anipassion.com

La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Lun 25 Juin - 2:10

Une situation paradoxale FASE

Selon la plupart des médias, le Front de Gauche aurait subi une défaite, voire une déroute. Qu’en est-il vraiment ?

En termes de fonctionnement institutionnel, les élus Front de Gauche auront sans doute peu de marges de manœuvre à l’Assemblée. Avoir un groupe parlementaire numériquement fort et indispensable à la constitution d’une majorité était l’objectif proclamé de ceux qui espéraient pouvoir peser sur les politiques publiques en négociant « chèrement » un soutien. Ce n’était pas le cas de la FASE (voir : Au sujet de la « majorité parlementaire », des élus et des mobilisations et « Sept exigences pour maintenant »). Nous aurions, certes, préféré un meilleur résultat. Mais nous avons toujours défendu une conception où le rôle des élus est de favoriser les mobilisations, d’accélérer autant que possible le dépassement de la coupure entre « luttes sociales » et politique.

Comment le capital de voix de Jean-Luc Mélenchon a-t-il pu se dilapider, entre le premier tour des présidentielles et le second tour des législatives ?

Rappelons-le tout d’abord : l’inversion du calendrier électoral, mis en place par Jospin en 2002, transforme les législatives en simple ratification de l’élection présidentielle. L’enjeu se trouve réduit à une sorte de « blanc-seing » au Président, accompagné d’un vote pour le député qui « aura des moyens en haut-lieu » afin de rapporter des cadeaux à la circonscription ou à ses fidèles. La stratégie électorale de F. Hollande, fondée à la fois sur le retour du bipartisme et sur le présidentialisme, a renforcé l’hégémonisme du PS. Nous avons raisonné comme si le bon score de Mélenchon suffisait à créer un mouvement et qu’un rééquilibrage de la gauche allait de soi. Nous n’avons pas assez mesuré, non plus, qu’un bon score du Front de gauche aux législatives était, du point de vue des classes dirigeantes et des politiques à leur service, beaucoup plus dangereux que les 11% de Mélenchon. Voilà pourquoi le Front de Gauche a disparu des médias lors de la campagne des législatives. De plus, le Front de Gauche n’a pas mené les campagnes nationales qui auraient pu montrer, comme à la présidentielle, en quoi nos propositions diffèrent de celles du PS aussi bien pour les mesures d’urgence (SMIC à 1 700 €, revalorisation des retraites et des minimas sociaux, logements, etc.) que pour les perspectives de reprise du pouvoir sur l’État, les banques, les entreprises et l’économie, la transformation des institutions (la Constituante), le refus de l’Europe « austéritaire ». Une série de meetings dans les régions aurait pu présenter ces perspectives, en lien avec des porte-paroles des autres pays européens, tout en combattant le Front National.

Et pourquoi tant d’abstentions ?

Un élément de la crise institutionnelle est la déconsidération du Parlement au pouvoir réduit entre le Président et l’UE qui font la loi. Un autre est la reconstruction médiatique du bipartisme qui revenait à choisir entre Copé ou Ayrault comme premier ministre. Autant de facteurs explicatifs que nous connaissions. La dramatisation de la présidentielle et la volonté de virer Sarkozy avaient fait reculer l’abstention. Nous n’avons pas anticipé le phénomène inverse pour les législatives.

Mais si l’objectif est d’articuler autrement la rue et les institutions, les mouvements sociaux et populaires et les élus, le bilan est tout différent. Face à la poursuite des crises, face aux limites prévisibles des réponses apportées par la nouvelle majorité, s’ouvrent devant nous d’autres possibilités que de faire de la figuration dans une Assemblée nationale aux ordres. Malgré tout, et loin devant EE-LV qui doit 50% de son score aux candidatures laissées par le PS, le Front de Gauche s’affirme comme une force politique qui rassemble au-delà de son noyau dur d’électeurs. Les milliers de participants aux mobilisations de la campagne présidentielle, les acteurs des assemblées citoyennes n’ont pas disparu. Ceux d’entre eux qui ont jugé plus sûr, plus utile, de voter PS, n’ont pas renoncé pour autant à leurs exigences de changement. Le Front de Gauche doit s’ouvrir pour répondre à leurs demandes de participation citoyenne.

Comme en Grèce, le 17 juin, il est des victoires qui donnent la majorité parlementaire mais ne répondent pas à la situation. Hollande dispose de tous les leviers de pouvoir : il a maintenant « l’entière responsabilité » de la politique menée. Le PS est désormais au pied du mur de l’argent. Entre les exigences du Capital et celles des mobilisations populaires, il devra choisir sous peine de décevoir celles et ceux qui croient au changement et même de se couper de son propre électorat.

Pour refuser que la droite et les dirigeants de l’Union européenne nous imposent leur Pacte budgétaire, la campagne politique « Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens ! » permet de démystifier la pseudo « dette » et d’exiger un référendum sur le Traité européen. Voici l’heure des exigences, des droits nouveaux, de la transformation des institutions (au programme des journées d’été 2012 de la FASE). Ce n’est pas la menace du vote des députés du Front de Gauche - dont deux de la FASE - qui mettra le PS en difficulté.

Nos élus, avec le Front de Gauche tout entier, doivent redéfinir leur rôle de députés et leur lien avec les mobilisations populaires car ce sont elles qui compteront pour la suite.

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Mar 26 Juin - 1:56

[b]Journées d'été 2012 de la FASE : présentation et contenu Journées d'été 2012 - Informations[/b)

La FASE organise trois journées de réflexion sur le thème : « Quelles transformations en France et en Europe » du 31 août au 2 septembre 2012 à la Bourse du Travail de Saint-Denis.

L’exigence d’unité de la gauche de transformation, que la FASE n’a jamais abandonnée malgré les échecs et les obstacles, n’est pas une lubie. C’est le rassemblement qui a permis la victoire du non et la dynamique de la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen en 2005.

C’est le rassemblement qui a permis de faire entendre et discuter à grande échelle des exigences de rupture et la possibilité d’une alternative radicale et concrète. C’est le rassemblement qui a permis d’enclencher une dynamique citoyenne bien plus large que la seule addition des différentes organisations du Front de gauche.

Alors, oui, ce qui est à l’ordre du jour, c’est le rassemblement durable de la gauche de transformation, autour d'un projet et d’axes de rupture, avec pour horizon la construction d’une nouvelle force, diverse et pluraliste, mêlant l’écologie politique avec les luttes sociales de résistance au capitalisme, l’altermondialisme avec les luttes pour l’égalité et contre toutes les discriminations.

Consciente de ces enjeux et souhaitant poursuivre un travail d’élaboration collectif à la fois du rassemblement le plus large possible de la gauche de transformation sociale, et des axes de rupture nécessaires, la FASE organise 3 journées de réflexion, du 31 août au 2 septembre 2012, à Saint-Denis.

Ces 3 jours seront l’occasion de confronter les points de vue d’élus, de syndicalistes, responsables, associatifs,… pour envisager les ruptures nécessaires et leur mise en œuvre dès la rentrée de septembre.

Contenu prévisionnel des journées

(Les intervenants sont mentionnés à titre indicatif)

Vendredi 31 août

14 h

Rôle de ces journées : une situation nouvelle

15h – 17h30

Dette, finances publiques (Pascal Franchet, J-M. Roux)

18h – 19h30

Actualités de l'altermondialisme : Rio+20, FSM de Tunis, AlterSummit … (Gus Massiah, J. Gleizes, acteurs des mouvements altermondialistes)

Samedi 1er septembre

9h - 10h30

2 ateliers simultanés :


Lois sécuritaires et réduction des libertés collectives et individuelles (P. Braouezec, E. Sire-Marin, P. Tartakowsky, J-P. Martin, C. Louzoun, LDH …)


Quartiers populaires, quelle(s) perspectives ? (F. Asensi, M. Mechmache, A. Boumediene-Thiery, S. Bouamama)

11h - 12 h

Services publics, santé : étendre le champ du domaine public (J. Fraysse, F. Nay, M. Antony, J-M. Drevon)

12h 15 - 13h

Information sur le calendrier de travail de l’Assemblée nationale et les échéances pour les trois mois à venir

Déjeuner

14h15 - 16h

Entreprises, emploi : quelles ruptures ? (Fralib, T. Baudin ou D. Montel, C. Mahieux, P. Brody, F. Longerinas)

16h15 - 17h45

Rapports mouvements sociaux et députés (avec élus et animateurs des ateliers, Annick Coupé, …)

18h - 19h30

Quelle Europe maintenant ? (Intervenants européens – Isquerdia unida, Syriza …)

20h30 - 22h00

Quelle Europe maintenant (suite des débats)

Dimanche 2 septembre

9h - 12h

Consolidation et élargissement du front de gauche (responsables des organisations membres participant au Front de gauche et de GA, Courant Envie EELV, C&A)

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Sam 7 Juil - 0:48

Cela ne peut pas durer, « normalement » (FASE, 1er juillet)

Personne n'en doute : nous avons une majorité contre la droite au Parlement.
Mais une majorité de gauche suppose, au moins, quelques ruptures et changements (Lire...).

Or, pour le moment, bien des signes ne sont pas positifs. Sans doute, mieux vaut une hausse de 2% du SMIC que pas de hausse du tout, comme avec Sarkozy. C'est toutefois si peu que même les responsables du MEDEF ont trouvé cela « raisonnable » ! De même, le retour à la retraite à 60 ans pour 110 000 personnes, c'est positif pour ceux qui en bénéficieront mais ne fera pas approuver l'ensemble de la réforme, massivement rejetée en 2010.

Certes, il est bon que de nouveaux postes d'enseignants soient créés. Mais cela reste si loin des exigences, des besoins en matière de service public.

Hollande avait promis : « J'aurai à promouvoir dans les mois et les années à venir une nouvelle donne européenne ». De fait, l'accord conclu au sommet européen de Bruxelles confirme jusqu'où la majorité gouvernementale est prête à aller. Troquer l'autorité « des marchés » et de Merkel contre un « pacte de croissance » de 1% « ne va pas contrebalancer les effets des politiques de rigueur actuelles »1. Par contre, l'Union européenne pourra recapitaliser directement les banques via les fonds de secours. On voit bien qui seront, une fois encore, les bénéficiaires des accords européens. Pour marquer cette nouvelle « harmonie » en Europe, François Hollande est allé jusqu'à se réjouir, avec les chefs libéraux Monti, Rajoy et « la Chancelière » de la victoire de la Droite en Grèce.

Il reste, grâce à une bonne mise en scène de « l'audit sur les comptes publics » de la Cour des Comptes, à mettre en condition le « bon peuple » impressionné par le mauvais bilan laissé par la droite,« encore pire que ce qu'on croyait ».

Il ne s'agit pourtant plus de faire une campagne électorale pour rassembler une majorité contre Sarkozy. Ils l'ont promis : « Le changement, c'est maintenant ! »

L'austérité ne passera pas ! Elle est déjà contestée. Mais nous ne voulons pas nous satisfaire d'une litanie de condamnations. Nous voulons une autre politique !

Renouons le fil : le Pacte budgétaire européen impose l'austérité au nom de « la dette ». Mais cette fameuse dette devrait, au préalable, être contrôlée. Qui s'en est mis plein les poches durant des années, dans ce pays dont la richesse a plus que doublé en vingt ans ?

Un moratoire sur les dettes s'impose ! Il faut des vérifications publiques, puis l'expropriation de ce qui a été détourné. Le nouveau gouvernement doit aussi annuler les effets des « emprunts toxiques », ces dettes illégitimes qui asphyxient les collectivités territoriales et les services publics. Dans l'immédiat, si cette mesure n'est pas prise, plus de soixante hôpitaux devront fermer des services ou licencier au nom des règles imposées par l'ex-gouvernement de droite !

La nouvelle majorité, au lieu d'abandonner sa politique énergétique et les exigences écologiques (Lire...) devrait, pour maîtriser les dépenses et orienter les activités vers la transition écologique, remettre Total, EDF, GDF, AREVA dans le secteur public .

Si elle cesse de gaspiller les fonds publics en payant de pseudo dettes aux spéculateurs, si elle met en oeuvre une plus forte réforme de la fiscalité (Lire...), on aura l'argent nécessaire pour maintenir les emplois et reconvertir les activités.

Ces débats restent ouverts. La plus grande part des électeurs de Hollande n'ont pas voté pour subir du Sarkozy simplement moins agressif.

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Sam 14 Juil - 23:33

Consolider encore le Front de Gauche (Communiqué de la FASE)

La Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique se félicite de l’entrée de la Gauche Anticapitaliste dans le Front de Gauche.
Ce nouvel élargissement marque un renforcement des possibilités politiques communes du Front de Gauche. Il encouragera celles et ceux qui, localement, font exister une force militante pour que le Front de Gauche soit porteur d’une alternative au système capitaliste.

La Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique se félicite de l’entrée de la Gauche Anticapitaliste dans le Front de Gauche.
Ce nouvel élargissement marque un renforcement des possibilités politiques communes du Front de Gauche. Il encouragera celles et ceux qui, localement, font exister une force militante pour que le Front de Gauche soit porteur d’une alternative au système capitaliste.
Cela valide le choix fait par la FASE : participer au Front de Gauche pour le transformer. Regrouper les forces, les citoyens et citoyennes qui veulent une alternative aux orientations du PS : cette option intéresse aussi des courants d’Europe Écologie-Les Verts.
Seraient bienvenus, de même, les militants des Alternatifs, avec lesquels nous avons lancé la Fédération, fin 2008.
À l’inverse de ce qu’ils ont craint depuis un an, au point de prendre leurs distances, publiquement, avec la Fédération, il est aujourd’hui avéré que la construction du Front de Gauche ne fait pas obstacle à un regroupement bien plus ample.
Ils constitueraient donc la neuvième composante officielle du Front de Gauche et ce, d’autant plus aisément que nombre de leurs militant-e-s y sont déjà actifs, souvent avec des collectifs de la FASE.
Pourquoi pas, d'ailleurs, une dixième composante avec toutes et tous les militant-e-s qui se réclament du NPA, s’ils acceptaient de voir que le Front de Gauche rejette toute compromission avec le PS ? Pourquoi refuseraient-ils d’agir avec toutes les forces qui veulent une alternative à cette société capitaliste et à ses effets nuisibles sur le plan social et écologique ?
Certes, les transformations militantes du Front de Gauche sont loin d’être achevées. La participation de nouveaux militants, d’acteurs associatifs et syndicaux, de citoyens sera un atout d’autant plus important, que nous créerons le plus tôt possible les conditions de leur pleine implication. Il reste à consolider la capacité d’intervention politique du Front de Gauche dans les mobilisations populaires afin de faire émerger et se développer des éléments d’alternative. La participation de Gauche Anticapitaliste y contribuera pleinement.
Combattre les résignations, encourager les mobilisations, permettre l’expression de ruptures avec la logique du système, faire exister un horizon de dépassement du capitalisme : dans les urgences immédiates se joue la transformation sociale et écologique que la FASE a appelée, en avril 2011, « une révolution démocratique »

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Dim 12 Aoû - 11:36

Journées de la FASE, 31 août au 2 septembre : « Quelles transformations en France et en Europe ? » Bourse du Travail de Saint-Denis.
Document d'information (.pdf)

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Lun 27 Aoû - 23:28

Notes de travail de l’exécutif de la FASE fin août 2012

A ces notes s’ajoutent deux textes de contributions, de Pierre Zarka (La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique et l’organisation) et de Pierre Laporte (En complément au texte de Pierre Zarka).

Que deviennent les assemblées citoyennes ?

Si l’on traitait la question trop rapidement on pourrait dire que le bilan des assemblées citoyennes est mitigé. Car nous n’oublions pas que dans beaucoup trop de départements il ne fut pas possible d’en créer. Que certaines furent de simples annexes des organisations existantes étendues aux « compagnons » de route. Et qu’enfin elles devinrent souvent des comités de soutien aux législatives.
Ensuite on pourrait se contenter de dire qu’il y en a aussi beaucoup qui ont fonctionné, mais c’est justement là qu’il est important de préciser, de comprendre ce qu’elles ont apporté et ce qu’elles ont apporté de nouveau dans l’espace politique. Il a existé une participation large avec beaucoup de non encartés, des jeunes, l’envie redonnée de faire de la politique. Et même là ou ce n’était pas parti comme cela, où les adhérents d’organisations craignaient (on ne sait quoi), cela a débordé et le travail en commun a pris consistance. L envie de poursuivre est forte, nous devons nous appuyer sur cette réalité pour développer les assemblées populaires et leur permettre de déployer pleinement leur capacité d’innovation, de rassemblement, de dynamique car c’est le cœur de notre volonté de Révolution démocratique.
Mais l’épisode électoral a pris fin, que vont devenir ces assemblées et les envies créées de faire de la politique ensemble et autrement ?
Les Estivales vont débattre de cette question au travers d’ateliers, en passant notons qu’il y a eu trois articles dans l’Humanité sur les thèmes de ces ateliers. Le premier sur l’adhésion individuelle aux assemblées citoyennes du FDG, le second sur la présence de syndicats dans les manifs du FDG lors de la campagne. Le dernier parle des petites organisations et de leur regroupement (sont cités la FASE et GA, CA).
Il y aura probablement beaucoup de non encartés dans ces estivales, donc les questions posées sur l’avenir des assemblées citoyennes seront très présentes. Nous devons intervenir et avancer des propositions sur l’avenir des assemblées citoyennes (nous avons déjà un texte sur ce sujet).
Lors de la discussion de l’exécutif nous avons abordé notre positionnement ; face à un congrès du PCF en Novembre et celui du PG en Mars 2013, il nous paraît important de ne pas crisper le débat. Nous proposons la position suivante : Nous insistons sur la création du plus grand nombre d’assemblées citoyennes et demandons la réunion nationale de leurs représentants en décembre ou janvier pour discuter de leur fonctionnement au niveau national et de leur représentation dans les structures du FDG.
A ce sujet la question du mode de fonctionnement du FDG est maintenant un problème urgent avec des structures héritées de la campagne présidentielle qui aujourd’hui ne correspondent plus à l’étape actuelle du FDG.
Enfin, si nous ne pouvons ignorer que d’ici moins de 2 ans nous allons nous retrouver dans les élections municipales, régionales, Européennes, cantonales. Il faut prendre garde que les assemblées citoyennes ne se bloquent pas sur ces seuls objectifs électoraux, les questions Européennes, celles des services publics et des entreprises qui ferment ou licencient sont des sujets urgents. (voir suite de la note)

Campagnes politiques et actualité de la rentrée de septembre 2012

Ce document de travail s’inscrit dans un calendrier qui permettra de la développer et de la préciser.
Dans un premier temps, avant et pendant les Estivales, il s’agit de résumer quelques propositions afin de pouvoir les discuter avec une précision et une efficacité d’autant meilleure au cours de nos journées du 31 août au 2 septembre.

// Assemblées citoyennes, activité du FDG et échéances électorales (en 2014)
// Une campagne pour une alternative : l’appropriation sociale face au capitalisme
// Notre participation à trois campagnes en cours.

1 - // Assemblées citoyenne, activité du FDG et échéances électorales (en 2014)

La consolidation d’une alternative portée par le Front de Gauche se joue dans les mobilisations et les batailles politiques en cours.
Affirmer une alternative pour les prochaines échéances électorales suppose que celle-ci soit dans la continuité de ce que nous avons développé comme mobilisations en particulier pour les présidentielles et de ce que nous développons dès aujourd’hui.
Là où le Front de Gauche a la responsabilité majoritaire de collectivités territoriales, il essaie de contribuer aux campagnes d’action et de revendications.
Au vu des résultats des législatives, dans bien des villes un score entre 5 % et 10 %, voire au-dessus est possible. Cela permet de traiter la question d’une alliance avec le PS pour un second tour en pleine autonomie.
Mais, pas d’illusion institutionnelle : les forces qui seront offensives d’ici 2014 seront celles qui recomposeront un tissu militant mêlant étroitement des personnes qui participent même au coup par coup aux assemblées citoyennes ou qui sortent du repli dans un domaine particulier, syndical ou associatif. Voyons bien comment le renouvellement et l’élargissement des forces militantes est la condition pour peser en faveur d’une alternative au capitalisme et à sa gestion par le PS.
Cela vaut quelques soient les délais : pour le soutien aux solubilisations et pour les élections.
Dettes illégitimes, logement, avenir du système de soins, services publics, droits démocratiques, soutien au maintien des entreprises et des emplois, reconversions écologiques … la liste des champs de lutte est déjà longue.
Celles et ceux qui partageront les combats présents dessinent les futures listes pour des municipales. Les Assemblées citoyennes sont donc concernées au premier chef.

2--// Une campagne pour une alternative : l’appropriation sociale face au capitalisme

Au milieu de la crise, de tous les discours de justification de l’ordre établi, des « imites raisonnables » et des impatiences légitimes qui risque de se disperser, il existe un fil conducteur qui doit être construit pour permettre un horizon dépassant les contraintes du capitalisme nous semble devoir être construit : imposer dans le débat public la validité de l'appropriation collective.
La FASE y travaille depuis un certain temps : la brochure « Osons la révolution démocratique » en témoigne comme le matériel des tracts diffusés durant la campagne du FdG.
Ceci nous dont être poursuivi, consolidé, réfléchi dans la FASE et avec les composantes qui se sont regroupées avec la liste TOUS ENSEMBLE.
Un grand nombre de fermetures et de suppressions d’emplois, annoncés par des secteurs de la bourgeoisie, font de cette question un point d’actualité : Doux, Fralib, Peugeot PSA, SANOFI, Arcelor-Mittal…
Nous avons défendu, durant toute la campagne du FDG la nécessité d’exproprier des entreprises qui n’appartiennent pas à leurs actionnaires mais aux financements publics qui les ont construites : Total, EDF-GDF, AREVA, les grands groupes du médicament, SNCF, Orange, TF1 et TDF…
Nous avons aussi défendu la nécessité de nationaliser et de réorganiser le secteur bancaire pour le bien commun : nous participons aux campagnes pour un moratoire sur les dettes et pour le développement du rôle du Livret A, pour le logement social et aussi pour d’autres investissements utiles sur le plan social et écologique.
A celles pour l’égalité des salaires entre hommes et femmes ; ou pour les services publics et notamment à celle impulsée par le regroupement Notre santé en danger. Une Campagne pour l’appropriation sociale, que la FASE dont construire et proposer au Front de Gauche a son autonomie par rapport à l’actualité même si elle se saisit des faits de l’actualité : ni propagandisme à côté de l’actualité des luttes, ni simple volonté de servir d’aiguillon au PS ou de simple soutien extérieur aux luttes. Partie prenante de ces luttes, appuyée sur les autres campagnes auxquelles nous participons, nous en popularisons la légitimité… La thèse est limpide : le capitalisme est en crise au point que les véritables richesses sociales, culturelles, scientifiques sont réduites ou détruites par le fonctionnement du système capitaliste et sa logique d’accaparement privé au profit d'une minorité. Nous proposons donc une appropriation sociale, qui s’accompagne des formes démocratiques adaptées.
Quelques exemples, pour vérifier ce que nous pouvons dire et faire.
Certaines situations relèvent de mobilisations territoriales et nationales, sur un objectif très dur. La direction dePSA doit être mise en échec, les fermetures et licenciements annulés ; les biens de la famille encore présents en France doivent être confisqués : nous avons affaire à l’un des principaux « exilés » fiscaux. Toute cette richesse doit servir à maintenir les emplois et, après discussions publiques, à financer des éléments de reconversion, avec une priorité aux économies d’énergie et au développement. Une manifestation nationale autour des Peugeot, pour l’annulation des licenciements, devrait être soutenue en défendant de telles perspectives. Sans doute la position « moratoire sur les licenciements », doit être soutenue, mais serait insuffisante sans le reste de ce que nous proposons.
D’autres situations sont déjà plus positivement engagées : comme pour les FRALIB. L’implication de la communauté urbaine de Marseille est positive. Il n’en reste pas moins que le refus et les chantages opposés par la direction d’UNILEVER doivent maintenant être rejetés. Le gouvernement, les collectivités territoriales peuvent contribuer à faire exister des circuits de vente de produits. Pour prendre toute son ampleur, cette longue lutte devrait être ainsi doublement soutenue : par les initiatives ainsi indiquées sommairement ; mais aussi par une initiative qui consiste à assurer les moyens de coordination à toutes les coopératives voulant participer à cette économie en partie parallèle et utile socialement. Des lois pour l’économie sociale et solidaire sont possibles, les moyens de financement, sous contrôlé non pas du l’Etat mais des collectifs de salariés des collectivités territoriales concernés.
SANOFI Pour les médicaments, la fédération CGT revendique un secteur public de la pharmacie. Comment ne pas saisir l’actualité de telles expropriations – Servier, SANOFI et au-delà…- pour faire exister un pôle public du médicament ? De l’INSERM aux hôpitaux, une telle prise de contrôle public dégagerait les moyens pour contribuer à remettre sur pied des moyens et une politique de la santé. Les dimensions internationales de nombre de ces entreprises, nous objectera-t-on, rendent difficiles des décisions nationales ? Avec les réseaux d’information internationaux, un signal donné par un des pays marquants ouvrirait de nouvelles discussions ailleurs. Notre campagne vise à montrer qu’une autre logique, une autre culture, et des réalisations sont possibles. Un anticapitalisme réel passe par une production alternative comportant cadre de planifications démocratiques et formes d’autogestion dans le fonctionnement d’entreprises. Certes tout cela est un autre monde que celui de l’OMC, du FMI, etc. Certes. Mais les moyens d’un droit international devraient aujourd’hui être rediscutés et redéfinis. Sans nous cacher l’ampleur des questions de l’appropriation sociale, il nous faudra savoir comment la cristalliser sur des situations pour faire progresser des idées, qui seront d’autant plus attractives que des résultats, même partiels, pourraient remis en perspective.

3- // Notre participation à trois campagnes en cours.

Il me semble que nous devrions proposer une campagne du Front de Gauche, sur les questions de la Paix, du désarmement. Elle n’existe pas. Elle pourrait reprendre une grande partie de thèmes du Mouvement de la Paix.
Pour les droits politiques aux étrangers d’origine.
Au vu des réactions de la droite, même la proposition modérée de François Hollande pour le droit de vote aux élections municipales n’ira pas sans polémique. Nous ne savons pas l’ampleur de la mobilisation que sera nécessaire. Pour notre part, nous devons veiller à ce que la campagne du Front de Gauche soit en faveur de tous les droits. Faire campagne sur ce qui paraît juste permet de poursuivre le combat contre le FN tout en soutenant une (petite) avancée. Pour les services publics et notamment la campagne Notre santé en danger (NSED) Ici, la plateforme est suffisante, si elle est discutée largement, pour ouvrir vers une autre conception de l’organisation de la médecine (la plateforme est sur le site) Des axes de mobilisation ont été discutés et font accord, un calendrier est dessiné jusqu’en octobre et le lien pourra être fait avec le débat à l’Assemblée nationale.sur le PLFSS et le budget qui pourraient donner lieu à des propositions de la part du FDG d'ateliers législatifs sur ces débats parlementaires.
Cette campagne suppose d’annuler les mesures de destruction de l'hôpital public mises en place par la droite : les Agences de Régionales de Santé (ARS) Et la loi HPST (Hôpital public-santé-territoire) que Marisol Touraine, ministre de la Santé ne remet pas en cause, laissant les fossoyeurs du service public continuer leur besogne. . Une centaine d’hôpitaux sont aussi malades des suites des dettes illégitimes contractées du fait des politiques ultralibérales du plan hôpital 2007. Ces emprunts devraient être soumis à un moratoire immédiat et entrer dans le traitement de la dette de l’Etat : usagers et collectivités territoriales n’ont pas à faire les frais d'une politique en faveur des rentiers ! Les élus sont aux premières loges sur ces sujets, ressentis très vivement au niveau local. Des contradictions existent fortement au sein même du PS. Des succès envisageables, (les fermetures annulées, la création de postes...), seraient un encouragement pour une vraie réorientation de la politique de soins.

Au sujet de l’Europe et du Pacte budgétaire.

Durant à tout le moins le mois de septembre la question du rejet du Pacte budgétaire correspond à la campagne menée par ATTAC et à laquelle nous participons : Oui, le gouvernement aurait mieux fait de le savoir ! Pour ne pas subir les règles de l’austérité capitaliste, il faut donner la parole au Peuple qui dit « NON » à ce Traité.
Cette perspective, aujourd’hui, se confond de plus en plus avec des doutes sur l’avenir de la zone euros, dont la crise prouve bien qu’une toute autre orientation de l’Europe est nécessaire.
Comme les exigences avancées par le Front de Gauche (transformation du rôle de la BCE, etc.) la campagne d’éducation à mener ensemble comporte l’exigence de donner une grande place à des nationalisations pour un vrai pôle public permettant le financement des activités sociales et écologiques utiles Notre participation au PGE et les rapprochements qui ont eu lieu avec le Forum social européen, les ATTAC d’Europe, la CES, nous amènent à nous poser immédiatement la question d’un relai pour débattre et proposer des éléments d’avenir pour une autre : « l’Alter Summit » et l’initiative de Florence 10+10 les 9 & 10 novembre, prochain doivent donner le là à un calendrier européen.
Nous sommes Contre la ratification du Pacte budgétaire. Nous disons : essayez de le débattre publiquement et vous verrez ce que pense la population et les exigences sociales et écologiques s’exprimeront avec assez de force pour contribuer au changement.
Que le PS le voit bien, ce débat est fondamental : il faut sortir par le haut du chantage sur l’avenir de la zone euro. Il faut donner d’autres bases à l’Europe.

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Mer 5 Sep - 2:52

FdG / La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique et l’organisation P. Zarka 27 Août

La question de l’organisation ne se pose pas dans l’absolu mais en fonction d’une conception que l’on se fait de la politique. Comment pensons-nous l’histoire, c'est-à-dire la politique? En termes d’étapes ? Ou pensons-nous en termes de processus ? Cette question n’est pas l’apanage de la seule Fase, c’est donc à partir d’un point commun que nous souhaitons poser les questions de notre devenir commun.

Processus et mouvement populaire.

Que la Révolution soit démocratique ou citoyenne, cela reste la Révolution et il s’agit de créer les conditions d’un engagement populaire exceptionnel. Favoriser une dynamique majoritaire implique de créer le maximum de possibilités pour ouvrir à de l’exceptionnel. 1936, 45, 68 ont résulté d’un mouvement d’ensemble et non de l’addition de mouvements parcellaires. Ce commun a été rendu possible par une irruption populaire qui bousculait singulièrement la normalité institutionnelle. Irruption et communauté rendues possibles par l’éventail des portes d’accès qui menaient à l’action commune. Aujourd’hui l’enjeu est de l’ordre de la transformation des structures mêmes de la société. Ce ne sont pas 5 ou 10% de voix de plus qui aurait permis de faire pression sur le PS-même si elles auraient été les bienvenues-. Rappelons que lorsque le PCF a commencé à tenter ce type de pression, il faisait plus de 21% des voix et la SFIO, 16. Une stratégie de la pression par un rapport de force « autre gauche-PS » ne fait pas le poids face au capital. La question est bien d’impulser un mouvement citoyen qui vise à entraîner la majorité de la population.
C’est le mouvement des intéressés lui-même et ce qu’il devient qui est la finalité de notre mobilisation. Cela implique qu’on ne le réduise pas au soutien aux forces politiques qui le représenteraient ni à l’établissement des doléances. A quoi peut-on mesurer le caractère démocratique de la révolution ? Seulement au résultat d’un vote ? Il n’y a de révolution démocratique que si on prend en compte que la première des inégalités à combattre est l’inégalité devant la politique. Nous devons nous caractériser par la volonté que celles et ceux qui sont aujourd’hui considérés comme « devant écouter et suivre », comme « n’ayant pas la conscience suffisante » participent à la maitrise de leur sort. Il n’y a d’émancipation que si elle commence tout de suite à travers le combat émancipateur, sans attendre l’application des mesures réclamées. C’est à un apport fondamental du mouvement féministe. De plus, penser en termes de processus nous permet de ne pas enregistrer les différences de positions entre nous comme immuables.
Pour la Fase, la crise de la politique et des institutions ne se limite pas aux promesses jamais tenues mais découle aussi d’une conception qui fait de l’organisation un substitut à ce que seraient les « défaillances naturelles » du peuple ou plus simplement au fait –incontestable- que personne ne peut être mobilisé 24h sur 24. Nous avons besoin de nous mettre en cohérence avec le fait qu’il ne peut y avoir de révolution QUE par une démarche de type autogestionnaire. De l’URSS à la France en passant par n’importe quel lieu et n’importe quel moment, on trouve dans ce problème non résolu le point commun de tous les échecs. Si les organisations sont indispensables, ce n’est pas en sous-estimer le besoin que de considérer qu’il n’y aura pas de dynamique majoritaire ni à partir de l’une d’entre elles, ni d’un cartel de Partis.
Traditionnellement, le Parti est fait pour « prendre » le pouvoir au service de ceux qu’il annonce représenter. Il est alors courant de se sentir obligé de préciser que « l’on veut restituer au peuple le pouvoir ». Ce qui situe là on l’on est gêné. La délégation qui découle de cet objectif nourri tous les opportunismes : des électeurs sont souvent conduits à préférer le vote »utile » à leurs propres convictions. Nous en savons tous quelque chose.

Visée en matière d’organisation.

Il est donc nécessaire de préciser si nous demeurons sur une posture délégataire ou si nous considérons les « simple gens » et les mouvements qu’ils provoquent comme le centre de gravité de ces transformations ? A plusieurs reprises, le PCF lui-même a mis en cause les rapports délégataires. Cette mise en cause n’est donc pas marginale au sein du Front de Gauche.
Cela défini à qui nous devons nous adresser prioritairement. A tout le monde, à partir d’une espèce de « moyenne » de la conscience politique ? Ou prioritairement aux plus mobilisables et exigeants pour leur permettre d’être à leur tour force d’entraînement ?
Nous avons donc besoin de mieux définir ce qu’est pour nous la ou les fonction(s) d’une organisation. Evidemment tous les intéressés ne participent pas aux réunions, ni ne vont dans les assemblées. Mais tant que nous nous penserons comme des représentants nous reproduirons même à notre insu une conception de substitution. Par contre, ce qui ouvre la porte de possibles multiples allant dans le sens de l’émancipation, c’est l’existence d’un outil permanent qui contribue à la production de connaissances et de possibilités d’actions propres aux dominés et exploités. Il y a besoin de lieux collectifs où on mutualise mémoire, réflexion et expériences, afin que le « je » aie la force du « nous ». C’est à dire qu’aucune situation particulière ne s’enferme dans des frontières qui désocialisent et que la proximité soit un moyen d’accéder au fondamental et non pas à se replier sur un univers étriqué.
Notre raisonnement tente de faire apparaître que même s’ils ne disparaissent pas complètement, les enjeux de pouvoirs pour chaque courant ou famille de penser l’anticapitalisme se relativisent. En fait, cela nous conduit à différencier l’exercice du Pouvoir institutionnel de la tentative d’avoir un pouvoir collectif d’influence sur le cours des évènements. Viser à un tel « pouvoir faire» nous fait passer de la concurrence entre nous à la complémentarité. La pluralité au sein d’un même regroupement n’est plus un obstacle mais au contraire un besoin pour s’assurer de serrer au plus près les contours d’un problème.
C’est pourquoi nous défendons une conception fédérative de l’organisation politique ou si l’on préfère, un assemblage composite quant à la nature des forces qui le constituent. Si on se place du point de vue du citoyen et non des organisations, notons que dans le système institutionnel actuel, l’on n’est jamais travailleur et citoyen en même temps, jamais syndicaliste ou membre d’une association et considéré à ce titre comme producteur de politique. Sauf, et c’est remarquable, en 1936, 45 et 68. Et les expressions fréquentes de « traduction politique », de « débouchés politiques » induisent que le mouvement populaire doit à un moment ou à un autre se dessaisir et passer le relais à d’autres. Par exemple, à nos yeux il est anormal que les Fra Lib ne puissent pas se considérer et être considérés comme constitutifs du Front de Gauche. Le temps qu’ils jugeront utile pour eux. Le caractère citoyen et donc majoritaire d’un mouvement subversif est à ce prix.
Favoriser une démarche citoyenne nous semble passer par la reconnaissance qu’il n’y a pas que le chemin des partis pour prétendre faire de la politique. Toute pratique peut être productrice de politique. Dire cela ne s’assimile à aucun culte de la spontanéité ni veut dire que partis, associations et syndicats se confondent mais pose de manière nouvelle le rapport social/ politique et donc la question de l’organisation politique nécessaire.

Le Front de Gauche dans les conditions actuelles.

Nous tenons compte de la position actuelle de nos partenaires sans demander à qui que ce soit d’aller au-delà de ce qui lui est possible de faire.
Le Front de Gauche représente 4 millions d’électeurs, il est donc en situation de contribuer à des mises en mouvement massifs. Nous n’allons pas nous limiter à aller d’élections en élections ni attendre les initiatives du gouvernement pour les critiquer ensuite. Cela ne fait pas une stratégie.
La crise économique, sociale et politique est devenue tellement aigüe qu’il n’y a guère d’espace d’aménagement du capitalisme, cela fait quarante ans que nous courrons après les urgences avec le succès que l’on sait, on ne peut traiter les urgences qu’en abordant les questions de transformations structurelles. Cela nous pousse à poser les enjeux en termes de rupture et de système cohérent de la société. L’aiguisement de la crise, les risques politiques que provoquent les déceptions impliquent qu’à partir de chaque situation, nous soyons capables de favoriser l’émergence d’une nouvelle culture politique, d’un autre fonctionnement de la société comme passage obligé pour répondre aux besoins et aspirations.
Nous avons certainement besoin de réévaluer la part idéologique du combat actuel. Les grands rassemblements du FdG ont porté l’envahissement de l’espace public, l’action partagée comme expression d’une volonté populaire d’appropriation de la politique. Insurrection civique, Révolution citoyenne, Prenez le pouvoir ont besoin d’être concrétisés par des arguments, des propositions de transformations structurelles et des actes qui dessinent une cohérence. Cela ne se fera pas à coup de slogans mais cela suppose que depuis les luttes émerge la nécessité d’un tel investissement idéologique.
Cela ne peut venir d’une manière univoque ni des seuls partis institués. Nous pensons donc indispensable d’affirmer encore davantage le caractère fédératif du Front de Gauche, c’est-à-dire le regroupement structuré, non seulement de sensibilités idéologiques différentes mais de parcours de natures différentes. A terme des syndicalistes, des membres d’associations devraient pouvoir trouver leur place, et ce, pas comme « compagnons de routes », mais en tant que tel. Et ce, à l’image de 2005, différentes natures d’organisations collectives ou d’identités devraient pouvoir se retrouver en un creuset commun tout en gardant leur spécificité donc leur indépendance. Reste à déterminer des modalités qui conjuguent efficacement maintien des diversités et unicité du discours et de l’action. Ce n’est pas insurmontable, cela suppose d’examiner ensemble la part de liberté de parole que chaque composante se réserve.
Dans un premier temps, c’est au sein des Assemblées Citoyennes, que cela pourrait commencer à se réaliser. Ce qui suppose qu’elles ne soient pas des lieux uniquement où se transmettent les orientations venues « d’en haut » mais qu’elles soient véritablement des lieux de conceptualisation, de mutualisation des expériences et idées venues d’ailleurs et des lieux de décisions.
A l’expérience, les questions du fonctionnement au niveau national et de l’image publique sont posées. Pour aller vite disons que pour l’instant, les conditions qui permettent au grand public d’identifier le caractère composite du Front sont encore à créer. Cela suppose que les échanges entre composantes soient plus approfondis et largement partagés, moins enfermés dans un petit cénacle et qu’ils soient suffisamment suivi d’effets pour que la construction soit crédible. Cela suppose aussi de mieux faire apparaître la diversité de personnalités, durablement aucune force n’acceptera de paraître derrière telle autre, la réalité d’une coordination très collective nous semble encore à travailler.


FdG : En complément au texte de Pierre Zarka P. Laporte

Rappel : Pierre Zarka dans le texte précédent souligne que la Révolution nécessite un engagement populaire exceptionnel. Il est donc nécessaire de créer le maximum de possibilités à cet engagement exceptionnel. Il en conclut qu’il ne peut y avoir de révolution que par une démarche autogestionnaire.

Ce qui doit également se penser dans la conception de l’organisation afin qu’elle rassemble toutes les pratiques, forces, groupes, associations, individus qui portent une transformation à la fois sociale et écologique de la société. Dès lors son rôle n’est pas de se substituer aux faiblesses supposées des intéressées mais de favoriser le passage au collectif en permettant aux aspirations individuelles de devenir force collective politique.
Une organisation comme un outil permanent de connaissance et de possibilités d’actions propres aux dominés et exploités. Cette organisation est aussi le moyen qu’une situation particulière ne s’enferme pas dans ses frontières et en retour que le devenir collectif ne gomme pas ces particularités mais s’en nourrisse. Cette vision de l’organisation nous conduit à viser à en faire un assemblage de type fédératif.
Ce qui rend encore plus forte l’exigence d’une conception fédérative du FDG.
Les assemblées citoyennes pourraient être « le début » d’une construction d’une telle organisation à condition qu’elles soient véritablement des lieux de conceptualisation, de mutualisation, des lieux de décision. Cela pose donc les questions du fonctionnement national et de l’image fédérative du FDG.
Voici très résumé et sans doute trop schématisé le texte de Pierre. A partir de celui-ci je propose que nous avancions sur notre activité à venir.

Réflexions et propositions :

Cette réflexion sur le fond nous sort des questions « traditionnelles », ce n’est pas pour les caricaturer que je les pose ainsi mais par nécessité de ne pas s’y cantonner même si elles sont importantes.
Cette réflexion sur le fond mérite d’être critiquée car le débat nous permettra d’avancer sur ce que nous construisons. D’ailleurs les remarques de Pierre Khalfa, ne seraient ce que celles-ci, montrent que le débat a commencé.

Quelles sont les questions « traditionnelles »?

Pour participer au FDG il faut que celui-ci soit indépendant du PS de façon à s’indexer continuellement sur ce qui bouge au sein du mouvement populaire. Il ne faut pas qu’il participe au gouvernement. Il ne doit pas rester un cartel de partis. Il doit créer des assemblées citoyennes et permettre l’adhésion directe.
Le FDG a affirmé son indépendance par rapport au PS et il n’a pas participé au gouvernement, pour autant on sait que les choses sont plus complexes, des responsables politiques de certaines organisations mais aussi des structures locales ou régionales ont refusé de développer la stratégie du FDG. On a bien vu lors des élections législatives que des accords ont été tentés avec le PS dans certaines circonscriptions.
De même pour la création des assemblées citoyennes, où ce fut impossible dans certains départements. Dans d’autres cas, ces assemblées citoyennes n’avaient rien de citoyennes quand elles n’étaient pas transformées en de simples comités de soutien. Mais dans le même temps des assemblées citoyennes se sont créées et ont développé une activité innovante avec une place conséquente pour les citoyens non encartés.
Il faut bien constater les contradictions et la fragilité de ce processus tout en ne perdant jamais de vue qu’il a été confirmé par des votes très majoritaires dans les organisations du FDG et que les aspects innovants qu’il a engendré existent et nous ouvrent une voie considérable.
Dès la rentrée, nous allons être confrontés à la nécessité d’innover : devons-nous tenter de faire pression sur le PS ? Ou devons-nous favoriser une forme inédite d’investissement du champ politique par les luttes populaires et que le PS y soit confronté ? Il ne s’agit pas d’une nuance. Historiquement le PC avait un rapport de forces en sa faveur lorsqu’il a eu comme stratégie de vouloir faire pression sur le PS. Au point de vue électoral nous allons nous retrouver en 2014 et 2015 face à une situation complexe. Nous ne savons pas quelle sera la cote de désamour du gouvernement socialiste. Mais dans la plupart des villes, des départements, des régions il n’y pas de majorité sans une alliance avec les socialistes. Nous avons souvent discuté de la place et du rôle des élus, trop souvent de manière caricaturale. C’est un chantier à faire avancer rapidement.
Les assemblées citoyennes sont une des clefs de l’avenir mais comment cela s’articule avec les organisations du FDG ? La question de l’adhésion directe semble avancer. Cette question est donc également au centre de notre travail. Nous devons examiner cette dimension sous l’angle de ce qu’a entrepris la FASE du Cher en initiant elle-même des comités citoyens.
Cependant nous ne sommes plus dans le contexte des élections présidentielles donc dans la dynamique qui l’accompagnait.

Des questions nouvelles :

La discussion entre pierre Zarka et Pierre Khalfa et peut être plus précisément encore l’affirmation de PZ sur les Fra Lib « la nécessité de transformer le FDG en mouvement capable de donner force politique à des mobilisations du type Fra Lib qui devraient pouvoir se considérer et être considérées comme étant aussi le FDG ». L’interrogation que nous devrions avoir par rapport à cette proposition c’est pourquoi et comment les Fra Lib participeraient même pendant une durée déterminée au FDG ?
Est-ce que cette question se heurte seulement à la possibilité que le FDG les accepte. La volonté des salariés de Fra Lib, ou d’autres salariés d’entreprises en lutte, n’est elle pas aussi importante pour que cela fonctionne.
Autrement dit quel intérêt les salariés de Fra Lib auraient de participer au FDG ?
Posée ainsi nous revenons à la nature de la Révolution démocratique que nous souhaitons.
Naturellement la première démarche des salariés sera la discussion avec le patron et puis de s’appuyer sur les élus locaux et enfin d’attirer l’attention du gouvernement. Participer au FDG aujourd’hui n’est-ce pas la meilleure manière d’échouer car le FDG n’a pas le pouvoir de régler leur problème.
De plus l’objection de Pierre Khalfa quant à l’autonomie des syndicats par rapport aux partis politiques est une idée profondément ancrée dans le mouvement syndical.
Alors qu’est ce qui permettrait de dépasser ce constat ? Autrement posée : la question en amont n’est-elle pas dans la définition de la nature des luttes ? Ont-elles pour but seulement de mettre en exergue des revendications ? D’élaborer les réponses structurelles que ces dernières appellent ? Transmettent-elles le tout « aux politiques pour que cela devienne le terrain sur lequel ils s’affrontent ? Ou ces luttes incluent-elles de participer pleinement à cet affrontement ? Que le FDG soit le lieu de rencontres et d’échange entre toutes ces luttes au niveau politique, qu’il soit porte parole au niveau national. Qu’il mette à disposition des ressources intellectuelles et mêmes financières pour construire des projets auto gestionnaires et alternatifs ?
Cette possibilité impose quelques précisions, mais toutes les composantes le reconnaissent volontiers. Un texte stratégique devrait permettre, discuté très publiquement et adopté, de dire comment le FDG veut et peut agir afin de construire une alternative à la fois dans l’actualité quotidienne (luttes, débats sur des réformes, options budgétaires…) et dans l’affirmation d’une gauche indépendante du PS pour les prochaines échéances électorales. Toutes les composantes, assemblées citoyennes, personnalités militantes qui ont participé au FDG doivent y être invitées, avec des structures adaptées.
Il s’agit d’actualiser la célèbre formule « marcher séparément », mais « frapper ensemble » chaque fois qu’il est possible. Des campagnes de mobilisations du FDG peuvent ainsi rassembler largement et amener des évolutions des couches militantes du PS. Une telle avancée des projets politiques du FDG conditionne sa consolidation citoyenne
Cette réflexion doit être développée ou c’est une piste réelle qui demande expérimentation ou bien c’est une impasse.

Les mouvements à l’intérieur du FDG :

Le parti communiste veut rester le PCF et ne pas être noyé dans un nouveau parti. Le PG hésite entre le renforcement et le rassemblement des autres organisations en son sein sous une forme inconnue, qu’il faudrait donc débattre publiquement. La Fase expérimente une démarche de type fédératif et cet à ce titre qu’elle a pu faire valoir l’intérêt de sa présence au sein du FdG.
Le FDG ne cesse d’agglomérer de nouvelles organisations dans un cadre de décomposition/ recomposition des organisations existantes. Cette force d’attraction tient à la nécessité de ce rassemblement mais aussi à l’échec de ceux qui affirmaient qu’il ne pourrait évoluer, qu’il serait toujours enfermé dans le rapport avec le PS. Cette force tient de la campagne, de sa dynamique, de la personnalité certes pas sans défaut de JLM mais reconnaissons qu’elle a joué un rôle conséquent et permis de percevoir une alternative politique. En même temps, nous devons voir que cette force d’attraction a été érodé avec les législatives et depuis du fait d’une faiblesse de présence au cœur de l’actualité sociale et économique du moment.
Il y a des contradictions dans les positions des organisations du FDG, comment pourrait-il en être autrement. Il y a des inégalités de traitement entre les organisations, rappelons nous les tensions sur les législatives et la déclaration du vendredi de la fête de l’Humanité. Enfin il faut relire le début de ce texte sur les contradictions du FDG.
Le débat théorique est nécessaire mais il doit être complété par de l’expérimentation de la confrontation avec le réel n’est ce pas ainsi que le FDG a avancé jusqu’à présent ?
Les structures de fonctionnement mis en place lors de la campagne ont eu des limites et aujourd’hui elles ne sont plus adaptées à la situation. Ce débat doit être entamé rapidement car sinon la dynamique peinera à être relancée.
Quant au rapprochement entre les petites organisations réunies le 30 juin nous pouvons penser qu’elle doit se faire de manière fédérative, en se regroupant à partir de propositions politiques communes ; et leur permettre de mettre des moyens en commun. Nous savons bien que les débats sur l’horizon du dépassement du système capitaliste doivent être animés complémentairement aux mobilisations et aux questions tactiques à court et moyen terme. La FASE a d’ailleurs, en 2011, adopté le texte « Osons la révolution démocratique » et a réalisé ses tracts dans la même optique tout en participant au FDG. De telles confrontation, nécessaires pour la plupart des forces qui participent au FDG, ne peuvent empêcher de se regrouper, afin de faire progresser des options politiques, les groupes et composantes suffisamment proches pour se faire mieux entendre en commun.
Non pas comme une force d’opposition au PCF ou au PG. Mais comme une force politique dans le FDG qui défendra ses positions sans chercher autre chose que d’innover de rassembler, de faire évoluer le FDG afin d’accroître son efficience. Cet impératif nous semble relever de l’urgence.
Dans cette situation l’idée qu’expriment certains, parmi Les Alternatifs, de créer un rassemblement politique spécifique, délimitant le plus fortement possible son idéologie et ses références programmatiques, à côté et aux côtés du FDG, n’a pas de sens. Si à un moment le FDG explosait ce serait un recul considérable. Y participer ne nous empêche en rien de construire et d’innover, bien au contraire il représente la possibilité concrète que l’innovation, politique sorte de sa confidentialité pour avoir pignon sur rue. C’est d’ailleurs la condition que cette novation existe : il n’y aura rien de neuf ni en laboratoire ni dans la marginalité tant il est vrai que c’est de multiples interventions populaires que peuvent naître et se développer non seulement des solutions à la crise mais la dynamique politique nécessaire. Penser qu’il faudrait au préalable régler toutes les contradictions qui existent à la gauche du PS équivaut à vouloir impulser une dynamique révolutionnaire sans la participation active des principaux intéressés. Penser que l’on sera mieux en petit comité pour faire la révolution tient d’une conception ancienne et inefficace.
Par contre regrouper par un processus un certain nombre de forces est une nécessité pour renforcer le FDG.

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Sam 6 Oct - 1:22


nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Dim 21 Oct - 19:35

Communiqué Petroplus (FASE 76)

Le Tribunal de commerce de Rouen a prononcé, mardi 16 octobre, la liquidation judiciaire de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne.

Ce sont 470 salariés qui vont perdre leur emploi, sans compter les milliers d'emplois induits chez les sous-traitants et les entreprises de stockage !

Même si les juges ont accepté la poursuite de l'activité avec possibilité de dépôt de nouvelles offres jusqu'au 5 novembre, il est scandaleux de voir l'avenir de milliers de personnes dépendre du bon vouloir des grandes sociétés pétrolières.

Pourtant, en faisant fonctionner leur entreprise, depuis près d’un an, les salariés ont montré leur savoir-faire. Ils ont même permis que Petroplus fasse aujourd’hui des bénéfices. Comme remerciement, on les ficherait à la porte ? Quelle honte pour un gouvernement élu pour apporter « le changement, maintenant » !

La vague de licenciements, déclenchée par le patronat, ne trouve pas de frein avec une politique gouvernementale qui avoue son impuissance. La liste est trop longue : PSA, Air France, Sanofi-Aventis, le BTP, Castorama, Alcatel-Lucent, ArcelorMittal, etc.

Nous nous opposons clairement à la politique de François Hollande, quand elle cède aux exigences du patronat et des spéculateurs !

Quand on sait les milliards de bénéfices que font les groupes comme Shell ou Total, il est inacceptable d'abandonner ces richesses à la spéculation capitaliste. Il est clair qu'il faut, en réalité, un processus d’appropriation sociale des grands groupes pétroliers, d’EDF, GDF, AREVA... et créer un service public de l’énergie. Nous aurions ainsi un contrôle public sur les possibles alternatives technologiques écologiques, dont ces entreprises contrôlent l’essentiel des brevets.

La situation faite aux travailleurs montre, s'il en était besoin, la nécessité d’imposer de nouveaux droits. Le Front de gauche porte l’exigence d’une loi d’interdiction des licenciements financiers et de nouveaux droits pour les salarié-e-s : droit de véto sur les délocalisations et droit de préemption des salarié-e-s sur les entreprises qui ferment. Face aux charrettes de licenciements et de « plans sociaux », c'est maintenant qu'il faut faire voter ces lois. C'est l'urgence ! Une majorité existe à l'assemblée et au Sénat pour cela. Le gouvernement ne peut plus s'en tenir aux belles déclarations de Montebourg !

Les salariés ont prévu de se rassembler jeudi 18 octobre à 12 h 30 devant la raffinerie. La Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE) appelle à participer à ce rassemblement pour soutenir les salariés concernés et exiger l'arrêt de tous les licenciements.

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Mar 6 Nov - 23:15

Coordination nationale - 24 et 25 novembre 2012

Le Collectif d’animation national (CAN) - qui l’a décidé en juin 2012 - souhaite que la coordination nationale permette de franchir une nouvelle étape de développement et de structuration de la FASE.

Cette Coordination Nationale représente la coordination des collectifs, le lieu où les orientations politiques durables de la FASE sont décidées. Elle a pour fonction de valider les instances, voter le budget et désigner les responsables et leurs mandats (voir la Charte de fonctionnement actualisée).

Une grande part des discussions, en cette rentrée, porte sur la stratégie : ne pas s'enfermer dans un face à face avec le PS. Voir, sur le site, le texte « Où en sommes-nous ? »
Des questions demeurent très ouvertes. Par exemple : quelles sont les marges dont dispose le capital pour développer une politique en partie différente ?
De même, une discussion a lieu sur le devenir du Front de Gauche, sur le besoin de développer Assemblées citoyennes et associations du Front de Gauche afin de dynamiser au-delà de la simple alliance de courants et organisations politiques (voir « Où va le Front de gauche ? »). Les échéances de 2014 ne devront pas conduire à une crise du Front de Gauche : Comment s’y prendre dès maintenant ?

Les collectifs de la FASE ont, dès maintenant, les moyens de préparer cette réunion.

Le texte « Où en sommes-nous ? Que faut-il faire ? » a été complété pour servir de base de préparation et les lignes numérotées pour permettre des amendements. Ceux-ci, comme les contributions, peuvent être envoyés à l'adresse : prepa-CoordNat@lafederation.org. Le texte commun (C&A, FASE, GA, GU) intitulé « Rassembler pour une alternative à gauche » résultat d’un premier travail collectif entre nos groupes d’animation, est versé au débat.

Des délégué-e-s seront désigné-e-s. Chaque collectif doit s'en préoccuper !
Pour ne pénaliser personne sur des critères financiers, le remboursement des frais pour les membres désignés par des collectifs a été instauré.

LIEU : SAINT-DENIS (93) UNIVERSITÉ PARIS 8 AMPHI D (MÉTRO LIGNE 13 STATION UNIVERSITÉ)

Vu les horaires de la Coordination, pensez à prévoir les voyages pour être dans la Région parisienne (le lieu sera précisé sous peu) du samedi 24 à 9 h au dimanche 25 à 16 h. À chacun-e de prendre contact avec les collectifs locaux ou voisins.
Pour que les inscriptions à cette réunion se déroulent au mieux, une adresse reçoit, dès maintenant, inscriptions et demandes diverses : Coord_Nat@lafederation.org

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Jeu 29 Nov - 23:43

La Fase soutient les opposants au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes

Encore, hier, nous apprenions que les forces de police ont attaqué très violemment les militants et les habitants de la zone à défendre (ZAD) de Notre Dame des Landes (NDDL), dans la soirée le gouvernement agitait le leurre d’un nouveau temps de dialogue, se donnant ainsi un court délai avant d’imposer un projet inutile économiquement, socialement et écologiquement.

La FASE réitère son soutien à la lutte des opposants au projet de ce 146ème aéroport, qui ont fait la preuve de l’aberration de cette conception obsolète du transport.

Les chiffres prouvent encore une fois que ces projets de nouvelles infrastructures, pensées il y a plusieurs décennies, s’appuient sur des projections de flux complètement erronées.

Cette infrastructure inutile et écologiquement dangereuse est le symbole d’un ancien monde, bâti sur le productivisme, les cadeaux faits aux trusts, les violences, les injustices sociales et le mépris des citoyens ; un monde mortifère dont nous ne voulons plus.

Ce projet s’appuie sur le partenariat public-privé, promettant de forts profits à Vinci tout en coûtant cher aux finances publiques. Il accapare les terres cultivables et expulse les paysans.

Le mouvement d’opposition et la mobilisation s’étendent.

- Le gouvernement doit retirer immédiatement les forces de police !

- Le gouvernement plutôt que tergiverser doit arrêter ce projet immédiatement et en abroger le décret d’utilité publique.

Cet aéroport est emblématique du choix d’une société libérale et consumériste détruisant la planète et opprimant les citoyens.

L’abandon de ce projet n’a pas d’implications qu’écologiques, il concerne tout le champ social.

Coordination Nationale de la FASE, Saint-Denis le 25 novembre 2012

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Ven 7 Déc - 1:10

Changer de cap, c’est maintenant ! (1er décembre 2012)

Le gouvernement Hollande-Ayrault-Valls voudrait imposer la résignation. Nous nous opposons à cette politique et agissons pour construire une alternative sociale et politique. Ainsi, des résistances se développent en France, constituant des points d’ancrage encourageants.

La mobilisation contre « l’Ayraultport » de Notre-Dame-des-Landes va réussir à mettre en échec le Premier ministre. La lettre rendue publique par des militants du PS de Nantes et de Bretagne est un signe : « Fasse que les excès et les tromperies diffusées par certains de nos grands élus ne sapent pas ce qui reste de confiance des citoyens pour le "personnel politique" ». De même, au sein du PCF, des fédérations et des militants s'opposent à ce projet, soutenu par certains élus à la remorque du PS. Ils dénoncent les contrats « public-privé » qui mettent l'argent public au service des actionnaires de Vinci.

La pétition lancée par les syndicalistes de Florange est un autre signal.

Leur rappel des promesses non honorées par Hollande sonne comme une accusation. Il déclarait, en février 2012 : « Je viens devant vous prendre des engagements (...) Je ne veux pas me retrouver dans la situation d'être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu'elle n'aurait pas été tenue. » Il se disait prêt à déposer une proposition de loi obligeant àcéder des unités de production à des repreneurs. « Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder », il faut qu'elle en ait « l’obligation »… « Aujourd'hui, dit leur texte,les salariés et leurs familles attendent la nationalisation du site de Florange afin de pouvoir maintenir leurs emplois. » Ils ont besoin de votre aide ! Signez cette pétition et diffusez-la le plus largement possible: http://sauvonsflorange.wesign.it/fr

Des nationalisations : oui !

Une traînée de poudre : Pétroplus près de Rouen, STX à St Saint-Nazaire et près de six Français sur dix (59%) qui s'y disent favorables. Le Medef en vient à craindre la contagion. Ce vieux débat réapparaît : des nationalisations, comme mesure défensive pour interdire de mettre à la rue des salarié-e-s, pour empêcher la casse d’outils de travail à maintenir en l’état ou à réorienter.

Rappelons que, pour nous, « nationalisation » n’équivaut pas à « étatisation » mais implique maîtrise par les salariés et les usagers. Face au démantèlement accéléré des outils de travail, il est urgent de prendre le contrôle de ces entreprises pour décider de maintenir ou de créer des activités socialement et écologiquement utiles. Il n’y aurait rien à payer aux familles Mittal, Peugeot ou autres, ni à des masses d’actionnaires. Les aides des fonds publics, nationaux, régionaux, voire européens - obtenues grâce à des médiations gouvernementales – font que ces entreprises devraient déjà être propriété publique.

Changer le budget ou le rejeter

Le gouvernement prévoit un cadeau de 20 milliards aux entreprises sous forme de crédit d’impôts sans réelles contreparties. Ce budget comporte toujours une dépense de 48,8 milliards pour payer des intérêts de « dettes » dont nul n’a le droit de connaître ni les raisons ni les bénéficiaires. De l’avis de tous les économistes critiques, cela doit représenter, pour les 2/3 au moins, des bénéfices pour des spéculateurs, exilés fiscaux qui réclament des intérêts pour des emprunts, alors qu’ils ne paient pas d’impôts.

Bien sûr, il y a quelques menus changements : la discussion sur les droits des femmes (une bonne chose si elle se traduit par de vraies mesures) et les réquisitions de logements.

Par contre, le recul sur le mariage pour tous, en dit long sur la faible détermination du gouvernement. C'est pourquoi nous devons développer les mobilisations unitaires pour imposer le droit de vote aux élections municipales et l’abandon de la politique d’expulsions et de discrimination contre les Rroms du ministre Valls.

Nous voulons favoriser une dynamique populaire et un changement de majorité. Que s’affirment et se regroupent toutes les forces qui pensent que la résignation se combat par l’action et qui comprennent que ce pays est bien assez riche pour se passer des profiteurs et de leurs chargés de mission !

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Mar 29 Jan - 17:49

CAN FASE des 26 et 27 janvier. Quelques infos en matière de contribution à lire ci-dessous.

1/ Front de Gauche

- La campagne austérité est lancée depuis décembre : deux réunions de coordination départementale et une conférence de presse.

- Des assemblées citoyennes vont se tenir dans les semaines qui viennent de manière décentralisée, dans toutes les localités où il y a une présence de militant-e-s du FDG significative (environ une quinzaine de localités sur le département).

Un meeting départemental est prévu dans la première quinzaine de mai.

- Si la campagne anti-austérité ne pose pas de problème particulier à ce stade, la question de la préparation des municipales au moyen d’échanges de débats et/ou d’intervention sur les problèmes locaux ne démarre pas vraiment, le PCF n’étant pas pressé d’aborder cette question.

2/ La « Gauche alternative 21 »

Fase, Gauche anticapitaliste et Alternatifs ont tenu deux AG (8 décembre et 14 janvier). C et A et Gauche unitaire sont absents ou en pointillé.

Ces deux réunions ont permis de vérifier de fortes convergences sur le projet politique que nous portons aussi bien que sur notre engagement dans le FDG et notre intervention au sein de plusieurs collectifs ou associations : CAC 21, Comité de soutien à NDDL, Collectif sortir du nucléaire, Attac, associations environnementales.

Nous avons pris les décisions suivantes :

- tenir une AG mensuelle des militant-e-s des trois sensibilités

- apparaître progressivement sous l’appellation générique de « Gauche Alternative » aussi bien au sein du FDG que dans les collectifs de mobilisation auxquels nous participons. Gauche Alternative n’est pas une organisation, mais la marque publique de notre volonté de refonder ensemble un projet politique et des moyens organisationnels de le porter.

Ce qui nous permet de nous représenter les uns, les autres dans différentes réunions ou mobilisations. Ce que nous avons déjà commencé à faire.

- Mettre en commun une partie de nos moyens financiers

Nous avons prévu une réunion publique sous le label « Gauche Alternative : Alternatifs, FASE, GA) dans la première quinzaine d’avril. Pierre Zarka nous fait le plaisir d’intervenir lors de cette réunion.

Ce rapprochement concret nous donne une grande bouffée d’oxygène et nous ouvre des perspectives dont nous n’osions plus rêver du fait de la dispersion de nos faibles forces respectives.

Amitiés militantes

Pour la FASE 21 : Raymond Maguet

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Mer 13 Mar - 17:27

Le Venezuela après Chavez. Hasta la victoria, siempre ! (FASE)

Nous partageons l’émotion du peuple vénézuélien qui a fait ses adieux à Hugo Chavez ainsi que la volonté de continuer le combat. Hugo Chavez laisse [...] des avancées démocratiques significatives : élections présidentielles transparentes [...], référendum révocatoire à mi-mandat, [...] assemblée constituante où une majorité incontestable approuva la constitution fondant la République Bolivarienne du Venezuela.

(...)

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Mar 11 Juin - 1:41

Municipales : position des collectifs FASE de Normandie

À l'occasion des municipales, des discussions, prenant en compte l'ensemble des grandes villes de nos régions, commencent à se mener. C’est pourquoi la FASE tient à faire connaître sa position en ce qui concerne la Haute et la Basse Normandie.

La FASE se félicite que, dans les deux régions normandes, le Front de gauche ait commencé à montrer qu'il s'inscrit dans la durée (campagnes, actions communes, participation aux luttes, etc.). Il fait ainsi la preuve qu'il n'est pas réduit à un simple cartel électoral. C'est cette démonstration qu'il s'agit de poursuivre, même et y compris à l'occasion des échéances électorales de l'année prochaine.

Pour conforter notre crédibilité à être une alternative aux politiques libérales et sociales libérales, et aussi de montrer notre capacité à répondre aux aspirations populaires, la FASE défend l'idée que les élections de 2014 doivent être l’occasion d’élargir et de consolider le Front de gauche. Il est souhaitable de faire élire un maximum d’élus défendant les positions du Front de gauche et de diriger des municipalités là où c'est possible.
L'enjeu est considérable : il s'agit d'éviter le retour en force, dans les communes, au parlement européen, de l'extrême droite et d'une droite extrême. Ces courants progressent grâce aux reculs idéologiques de la majorité actuelle (sur l'amnistie sociale, sur le vote des étrangers...) et à son incapacité à répondre aux exigences populaires. L'évolution de plus en plus libérale et de moins en moins sociale de Hollande et Ayrault atteint la crédibilité même du changement politique et social. Elle risque d'entraîner l'abstention de plus en plus importante des électeurs de gauche déçus, découragés par les contradictions entre les promesses et la politique mise en œuvre par le gouvernement.
La soumission aux diktats de la commission européenne, aux politiques impulsées par l'Union européenne entraînent soit une désaffection, soit une opposition nationaliste qui risquent de se traduire dans les urnes.
Face à ces risques, seul le Front de gauche peut agir et contribuer, une fois de plus, à détourner des fausses solutions que sont l'abstention ou le vote sanction au profit de la droite et de l'extrême-droite.
C'est pourquoi il nous paraît nécessaire de constituer des listes autour de propositions qui ne se résument pas au Front de gauche mais regroupent, autour de lui, le plus largement possible celles et ceux qui s’opposent aux politiques d’austérité. Il faut donc s’adresser à l’ensemble des citoyen(ne)s pour avancer, au premier tour, les choix qui nous semblent urgents et souhaitables.
Cela implique de refuser, au moins dans les villes où les municipales ont une dimension nationale, de s'inscrire, dès le premier tour, dans une bipolarisation néfaste pour la démocratie. Face à l'abstentionnisme de gauche, seules la visibilité et la nouveauté de notre démarche seront utiles. Pour faire l’alliance la plus large au second tour, encore faut-il mobiliser au mieux dès le premier !
La FASE considère qu'une telle démarche, évitant la confusion et l'incompréhension d'un bonne partie des électeurs du Front de gauche (et plus largement des abstentionnistes potentiels à gauche), est la voie d'un succès pour le Front de gauche qui permettra d'affronter les européennes avec les plus grandes chances de succès.

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  nico37 le Dim 16 Juin - 21:13

Assemblée générale de la FASE Basse-Normandie le 26 juin 18 h 30 à la Maison de quartier du Chemin Vert 3, rue Pierre Corneille, Caen

Comme d’habitude cette AG est ouverte à celles et ceux qui sont intéressés, sans être adhérent(e)s
le mercredi 26 Juin 2013, de 18h30 à 22h30 à la Maison de quartier du Chemin Vert rue Pierre Corneille à Caen (Auberge espagnole, amenez à manger, nous nous chargeons des boissons)
ordre du jour :
situation politique et en particulier retour des assises du Front de gauche, bilan de l’année pour le front de gauche
retour de la réunion du 15 juin des 6 composantes FASE, GA, GU, C et A, Alternatifs, RS et militant(e)s du FDG. Initiative commune régionale (sur le logement?)
FSL, Alter summit, et organisation d’un débat sur l’Europe (FASE ou avec GU, GA)
municipales comment concrétiser les texte commun Haute et Basse Normandie http://www.fase-bn.org/?p=2664

nico37

Messages : 7046
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Fédération pour une alternative sociale et écologique

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum