besancenot comme candidat était une facilité : il est charismatique et emblématique. On avait déjà essayé de faire intervenir d'autres militants dans les médias, mais c'était lui ou rien. »


Le faible score du NPA aux dernières élections n'est donc en rien dû à ce phénomène, selon elle. Au contraire, assumer le choix de la dimension collective du parti, même au niveau des postes les plus hauts, est aussi louable que risqué.

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Excelent interview ce matin par Mediapart

Message  Roseau le Sam 7 Mai - 15:53

Source: Médiapart
(Je mets normalement des liens pour ne pas alourdir le forum, mais là ce n'est accessible qu'à ceux qui ont payé...
Enfin un euro pour 15 jours...)
Mis en gras par moi.

Le leader du NPA a annoncé jeudi qu’il ne se présenterait pas pour la troisième fois à l’élection présidentielle en 2012 (lire notre article). Il s’en explique à Mediapart et revient sur les difficultés de sa jeune organisation, les révolutions arabes ou l'affaire des quotas qui secoue les instances du football français.

Pourquoi avoir choisi ce moment pour annoncer votre non-candidature à l'élection présidentielle ?

C'est sans grande surprise! J'ai toujours expliqué que je n'avais pas vocation à me ranger dans la case de l'éternel candidat d'extrême gauche. Je m'étais déjà posé la question en 2007, notamment à cause de la personnalisation à outrance et du regard qui, au fur et à mesure, a changé par rapport à «la surprise» que je pouvais incarner en 2002. Or, c'est aussi de cette surprise que dépend le message politique que l'on veut véhiculer : contester aux politiciens, chaque fois qu'il le faut, leur mainmise sur nos destinées.

A la fin du mouvement sur les retraites, nous avons fait la proposition d'une candidature unitaire de rassemblement anticapitaliste qui n'a pas eu grand succès, notamment auprès des autres partis. Les interrogations du NPA devenaient donc plus pressantes sur mon éventuelle candidature, et il a fallu y répondre, ne serait-ce par correction vis-à-vis des militants à qui j'ai des comptes à rendre. Mais aussi pour permettre au NPA de prendre le temps de se retourner et de choisir un ou une autre candidat(e).

N'avez-vous pas peur de contribuer à la fragilisation du NPA?

Je ne l'envisage pas du tout comme ça. Je comprends que ma décision soit un peu déstabilisante au début, mais c'est la seule décision salutaire – y compris sur le court terme. C'est la possibilité pour le NPA de se retrouver sur son «ADN politique commun» plutôt que sur un nom familier. C'est aussi, pour moi, une occasion de représenter publiquement le NPA, mais différemment. Je sais bien que de nombreux militants au NPA, et notamment au sein de sa direction, ne partagent pas ma décision. En s'écartant d'un chemin balisé, on prend toujours des risques. Mais la politique, c'est l'art de savoir en prendre, surtout quand on est révolutionnaires. Sans quoi, on sombre dans des travers conservateurs qu'il faut laisser aux autres partis.


Vous parlez du regard qui a peu à peu changé sur votre candidature. Cela parasitait-il le message du NPA?

C'est inévitable. Quand tu commences à arborer l'étiquette «vu à la télé», que tu t'incrustes durablement dans le petit écran, au bout d'un moment, les idées ou les combats que tu es venu défendre s'effacent au profit d'une certaine routine. Le travailleur qui part à l'assaut de la politique, avec son organisation, devient un jour celui qui fait de la politique, tout en continuant à travailler et, au fur et à mesure, devient celui qui fait de la politique tout court. Chaque jour que je distribue le courrier, quelqu'un m'arrête pour me dire: «Alors, vous travaillez vraiment?!»

La politique est considérée comme une valeur marchande. C'est le bilan d'échec du mouvement ouvrier dans son ensemble. Pendant longtemps, les figures du mouvement ouvrier étaient des salariés qui tenaient tête aux politiciens professionnels, à l'époque tous de droite. Petit à petit, la gauche s'est institutionnalisée, jusqu'au moment où elle a envisagé la politique comme étant un métier. La majorité de l'opinion s'est finalement habituée à cette idée ; c'est là le premier rempart qui éloigne les classes populaires de la scène politique, laquelle lui semble, du coup, inaccessible. C'est à nous de déranger les choses sur ce plan, et d'être en adéquation avec nos convictions.

Vous estimez que ce désistement peut permettre de relancer le NPA?

Parfois il faut se faire violence pour poser les débats politiques essentiels, et se donner les moyens de les régler. Dans le cadre de l'échéance précise qu'est la présidentielle, il ne faut pas évacuer ces problèmes politiques en pensant trouver un quelconque substitut. Ce substitut, c'est la commodité, la routine, une certaine sécurité et, aussi, le sentiment d'être représenté quoi qu'il arrive, j'en suis conscient. Mais on ne peut pas faire des sondages un élément de décision politique. Pas nous... Ou alors j'y perds mon latin.

N'est-ce pas là en fait votre première décision de chef de parti. Un rôle pas vraiment assumé, notamment au dernier congrès, où vous étiez resté en retrait par rapport aux tensions et à l'absence de majorité de la direction sortante?

D'autres, au sein du NPA, ont pensé au contraire que j'étais trop intervenu. Chez nous, il n'y a pas de chef, pas de secrétaire général. Porte-parole, c'est une fonction militante comme les autres, qui doit tourner, comme lors de la Commune de Paris. C'est notre héritage politique. On s'en revendique tous, alors il faut l'appliquer. C'est ce qui nous différencie des autres partis, y compris des partis de la gauche radicale où certains prétendent qu'il vaut mieux taper du poing sur la table et après, qui m'aime me suive. Sur le court terme, c'est peut-être plus payant et efficace. En revanche, sur le moyen et long terme, c'est destructeur.Il faut se caler sur le temps long du débat démocratique à la base, réapproprié collectivement à l'épreuve des échéances réelles. Et ne pas subir la dictature du temps immédiat! On sait que le temps médiatique n'est pas le temps politique, que le temps politique n'est pas le temps social, et que le temps social n'est pas forcément le temps quotidien du degré de conscience des classes populaires.

Actuellement, c'est plus tentant d'entendre un mec qui dit: «Votez pour moi, je vais régler tous vos problèmes », plutôt que celui qui déclare: «Je me présente pour vous dire que tout le monde doit s'y mettre un peu.» Montrer qu'un postier de 27 ans pouvait tenir tête à des politiciens professionnels, c'était une vraie démonstration, et pas seulement subversive; c'était aussi un point d'appui pour les convictions que nous défendons au quotidien. Perpétuer cette démonstration, c'est continuer de surprendre.

«Les révolutions n'ont pas besoin de leader» Vous concluez votre courrier sur les révolutions arabes. Dans quelle mesure vous ont-elles influencé?

Les vents des révolutions arabes soufflent sur la situation politique internationale et ils ont pesé, en partie, sur ma décision. J'ai vu, quand je suis allé en Tunisie et en Egypte, que les révolutions n'avaient pas besoin de leader, de substitut ou d'avant-garde autoproclamée. Que le peuple fait bien irruption sur la scène politique et que c'est justement pour cela que nous militons. Et nous, ici et maintenant, c'est ce que nous devons faire à notre échelle.

D'avoir entrevu ces révolutions m'a conforté dans l'idée que j'avais du décalage de la classe politique française, même de gauche, avec ces événements fondateurs. Comme l'a dit Brigitte Fontaine: «Tout le monde se révolte autour de nous, les pays arabes, musulmans et nous, on est comme des cons, on attend les élections de 2012.» Certes, le degré d'effervescence sociale et politique est loin d'être le même. Mais il y des passerelles entre ce qui se passe dans les pays arabes et ce qui arrive en Europe, et en France. Je ne suis pas particulièrement pessimiste. Je suis conscient du reflux que connaît actuellement le mouvement ouvrier, mais nous subissons une crise structurelle du capitalisme qui produit beaucoup d'éléments contradictoires qui pourraient bien tourner dans le bon sens. Il y a un espace pour les anticapitalistes sincères, et donc pour le NPA.

Mais dans la gauche radicale, d'autres estiment aussi que la première nécessité est l'efficacité électorale pour battre Sarkozy?

La question, c'est d'abord: quel type de pouvoir veut-on construire? Un des bilans des révolutions arabes, c'est justement que la révolution ne se fait pas que par les urnes. Par ailleurs nous n'avons jamais opposé les deux, à la différence de ceux qui n'évoluent que dans le cadre institutionnel.

Nous pensons simplement que l'irruption révolutionnaire peut aussi se produire hors des échéances électorales. On a toujours reconnu, par exemple, qu'une situation révolutionnaire était née des résultats électoraux au Chili, en 1973. On ne veut pas opposer les processus révolutionnaires les uns aux autres. Mais il faut, à chaque fois, garder la même boussole politique : propulser le mouvement du bas de la société pour, au final, que cela soit bien la base qui change la société. Si ce n'est pas le peuple qui prend le pouvoir, c'est mort. Ce n'est pas à un parti, à une coalition de partis ou à un leader de s'en emparer. C'est au peuple. Le passé – et le bilan de la contre-révolution russe – l'a montré. Il faut donner des garanties politiques pour empêcher que les partis ne se substituent aux révolutions et installent des bureaucraties pour les transformer en contre-révolutions.

Donc le débat n'est pas entre ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui le refusent: non, la question est de savoir qui accède au pouvoir, qui le contrôle et qui le garde. Il y a un espace politique en France pour une gauche radicale d'en bas, autogestionnaire, antibureaucratique et antiautoritaire.

Quel bilan tirez-vous de ces dix années de porte-parolat, d'abord à la LCR, puis au NPA?

C'est trop tôt pour le dire. Le contexte social et politique a changé. On aborde une nouvelle période. Les révolutions arabes sont le point de bascule : il y a maintenant des éléments de crise politique dans la mondialisation capitaliste, qui ne sont plus seulement des éléments de crise économique, sociale et environnementale. Cela suscite une course de vitesse entre l'extrême droite populiste d'un côté et, de l'autre, l'alternative anticapitaliste. Au-delà de nos frontières. Cependant, dans cette nouvelle période, les révolutions arabes ouvrent à nouveau ce que le révolutionnaire Auguste Blanqui nommait le «chapitre des possibles».

En France, pour l'heure, nous traversons une période de reflux politique. Certains s'étonnent que le Front national revienne en force. Or le mouvement ouvrier, dans son ensemble, n'a pas pris la responsabilité de mettre K.-O. le gouvernement, lors de la mobilisation sur les retraites, en appelant à une grève générale. Bien sûr, la grève générale ne se décrète pas. Il n'empêche qu'une partie de la gauche n'a pas assumé le caractère politique du bras de fer, par peur de sortir du cadre institutionnel.

Finalement, à la place de la gauche radicale, on retrouve le FN...

Les travailleurs portent toujours en eux la colère, mais ils la vivent dorénavant individuellement et, en général, l'orientent dans la mauvaise direction. Certains estiment qu'en votant pour Le Pen, ils vont tout faire exploser, ils vont flinguer le système, alors qu'en réalité, ils ne vont rien flinguer du tout. Ils brandissent une arme à l'envers. Lorsqu'ils vont appuyer sur la détente, c'est sur eux-mêmes qu'ils vont tirer.

Ces dix dernières années, on a vu aussi la progression des idées anticapitalistes : on voulait créer des majorités d'idées sur la répartition et le contrôle des richesses, l'augmentation des revenus ou l'interdiction des licenciements. Ces thèmes sonnaient comme des gros mots en 2002, aujourd'hui tout le monde en parle. Cela veut dire qu'on a marqué des points.

Continuer sur cette voie est le meilleur remède contre la montée du Front national. Lors des grandes mobilisations sociales, l'extrême droite est systématiquement rabattue à sa vraie place : le camp d'en face, celui des réactionnaires. C'est la limite de la démagogie de Marine Le Pen. Quand la classe ouvrière ou la jeunesse se dressent, le Front national n'est pas avec mais contre eux. Dans l'action réelle de la lutte des classes, il y a deux camps ; et le FN est incontestablement dans le camp adverse.

Mais en 2002 déjà, le Front national était puissant, et même au second tour de la présidentielle, et depuis, toutes les réformes dites sociales de la droite ont été adoptées. La situation a-t-elle vraiment changé ?

Certes. Mais aujourd'hui, quand le Front national chasse les voix dans les classes populaires, il le fait sciemment, avec démagogie, sur des thématiques anticapitalistes. Le FN ne se sent plus de séduire sur des thématiques libérales, comme le faisait Le Pen père. C'est quand même la marque de l'air du temps. L'extrême droite se réapproprie des thématiques à la fois nationales et sociales, selon un logiciel qui s'inspire plus des années 1930, que de la période post-Algérie française. Dans les années 1930, c'est bien l'irruption de la classe ouvrière sur la scène politique par ses luttes qui a fait reculer l'extrême droite française.

Comment expliquez-vous les difficultés du NPA?

Les aléas et les fluctuations de la vie sociale et politique, nous les subissons de plein fouet, précisément parce que nous ne sommes pas des politiciens professionnels. Quand il y a un reflux politique, il est d'abord vécu dans les consciences. La majorité s'en remet alors aux échéances institutionnelles, avec l'idée selon laquelle «on ne peut plus, nous, simples anonymes, influer sur le cours des choses», alors on s'en remet aux professionnels de la politique pour agir à notre place. C'est en contradiction avec ce que nous sommes et ce que nous défendons.

Il y a aussi des débats que le NPA peine à trancher, comme celui de la laïcité...

Quand le NPA se sera retrouvé sur son positionnement politique global, il pourra reprendre sereinement certaines discussions. Ce débat sur la laïcité est un marqueur profond de la vie politique française et il se posera à nouveau. Nous devrons alors trouver un point d'équilibre entre laïcité, féminisme et islamophobie, qui devient progressivement aussi une donnée profonde de la vie politique française. De ce point de vue, les révolutions arabes nous apportent aussi beaucoup. Les féministes tunisiennes, par exemple, considèrent que la laïcité ne se négocie pas face à l'intégrisme religieux, mais elle ne saurait être le nouveau cheval de Troie de l'islamophobie.

Vous évoquez les difficultés du NPA à trouver son positionnement politique. Pourquoi l'a-t-il a perdu?

Le NPA s'est cherché, il se cherche encore un peu. Pour apprendre à marcher, il faut apprendre à tomber par terre. Les réalités politiques sont parfois contradictoires. Le salut ne peut être que dans la synthèse de la gauche sociale et de la gauche politique. Et ne pas penser qu'il faut plus de social ou plus de politique. Ce n'est pas faire plus de luttes, ou plus d'électoral, ce n'est pas revendiquer plus de grèves générales ou imaginer que les partis sont les seuls intermédiaires politiques existants. Non, il s'agit de faire une vraie synthèse entre les deux.

La mort de Daniel Bensaïd, il y a plus d'un an, n'a-t-elle pas eu une influence sur la vie du mouvement, expliquant une part de ses difficultés?

C'est compliqué d'évoquer Daniel, car les sentiments personnels se mêlent aux sentiments militants. Symboliquement, lorsque Daniel est mort, une page s'est tournée et cela a représenté beaucoup de choses pour nombre d'entre nous. A la fois dans l'absence politique que cela a suscité sur les terrains des réflexions stratégiques, mais aussi dans le fait qu'il a fallu se prendre en mains et s'atteler à la tâche. Personne ne se sent l'envergure de Daniel. Son regard, son point de vue sur le monde nous manque cruellement. Pour autant, il nous a légué des cadres de réflexion, une «galaxie Bensaïd» que l'on veut entretenir. Daniel disait souvent qu'il fallait prendre de la hauteur face à la dictature de l'immédiat, et que rien n'était jamais définitif: «Il faut laisser l'infini aux mathématiciens et l'éternité à Dieu, s'il existe...»

Les bases que nous devons insuffler au NPA doivent, plus que jamais, être révolutionnaires et internationalistes ; des bases qui s'inscrivent dans notre filiation marxiste. Pas celle d'un marxisme figé et froid mais, au contraire, d'un marxisme ouvert, en mouvement et en perpétuelle refondation. C'est ce qu'ont commencé à faire la Société Louise-Michel ou la revue Contretemps, en faisant avancer des réseaux à tâtons, ce qui constitue un premier pas. La réflexion théorique est un terrain d'intervention politique en tant que tel. Pendant de longues années, on a délégué la réflexion. A partir du moment où cela n'existe plus, il faut se réorganiser. Aujourd'hui, la réflexion stratégique est le vrai enjeu, bien avant les questions de représentation. On avait dit que le NPA serait un outil qui apporterait sa contribution à la refondation programmatique. Cela reste à faire.

Pour finir, en tant que joueur et amateur de foot, que vous inspire «l'affaire des quotas»?

Que je vais peut-être pouvoir prétendre à la succession de Laurent Blanc (Rires.)... Plus sérieusement, on voit bien comment un climat nauséabond pénètre tous les secteurs de la société, y compris le foot. Au lieu d'avoir une FFF qui combat le racisme dans les stades, volontairement ou pas, il semblerait bien qu'elle l'alimente elle-même avec ses quotas.

Sur le terrain du racisme, la grande victoire du FN est qu'une majeure partie de la classe politique est désormais convaincue que l'immigration est un problème. Beaucoup pensaient sincèrement que le monde du foot était encore un lieu préservé de toutes formes de discrimination. Beaucoup ne veulent pas y croire. Mais il y a aussi un fond politique, sur le thème du «on ne peut plus rien dire» sans être aussitôt taxé de racisme. Mais si t'as le droit de tout dire sur ce terrain, alors j'ai le aussi le droit de te dire que ce que tu racontes, c'est de la merde !

Il y a quinze ans, il y avait encore une digue morale, qui ne menaçait pas de sauter, ou qui résistait davantage. On disait alors que le FN n'était pas un parti comme les autres et que le problème, c'était le racisme, pas l'immigration.




avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Invité le Sam 7 Mai - 17:28

Roseau a écrit:Source: Médiapart
(Je mets normalement des liens pour ne pas alourdir le forum, mais là ce n'est accessible qu'à ceux qui ont payé...
Enfin un euro pour 15 jours...)
Mis en gras par moi.
Ah bon faut payer maintenant pour avoir accès aux interviews de son porte-parole ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  fée clochette le Sam 7 Mai - 17:34

loriot2010 a écrit:
Roseau a écrit:Source: Médiapart
(Je mets normalement des liens pour ne pas alourdir le forum, mais là ce n'est accessible qu'à ceux qui ont payé...
Enfin un euro pour 15 jours...)
Mis en gras par moi.
Ah bon faut payer maintenant pour avoir accès aux interviews de son porte-parole ?

excuse moi mais là ta remarque je la trouve idiote. C'est le journal en ligne qui est payant pour avoir accès à l'interwiew en entier
avatar
fée clochette

Messages : 1274
Date d'inscription : 23/06/2010
Age : 52
Localisation : vachement loin de la capitale

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  verié2 le Sam 7 Mai - 18:40

[quote="Duzgun"]
iztok a écrit: (...) le profil compte aussi.
Christine est travailleuse dans le privé, Myriam est prof. Je ne suis pas sûr que le message renvoyé serait très bon si l'extrême gauche arrivait à la présidentielle avec deux profs (vu qu'il y a déjà Nathalie Arthaud), ce qui serait tendre le bâton pour se faire battre en tombant dans les clichés caricaturaux sur l'extrême gauche (soi-disant constituée que d'enseignants).
(...)

Entièrement d'accord (sauf à propos de Hulot, qu'on n'a pas à essayer de concurrencer). J'espère vraiment que le NPA relèvera le défi en présentant une travailleuse ou un travailleur, et non un(e) enseignant(e) de plus. Le choix sera symbolique, comme celui d'Arlette Laguiller en 1974.

Sinon, je sais pas si Nico partage le point de vue de l'article qu'il a mis en ligne. Mais, la théorie du complot (de source PS ? PCF ?) selon laquelle Besancenot serait le bouffon de Sarkozy qui l'aurait fait gonflé artificiellement par les médias est très déplaisante et très méprisante pour Olivier et ceux qui l'ont soutenu.

verié2

Messages : 8506
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Invité le Sam 7 Mai - 18:40

fée clochette a écrit:
loriot2010 a écrit:
Roseau a écrit:Source: Médiapart
(Je mets normalement des liens pour ne pas alourdir le forum, mais là ce n'est accessible qu'à ceux qui ont payé...
Enfin un euro pour 15 jours...)
Mis en gras par moi.
Ah bon faut payer maintenant pour avoir accès aux interviews de son porte-parole ?

excuse moi mais là ta remarque je la trouve idiote. C'est le journal en ligne qui est payant pour avoir accès à l'interwiew en entier
C'est incontestable !!

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  irneh09218 le Sam 7 Mai - 20:47

"J'espère vraiment que le NPA relèvera le défi en présentant une travailleuse ou un travailleur, et non un(e) enseignant(e) de plus. Le choix sera symbolique, comme celui d'Arlette Laguiller en 1974."

Pourquoi, parce qu'un enseignant, n'est pas un travailleur?
Quant aux termes « choix symbolique », si un « travailleur » est choisi? C'est quoi un travailleur représentatif du peuple? Peut être qu'il faudrait qu'il se présente en salopette de travail?
Te rends tu compte de ce que tu écris...?
avatar
irneh09218

Messages : 502
Date d'inscription : 18/07/2010
Age : 66
Localisation : L'Ametlla de mar

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  jacquouille le Dim 8 Mai - 0:33

fée clochette a écrit:
loriot2010 a écrit:
Roseau a écrit:Source: Médiapart
(Je mets normalement des liens pour ne pas alourdir le forum, mais là ce n'est accessible qu'à ceux qui ont payé...
Enfin un euro pour 15 jours...)
Mis en gras par moi.
Ah bon faut payer maintenant pour avoir accès aux interviews de son porte-parole ?

excuse moi mais là ta remarque je la trouve idiote. C'est le journal en ligne qui est payant pour avoir accès à l'interwiew en entier



Escuse moi,la Fée,mais ta réponse je la trouve idiote,car en éffet Loriot souleve un réel probleme,O.B.accorde un interview a médiapart,et on ne le trouve pas sur le site du NPA.L'exclusivité accordée a médiapart,a bien pour conséquence que si tu veut le visioner,il faut payer.Vive l'Anti-Capitalisme!!!
avatar
jacquouille

Messages : 758
Date d'inscription : 25/06/2010
Age : 70
Localisation : Reims

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  jacquouille le Dim 8 Mai - 0:40

irneh09218 a écrit:

....."C'est quoi un travailleur représentatif du peuple? Peut être qu'il faudrait qu'il se présente en salopette de travail?".....


Ouai!,éxactement!d'ailleur,j'ai connu un mec geek ,y s'appellait Coluche clown ,ca c'était un candidat prolo! Laughing



avatar
jacquouille

Messages : 758
Date d'inscription : 25/06/2010
Age : 70
Localisation : Reims

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Toussaint le Dim 8 Mai - 5:01

Faut arrêter de dire n'importe quoi.
Il faudrait donc aussi ne s'exprimer que dans la presse gratuite, je suppose, parce qu'Internet non plus, ce n'est pas exactement gratuit et accessible. Et il faudrait aussi n'écrire que des livres révolutionnaires qui seront gratuits, je suppose... Va y en avoir beaucoup des sottises de ce genre?

Je suis consterné de l'importance de ce fil sur la non candidature d'un militant qui de toute façon ne se présentait pas pour gagner les élections mais pour y faire passer un message. Les deux porte-parole sont aphones, y a que Besancenot qui soit capable de s'exprimer dans un an au NPA? Parce que si c'est cela, alors sans doute vaut-il mieux mettre la clé sous la porte.

Franchement, la longueur du fil donne la pleine mesure du surinvestissement des "révolutionnaires" pour les élections et les petits rendez-vous médiatisés du système de domination se donnant en spectacle et se légitimant par là-même.

LO va faire un score pathétique de plus, le POI va encore se trouver vers les 1%. Et?... C'est la fin de ces orgas? Qu'est-ce qu'il y a à attendre de ce cirque de 2012? A part l'alternance bourgeoise et l'occasion de dire ce qu'on pense et ce qu'on propose, la fameuse tribune dont parlent les Principes. Ou alors on espérait autre chose? Quoi? Un score à deux chiffres permettant de "peser"? Sur quoi? Le capital? Mélenchon et le PCF? Le PS? Et dans quel but? La construction d'une organisation révolutionnaire de masse? On plaisante, non? Décidément, il a eu raison, le Besancenot, il devenait l'arbre qui masquait l'abattage des principes. Il le sous-entend abondamment, d'ailleurs, et notamment lorsqu'il parle de se retrouver. Quand on doit se retrouver, c'est qu'on s'est un peu perdu, non?
avatar
Toussaint

Messages : 2692
Date d'inscription : 09/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  fée clochette le Dim 8 Mai - 8:18

jacquouille a écrit:Escuse moi,la Fée,mais ta réponse je la trouve idiote,car en éffet Loriot souleve un réel probleme,O.B.accorde un interview a médiapart,et on ne le trouve pas sur le site du NPA.L'exclusivité accordée a médiapart,a bien pour conséquence que si tu veut le visioner,il faut payer.Vive l'Anti-Capitalisme!!!

Pauvre jacquouille va. Renseigne toi au lieu de raconter n'importe quoi.Ll'interwiew de Médiapart est visible gratuitement sur le site du NPA. Y'a même les images et le son dis-donc. Incroyable non ? Et c'est gratuit en plus. Alors oui, ta remarque est encore plus idiote. Après, sur Médiapart, l'article écrit ce sont les commentaires du journaliste. Et ça c'est pas gratuit, et ça, franchement ..... Sinon c'est vrai que ce fil maintenant, je trouve qu'il prend un peu trop d'importance (je suis d'accord avec Toussaint). Donc moi j'arrête de le lire et d'y répondre

avatar
fée clochette

Messages : 1274
Date d'inscription : 23/06/2010
Age : 52
Localisation : vachement loin de la capitale

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  jacquouille le Dim 8 Mai - 8:29

Toussaint a écrit:Faut arrêter de dire n'importe quoi.

....."Il faudrait donc aussi ne s'exprimer que dans la presse gratuite,...?".....

....."Je suis consterné de l'importance de ce fil sur la non candidature d'un militant qui de toute façon ne se présentait pas pour gagner les élections mais pour y faire passer un message. Les deux porte-parole sont aphones, y a que Besancenot qui soit capable de s'exprimer dans un an au NPA?".....



Tu t'emportes a tort,Toussaint.Au moins en ce qui me concerne.

-A part quelques rares canards comme 20mns,toute la presse est payante,et je ne conteste pas du tout cet interview exclusif a médiapart,je soulignai simplement que personne au NPA n'avait songé a le mettre sur le site,ce qui est dommage.

-Quand a la question de la rotation des portes-paroles et candidats,je n'y vois rien a redire,c'est meme une bonne chose.Les deux nouvelles portes-paroles sont actuellement compétentes,et le seront encore plus dans un an,et je pense meme qu'il y en a d'autres au NPA.Simplement je fais quelques remarques,en particulier la discordance entre la publication par O.B.de sa lettre ou il annonce sa décision personnelle de se retirer,et l'annonce par la direction du NPA qu'une conf.nat.décidera en juin de la candidature d'O.B.suite a"l'échec"des discussions"unitaires"avec le F.deG.Tu ne peut nier que cela fait désordre et révele pour le moins des discenssions.Mais bon,pas de quoi fouetter un chat.
avatar
jacquouille

Messages : 758
Date d'inscription : 25/06/2010
Age : 70
Localisation : Reims

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  jacquouille le Dim 8 Mai - 8:38

fée clochette a écrit:

....."Pauvre jacquouille va"......



C'est bien ca la fée cheers ,comme je sais que tu me détestes et me méprises franchement Evil or Very Mad ,il est évident que ta phrase prend un sens péjoratif Twisted Evil .Oui je suis pauvre,avec ma petite retraite,mais je suis surpris de te voir mépriser les pauvres en les assimilant a un vulgaire Jacquouille affraid .Et en meme temps d'apprendre que toi tu es donc riche lol! .
avatar
jacquouille

Messages : 758
Date d'inscription : 25/06/2010
Age : 70
Localisation : Reims

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  oxy le Dim 8 Mai - 8:59

J'adore ces amabilités entre vrais révolutionnaires (pas droitier, centriste ,réformiste, 100% communistes labellisés) ...cela craint pour vos ennemis politiques ( qui sont-ils ?) ...En tout cas Olivier a raison de ne plus être un responsable ... la vraie vie est ailleurs ...et les sectes gauchistes sont des épiphénomènes dont les masses n'ont pas besoin pour se battre ou se défendre.....si on/vous avait attendu aucune révolte n’aurait existé. Vous existez pour vous, cela se confirme et vous me faites rire , alors continuez vos combats virtuels Very Happy

oxy

Messages : 141
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  verié2 le Dim 8 Mai - 9:58

Irneh

....."C'est quoi un travailleur représentatif du peuple? Peut être qu'il faudrait qu'il se présente en salopette de travail?".....


Je te signale au passage qu'il y a eu, dans l'histoire du mouvement ouvrier, des élus socialistes et communistes qui ont choisi de siéger en bleus de travail, symboliquement. Ca avait un petit côté provocateur, face à tous ces élus "en bourgeois", qui singeaient la tenue de la classe dominante. Plus récemment, un député communiste du PCF a siégé lui aussi en bleus de travail à l'assemblée.

Pendant très longtemps, le PCF présentait presque systématiquement des ouvriers et s'en flattait. Tous ses dirigeants étaient d'origine ouvrière ou très modeste: Thorez, Duclos, Marchais, Waldeck Rocher (paysan) etc.

En ce qui concerne les enseignants, il font bien évidemment un travail utile, nullement méprisable, là n'est pas la question. Mais on ne peut pas les mettre sur le même plan que des ouvriers d'usine, des cheminots, des postiers, des employés. De plus, aujourd'hui, une grande partie du personnel politique est déjà issue du corps enseignant, en particulier au PS. A l'extrême-gauche, les enseignants pèsent un poids particulièrement important en constituant une grande partie des petits appareils du POI, du NPA, de LO.

Quand on prétend défendre les intérêts d'une classe sociale exploitée, il est tout de même préférable et hautement symbolique de mettre en avant des candidat(e)s issu(e)s de cette classe. Ne serait-ce que pour montrer que les travailleurs sont capables de diriger eux-même la société sans être obligés de choisir des profs comme chefs... Ensuite, bien sûr, le fait d'être d'origine ouvrière ne garantit nullement de mener une politique conforme aux intérêts de sa classe, mais c'est un autre débat.

verié2

Messages : 8506
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Invité le Dim 8 Mai - 10:05

jacquouille a écrit:
fée clochette a écrit:

....."Pauvre jacquouille va"......



C'est bien ca la fée cheers ,comme je sais que tu me détestes et me méprises franchement Evil or Very Mad ,il est évident que ta phrase prend un sens péjoratif Twisted Evil .Oui je suis pauvre,avec ma petite retraite,mais je suis surpris de te voir mépriser les pauvres en les assimilant a un vulgaire Jacquouille affraid .Et en meme temps d'apprendre que toi tu es donc riche lol! .

Je sais pas pourquoi se poste me fait vraiment marré, ont a vraiment envie de dire "Pauvre jacquouille va", et c'est pas du mépris pour moi, enfin bref quant tu pense qu'il y a quelqu'un dans un forum qui se sens méprisé ça ouvres des porte.
Et tu dit mince, pauvre ....!

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  oxy le Dim 8 Mai - 10:59

verié2 a écrit:
Quand on prétend défendre les intérêts d'une classe sociale exploitée, il est tout de même préférable et hautement symbolique de mettre en avant des candidat(e)s issu(e)s de cette classe. Ne serait-ce que pour montrer que les travailleurs sont capables de diriger eux-même la société sans être obligés de choisir des profs comme chefs... Ensuite, bien sûr, le fait d'être d'origine ouvrière ne garantit nullement de mener une politique conforme aux intérêts de sa classe, mais c'est un autre débat.
La preuve je suis prolo ( si si ..) je suis à "droite" du NPA de LO ou du POI (quoique je ne sais pas si je ne pas plus à gauche avec leur Shivardi) à "l'extrême droite" du CRI et enfin à "gauche" du Front à "l'extrême gauche" du PS , bref le statut social ne veut rien dire ...Les prolos sont devenus une classe symbolique alors le CV ouvrier du leader n'a plus de sens sauf pour les sectes qui vénèrent les symboles ....Cela me fait penser aux curés rouges qui allaient apporter la bonne parole à ces ignares (moi) de prolos manipulés par la classe bourgeoise en s’établissant : au fond faire son chemin de croix le long de la chaîne cela va un moment mais mieux jouir sans entrave avant que la mort ne vous rattrape ...

Alors prof ou pas prof faux débat d’autant que Marx et consorts n’étaient pas des prolos mais des bourgeois….Marx a rédigé sa thèse sur la démocratie et Epicure en grec ancien.Le niveau baisse ( comme disent les réac) vous ne parlez pas russe la langue des saintes écritures trostkistes…. Very Happy


oxy

Messages : 141
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Copas le Dim 8 Mai - 11:22

1)
Sur la lettre de Besancenot, oui elle a été un peu à rebours des procédures de l'organisation, même si elle ne constitue pas une surprise.

2)
La grosse surprise, quand on met de côté l'aspect individuel du courrier, c'est plus de voir l'énorme distorsion entre les propos qui transparaissent sur les institutions, les PPR, et la politique menée par le NPA, y compris du courant de Besancenot dans le NPA. L’absence de cadre stratégique dans le NPA crée cette situation confuse.
D'ailleurs la situation sur le débat stratégique qui rend chaotique s'illustre bien par le bon article de Yvon Lemaitre paru sur EESF ( http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article21411 ) qui dit plein de bonnes choses mais sombre dans le chaos sur ce qu'il convient de faire concretement rapidement, même si une série de fondamentaux sont enfin repris et qu'on semble prendre acte qu'on n'est plus dans le mouvement ouvrier au sens large (partis, syndicats et associations, etc) dans la situation qui a perduré pendant des dizaines d'années.

3)
Sur les candidats possibles à une présidentielle. Je préférerai un postier, ou un autre travailleur du rang , nous n'en manquons pas qui n'ont pas leur langue dans la poche. Je distingue enseignants des autres professions, afin malgré tout d'essayer de ré-équilibrer les représentations dans l’extrême gauche. De même le corps enseignant n'est pas, et tant mieux, confronté aux contraintes du caporalisme d'entreprise, ce qui fait que souvent une partie de nos camarades enseignants ont souvent du mal à avoir des propos qui rentrent bien en résonance avec ce que vivent les autres travailleurs. Mais généralité ne fait pas loi. On a un problème de représentation de notre espérance et de bien réfléchir à la place des enseignants dans le parti mais cela renvoie à un débat plus large.

4)
Si il s'agit de choisir entre une de nos deux porte-paroles pour l'instant celle qui semble avoir le plus de maitrise pour faire passer un message c'est la prof... C'est comme ça. Ca n'enlève rien aux qualités de l'autre camarade. Maintenant on peut chercher d'autres voix, on n'en a certainement bien d'autres.
avatar
Copas

Messages : 7035
Date d'inscription : 26/12/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  verié2 le Dim 8 Mai - 11:28


Oxy
Les prolos sont devenus une classe symbolique alors le CV ouvrier du leader n'a plus de sens sauf pour les sectes qui vénèrent les symboles

Je ne sais pas pourquoi tu t'obstines à venir discuter sur ce forum Oxy. Car toutes tes interventions consistent à étaler ton hostilité viscérale aux organisations militantes que tu qualifies de "sectes". Tu donnes vraiment l'impression que cette hostilité obsessionnelle est ton seul axe de pensée et c'est triste pour toi.

Mais, que tu le veuilles ou non, les symboles ont une signification, que ce soit les drapeaux, le rouge comme le tricolore, les sigles et traditions, poing levé ou bras tendu, et... la classe sociale à laquelle appartiennent les dirigeants, élus et porte-parole. Certes, ni Marx, ni Lénine, ni Trotsky n'ont travaillé en usine, mais notre objectif est tout de même que la classe ouvrière s'empare de leurs idées et que, dans ses rangs, il y ait le plus grand nombre possible de militants capables de les défendre.

Quand la quasi totalité du personnel politique est composé de bourgeois et petits bourgeois, le fait de mettre en avant des travailleurs du rang a en effet une signification hautement symbolique : celle que nous pensons que les travailleurs ne sont pas condamnés ad vitam aeternam à confier leur sort et la direction de leurs luttes à des chefs appartenant à d'autres classes sociales.

Mais, de toute manière, à tes yeux, sans doute que la classe ouvrière n'existe pas non plus.

verié2

Messages : 8506
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Vérosa_2 le Dim 8 Mai - 11:40

Les prolos sont devenus une classe symbolique
Il faudrait que tu ailles dire cela aux patrons, aux actionnaires et aux cliques gouvernementales qui servent les intérêts du capital, ça risque de les faire bien rire.

Sinon au cas où ça te rappellerait quelque chose - pas plus loin qu'en bas de chez toi - l'automne dernier le prolétariat était probablement "symbolique" lors de la lutte contre la réforme des retraites, non ? Durant les premiers jours d'octobre, l'économie du pays était partiellement paralysée, la perspective d'une grève générale n'était pas si improbable que ça... etc... Toutes choses strictement "symboliques", bien sûr.

Vérosa_2

Messages : 683
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Copas le Dim 8 Mai - 12:17

verié2 a écrit:

Oxy
Les prolos sont devenus une classe symbolique alors le CV ouvrier du leader n'a plus de sens sauf pour les sectes qui vénèrent les symboles

Je ne sais pas pourquoi tu t'obstines à venir discuter sur ce forum Oxy. Car toutes tes interventions consistent à étaler ton hostilité viscérale aux organisations militantes que tu qualifies de "sectes". Tu donnes vraiment l'impression que cette hostilité obsessionnelle est ton seul axe de pensée et c'est triste pour toi.

Mais, que tu le veuilles ou non, les symboles ont une signification, que ce soit les drapeaux, le rouge comme le tricolore, les sigles et traditions, poing levé ou bras tendu, et... la classe sociale à laquelle appartiennent les dirigeants, élus et porte-parole. Certes, ni Marx, ni Lénine, ni Trotsky n'ont travaillé en usine, mais notre objectif est tout de même que la classe ouvrière s'empare de leurs idées et que, dans ses rangs, il y ait le plus grand nombre possible de militants capables de les défendre.

Quand la quasi totalité du personnel politique est composé de bourgeois et petits bourgeois, le fait de mettre en avant des travailleurs du rang a en effet une signification hautement symbolique : celle que nous pensons que les travailleurs ne sont pas condamnés ad vitam aeternam à confier leur sort et la direction de leurs luttes à des chefs appartenant à d'autres classes sociales.

Mais, de toute manière, à tes yeux, sans doute que la classe ouvrière n'existe pas non plus.

Surtout qu'en plus la classe ouvrière au sens large a fait un gigantesque bon en avant en matière d'instruction et de connaissances, qui fait que (même par rapport aux années 60 et 70) , des travailleurs "du rang" tiennent très bien leur place face à des poulardes du sérail technocratiques ou de professions intellectuelles à l'ancienne

Plus puissante, plus éduquée, plus communicative, la jeune classe ouvrière au sens moderne du terme est peut-être moins politisée, ça se discute, mais est apte de fournir des Besancenots en série. Je sais j’exagère, mais voir le bond en avant gigantesque du niveau d'instruction de la classe ouvrière actuelle a laminé l'aspect de couche sociale spécifique de certains intellectuels d'antan.

Nous ne sommes plus dans la même période.
avatar
Copas

Messages : 7035
Date d'inscription : 26/12/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  panchoa le Dim 8 Mai - 12:41

Copas a écrit:
verié2 a écrit:

Oxy
Les prolos sont devenus une classe symbolique alors le CV ouvrier du leader n'a plus de sens sauf pour les sectes qui vénèrent les symboles

Je ne sais pas pourquoi tu t'obstines à venir discuter sur ce forum Oxy. Car toutes tes interventions consistent à étaler ton hostilité viscérale aux organisations militantes que tu qualifies de "sectes". Tu donnes vraiment l'impression que cette hostilité obsessionnelle est ton seul axe de pensée et c'est triste pour toi.

Mais, que tu le veuilles ou non, les symboles ont une signification, que ce soit les drapeaux, le rouge comme le tricolore, les sigles et traditions, poing levé ou bras tendu, et... la classe sociale à laquelle appartiennent les dirigeants, élus et porte-parole. Certes, ni Marx, ni Lénine, ni Trotsky n'ont travaillé en usine, mais notre objectif est tout de même que la classe ouvrière s'empare de leurs idées et que, dans ses rangs, il y ait le plus grand nombre possible de militants capables de les défendre.

Quand la quasi totalité du personnel politique est composé de bourgeois et petits bourgeois, le fait de mettre en avant des travailleurs du rang a en effet une signification hautement symbolique : celle que nous pensons que les travailleurs ne sont pas condamnés ad vitam aeternam à confier leur sort et la direction de leurs luttes à des chefs appartenant à d'autres classes sociales.


combien de caissiéres, de postiers, d'immigrés précaire, etc ont bac ++++.

Mais, de toute manière, à tes yeux, sans doute que la classe ouvrière n'existe pas non plus.

Surtout qu'en plus la classe ouvrière au sens large a fait un gigantesque bon en avant en matière d'instruction et de connaissances, qui fait que (même par rapport aux années 60 et 70) , des travailleurs "du rang" tiennent très bien leur place face à des poulardes du sérail technocratiques ou de professions intellectuelles à l'ancienne

Plus puissante, plus éduquée, plus communicative, la jeune classe ouvrière au sens moderne du terme est peut-être moins politisée, ça se discute, mais est apte de fournir des Besancenots en série. Je sais j’exagère, mais voir le bond en avant gigantesque du niveau d'instruction de la classe ouvrière actuelle a laminé l'aspect de couche sociale spécifique de certains intellectuels d'antan.

Nous ne sommes plus dans la même période.

panchoa

Messages : 1042
Date d'inscription : 20/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  panchoa le Dim 8 Mai - 12:44

la citation ne semble pas avoir fonctionné. Je reprend: combien de caissières, postier, immigrés précaire ont BAC +++

panchoa

Messages : 1042
Date d'inscription : 20/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  nico37 le Dim 8 Mai - 13:00

La modération ne pourrait-elle pas supprimer l'échange sans intérêt (+ ce post) autour du caractère payant de l'itw qui se trouve depuis le départ sur le site du NPA ? ça rendrait le fil plus lisible !

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Duzgun le Dim 8 Mai - 13:01

antik a écrit:Me concernant et quitte à me faire traiter d'électoraliste, je suis pour que l'on continue à chercher l'unité la plus large pour une candidature unitaire et il en faut pas de grand chose après la dernière réunion, juste que le PC écrive qu'il n'ira pas dans un gouvernement PS
Drôle de conception de "l'unité" que de demander au PCF de renier toute son orientation politique. L'unité n'est pas le ralliement... Rolling Eyes
avatar
Duzgun

Messages : 1599
Date d'inscription : 27/06/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Besancenot ne sera pas candidat en 2012

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 6 sur 35 Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 20 ... 35  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum