FreedomBox : un mini-serveur pour marier Internet et Sécurité Contre la censure et les intrusions

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

FreedomBox : un mini-serveur pour marier Internet et Sécurité Contre la censure et les intrusions

Message  nico37 le Sam 16 Avr - 9:54

FreedomBox : un mini-serveur pour marier Internet et Sécurité Contre la censure et les intrusions dans la vie privée

Si l’on ne devait retenir qu’une seule chose des Techdays de Microsoft cette année, c’était bien la montée en puissance de Windows Azure à travers les produits de la firme, et donc du cloud computing. Cette fameuse informatique dans les nuages, qui nous permet d’accéder à nos données de n’importe où, est devenu le fer de lance de Google, Amazon, et d’autres concurrents. Mais tandis que la facilité d’accès augmente, les questions sur la sécurité et le respect de la vie privée en font tout autant. Voici FreedomBox, à contrepied de l’évolution actuelle.

Un serveur personnel minuscule

Qu’est-ce que FreedomBox ? Il s’agit d’un ordinateur minuscule, dont la taille pourrait être celle d’un bloc transformateur. À l’intérieur, on y trouve tous les composants nécessaires à un fonctionnement classique, l’ensemble utilisant la distribution GNU/Linux Debian (sortie récemment en version 6.0). Un ordinateur léger, petit, et consommant très peu d’électricité, car son utilisation ne va que dans un sens : Internet. Oui, mais pas n’importe comment.

Le but est de permettre à l’utilisateur de surfer et faire l’ensemble de ses manipulations en étant protégée contre tout ce qui s’apparente à une intrusion dans la vie privée. Plutôt qu’un stockage en ligne chez des entreprises dont la politique exacte en la matière ne peut être réellement contrôlée, la FreedomBox s’appuie sur des communications décentralisées. La liste des attributions de cette Box couvre bon nombre de cas de figures : Un réseau social sûr pour l’utilisateur, en remplaçant Facebook, Flickr ou encore Twitter et tous les services centralisés par d’autres services fédérés et respectueux de la vie privée Les données sont automatiquement stockées sur la mémoire de la FreedomBox de manière chiffrée, mais également sur celles de vos amis et collègues Protection de la neutralité du réseau : si le fournisseur d’accès commence à limiter certains accès de votre connexion, la FreedomBox peut router le trafic pour contourner les barrières. Cela peut concerner les pays notamment où des protections recouvrent tout l’Internet, comme la Chine.
Publication anonyme : vos amis qui se trouvent dans des zones de réseau censuré, comme la Chine justement, peuvent quand même recevoir les données que vous voulez leur transmettre. Plusieurs mécanismes de protection contre les attaques venant d’Internet Chiffrement des courriers électroniques VoIP chiffrée entre les utilisateurs de FreedomBox, avec possibilité de passer des appels classiques vers les téléphones La FreedomBox reste cependant avant tout un ordinateur avec Debian, et tous les paquets disponibles habituellement dans les dépôts restent accessibles et installables.

Un projet et une idée d'Eben Moglen, juriste de la FSF

Le concept de la FreedomBox est né dans l’esprit d’Eben Moglen. Le nom parle sans doute à une partie d’entre vous : ce professeur de droit de l’université Columbia n’est autre que le fameux avocat conseil de la Free Software Foundation, et le président du Software Freedom Law Center. Il est donc spécialisé dans les questions de droit entourant les produits libres et open source, et il a notamment rédigé la GPL, la LGPL et la GFDL.

Cette idée, Moglen la porte via une structure créée pour l’occasion : la FreedomBox Foundation. Cette dernière récolte actuellement des fonds, et s’est fixée pour objectif de réunir 60 000 dollars en 30 jours. Or, à l’heure où nous écrivons ces lignes, à peine cinq jours se sont écoulés, et le total en est déjà à presque 58 000 dollars. Autant dire que d’ici 25 jours, le chiffre voulu sera largement dépassé.

Cette somme va servir à financer la publication notamment d’une version spéciale de Debian fournie sous la forme d’un DVD maître, gratuit évidemment.
FreedomBox reste avant tout un projet, et il faudra environ six mois avant de pouvoir commencer à en profiter. Il faudra également s’équiper de la partie matérielle, autrement dit un « serveur prise » personnel, tel que le SheevaPlug. Si le tarif de ce genre de machine est plutôt de l’ordre de 100 dollars actuellement, le but est que la production de masse puisse le ramener à 25 dollars.

Le projet est ambitieux et peut aboutir en un réseau maillé et décentralisé d’utilisateurs s’échangeant des données sans frontière. Il n’est pas dit pour autant qu’un tel produit puisse vraiment percer dans le domaine du grand public. En effet, nombreux sont ceux qui préfèreront la simplicité d’un stockage global des données dans Gmail par exemple plutôt qu’une solution un peu plus complexe.

En outre, le ciblage particulier fait qu’un argument présenté comme un avantage par certains sera perçu comme un inconvénient par d’autres. Ainsi, le besoin de remplacer Facebook ou Twitter n’est pas présent chez tout le monde : ces réseaux exercent une pression sociale passive du fait du nombre de personnes y étant déjà présentes.

Nous ne manquerons bien sûr pas de vous tenir au courant des évolutions de ce projet au cours des mois qui viennent.

Rédigée par Vincent Hermann le mardi 22 février 2011 à 16h53 (11155 lectures)
Source de l'INformation : FreedomBox Foundation

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum