Débat stratégique dans le NPA

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Roseau le Mer 11 Mai - 16:44

Ces attaques personnelles n'informent que sur leurs auteurs.
Pour le débat sur le sujet stratégique, pas du tout éteintje conseille à nouveau de se reporter ici:
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique1063
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Vals le Mer 11 Mai - 16:48

Roseau a écrit:Il est vrai qu'il est plus facile de vivre sur des dogmes (par exemple la Russie toujours Etat ouvier...)

Y'avait longtemps........ Sleep

Au passage, même si je ne suis pas un spécialiste de l'inconscient, je note que tu veux tellement oublier le rôle déterminant de la classe ouvrière que tu ne sais même plus écrire le mot "ouvRier"...
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Vals

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Roseau le Mer 11 Mai - 17:10

tu veux tellement oublier le rôle déterminant de la classe ouvrière
Source ? Affabulation parfaite.
Vals comme les deux précédents, pareil: attaque personnelle. C'est parlant sur les auteurs, mais c'est du sabotage du fil.
Le sujet gêne tellement ?
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  ulm le Mer 11 Mai - 17:33

Source ? Affabulation parfaite.
Vals comme les deux précédents, pareil: attaque personnelle. C'est parlant sur les auteurs, mais c'est du sabotage du fil.
Le sujet gêne tellement ?

C' est quoi le sujet déja? LO et sa position sur l' URSS? ah ben non! Roseau tu fait du sabotage de fil! c' est pas bien ça! Cool

La réflexion est un tourment.Les dogmes assurent la quiétude. .


sunny Quand même de la part de Roseau, c' est beau, c' est grand, c' est magnifique! je trouve que c' est une parfaite description du personnage!!!!!!!!!! Laughing

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Marco Pagot le Mer 11 Mai - 17:47

vous savez très bien que c'est pas la peine de jouer à kikalaplusgrosse ici...
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  fée clochette le Mer 11 Mai - 17:50

Marco Pagot a écrit:vous savez très bien que c'est pas la peine de jouer à kikalaplusgrosse ici...

C'est sûr que moi je peux pas jouer à ça .... Evil or Very Mad
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« Phénix » : Pour poursuivre le débat

Message  Roseau le Jeu 12 Mai - 1:00

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  gérard menvussa le Jeu 25 Aoû - 21:44

Reconsidérer l’héritage pour se donner un avenir
GABRIEL Claude
24 août 2011


Au début on se dit que on n’a pas vraiment voix au chapitre, n’étant plus activiste, n’ayant pas les contraintes d’un militantisme au quotidien, un pied dedans – un pied dehors. On se demande de quel droit on mettrait son grain de sel dans un tel débat. Et puis l’on se prend à pester contre un délabrement politique qui nous concerne tous et on se dit qu’il y aurait rien de plus triste dans notre histoire commune que de finir dans une salle de banquet le lendemain d‘un festin qui a mal tourné et une fois les lumières éteintes. Alors, parce que l’on se sent à la fois solidaire et fidèle, on a envie de comprendre ce qui a bien pu se passer au-delà de l’histoire la plus récente. Rien de plus, mais que l’on voudrait partager avec d’autres.

Ce texte s’adresse à celles et à ceux qui, ayant reçu ma première contribution [1], y ont répondu, si ce n’est pas un petit signe amical, du moins sans acrimonie. Il s’agit ni de critiquer les militants du NPA qui se sont jetés avec enthousiasme dans le projet ni de stigmatiser des responsabilités dirigeantes alors que nous savons tous que le contexte est particulièrement complexe. Depuis 1968 nous avons tous un lourd bilan de grosses bêtises dites, votées et parfois appliquées. Il s’agit simplement de chercher à comprendre, de confronter les différents « retours en arrière », sans non plus remonter au déluge.

L’essentiel est évidemment aujourd’hui de reconstruire une perspective, de sortir de l’ornière, de redéfinir un projet et de le réaliser. Mais ce nouvel élan implique des mises à plat du passé et des ruptures partielles. Une aptitude à s’interroger sans concession sur les causes anciennes de la trajectoire empruntée.

On ne peut pas comprendre ce qu’il advient aujourd’hui du NPA sans y voir pour beaucoup l’héritage des évolutions contemporaines de la LCR. Il y a des spécificités propres au Parti mais, dans la mesure où la LCR a été à l’initiative du processus, que ses militants y jouent un rôle important et surtout qu’elle a été la seule force organisée significative à l’intégrer, les impasses et contradictions accumulées par celle-ci se sont facilement transmises à celui-là. Il n’y a pas eu sur ce plan de « dépassement ».

Chercher dans le NPA seul les raisons de la situation présente serait une erreur. Les racines sont beaucoup plus anciennes. Dans mon précédent texte je disais « En fait, il aurait fallu que le NPA subvertisse le passé « dernière période » de la LCR », ce qui effectivement ne fut pas le cas. Cet enjeu (ne serait-ce que cela) déborde largement du débat sur les tactiques électorales, les fronts momentanés ou prolongés et les candidatures. Il est donc difficile de traiter certains problèmes sans faire des allers et retours constants entre le NPA et la LCR. Il est raisonnable, sur un certain nombre de grandes questions, d’évoquer une continuité de « notre courant ».

Cette « dernière période » de la Ligue, il est sans doute vain de la délimiter. Mais elle contient à coup sûr les dix dernières années. La LCR n’a pas été ébranlée par le scepticisme politique généré par le vertige de la globalisation financière et les défaites sociales accumulées sur 30 ans, mais comme les autres forces politiques et sociales, elle a été profondément secouée et anesthésiée programatiquement par les transformations structurelles qui en découlent. La fin des modèles et des paradigmes passés, sans doute annoncée dès le début des années 70, a laissé place à du raccommodage de bric et de broc où se mêlent revendications immédiates et slogans ultra propagandistes. Surtout, les conséquences structurelles des transformations capitalistes n’ont pas été totalement intégrées dans le substrat initial du discours politique : la réorganisation de la propriété du capital, l’élargissement brutal du périmètre géographique des entreprises, l’évolution du salariat et de la formation sociale, entre autres.

Aussi, si la LCR a été capable de produire des textes de congrès lucides et aptes à rendre compte des formes générales d’évolution du système, si elle a intégré la dimension écologique ainsi que la reconnaissance très tôt des nouveaux mouvements sociaux, elle n’a pas réussi à sortir de la marginalité sociale et politique qui lui est restée collée aux basques et qui a été transmise au NPA en dépit des succès de celui-ci sur la lancée de sa création. Il faut avoir cette lucidité et ne pas confondre quelques milliers de membres, un score électoral momentané, un sondage circonstanciel, et la capacité d’influencer une partie (même modeste) du salariat et de la société.

Ce serait donc une erreur grave que d’interpréter la crise actuelle à l’aune, principalement, des désaccords politico/électoraux de la dernière période, entre les deux écueils binaires de l’affirmation identitaire et du « il faut savoir-faire de la politique ». Deux réponses symétriques mais apparentées, deux tentatives de répondre à la question de la marginalité politique.
Sommes-nous condamnés à être marginaux ?

La polémique actuelle sur les choix tactiques et électoraux ne saurait rendre compte de cette histoire longue. L’enjeu de la dispute serait-il celui d’une politique « révolutionnaire » ? Opposée à quoi ? A l’opportunisme sans doute ? Ou réciproquement ? Mais dans ce cas, c’est qu’il y a une épaisseur que le seul débat sur la tactique électorale ne saurait transcrire.

Comment nous expliquer cette marginalité durable transmise au NPA ? Car, notre courant avait inventé un « truc », celui de la période nous plaçant durablement (à l’échelle d’un demi-siècle ?!) à contre-courant et celui du blocage intempestif des appareils réformistes. C’est bingo à tous les coups. Ne devrait-on pas se poser aussi la question du « comment les conditions objectives peuvent être aussi du ressort de notre responsabilité subjective » ? A moins de penser que la figure du « prophète désarmé » est une constante indépassable de notre courant, que l’on a raison, que l’on est clairvoyant mais que la période fait de nous d’irréductibles minoritaires… l’explication est à chercher ailleurs.

Elle est sans doute à trouver en partie dans cette zone intermédiaire où s’articulent propagande et agitation, où se forge l’identité publique d’une force politique. Dans ce qui permet de dire après la lecture d’un document programmatique « bon d’accord et maintenant quoi ? ». Une sorte de « so what ? ». Les textes de congrès sont une chose, mais comment cela se traduit-il dans le profil social et politique ? Dans l’apparition publique, dans la manière d’exprimer ses vues et ses objectifs immédiats ? Ces analyses générales votées en congrès, dès lors qu’elles produisent de la nouveauté pour l’organisation, portent-elles à conséquence sur la déclinaison propagande/agitation ?
Etre candidat au pouvoir

Un siècle de parlementarisme et près de 45 ans d’absence de soulèvement social ont quelques conséquences sur la conscience des gens en matière de perception des discours et des programmes. 30 ans de reculs sociaux aussi et 20 ans de mondialisation accélérée de la structure économique également. Cela ne retirerait rien à notre radicalité anticapitaliste que de nous poser la question. Les revendications sociales radicales sont donc perçues par les gens comme devant être portées par des forces politiques candidates au pouvoir dans le cadre parlementaire actuel. Les masses sont pragmatiques. Nous, nous savons que les choses peuvent changer brutalement, que les élections législatives d’aujourd’hui, le respect de la Constitution, les procédures de formation d’un gouvernement… peuvent être remises en question à l’occasion d’une explosion sociale. Mais pour le moment, et depuis longtemps, le contexte est tout autre.

Aussi, un parti anticapitaliste se doit-il de construire une agitation/propagande autour de cette contrainte, y compris en ce qui concerne des intentions à caractère systémique. Il doit être capable de formuler des revendications et des réformes dont les implications, les mécanismes et les imbrications ont une cohérence globale, y compris s’il s’agit de mesures de rupture. Il faut que l’ensemble fasse système ; qu’il ait du moins sa cohérence. Qu’aucune visée ne soit contradictoire avec une autre. Qu’elles ne soient pas irrémédiablement invalidées par les aspects les plus irréversibles de la transformation du monde par le capitalisme (comme le tentent certains universitaires en proposant des protectionnismes passéistes). Des formulations qui, sans doute pour nous impliquent un affrontement avec le système, mais en-deçà - si l’on peut dire - pour la conscience du plus grand nombre, d’une perspective de déflagration révolutionnaire. Pour le dire autrement en-deçà de la « planification démocratique », de la « socialisation des moyens de production », de la dislocation de l’Etat bourgeois… formules qui au demeurant méritent une réappropriation plus fine.

Cette démarche programmatique « intermédiaire » doit produire un élan d’ensemble sur toutes les principales questions pratiques, immédiates (sociales, économiques, démocratiques). Ce n’est pas la ligne que nous avons vraiment suivie, juxtaposant selon les sujets le soutien à des revendications économiques immédiates (ce qui ne pose pas de problème vis-à-vis du mouvement social) et des visées historiques à l’horizon abstrait.
« Si vous êtes au pouvoir que feriez-vous ? », « Comment feriez-vous ? ». Répondre que l’on ne sait pas car tout dépend du contexte de la crise révolutionnaire n’est pas la bonne réponse, c’est évident. Il faut que tout ce qui touche aux exigences démocratiques (institutions, auto-organisation), au social, au stratégique, à l’économique soit dicible dans le cadre d’une candidature au pouvoir dans la cadre des préjugés parlementaristes du plus grand nombre.

Le compromis est possible entre cette « fausse conscience » de la démocratie du plus grand nombre et « l’éventuel » bouleversement social et institutionnel que nous souhaitons. Par le passé nous aurions évoqué de manière très académique l’hypothèse d’un « gouvernement ouvrier ». Terminologie aujourd’hui dépassée mais qui indiquait la possibilité d’une transition institutionnelle, née d’une explosion sociale mais encore inspirée par les vieux mécanismes de représentation. Peu ou prou cette hypothèse soulève bien la question « si vous étiez au pouvoir que feriez-vous sur cette question ? ». On ne peut pas d’un côté interpeller le PS et lui demander « alors sur les retraites, si vous arrivez au pouvoir, que faites-vous ? » et se défiler quant à nous sur l’adéquation de nos slogans avec la réalité du monde qui nous entoure. La seule chose évidente c’est que nous ne pouvons pas faire de compromis quant aux alliances et collaborations impliquant une rupture avec le projet de transformation sociale, ce que beaucoup sont en position de le comprendre actuellement. Mais nous ne pouvons pas ignorer la question pour autant et renvoyer nos interlocuteurs à la seule « image » du renversement révolutionnaire, de la dualité de pouvoir et de l’auto-organisation généralisée.
L’évolution du salariat et la représentation du parti

Le NPA avait choisi un facteur comme porte-parole. Le message était clair et légitime : un facteur, un ouvrier n’a pas moins d’aptitude et d’à-propos politique qu’un professionnel de la politique. Ce ne sont pas les « carrières » politiques qui font la pertinence des arguments. Il faut défendre ce principe.

Mais inversons la question en se la posant à nous et en direction du NPA : pourquoi pas une professeure de faculté ? Un ingénieur ? Un médecin ? Une cadre de l’administration ? Un chercheur ? Pourquoi pas au fait ? Parce qu’un parti anticapitaliste se devrait d’adopter la figure de l’ouvrier ? Parce que la perspective d’une révolution ne saurait déroger à cette équation ? Car c’est une chose que de choisir un bon porte-parole qui est ouvrier, c’en est une autre que de penser que ce choix est essentiel.

Au nom de qui un parti anticapitaliste prétend parler aujourd’hui ? Des ouvriers, des prolétaires au sens ancien du terme ? Des travailleurs au sens réducteur tel qu’il est généralement compris par la société ? Ou des salariés et de toute la société exploitée et opprimée ? Il n’y a pas de doute que la réponse programmatique de notre courant est la troisième. Mais est-ce toujours le cas dans la propagande, dans les discours, dans les faits ? Gare à ce que la perception des expressions récurrentes, entendues et lues abondamment, ne conduisent les gens à s’exclure ainsi de l’interpellation que nous croyons leur adresser.

Il y a un paradoxe sur cette question. D’un côté nous revendiquons le fait que les salariés sont aujourd’hui l’écrasante majorité de la population (cf. Mandel) et de l’autre il y a une tendance sémantique à s’adresser aux « ouvriers » ou aux « travailleurs » dans un sens parfois excluant une bonne partie du salariat (ou du moins le suggérant aux oreilles des intéressés).

Sans compter que sur les dernières décennies, la composition et la fragmentation du salariat lui-même ont prodigieusement changé. Cadres et techniciens sont souvent majoritaires dans des branches industrielles. Le développement de certains services à forte valeur ajoutée a fait bondir le nombre de salariés que les commentateurs faussement candides s’évertuent à qualifier de classe moyenne. Surtout, l’augmentation du travail intellectuel (progression du contenu cognitif) dans la majorité des postes de travail (à commencer par les postes productifs de l’industrie) a fait bouger les frontières dans nombre de secteurs et entreprises. Le surgissement de l’informatisation et donc du « disque dur » a permis au capital de dérober une nouvel part du savoir individuel : là où, par le passé, il devait composer avec la connaissance de l’ingénieur, du cadre intermédiaire, du technicien, aujourd’hui il « les tient » par le fait que leur savoir accumulé est généralement sauvegardé au sein d’une propriété de l’entreprise. Tout cela a accéléré la crise des postures sociales anciennes de ces catégories et les a « prolétarisées ». Par conséquent, un affichage ouvriériste aliène l’attention de ces catégories de salariés (largement majoritaires).
Radicaliser les consciences par des mots d’ordre « transitoires » ?

La mondialisation financière modifie les rapports sociaux, modifie la formation sociale, modifie les formes de fragmentation du salariat, modifie la division internationale du travail, modifie l’organisation du travail dans les entreprises, modifie l’organisation de la propriété du capital, modifie l’ancienne « coïncidence » entre capital financier et Etats impérialistes. Elle ouvre la voie à une forme nouvelle d’oligopoles et de pactes croisés. Elle place le mouvement syndical, dans sa forme actuelle et donc anachronique, à des années lumières de l’organisation spatiale et politique du capital… Du coup, il faut tourner sa langue sept fois avant de systématiser une revendication à caractère transitoire, si l’on veut qu’elle fasse sens par rapport à l’exigence d’un nouveau paradigme stratégique. La tâche est difficile, empirique et pavée de contresens. Mais le minimum ne serait-il pas, au moins, de prendre rapidement conscience de ses erreurs de formulation quand l’expérience montre que l’on n’est pas compris ou même entendu ?

L’anticapitalisme n’est pas une « stratégie ». C’est un point de départ, sans plus. Il reste à envisager les possibles (que les luttes de masse pourraient invalider ou confirmer) afin d’avancer les bonnes « réponses à la crise », celles qui peuvent emporter la conviction d’une partie significative, même minoritaire, du salariat et de la société. Un décalage par rapport aux réalités du monde et du moment, entre la stature de l’anticapitaliste intransigeant et les slogans, ruine le projet et le condamne à la marginalité ; laissant l’espace aux avocats du réalisme, c’est-à-dire du renoncement.

Quelle fonction notre courant donne-t-il (dans le contexte actuel) à ses revendications anticapitalistes ? De passer la main à un mouvement de masse qui serait prêt à s’en saisir et à forcer l’antichambre du capital, ici et maintenant ? De témoigner du projet révolutionnaire à long terme nonobstant la conscience du plus grand nombre ? Tout est question de période politique bien sûr, mais aussi de la qualité des slogans en rapport avec l’évolution des rapports sociaux et économiques. Là aussi tout décalage condamne à la marginalité une stratégie qui se voudrait pourtant « de masse ».

Ne pas se bercer d’illusions sur l’effet de ce que l’on avance. Les secteurs ouvriers désespérés et condamnés par la mondialisation libérale, abandonnés à leur sort, peuvent être friands d’une radicalité « classe contre classe » tout aussi radicale qu’inefficace dans le contexte présent. On trouve ce désespoir et cette nostalgie dans certains secteurs CGT. Mais cela n’en fait pas une attente de masse, pas même au sein des entreprises où ces secteurs peuvent exister.

Un mot d’ordre transitoire, susceptible de faire franchir un pas radical au mouvement de masse et non à quelques secteurs démoralisés, dépend dans sa formulation et son actualité d’une analyse rigoureuse des rapports de force et de la conscience. Ressortir quelques vieilles formules n’a pas de sens à moins de penser que nous sommes dans la même configuration objective et subjective des années 30.

En soulignant ce risque de la fausse radicalité, on ouvre évidemment le débat sur la situation concrète. On comprend mieux la difficulté de la tâche et les erreurs qui peuvent être commises en constatant que nous sommes dans une sorte d’entre-deux. Les faux pas, un peu trop dans ce sens ou dans l’autre, sont donc faciles. La société est lourde de colère et de dégoût, écœurée par les raisons connues de la crise… mais cela ne fait pas une situation prérévolutionnaire. Celle-ci peut se déclarer après-demain à l’occasion d’un événement quelconque, soit. Mais ce « peut-être » ne règle pas la question de « maintenant ». Par ailleurs, la possibilité d’une déflagration sociale ne dit rien sur sa forme. Aussi, s’il n’y a aucun problème pour se dire aujourd’hui anticapitaliste, il est beaucoup plus difficile de le formuler en direction du plus grand nombre.
L’archétype du problème : « Interdiction des licenciements »

Le mot d’ordre « interdiction des licenciements » (mot d’ordre de la LCR à partir de 1999/2000 puis du NPA) est central et symbolique ; il a été l’un des principaux mots d’ordre depuis 12 ans, il a été récurrent dans les professions de foi, dans les médias et bien sûr dans les entreprises touchées par des restructurations.

Sa formulation, sans variation possible, sans l’épaisseur suffisante pour traiter mille cas différents auxquels sont confrontés les salariés, renvoie ceux-ci à un dilemme. Ou bien attendre un hypothétique rapport de force très au-delà de leur entreprise ou bien se contenter de dénoncer platoniquement « les patrons ». Car c’est une chose que de pouvoir avancer efficacement un tel mot d’ordre dans certaines situations spécifiques de licenciements économiques (il ne faut donc pas l’écarter par principe) et une autre d’en faire un mot d’ordre général universel comme c’est le cas. « Interdiction des licenciement » implique soit une situation de dualité de pouvoir dans toutes les entreprises soit l’existence d’un gouvernement tenu par des révolutionnaires qui l’imposerait par une loi centrale. Dans les deux cas, cela implique le gel des effets « comptables » de la concurrence marchande, la disparition de la notion de compte de résultat, de créances et de dettes, le blocage de la circulation des capitaux, la fin de la notion de faillite. C’est une entrée fracassante et générale dans une transition post-capitaliste !

Il restera, en plus, à annoncer aux salariés qu’il ne s’agit que d’une pause, d’un gel de la situation ex ante avant d’amorcer le grand chambardement d’une autre économie, d’une nouvelle rationalité, d’un nouveau système industriel et de services... très destructeurs de postes de travail (dans des secteurs les plus divers, socialement inutiles, polluant, bureaucratiques. etc. ?), mais aussi créateurs d’autres !

Devant tant de « conditions objectives », on devrait s’interroger ! En désaccord dès 1999 sur cette « vision » de la période et de l’économie réelle et corédacteur d’un livre sur les licenciements en 2006, je n’ai pas souvenir que le débat ait été réellement ouvert. Car, le mot d’ordre a de toute évidence une autre fonction que d’être pratique dans les luttes - pour tous les cas de licenciements économiques, du plus petit au plus médiatique. Il prend volontairement la forme d’une propagande abstraite pour vainement radicaliser les salariés, sans interroger le fait qu’après plus de dix ans d’usage son écho de masse n’est toujours pas au rendez-vous. D’autant que dans l’entreprise qui licencie, la reprise de ce mot d’ordre par certains secteurs (mais qui n’ont pas la responsabilité de son élaboration première) n’empêche pas les mêmes salariés de faire pression simultanément sur la négociation de la « prime à la valise ». Belle défense de l’emploi. Car entre « interdiction de… » et « le patron doit payer », il n’y a rien qui ait été formulé. C’est un faux radicalisme.

En maintenant l’identification entre le poste de travail et le statut de celui qui l’occupe, il signifie aux salariés que rien n’est à négocier si ce n’est le gel de la situation existante. Autant dire que lorsque cette première « tranchée » lâche, il n’y a pas grand-chose derrière pour maintenir la pression sur les mesures impliquant la responsabilité sociale de l’entreprise dans les reclassements, les formations de reconversion professionnelle, les investissements créateurs d’emplois nouveaux, etc. Un radicalisme qui exonère le système de son désordre concurrentiel et focalise tout sur le « patron », les « actionnaires ». Le capitalisme a une rationalité irrationnelle. Il est à sa manière économe en moyens, concurrence généralisée oblige. La conscience dévoyée des salariés est d’être sous la pression de cette rationalité marchande : faire un résultat (profit) pour ne pas faire faillite, ne pas perdre de clients, gagner du chiffre d’affaires, prendre en compte la rentabilité dans sa fausse définition actuelle, etc… Intégrer cette réalité de la conscience sociale et ne pas, à l’inverse, prendre ses désirs pour la réalité, ne serait-il pas nécessaire quand on veut faire de l’agitation de masse ?

C’est sans compter aussi sur le fait que le système a partiellement réussi à rendre les suppressions d’emplois politiquement « transparentes » par le dégraissage de l’intérim (jusqu’à 40% des effectifs de production) et la montée en puissance des départs volontaires négociés (« Rupture conventionnelle » du contrat de travail). Sur tout cela, le mot d’ordre est inefficace.

« Interdiction les licenciements » (par qui ?) n’a pas la même fonction que « zéro licenciement » adressé à l’entreprise et à ses actionnaires et dès lors imposé possiblement au niveau de l’entreprise, que « aucun licenciement sec » qui implique une exigence et un contrôle partiel des reclassements, que « suppression des licenciements » qui refuse qu’une suppression de postes (en raison de mille causes possibles des lois de la concurrence) s’accompagne d’une sanction sociale, financière et statutaire pour ceux et celles qui occupent ces postes, et qui du coup porte sur tous les licenciements jusqu’aux TPME. Bref, le débat était ouvert, il fut clos aussitôt. Les alternatives avaient pourtant quelques avantages majeurs, celui d’être infiniment plus « éducatives » (puisqu’il semble que c’était la question posée) compte tenu des rapports de forces sociaux, infiniment plus souples et par conséquent plus ouvertes à la diversité des situations, et plus pressantes sur les positions de la CGT (« sécurité sociale professionnelle ») en soulevant à son encontre la question piège « mais qui paye dans votre affaire ? Toujours la collectivité ou bien les entreprises ? ».

Sur les licenciements, il aurait fallu parler pratique et efficacité. Prendre à bras le corps la racine première des restructurations (plutôt que de se rabattre un peu naïvement sur le « dans les entreprises qui font du profit », et celles qui n’en font pas ?). Il aurait fallu viser des objectifs de victoires partielles ou modestes ; chercher à enfoncer un peu les lignes adverses ; convaincre le plus grand nombre sur une revendication unifiante, universelle. Hélas !
Une démarche « révolutionnaire » ?

Il fallait-il bien se demander le pourquoi de ce choix et l’absence de débat interne/externe. La réponse est claire : il faut une politique et des mots d’ordre « révolutionnaires ». Soit ! Absolument d’accord, mais justement…C’est quoi une politique révolutionnaire aujourd’hui ? On peut être radicalement convaincu de l’espérance révolutionnaire et devoir se montrer très circonspect sur l’usage rituel du qualificatif, de crainte que ce soit in fine un moyen de « découper » ici le mouvement social, là un débat interne.

N’est pas révolutionnaire celui qui se déclare anticapitaliste. Nous sommes des anticapitalistes au sens d’un marxisme à la fois fidèle et critique, et nous ne renonçons pas. Sommes-nous pour autant des révolutionnaires au sens non pas de notre colère mais de notre capacité à être un jour parmi les acteurs politiques d’une révolution ? La réponse est en attente et depuis fort longtemps malheureusement.

Il faut donc faire attention à tout rapport complaisant au qualitatif de révolutionnaire et ne pas s’en servir à tort et à travers pour « marquer » la qualité d’une démarche ou d’un slogan souvent tactiques et temporaires. Dans mon précédent texte, j’ai fait le parallèle entre la situation présente et la charnière entre le XIXe et XXe siècle : « …au moment des débats sur l’impérialisme, la guerre, la question coloniale, le parlementarisme, la grève générale et la violence de masse ». Evidemment, il ne s’agit pas de ranger les tracts au placard et de se lancer, portes closes, dans un long processus « d’études » ! Mais prendre la mesure des problèmes est, une fois encore, le minimum requis avant de se prendre pour ce qu’il reste à démontrer.

Etre révolutionnaire c’est être « candidat » (quand les circonstances le permettront) à jouer un rôle politique clef dans un processus de subversion des paradigmes marchands et de fracture de la domination bourgeoise. Quant au modèle de révolution à venir, il nous est inconnu (restons-en là).

N’est donc pas « révolutionnaire » en soi une réponse politique ou un slogan qui indique implicitement mais de manière atemporelle l’objectif anticapitaliste. On ne manipule pas à la légère ce que l’on croit être une revendication transitoire. On ne peut s’exonérer du rapport de force réel, de la situation concrète, des élans victorieux déjà enregistrés ou des défaites accumulées. Ne trouve-t-on pas dans des tracts sur les restructurations la revendication d’expropriation des actionnaires, de réquisition du capital ? A quoi cela rime-t-il dans le contexte actuel ? Que ce soit dans les « Principes fondateurs » du parti, comme perspective révolutionnaire, oui ; mais dans des tracts d’agitation en direction des salariés d’une entreprise ou d’une autre, isolés généralement ?

Pire, ressortir brut de fonderie des revendications du programme de transition de 1938 laisse pantois. Il en va ainsi de « l’ouverture des livres de comptes ». Mot d’ordre inspiré par LO, ce qui n’empêche pas les militants de cette organisation dans les entreprises de refuser par principe toute démarche du comité d’entreprise de faire valoir ses droits en matière d’expertise financière indépendante (comprend qui peut !). Aujourd’hui en France tous les comptes sont publics, pas simplement les comptes résumés et publiés sur Info-Greffe mais bien plus, au travers du droit des élus à accéder à l’ensemble des données comptables et du fait des obligations boursières et fiscales. Certes, les procédures ne sont pas identiques selon que l’on est au niveau de l’établissement ou de la multinationale. Cependant, une masse de choses est publiée et accessible. Les seules choses qui ne le soient pas (ce n’est pas une mince affaire certes) ce sont les méandres volontaires des prix de cession au sein d’une même entreprise si elle est mondiale et certaines optimisations fiscales quand elles sont très complexes et fondées elles aussi sur une dispersion mondiale des actifs. Mais cette « ouverture »-là des comptes réclamerait une police financière et révolutionnaire mondiale… Tout le reste est « ouvert ». La formation du profit, l’allocation des capitaux, la structure du bilan, les flux financiers sont publics. Ces données seraient-elles mensongères ? Mais alors les « livres » le sont aussi. En vérité, il ne faut pas confondre dissimulation et complexité. Le système aujourd’hui fonctionne plus sur la seconde que sur la première en ce qui concerne la gestion financière des entreprises. C’est tout le problème posé à la transition post-capitaliste confrontée à la mondialisation financière et tout le problème des mots d’ordre adéquats concernant la propriété capitaliste et la perspective de mise sous contrôle de ses actifs financiers et productifs. Tout cela vaudrait bien quelques débats avant de laisser les militants abuser de vieilles formules dépassées.

Ce ne sont pas là que des exemples isolés. Ceci finit par faire système dans l’apparition publique, dans les propos lancés à la télévision, dans l’agitation faite dans les entreprises.

Certains mots d’ordre, investis du pouvoir de « faire la différence » sont non seulement décalés par rapport à la situation politique mais à côté de la plaque en ce qui concerne le fonctionnement réel du système. Or, cela n’abuse pas la majorité des salariés qui, pour pas mal d’entre eux, ont l’intuition ou même la connaissance des complexités nouvelles.
Le tropisme électoral

Un gauchisme propagandiste ? Sans doute. Mais non sans cousinage avec une autre forme d’impatience, celle du raccourci et du « coup » électoral. Le débat ne porte pas sur l’importance des échéances électorales en soi. Mais sur la centralité envahissante des débats tactiques, des opérations et des alliances. C’est bien parce que la marginalité politique devient obsédante que l’on espère toujours faire un « coup » qui sortira notre courant de cette « malédiction » via le média des élections. L’aventure a déjà été vécue avec l’alliance électorale LO/LCR au début des années 2000, mi front des révolutionnaires mi opportuniste, qui s’est accompagnée d’un très fort tournant ouvriériste dans le langage et les slogans.

Bien sûr, il faut trouver les bons réglages électoraux, y trouver un bon levier d’apparition et mettre au point des tactiques d’alliances à cet effet. Bien sûr que cette politique est d’importance dans la construction d’une organisation politique. Bien sûr que si erreur il y a, ceci a des conséquences immédiates sur la capacité de gagner une nouvelle audience.

Mais qu’est-ce qui explique que le gros des disputes et des enjeux de courants porte très largement sur ces questions ? Parce qu’elles synthétisent toutes les divergences de fond ? Allons donc ! Lorsque, depuis fort longtemps, l’échéance électorale est devenue le cœur de l’apparition politique, l’enjeu d’une hypothétique sortie de l’isolement et l’horizon possible du dépassement…évidemment, ça tend les discussions. Aussi se retrouve-t-on avec un courant politique assez marqué par le propagandisme gauchiste dont les débats internes et les attentes stratégiques reposent pour beaucoup sur des tactiques électorales conjoncturelles. Paradoxe.

Du coup, les positions en présence n’ont pas de mal à se cristalliser entre des tenants d’une posture « révolutionnaire » et les tenants d’un réalisme tacticien. Entre la tentation du témoignage et la tentation de l’équilibriste. Mais sur fond de quoi ? D’une divergence sur la marche du monde, sur les rapports sociaux, sur les revendications sociales, programmatiques, sur les rapports de forces ? Sur le contenu de la propagande ? Rien de tout cela en réalité, car sur ces questions il n’y a pas grande discussion. L’inquiétude sur ce que nous sommes et l’impatience de sortir de notre fonction très minoritaire aboutissent à ces raccourcis.
Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ?

La question est la suivante : comment - de marche en marche - un courant apte à embrasser la totalité (son héritage marxiste critique, voir aussi la qualité intrinsèque des Principes fondateurs du NPA) en vient à n’apparaître que comme le parti des ouvriers en colère ? Le « parti des luttes », celui du témoignage ? Mais sans crédibilité stratégique aux yeux d’une fraction représentative du salariat et de la société. Après plus de 40 ans d’existence et d’actions militantes ! Combien de chainons manquants entre le projet abstrait, la critique globale du capitalisme, l’affirmation morale et sociale… et l’incapacité à convaincre, à emporter la conviction ? Pourquoi cet écart sur une si longue période et quelle que soit la conjoncture à quelques écarts près ?

Les critiques soulevées ici ont rétréci, aux yeux de l’extérieur, la représentation sociale du projet stratégique et ce, en contradiction avec la vie réelle, avec l’évolution des rapports sociaux et l’évidente fragmentation du « Sujet ». Le centre de gravité directionnel, la sociologie propre de l’organisation, les limites de l’implantation, la percolation possible des débats dans la CGT où certains courants affichent des postures type « troisième période », la faiblesse du lien entre les débats théoriques (très largement menés ailleurs et en partie par des militants devenus compagnons de route) et la réflexion sur la pratique, le renforcement progressif de l’ouvriérisme, ont abouti à cette contradiction : aucun courant n’a mieux intégré en théorie l’imbrication du social et du politique, de l’exploitation et des oppressions, de la démocratie et de la rupture, il est aussi le plus activiste ; mais il est celui qui apparait comme des plus étroit socialement et perçu par la majorité des salariés et de la société comme le simple témoin d’une colère radicale de base.

Pourtant, le dépeçage progressif de l’Etat providence libère une tension sociale nouvelle. En 2008 (pourquoi pas à nouveau maintenant ?) l’écrasante majorité des gens savait que la crise était due à la cupidité et à la spéculation. Situation exceptionnelle qui aurait dû nous permettre de percer, de convaincre. Non pas en pensant que l’heure de la révolution avait sonné, ni que l’anticapitalisme allait de soi, mais une période nouvelle de violence du capital, de résistances éparses, de dégout moral. De cela pratiquement pas de trace dans notre développement et dans notre représentativité politique et sociale.

Le scepticisme qui tourne le dos à la révolte est effectivement un poison mortel. Tous ceux qui ont commencé à dire que le monde était devenu trop complexe, qu’il fallait repenser autrement l’avenir du capitalisme, que les contraintes dépassent maintenant tout horizon révolutionnaire, se sont perdus ou vont se perdre dans un aggiornamento dérisoire. Le « tout est en tout, et tout est complexe » n’offre aucune issue, contrairement au sous-entendu savant que cela suggère. Mais, ce n’est pas mieux d’identifier ces complexités et ses contraintes nouvelles, puis de faire comme si l’on pouvait faire « comme avant », voire envisager la crise révolutionnaire et la transition post-capitaliste sur, peu ou prou, le modèle de la révolution russe, ou du moins de se cantonner à quelques formules qui nous y ramènent trop vite.

L’apport de la LCR en direction des nouvelles couches militantes qui arrivaient à la politique via le NPA fut sans doute décisif. Une capacité de traiter le monde sur la base des rapports de classe et des dominations et une référence salvatrice au marxisme. Mais, la fondation du NPA aurait dû contribuer à une refondation de notre courant, avec une remise à plat et un tri judicieux de certaines certitudes propagandistes du passé, de rupture avec les erreurs et la trajectoire des dix dernières années. Or, ce fut essentiellement un passage dans la continuité, un prolongement sous une autre forme. Aussi, ne faut-il pas voir les difficultés actuelles du NPA comme un « gâchis » dû à des erreurs d’orientation tactique, mais comme un héritage. Il serait bien de reprendre toute cette histoire pour en sortir par le haut et non par le bas.

C. Gabriel, août 2011
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France : où en est le NPA ? un article d'Alain Krivine

Message  gérard menvussa le Mar 13 Sep - 8:44

France : où en est le NPA ?
KRIVINE Alain
5 septembre 2011


Article écrit pour la publication de Sinistra Critica (Italie).

Beaucoup s’interroge aujourd’hui sur le NPA, sa crise, voire sa quasi disparition, en tous cas son échec. Après avoir été encensé pendant près d’un an, sa mort est annoncée quasiment chaque semaine dans les médias français. Et pourtant il est toujours là mais il importe de connaître ses problèmes car ils ne concernent pas que la France.

En effet on assiste en Europe à un véritable paradoxe : alors que la crise du système capitaliste est plus évidente que jamais et qu’elle a réussi à convaincre par ses conséquences sociales dramatiques des millions de gens que ce système était injuste et intolérable, les organisations anticapitalistes n’en n’ont pas profité et connaissent même des difficultés : cf l’échec électoral du Bloc de gauche au Portugal, la stagnation de Die Linke en Allemagne, les difficultés de l’Alliance Rouge et Verte au Danemark ou des coalitions Antarsya et Syrisa en Grèce. Cette crise systémique voit plutôt se développer l’extrême droite populiste ou des courants radicaux comme les Indignés (Espagne, Portugal ou Grèce). Parfois elle a permis l’explosion de véritables révolutions, mais qui ne débouchent pas encore sur des solutions anticapitalistes (Tunisie, Egypte, Syrie, Libye etc..).

En France, le NPA s’est construit, il y a deux ans avec 9000 adhérents dont moins de 3000 issus de la LCR, son candidat Olivier Besancenot obtenant près de 5% à l’élection présidentielle et apparaissant dans tous les sondages comme un des hommes politiques les plus populaires du pays. Aujourd’hui le NPA a un peu moins de 5000 adhérents (3200 votants à la dernière conférence nationale, il y a quatre mois) dont la moitié n’était pas à la LCR, Il est traversé par de nombreux débats et certains parlent d échec du projet. Signalons que la situation du reste de la gauche de gauche n’est pas plus brillante : Quelques groupes avec quelques centaines de militants. Le seul parti qui a, pour le moment, réussi à stabiliser sa chute historique étant le PC, grâce à un front unitaire constitué essentiellement avec une scission de gauche du PS (2 à 3000 militants) derrière un ancien ministre Jean Luc Mélenchon. L’axe de son parti (le Parti de gauche) c’est : La révolution par les élections.

Le PC n’est plus une force nationale, mais reste une référence. Il est organisé autour de ses derniers bastions électoraux (environ 8000 élus et quelques centaines de mairies) avec des scores dans ces places résiduelles qui peuvent atteindre 20%, alors qu’ils ne sont que de 2 ou 3% dans le reste du pays. La moyenne d’âge de ses 70.000 adhérents est assez élevée. Si le Front de gauche a réussi à enrayer la chute du PC, il ne bénéficie pas pour le moment d’une dynamique que susciterait la crise. Et stagne autour de 5 ou 6%.

En revanche le ras le bol contre le gouvernement et le système est très fort. Il s’est manifesté, il y a plusieurs mois par une succession de journées de grèves générales et de manifestations de rue massives pour protester contre un nouveau système de retraite Mais l’absence de grève générale prolongée a fatigué les travailleurs et a abouti à l’échec de tous ces mouvements impulsés et controlés par les directions syndicales sans aucune possibilité de structure d’auto-organisation. Aujourd’hui, dans ce climat de ras le bol ou tout est possible, les travailleurs sont déboussolés ne croient plus en aucune alternative et s’ils donnent la majorité au PS lors de la prochaine présidentielle, ça sera uniquement pour chasser Sarkozy.

La création du NPA

Elle est dans la logique de ce que nous avons toujours expliqué dans la LCR : à savoir que pour des tas de raison historiques, la section française de la IVe Internationale, politiquement indispensable, ne pouvait avoir la prétention de rassembler tous les révolutionnaires et que quand les conditions le permettraient il faudrait s’ouvrir à des gens d’accord avec nous sur les tâches mais pas forcément sur tous les bilans historiques. Or, il y a deux ans, le pays connaissait de fortes mobilisations sociales dans une période de radicalisation politique. On sentait que des milliers de gens, notamment des jeunes étaient attirés par l’anticapitalisme sans pour autant se réclamer du « trotskysme » et ne se reconnaissaient plus dans la gauche institutionnelle (PC et PS). Le projet du NPA en devenir était donc de rassembler le maximum de militants sur une base anticapitaliste claire : indépendance de classe, refus de toute cogestion institutionnelle avec le PS et donc de toute coalition gouvernementale PS-PC, internationalisme, féminisme, écologie. Bref, des bases essentielles où nous laissions en débat, outre le bilan du passé, tous les problèmes stratégiques de prise du pouvoir et de sa gestion.

Ainsi nous faisions appels aux inorganisés mais aussi aux libertaires, aux écologistes anticapitalistes, aux militants PC, aux altermondialistes, aux militants syndicalistes ou associatifs. La plupart des nouveaux adhérents qui répondirent à cet appel n’avaient jamais été organisés politiquement. Leur point commun était d’en découdre avec la droite et les fascistes sans faire confiance à la gauche. Quelques dizaines sont venus du PC ou des libertaires, quelques uns des Verts. Enfin plusieurs groupes (Fraction de LO) ou tendances organisées sur le plan international (IST et CIO) sont entrés dans le NPA en plus de la IVe Internationale. En revanche à la différence des regroupements anticapitalistes au Portugal ou au Danemark, aucune organisation de la gauche radicale en tant que telle n’a accepté de se joindre au processus. La LCR en tant qu’organisation s’est donc retrouvée seule pour aider à construire ce nouveau parti A cette étape, la percée médiatique assez exceptionnelle dans l’opinion d’Olivier Besancenot nous a aidé considérablement même si, en même temps, elle faussait un peu les analyses. Combien de gens nous demandait d’adhérer au « parti d’Olivier » et qu’il « devienne Président »... Ainsi grâce à Olivier mais surtout au message qu’il faisait passer pour des millions de gens, nous nous sommes retrouvés à 9OOO avec des niveaux de politisation et d’exigence très différents.

Au sein même du parti, certains débats ou divergences politiques ont été plus ou moins consciemment occultés mais vont ressurgir quand Olivier décidera, il y a quelques mois, de rester à la direction du parti mais de ne plus être son porte-parole. Entre temps quelques milliers d’adhérents vont disparaître du fait des nouvelles difficultés de la situation politique et du militantisme. Souvent ils restent à nos cotés mais ils avaient eu trop d’illusions et le militantisme quotidien d’aujourd’hui ne les attire pas. Peu sont partis pour des raisons politiques, peut-être quelques dizaines, nous trouvant trop « sectaires » ont rejoint le Front de gauche.

C’est dans cette nouvelle conjoncture à la fois riche d’explosions possibles mais lourde des défaites passées que des débats assez durs traversent le parti, la plupart du temps animés par des anciens de la LCR. Si quasiment tout le monde est d’accord, au moins en principe, avec la tactique du Front unique dans l’action avec les réformistes, il y a divergences tactiques ou stratégiques sur la frontières des alliances, notamment électorales avec le PC et le Front de Gauche. Si là encore presque tout le monde est d’accord de ne pas participer à un gouvernement avec le PS et le PC, une forte minorité pense qu’on peut faire des alliances électorales avec ces forces gouvernementales quitte à les lâcher quand viendra le moment où elles soutiendront un gouvernement de gauche. La majorité du NPA pense que si l’unité est indispensable dans l’action, il ne faut pas créer d’illusions sur le plan électoral d’autant plus qu’une bonne partie de nos sympathisants reprochent justement au PC tout ce qui est magouille électorale et institutionnelle. Il y a donc un débat à venir sur tous les phénomènes de radicalisation en cours et comment elle s’exprime. Et c’est vrai que nous touchons désormais deux types de public différent : un public de gauche assez politisé et relativement vieux qui pensent que nous sommes sectaires et qu’on devrait être l’aiguillon radicale d’une union de toute la gauche et un public plus jeune et plus populaire qui d’ailleurs s’abstient souvent aux élections et qui ne veut plus entendre parler de tous ces jeux institutionnels et n’a pas plus confiance dans la gauche que dans la droite avec souvent cette réflexion : « Au moins Olivier, il est comme nous ».

Certes les débats sont parfois plus difficiles au NPA avec toujours la crainte de les voir monopolisés par les anciens de la LCR. Ceci dit quoi qu’en pensent certains, il ne faut ni regretter la LCR ni considérer que notre démarche de regroupement a été un échec.

Il y a des périodes dans l’ histoire où les révolutionnaires sont tellement isolés que leur sale tâche est de se regrouper entre convaincus et de maintenir le drapeau en attendant de meilleurs vents. C’est ce que la IVe Internationale a justement fait. Nous étions 120 quand j’ai adhéré au PCI dans les années 60... mais on ne peut pas continuer à théoriser cette situation quand la période change totalement comme aujourd’hui avec une crise sans précédent du capitalisme, la disparition du stalinisme et partout de nouvelles générations de combattants. C’est à nous avec elles de refonder des outils et des perspectives révolutionnaires adaptées à la nouvelle période avec tous les hauts et les bas qu’on va connaître
Malgré toutes ces difficultés conjoncturelles, le NPA a une audience que n’avait pas la Ligue. Ses militant(e)s sont partout présent(e)s voit parfois à l’origine de structures unitaires avec toute la gauche politique et syndicale (lutte sur les retraites, défense des immigrés, droit des femmes, écologie, défense de la santé etc..). L’annonce de la non candidature de Besancenot a fait le tour des médias pendant plusieurs jours.. A nous maintenant de faire connaître le nouveau candidat à la présidentielle, Philippe Poutou dirigeant ouvrier CGT d’une des rares grève à succès pour sauver plusieurs centaines d’emploi chez Ford à Bordeaux.

La grande difficulté à laquelle nous sommes confrontés est celle du seuil de crédibilité politique. Le NPA est connu et reconnu dans les mobilisations, Olivier souvent accueilli avec enthousiasme à la porte des entreprises ou dans la rue, mais dans la période de crise terrible que nous connaissons, la masse des travailleurs ne croient pas en nos solutions qui impliquent une telle mobilisation qu’elles deviennent utopiques et alors c’est le choix simpliste des mots d’ordre populistes ou, quand la droite est au pouvoir, le vote utile PS pour la chasser parce que c’est le minimum crédible. D’un certain point de vue, la crise est venue trop tôt et avec des effets terribles, au moment où commençait seulement à se construire dans plusieurs pays une gauche anticapitaliste. Cependant tout est possible y compris de profondes explosions sociales dans une période où le mouvement ouvrier est en pleine recomposition et où la crise n’en est qu’à ses débuts.
Le développement des gauches anticapitalistes en Europe est lié aux mobilisations à venir et à notre capacité à construire une organisation à la fois ouverte et unitaire mais aussi ferme sur les grandes options révolutionnaires.

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  verié2 le Mar 13 Sep - 10:11

Krivine
Aujourd’hui le NPA a un peu moins de 5000 adhérents (3200 votants à la dernière conférence nationale, il y a quatre mois) dont la moitié n’était pas à la LCR, Il est traversé par de nombreux débats et certains parlent d échec du projet. Signalons que la situation du reste de la gauche de gauche n’est pas plus brillante : Quelques groupes avec quelques centaines de militants

Cette affirmation n'est pas exacte : les deux autres organisations d'origine trotskyste, LO et le POI, réunissent chacune largement autant de militants que le NPA.
Malgré toutes ces difficultés conjoncturelles, le NPA a une audience que n’avait pas la Ligue.
Ca ne me semble pas du tout évident...

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Message  sylvestre le Mar 13 Sep - 10:21

Mais au moins Krivine apporte une vision de la construction de l'organisation, avec une perspective historique sur de longues périodes, une caractérisation de la période actuelle plutôt juste (organisations anticapitalistes avec plus d'audience que dans les moments creux de l'après-guerre jusqu'en 68, ou des années 80, mais encore insuffisantes, nouvelle vague de mobilisations de masse), question persistente de la conscience réformiste....
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  louhans le Mar 13 Sep - 12:46

verié2 a écrit:
Malgré toutes ces difficultés conjoncturelles, le NPA a une audience que n’avait pas la Ligue.
Ca ne me semble pas du tout évident...

ça dépend à quelle période on compare. mais il me semble que le npa a + d'audience que la ligue au début des années 90 par exemple

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  gérard menvussa le Mar 13 Sep - 12:57

Elle a plus d'audience, et plus de millitants... Et si on fait la comparaison au début des années 2000, c'est tout autant vrai !
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Vals le Mar 13 Sep - 15:57

sylvestre a écrit:Mais au moins Krivine apporte une vision de la construction de l'organisation, avec une perspective historique sur de longues périodes, une caractérisation de la période actuelle plutôt juste (organisations anticapitalistes avec plus d'audience que dans les moments creux de l'après-guerre jusqu'en 68, ou des années 80, mais encore insuffisantes, nouvelle vague de mobilisations de masse), question persistente de la conscience réformiste....

C'est assez faux car ça laisse de côté le fait que de l'après guerre jusqu'en 68, des dizaines de milliers de militants se sentaient anti capitalistes dans le PC ou la CGT (quelque soit la réalité de la politique de leurs dirigeants).
Et même jusqu'aux années 80, une bonne partie de la classe ouvrière voulait faire de son vote PC, un vote anticapitaliste...

En tous cas, des dizaines de milliers de militants et sympathisants du PC agissaient dans les boites contre les patrons et développaient un minimum de conscience de classe dans les masses...et des millions d'électeurs votaient plutot pour le PC (21% por Duclos en 69, 15% pour Marchais en 81 ..) que pour le PS, et ça voulait dire quelque chose...
Et ni la LCR/NPA, ni les autres groupes d'extrême-gauche n'ont profité du recul gigantesque du PC en se renforçant de façon significative sur un plan militant.
Le mouvement syndical est exsangue (CGT comprise) et là non plus, l'affaiblissement des main-mises staliniennes ou sociales-démocrates n'ont pas amené à la création de bases syndicales radicalisées sinon révolutionnaires...

Alors, évaluer l'expérience NPA/parti large sans tenir compte des différents contextes politiques n'a pas beaucoup de sens.
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  erouville le Mar 13 Sep - 16:53

Ah bon, le vote PC voulait dire quelque chose par rapport au vote PS ? Effectivement, le vote PS en 1981 voulait dire "en finir avec Giscard" alors que le vote PCF signifiait: comme le veut notre bureaucratie stalinienne chérie, gardons Giscard!) . Et dès ce moment là, le déclin du PCF fut inexorable.
Mais pour le NPA aujourd'hui, pas question paraît-il de gouverner avec le PS, sauf bien sûr dans les communes, les départements et les régions!!!, Par contre , avec le PC, ça reste ouvert!

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Roseau le Mar 13 Sep - 17:02

erouville a écrit:
Mais pour le NPA aujourd'hui, pas question paraît-il de gouverner avec le PS, sauf bien sûr dans les communes, les départements et les régions!!!, Par contre , avec le PC, ça reste ouvert!
Sur chaque fil, l'élève de la secte de Schivardi pond une affabulation.
Il va bien un jour le dépasser...
On en veut encore!
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  verié2 le Mar 13 Sep - 17:10


Erouville
Le vote PC voulait dire quelque chose par rapport au vote PS ? Effectivement, le vote PS en 1981 voulait dire "en finir avec Giscard" alors que le vote PCF signifiait: comme le veut notre bureaucratie stalinienne chérie, gardons Giscard!)

Petites questions Erouville : en dehors de tes certitudes mystiques, as-tu vécu cette période ? As-tu fréquenté des militants du PC et du PS dans les années 70-80 ? Pour moi qui ait commencé à militer dans un milieu PC et conservé des liens avec ce milieu, je peux te dire qu'il y avait une sacrée différence aussi bien sociale que politique entre les militants du PCF et ceux du PS et que le vote PCF ne signifiait pas du tout la même chose que le vote PS.

Mais il est vrai qu'à l'époque, le courant lambertiste se caractérisait par son hostilité viscérale au PCF, un anti stalinisme qui ressemblait beaucoup à de l'anti communisme qui le rapprochait du PS. Au point que tout le courant de l'UNEF ID dirigé par la clique Cambadélis est passé au PS avec armes et bagages...

Même aujourd'hui d'ailleurs, il reste des militants et sympathisants du PCF dont les idées et aspirations représentent tout autre chose que celles des gens du PS !

Suggestion : va donc faire un tour à la fête de l'Huma le prochain week end. Tu devrais comprendre les différences, mieux que par la lecture de tes textes sacrés.

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  alexi le Mar 13 Sep - 17:17

Gérard :
Elle a plus d'audience,
Comment est-ce que tu mesures cette audience ?

alexi

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Vals le Mar 13 Sep - 17:24

verié2 a écrit:

Erouville
Le vote PC voulait dire quelque chose par rapport au vote PS ? Effectivement, le vote PS en 1981 voulait dire "en finir avec Giscard" alors que le vote PCF signifiait: comme le veut notre bureaucratie stalinienne chérie, gardons Giscard!)

Petites questions Erouville : en dehors de tes certitudes mystiques, as-tu vécu cette période ? As-tu fréquenté des militants du PC et du PS dans les années 70-80 ? Pour moi qui ait commencé à militer dans un milieu PC et conservé des liens avec ce milieu, je peux te dire qu'il y avait une sacrée différence aussi bien sociale que politique entre les militants du PCF et ceux du PS et que le vote PCF ne signifiait pas du tout la même chose que le vote PS.

Mais il est vrai qu'à l'époque, le courant lambertiste se caractérisait par son hostilité viscérale au PCF, un anti stalinisme qui ressemblait beaucoup à de l'anti communisme qui le rapprochait du PS. Au point que tout le courant de l'UNEF ID dirigé par la clique Cambadélis est passé au PS avec armes et bagages...

Cela dit, au delà des propos délirants d'Erouville, la question portait bien sur les analyses de Krivine qui laissaient complètement de côté les contextes d'evolution (et de poids) de la LCR, du NPA et plus globalement de l'extrême-gauche...

Même aujourd'hui d'ailleurs, il reste des militants et sympathisants du PCF dont les idées et aspirations représentent tout autre chose que celles des gens du PS !

Suggestion : va donc faire un tour à la fête de l'Huma le prochain week end. Tu devrais comprendre les différences, mieux que par la lecture de tes textes sacrés.

Rien à retirer à l'intervention de Vérié..

Ecrire un truc pareil est hallucinant pour n'importe quel militant :
alors que le vote PCF signifiait: comme le veut notre bureaucratie stalinienne chérie, gardons Giscard!)[/

Avec des sornettes de ce genre, on peut effectivement aboutir au plus grand n'importe quoi aujourd'hui.
Et Vérié le pointe, oui c'est bien l'anticommunisme (et pas seulement l'antistalinisme) qui suinte des propos d'Erouville comme de ceux de ses congenères . Ce mépris des militants et de la base sociale du PC a effectivement facilité les passages avec armes et bagages vers la "vraie gauche", le PS.
C'est pitoyable, j'espère seulement qu'Erouville est un jeune militant qui ouvrira les yeux un jour...Sinon, c'est cuit.
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Vals le Mar 13 Sep - 17:33

Juste pour info, l'analyse de LO en mai 81 de la fameuse "poussée à gauche"

La victoire de Mitterrand traduit-elle une poussée à gauche ?


Mitterrand élu Président de la République le 10 mai 1981, avec un million de voix d’avance sur Giscard, c’est un événement dans la vie politique française. La France n’avait pas eu de Président de la République venant du Parti Socialiste depuis l’époque de Vincent Auriol. Et la dernière victoire électorale de la gauche remonte à l’élection du Front Républicain conduit par Guy Mollet en 1956.

Mais, même si la victoire de Mitterrand a été largement perçue comme une victoire de la gauche et accueillie comme telle avec satisfaction dans les entreprises et les milieux populaires, avons-nous assisté à une véritable poussée à gauche ?

Une gauche globalement stable, mais avec un ps en progression aux dépens du PCF
Même si, au deuxième tour, Mitterrand a réuni sur son nom 1 065 956 voix de plus que Giscard, le total des voix des candidats de gauche (Mitterrand, Marchais, Arlette Laguiller, Crépeau, Huguette Bouchardeau) au premier tour restait, lui, inférieur de plus de 700 000 au total potentiel de la droite (Giscard, Chirac, Debré, M.F. Garaud).

D’ailleurs, par rapport au premier tour des présidentielles de 1974, le gain des candidats de gauche n’est que de 0,87 % et, par rapport à celui des législatives de 1978, ce n’est même pas de gain qu’il faut parler, mais d’un recul de 1,80 %. En fait, au soir du 26 avril, c’était de la stabilité globale des électorats de droite et de gauche en France qu’on pouvait parler.
Cependant, les résultats de ce 26 avril montraient qu’à l’intérieur de l’électorat de gauche, en revanche, il s’était opéré une évolution importante.

En 1974, Mitterrand était le candidat de l’Union de la Gauche. En dehors de lui, il n’y avait de présents dans la compétition pour la gauche que les candidats trotskystes, Arlette Laguiller (2,33 %) et Alain Krivine (0,36 %). C’est donc par rapport aux législatives de 1978 que l’on peut comparer les résultats.

En 1981, l’Union de la Gauche défunte, et Marchais présent, Mitterrand rejette le PC loin derrière lui. L’écart entre le PC et le PS qui était, en 1978, de 2 % en faveur du PS est passé, en 1981, à plus de 10 % en faveur de Mitterrand. Mitterrand obtient 3,26 % de plus que les candidats du PS aux législatives, tandis que Georges Marchais chute de 5,21 % par rapport aux résultats des candidats de son parti en 1978.

Même si les voix perdues par Georges Marchais ne se sont pas portées en totalité sur Mitterrand, il y a eu incontestablement un important transfert de voix interne à la gauche, au détriment du Parti Communiste. La gauche électorale n’a plus la même physionomie : globalement, elle se maintient, sans plus, mais Mitterrand enregistrait déjà un succès, en ce qui le concerne, au soir du 26 avril, aux dépens du PCF, premier succès qui a été, sans aucun doute, la condition déterminante de sa victoire du 10 mai.

Le visage plus rassurant de mitterrand

Car, pour vaincre Giscard le 10 mai, il lui a fallu, entre les deux tours, non seulement s’assurer le plein des voix des divers candidats de gauche en obtenant leur report intégral sur son nom - et cela lui était pratiquement acquis - mais surtout obtenir l’apport décisif de suffrages venant d’électeurs de Jacques Chirac. Et c’est bien ce qui s’est passé entre les deux tours.

Même si Mitterrand avait bénéficié du report sur son nom de la totalité des voix écologistes, la différence entre les totaux potentiels gauche-droite serait restée minime. Or, de toute façon, il est certain que les voix écologistes sont loin de se reporter en totalité sur la gauche.

La clé de la victoire de Mitterrand est bien dans le vote en sa faveur d’une fraction des électeurs chiraquiens le 10 mai. C’est là le fait marquant de cette élection. Ce vote était peut-être plus un vote d’hostilité à Giscard qu’un ralliement à Mitterrand. Mais, de toute façon, il n’a été rendu possible que par le revers infligé par Mitterrand au PCF le 26 avril. Les deux phénomènes sont liés.

Bien sûr, on peut considérer que les électeurs venant de la paysannerie et des classes moyennes qui, votant d’habitude pour la droite, ont apporté le 10 mai leurs suffrages à Mitterrand ont, ce faisant, franchi un pas en direction d’un homme politique marqué à gauche, leader du Parti Socialiste depuis dix ans, et qui a associé son ambition politique pendant toute une époque à la signature d’un programme commun de gouvernement avec le PCF.

Mais justement, Mitterrand n’est plus lié au PCF. Il a même été en butte à ses attaques incessantes pendant toute la période qui a précédé. Et c’est lui, précisément, qui est parvenu à lui porter un coup sévère sur le plan électoral. L’argument invoqué par Giscard d’un Mitterrand otage des communistes, prisonnier des exigences de Georges Marchais, perdait beaucoup de sa crédibilité aux yeux d’un certain nombre d’électeurs de la petite bourgeoisie avec un PCF réduit à 15 % des suffrages le 26 avril.

Et, dans la mesure où le vote pour Chirac exprimait un certain mécontentement existant chez ces électeurs, un désir de changement par rapport à Giscard, Mitterrand a pu bénéficier en partie de cette aspiration précisément parce qu’il apparaissait dans le même temps moins « ancré à gauche », parce qu’il incarnait un changement donc relativement rassurant, en définitive.

Et on peut penser que si les voix d’un certain nombre d’électeurs de droite se sont cette fois-ci portées sur Mitterrand, ce n’est pas tellement sur Mitterrand en tant qu’homme de gauche, mais plutôt en dépit de cette étiquette.

L’attitude de Chirac a pesé lourd dans cette affaire. Il n’aura été pour Giscard qu’un allié du bout des lèvres, n’appelant même jamais expressément à voter pour lui, et ne se manifestant de façon à peu près nette contre Mitterrand que dans les tout derniers jours précédant le 10 mai. Une nouvelle victoire de Giscard n’aurait peut-être pas été aussi avantageuse à ses yeux, du point de vue de ses ambitions politiques, qu’une victoire de Mitterrand. Car elle ne lui aurait guère offert d’autre perspective que de répéter la même politique que celle qu’il mène depuis qu’il a quitté le gouvernement en 1976, avec une marge de manoeuvre très restreinte. Désormais il se pose au contraire en rassembleur de la droite, et cela peut lui ouvrir d’autres perspectives pour l’avenir.

Son problème entre les deux tours, vis-à-vis de Giscard, s’est trouvé symétrique de celui de Georges Marchais vis-à-vis de Mitterrand : comment apparaître comme des alliés dans le même camp, bien qu’étant rivaux dans la réalité, et comment entraver la victoire du rival sans que cela se voit trop. Le PCF, s’il a publiquement apporté son soutien à Mitterrand de façon beaucoup plus nette que Chirac à l’égard de Giscard d’Estaing, n’a cependant pas mené une campagne active pour Mitterrand entre les deux tours. Il est resté bien en-deçà de ce qu’il peut faire et qu’il avait fait en 1974 pour Mitterrand.

Mais, à l’inverse de ce qui s’est passé pour Giscard que la quasi-défection de Chirac a desservi dans les classes moyennes, le retrait de Marchais par rapport à Mitterrand aurait plutôt servi ce dernier, au contraire, auprès de ces mêmes électeurs, sans pour autant le desservir dans l’électorat traditionnel du PC. Et les conséquences de ces deux phénomènes symétriques ne se sont pas neutralisées mais, au contraire, elles ont convergé pour faire finalement élire Mitterrand.

L’élection présidentielle de 1981 consacre donc un déplacement de voix qui n’est pas sans signification politique. Mais s’il y a eu changement, il provient davantage de l’image rassurante que Mitterrand a pu donner de lui-même dans cette élection que d’une radicalisation de l’électorat. S’il y a eu victoire, c’est celle de Mitterrand sur Giscard que cette élection consacre, et non celle de la gauche sur la droite. Giscard est battu, la droite ne l’est pas dans la même mesure. Avec des alliances du côté de politiciens comme Jobert et des gaullistes, le fameux prétendu ancrage à gauche de Mitterrand va être sujet à la dérive...
Et Mitterrand vainqueur, quelle victoire cela peut signifier pour la gauche, c’est ce qui reste une inconnue. Si dans la foulée de cette victoire, c’est le PS qui se retrouve dominant à l’Assemblée, avec un PCF réduit, la gauche n’y aura pas gagné.Les résultats électoraux ne donnent, en tout état de cause, qu’un reflet déformé de ce qui se passe dans la conscience de larges couches de la population. Mais il n’y a manifestement pas un déplacement à gauche des différentes fractions de l’électorat, en particulier dans l’électorat ouvrier.

Il serait donc illusoire d’y trouver le reflet électoral d’une radicalisation de la conscience ouvrière.
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Vals

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Vals le Mar 13 Sep - 18:04

Et également ce que Lo disait dans le cadre d'un article consacré à la politique de la LCR en 1981 :

Quand nous disons à la LCR que sa campagne actuelle pour l’unité ne peut, en pratique, qu’être une politique de soutien à la candidature de Mitterrand, elle ne répond pas. Elle nous retourne seulement la question : « Et vous, LO, n’avez-vous pas de complaisance coupable avec le PC, alors que le PC et le PS s’égalent dans la trahison ? »

Nous retourner la question en ce qui concerne le PC est peut-être de bonne polémique, mais c’est aussi une manière d’aveu. En nous demandant ce qui nous fait préférer le PC, la LCR reconnaît, par la même occasion, qu’elle choisit effectivement le PS.

La LCR nous demande quelle distinction nous faisons entre le PC et le PS. Nous ne faisons aucune différence sur le rôle que l’un comme l’autre jouerait au gouvernement, à supposer qu’ils puissent y accéder l’un et l’autre. Dans un gouvernement bourgeois, il n’y a pas de « ministre réformiste » ou de « ministre stalinien », il n’y a que des ministres bourgeois. Même dans la politique quotidienne, il peut arriver au Parti Communiste de défendre des positions plus droitières, ou même plus réactionnaires, que le PS. C’est arrivé dans le passé. Et c’est d’ailleurs le cas aujourd’hui quand le Parti Communiste fait du poujadisme ouvrier, mène une campagne chauvine pour le « produire français », ou une campagne « anti-immigrés.

Il y a pourtant une différence entre ces deux partis réformistes. Le Parti Communiste et le Parti Socialiste n’ont pas les mêmes liens avec la classe ouvrière - ni d’ailleurs avec la bourgeoisie.

Il y a une différence entre leurs bases sociales, entre leurs « sensibilités politiques ». La social-démocratie est passée ouvertement au service de la bourgeoisie avec quelques décennies d’avance par rapport au stalinisme.

Le PS est devenu un appareil de notables dont l’existence politique est presque exclusivement électorale. Et cela le fait ressembler plus à un parti bourgeois traditionnel qu’à un parti ouvrier. Et ce qui distingue le PS d’un parti bourgeois traditionnel, c’est essentiellement son influence électorale sur les travailleurs qu’il a d’ailleurs reconquise grâce au Parti Communiste.

La base sociale du Parti Communiste est, par contre, essentiellement ouvrière. La plupart des luttes de la classe ouvrière passent par l’intermédiaire du PC. Le Parti Communiste est le mieux à même de pouvoir les diriger (parfois de les inspirer), de les contrôler, et le mieux à même aussi de les trahir.

C’est cette différence sociale entre les deux partis qui explique en grande partie aussi la différence d’attitude de la bourgeoisie à l’égard du Parti Socialiste, ombre électorale de l’ancienne social-démocratie qui n’a pas hésité à sacrifier sa base ouvrière et militante par légalisme envers la bourgeoisie, et à l’égard du parti stalinien qui, lui, n’a pas eu l’occasion de se couper de cette base ouvrière au même degré, qui en tire son influence politique et qui en subit aussi les pressions.

Et c’est cette différence sociale qui fait que la compétition électorale entre le PS et le PC se cantonne au terrain électoral, et ne se reflète réellement ni dans les entreprises, ni sur le terrain des luttes sociales. La montée électorale spectaculaire du PS au détriment du PC à partir des années 70 n’a pas eu de répondant au sein de la classe ouvrière.

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  erouville le Mar 13 Sep - 18:21

Je ne parle pas bien sûr des militants du PCF qui comme d'autres ont eu ou ont des illusions ( pas de bol, j'ai été au PC), mais l'appareil stalinien a donné des consignes de vote en faveur de Giscard ( liées au conservatisme naturel de la bureaucratie du Kremlin ) alors que Mitterrand voulait réellement arriver au pouvoir. C'est d'ailleurs le début de la fin pour les staliniens en France.
UNE DIFFERENCE DE TAILLE qu'on a peine à expliquer à des gens qui se réclament ou qui se sont (frauduleusement réclamés du Trotskysme)! Ne voit-on pas Krivine oser parler de section française de la Quatrième Internationale à propos du SU, alors que ce dernier a constamment défini sa politique comme couverture de celle des appareils ( on n'est pas pabliste pour rien!), notamment l'appareil stalinien. Quant à LO (j'ai une pile de citations à votre disposition), elle s'est toujours plus ou moins considérée comme une aile gauche du PCF. Ne la voit-on pas constamment au cul de l'appareil de la CGT et de ses journées d'action pourries ; pour elle , c'est entendu, CGT ET PCF sont bien plus à gauche que la classe ouvrière dans son ensemble !! Et si les travailleurs sont de plus en plus réticents à suivre ces journées de merde, c'est bien que les travailleurs ne veulent pas se battre.
Une certitude, les appareillons du NPA et de LO ( je ne parle pas des militants qui ont des illusions) sont du côté de l'ordre (Union européenne, euro, journées d'action pro-capitalistes, soutien à la régionalisation et à l'intercommunalité forcée, partage des richesses, croissance des forces productives, travailleurs résignés pour Poutou comme pour Arthaud, et plus particulièrement pour le NPA, éblouissement pour le mouvement interclassiste et anti-syndical des indignés, sortie de la période historique ouverte par Octobre 17, pourtant celle des guerres et des révolutions, au fait est-ce bien une révolution prolétarienne en Tunisie, pourquoi donc les pablistes ne combattent-ils pas pour la constitution des comités locaux de protection de la révolution et pour leur centralisation et préfèrent là aussi plutôt soutenir les appareils que le peuple... rejet de la dictature du prolétariat, etc..... La liste est longue et implacable! Rappelons une fois de plus que feu la LCR a soutenu le soutien aux banques en 2008!! Et le vote pour Chirac en 2002!! N'ayez pas peur , comme en 2002 avec le PS et en 2007 avec Sarkozy, on vous aidera à les trouver vos 500 signatures! On comprend mieux pourquoi une moitié du NPA est plus que mûre pour rejoindre le Front de gauche. Dépêchez vous, ça nous fera de l'air !! ( Mais c'est sans doute un malheureux hasard si le NPA, propulsé médiatiquement, a été créé dans la foulée du POI !!!

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  gérard menvussa le Mer 14 Sep - 16:13

quel gloubi glouba ! Il y avait une divergence assez nette entre lo et la lcr (sans parler des ancêtres du poi qui étaient totalement inféodés à l'époque aux sociaux démocrates) que je ne veux pas trop développé (parce qu'a l'époque j'étais à lo...) mais qui n'est de toute maniére pas la question posée (à savoir le "débat stratégique" a partir des conditions actuelles de la lutte de classe)
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Re: Débat stratégique dans le NPA

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